‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 224 sur 365 · ESP K · texte numérisé non relu

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s'assemblent d'ordinaire au nombre de cent; ils examinent la chose avec un grand soin, et tout ce qu'ils ont résolu demeure irréfragable. Après Dieu, ils ont un souverain respect pour Moïse; en sorte qu'un homme qu i serait convaincu d'avoir mal parlé de lui, serait mis à mort. Ils se font un devoir d'obéir aux vieillards et au grand nombre ; en sorte que quand il y en a dix d'assemblés, nul ne parle que du consentement des neufs autres. Ils n'oseraient ni cracher devant eux dans l'assemblée, ni à leur droite.

Ils sont très-scrupuleux observateurs du sabbat : non-seulement ils n'allument point de feu et ne préparent rien à manger ce jour-là, mais ils ne remuent pas même un meuble, et ne se déchargent point des superflu i tés de la nature. Les autres jours, lorsqu'ils veulent satisfaire à cette nécessité, ils 8e retirent dans des lieux fort cachés, et après avoir creusé une fosse de la profondeur d'un pied , avec cette bêche dont nous avons parlé, ils se baissent et satisfont à leur besoin, se couvrant tout autour avec leurs habits , de peur de souiller et de ternir les rayons de Dieu. Ils remplissent ensuite de terre le trou qu'ils ont fait, et se purifient après cette action, comme si elle leur avait causé quelque souillure.

Us sont partagés en quatre classes ; et ceux qui sont dans les dernières se croient si fort au-dessus des autres, que s'ils en avaient seulement louché un, ils s'en purifieraient comme d'une impureté pareille a celle qu'on contracte par l'attouchement d'un étranger. Us vivent d'ordinaire fort longtemps, et plusieurs atteignent cent ans, ce qu'on attribue à la simplicité de leur nourriture et au bon règlement de leur vie. Ils font paraître une fermeté extraordinaire dans les maux ; et Josèphe dit qu'on en vit des exemples étonnants dans la dernière guerre des Juifs contre les Romains. Ils tiennent les âmes immortelles, et croient qu'elles descendent des plus hautes régions de l'air dans les corps, où elles sont amenées par un certain attrait naturel, auquel elles ont peine à résister; elles y demeurent comme en prison tout le temps de la vie. Mais lorsqu'une fois elles en sont séparées par la mort, elles s'élèvent aussitôt avec rapidité vers le ciel, comme sortant d'une longue et triste captivité. Ils veulent que les âmes des gens de bien demeurent au delà de l'Océan , dans un pays où l'on ne sent ni la pluie, ni les vents, ni les excès du chaud et du froid, pt où elles jouissent d'une béatitude naturelle, à peu près suivant l'idée que les poètes grecs nous donnent des champs élyséens. Les âmes des méchants, au contraire, sont reléguées dans des lieux d'horreur, et exposées à tout ce que les saisons ont de plus fâcheux, où elles gémissent dans des peines éternelles.

Il y en a parmi eux plusieurs qui ont le don de prophétie, et d'ordinaire leurs prédic* dictions sont suivies de l'effet; Josèphe, dans son Histoire, en rapporte quelques exemples. Il attribue cela à la lecture continuelle qu'ils font des livres sacrés et des proohélies, «l a

la manière simple et pure dont ifs vivent. Il y a parmi eux une -oi ictè qui ne diflcrc «1 i*s anlns q ><• par le mariage, dans lequ I ils s*t*nuiiî»enl , "jniv quitter aucune il. s prali pies de h'ur «Val. Ils te prennent de femmes «|ti*«iprès s'être assurés, p"ndant trois an-, si elles sont d'une boum* s nié et propres a leur don ner d««s enfanls. Us u-nil du mariage avec (anl de modérai on. qu'il» ne s'appr n h« nt plus de leurs femmes dès qu'elles sont enccinles. Ils n'ont poinl d'esclaves, et regardent l'e clavage connue une inj ure faite à la n.ilinT humaine.

Les Essenicns reeonnaissent que Dieu gouverne (ctules choses vans exception ; ils soutiennent que rien ne m> l'ait que par ses décrets. Josèphe di" quchpic part ip* Is attribuent tout au des in, e! que rien n'arrive que par son ordre. Mais peul-èire que par le mot destin il ne f ut pas eMer.dr»' autre chose que le decrel absolu de l>ieu, mui gouverne tout selon la nature de chaque ciio.se. el par couseq tient sans faire, aucune violem c au libre arbitre. Quoiqu'ils fussent l«'s p rsonn agi s les plus rcbgieux d ■ la na ion, les UNséniens n'alla. en point ;,u temple * i «* Jérusalem, «le peur de se souiller par le cou ;n l des autres ho «unes, cl n'oll'r lent point de sacrifices sanglants, au i.mi ,s ,!;m> re saint lieu ; ils se «'outenlaienl l'y envoyer le rs présents, <*t «le les y «• nsacrer comme des munuinenls «le leur reconnaissance.

il y avait donc Inns »w\< s d Esséniens : les premiers éi aient <•« n v «pu s'absteua en! du mari >ge; les seconds, ceux qui en ns i«'ul mais avec moder li*>n ; !es lr. i-iè ne-éla-eni les Ivssi nn ns contemplai, s. dont parle Phi- Ion, et qui son1 [dus connus sous |r nom de Th> >'iij>' mrs, dont la plupat l déni. ura.eni eu Egypte, e. qt.e plu>ie..is ont pris pour des chrétiens.

Enlin, il y avait des femmes qui suivaient le même institut, comme le remarquent .'osèphe «l l'hiion. El «-s avaieji à proportion le inéme uu« ieial el les mêmes everc c«*s. Kl parmi les Iheiapeules, c'el.neut des vierges ou des femmes âgées qui vivaient da s la continence. Eiles assistaient aux instructions qui se donnaient le jour du sabbai , mais séparées de- hommes par un mur de trois ou quatre coudées; «'Iles pouv iet l forl bien eniei dre la voix de celui qui parlait sans toutefois élre vues. On les admettait au^i à la table commune; l«-s hommes « talent à la droite, el les femmes à la gauche, couchés sur de »ros tapis de lable, tissus d'une n.alière dure et grossière. Les épouses «les Esseuiens «pii se mari aient suivaient le même genre de vie que b uis maris.

On n'est p is d accord sur l'éty ob>gie «lu nom des /-,'.« «erN s, Kssëniens, Ossr'nicns. Ia><thens ou II nui :étns, car <>n les a ai p«dcs de ces diffei entes manières. S inui lise veut qu'ils aient pris leur nom de la vi le «l'LVn «mi l'a~ lestnie, «iont parle Josèplie. D'aulres dérivent renom de l'hébreu T^n Itosrhe «, qui signifie le ralionaldu grand prêtre ; dartres, m .. InldlM'U **rr» l'iiS'n , tort. i'"}'>s!r: ou du - vti.lque m, m, « lie < ïi ' • 1 i', i.t.-i.

DES RELIGIONS. si

SD\' a sa guérir; ou de rw; asn. faire, a£ ou du nom de Jésus, ou de relui d<>J«<$>è:< du v«»rbe ~rr> tmza, conleni' Ici : ou d>- - •c'"utat d viser, séparer. répé'<r; d'.iuiw «lu gr»c V7 • hosii, les s.iinis ou enfin, l'hèlirt u -'en . miséncorili u\. f>

dernière èivmologie nous parait li mei leurt'; d'abord elle e<l sans contredit n»| qui a donné nais ance au u olllcsHtn de (dus, comme l'observe le savan' Sj 1 1 esi de Sacy, h* mot syriaque s'en Arw'o, «ijol la même c h o« e «pie ven ho<ùl en heUreo. se il d sévèques, moines e1 autres pe sonnes r. spectabb s par leurs vertus ou rleur r inç dans l'Eglise, x'rn hasi a fort très-- aiure'leuieni «-n yrec 'r.??^r.-: *- 1 • • n pu d; re au -si, m vaut Tint ogie île In s> r -aque x:'-n qui au: a forme !

Ainsi c eux ne l'on avait appelé* d'abnrdi hebr ti hasiilim , ont été noMmi

quand le lang ue des Juifs -'est plai if prm i é de celui «les Sy riens , n'Z" i

I S I î.i;i;i.I.E, divinité que l'on dit av« été a uti l [o s adorée en Provence, ftondii historien de Prove' ce. rev < que en doul** M existence. « .le t iens. dit -il. p.>ur *um e î lw ce «pii est dil dans la vu* de saint Anrrj lair.'. delà fee Esterel :«• el de s**s >a< n6 i leurs, qui dont» tient à boire de* lirru at( cm han és a> x femmes stériles, pour rt pi i. nier d. s enfanls, ains que «te l.i pirrf vulgi «nient dite ht <>z<t de la fink.^i faisaient i«'s sacrdiecs de ci Ile dninilt?.

ES 1 llllt , un (bs livres canoniqui il l'Ancien l'esia eut. \"oi> i l'ahu-^é d? contenu. As-uerus, roi de Perse, dornti g ran ! lès n aux «rrands île «;i conr rl à lu le peuple de la \il!<" de Su-««: éd. ufTe pai via. i «u dunee a la reine V.ts'hi de vu :: m in u ne l'assemblée pour faire .'dmir«»r ln-aulé. C lie princesse refuse de i<* meli «• à « el or«lre mr»iu enaul. A^u^ru*

l'en d >' ■ I or 'limite de lui a . « tic u u m.iMi

une jeune 'ille d'une beau'é arromp'i , t'1 sic «lans un concours général de loule* I vierges «h» l'empire. Oc c«- nombre s- ir<* une 'uive du n m «I Kdiss i, «.u Eslher, nw d'un émigré d«* la tribu de Benjamin, nont Mardoehée; elle est choisie pour eanagtr Irône «lu u onarqu •. Celui-ci avait alor" Ju| favori un Ainalecile, appelé Am.i". <1 fl gueil nisalialil elqni voulait se faire rond les honneurs dus à un roi. exige -ni q»^0 le monde se piosteruât devant lui. Seul Ml dochee refuse :le fléchir le genou. Ami"11 «ligné jure sa perl*1, ei pour satisfaire m tf gence «ditient «lu rot un ordre de fairem i ha se sur tous les juifs rés dani dan* Irt pire, en qualité d'ennemis de l'Ktal. Fslb* a\er ie par son «mcle, invite à un repa« monarque et son favori, découvre <o roi naissance et lui représente l'inj .«lice de sentence qu'Aman avait obtenu couiffM ceux «le sa nation. Assuérus irrite ordoni de pen ire le ministre à la polencequeceloi' avait fait (irej»a cer pour Mardoi he. ;e. roo-" u;,e l i persanve »;e pouvait élrerapror ^, pei u et aux juifs de prendre eux-nit'»lli "

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« et de te défoire de leurs ennemis. Les [aillent en pièces tons ceux donl ils pou- I âtuir linéique chose à craindre. Cet ment mémorable arriva le ik du mois r:c'esl pourquoi les juifs, deotiis celle if, onl toujours célébré la mémoire de ir par une fête anniversaire et solen- . qu'ils appellent Pourim, c'est-à-dire »ru, parce que ce jour-là. ils devaient ait à mort, suivant le sort qu'Aman tiré.

tenions grecques et latines du livre 1er oui cela de particulier, qu'elles con •t lies additions qui ne se trouvent pas ■breu, et même qui ne paraissent pas jamais été daus le texte original ; mais « les a adoptées comme canoniques.

appelle deuiérocanoniques ou canoi de second ordre, tant parce qu'elles i point partie du canon des jiiils, que qu'elles n'ont pas été dans le principe -vilement adumes par toutes les Kgli- » protestants n'ont pas manqué de les cher de l'Ancien Testament.

IÊES (du grec «Tria, foyer!, sacrifices a, dont il était défendu de rien empor-

de nen communiquer, excepté aux ini$;d'où est venue l'cxpre-sion pro— le : Mcrifier à Vesta, laquelle s'applii ceux qui agissaient avec mystèi e, ou m avares, qui ne font poiut part à m de c - qu'ils possèdent.

S, ou HESUS, tin des dieux principaux wj«n* Gaulois ; on eu a plusieurs Ggu-

entre autres qui es! sculptée sur un Wf appartenant à un autel trouvé sous vit dr Notre-Dame de Paris. Jl y est v«t «élu de 3a blouse nationale, de-

viit uu chêne, dont il détache, avec «père de serpe, une branche de gui rei onnaissable a la forme des

* et à la régularité des ramifications, tftt ornée d'une couronne de chêne ; wde la figure se lit le nom d'ESUS «Hères latins. Les antiquaires se sout «nmi exercés sur c<* vocable, et ont

* p«»ur l'expliquer les systèmes les nilraires. - Leiboitz identîGe le nom »ve. celui d'une divinité germanique, se Erieh , dont il fait l'analogue de ou l/or« des Gruê. — La Tour d'Au- «t dooi Martin, remarquant que heux, tnuneq , siguifie horreur, épouvante, ild£iMf, le dieu terrible, le dieu qui

la (erreur. — M. Johanneau eo fait u rustique, le Sylvanus des Latins, eo w sob nom du radical brezouneq, arbre. — Le même archéologue proacnre une autre élymolo;ie , celle de ftunsl Aeujou, qui en breton veut dire », bottines; Ksus serait donc le dieu

* qui rappellerait l'épitbèle bene ocrea> 'Homère applique à quelques dieux.

Ht bon de remarquer qu Ksus est relé nu-pieds. M. Amédée Thierry n'a toirdaas £sus qu'un chef de migraxi, boqs le oumde Hu<adarn, a amené dooie de Kimris dans l'île de Prydain.

«1res enfin trouvent une grande ana-

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