‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 225 sur 365 · ESO 58Î · texte numérisé non relu

ESO 58Î

logie entre le nom d'Esos et le grec «î<ra, sort, destin; et pensent que ce dieu supérieur à tous les autres était le Destin. — Nous répudions ces étjmologies diverses, qui (ouïes sont plus ou moins forcées et ne peuvent soutenir une critique serieu>e; et nous disons hautement qu'/:*u« est corrélatif de VAs, j£si'r des Scandinaves, de V&»ar des Etrusques, peuples qui avaient une communauté d'origine avec les Celtes. Or. VA» des Scandinaves, Y Mi irdes Etrusques, nesignifie pas autre chose que Dieu. Esus est donc le Dieu par excellence; remarquons cependant que son nom, tel qu'il nous est parvenu, est habillé à la latine, et que nos ancêtres onl pu dire fort bien £$ur% ou Esyr.

Quoi qu'il en soii, les Gaulois l'adoraient dans les bois sacrés où ils croyaient qu'il faisait sa résidence. Lorsqu'ils pené raient dans ce bois, ils porta ent une chaîne en témoignage de leur dépen iauce ; et, s'il arrivait à quelqu'un de tomber, personne ne le relevait; il fa lait qu'il se traînât lui-même hors de l'enceinte s.icrée. Lucain, au troisième livre de sa Phar aie, nous fournil une description curieuse d'un de ces bois sacres; en voici la traduction :

« Hors de l'enceinte de Marseille, il y avait un bois sacré que la cognée avait respecté pendant une longue suite de siècles. Les branches entrelacées des grands arbres formaient un ombrage épais et entre enaienl une éternelle fraîcheur, dans des retraites inaccessibles aux rayons du soleil. Les Faunes, les Sylvains et les Nymphes champêtres n'habitaient point ces lieux destinés à des mystères barbares. Ce n'était de <ou» côtés qu'auti Is et orbies teints du sang des victimes humaines. Si l'on croit d'antiques t a liions, nul oiseau n'osa jamais se percher »ur les rameaux de ces l ois, jamais bé e f mve ne vint s'y reposer; le veut n'y pénètre jamais, et la foudre semble craindre de »'y abattre. Les chênes, que le m indre zéphyr n'agite jamais, portent dans tous les cœurs une sainte horreur, aussi bien que l'eau noire qui serpente dans les ruisseaux. Les simulacres des dieux sont grossiers et sans art; ils consistent en des troncs bruts et informes. La mousse jaunâtre , qui les couvre entièrement, inspire la tristesse. C'est le génie des Gaulois de n'être ainsi saisi derespeitque pour des dieux d'une forme insolite ; c'est pourquoi leur vénération el leur crainte augmentent à proportion qu'ils ignorent les dieux qu'ils redoutent. On dit que ces bois s'agitent et tremblent souvent; qu'alors des voix mugissantes sortent des cavernes; quo les ifs abattus se redressent et poussent de nouveau ; que la forêt parait toute en feu sans se consumer, que les chênes sonl etreints par des dragons monstrueux. Les Gaulois, par respect, n'osent habiter ces lieux; ils les abindonnent tout entiers à leurs dieux ; seulement, au milieu du jour el au milieu de la nuit, un prêtre y va tout tremblant célébrer set mystères redoutables, el craint toujours q<ie le dieu ne se présente à ses regards. » Les bois ou bocages sacrés des Gaulois

DICTIONNAIRE DES REMUONS

étaient de différentes sortes. 11 y en avait de ronds; d'autres élaienl oblniigs. Leur grandeur était proportionné ■ à relie 'lu canton auquel ils appartenaient. Au cenire du bois, il y avait divers répares circulaires ,

des fontaines. Apporte un foin nouvem, ap porte «les fleurs d'or du fond d ■•< e iljirade rapides, des mains des vierges fleurie*, de eut inls amis du gazon, des tiergcs >|ui habi lent le nombril de la terre. Creuse un poil

entourés d'arbres plantes fort près l'un de d'or aux deux limites du champ, afin q ele l'autre. Au milieu était couchée une grande pieri e sur laquelle on immolait des victimes, comme surun autel. Klle était entourée d'une rangée de pierres, qui servaient probablement à tenir le peuple éloigne des sacrificateurs. On voit encore un grand nombre de ce- pierres dans la Hrctagne et dans plusieurs autres provinces de France. Yoy.

DoLVM N.

Strabon dit que les Oltibériens adoraient le dieu sans nom, probablement Esus , et qu'eu son honneur ils dansaient toute la nuit devant leurs maisons , au retour de chaque pleine lune. 11 est à observer que le monument de Notre-Dame date de la décadence du druidisme; car, dans sa sévérité spirituelle, le druidisme ne tolérait pas plus les représentations sensibles des dieux, que les temples fermés dans lesquels les païens pensaient les emprisonner.

ESWARIES, sectaires musulmans, appartenant à la grande souche des Molazales, ou schismatiques, discip'.es d'un certain ICsirari. Ils s'accordent pour la plupart des dogmes avec les M i zamiye's. Yoy. Ni/ omis.

ESYMNfc I E, surnom de liacchus, d'après une de ses slaïues faite de la main de Vulcain , et donnée à Dardanus par Jupicr même. Selon quelques écrivains, ce mol e\piime un jeune homme robuste; d'autres le dérivent iI k^vw/v, gouverner. Ilomè.e fait mention d'un ma^i^tral nommé Esymnte.

La ville de Chalcedoine avait , en outre de son sénat, six magistrats portant le même titre et qui étaient changés tous les mois.

\i TE , une des quatre saisons divinisées

troupeaux puissent y puiser l'onde fraîche le doux miel pour leurs mamelles gonflées leurs mamelles souffrantes. Empli» les m» nielles des vaches, fais-leur distiller on Uj

pui . »

ETELATA1!, déesse des chevaux, persoi nilication du vent du midi dans la ontto logie finnoise. On lit celte invocation dans) Kateval i . « Etél.Har, jeune vierge, soulén une nuée de l'orient , amène une ouee* midi; du haut du ciel envi te un doui miel envoie un doux mn I du sein des nudges, $• les remèdes que nous préparons, sur ooln œuvre encore inachevée. »

ÉTENDARD. Les étendards des ancien avaient quelque chose de sacré; ibères!

mis sous la protection d<- la Divinitedoolfli portaient eommunement les emblème*.

1. Les auteurs juifs décrivent d'uoHjçm fort circonstanciée les étendards de leurs a* reli es, sous Moïse. D'après eux, chaque trli avait' son • nseimie, et chaque corps, eoo-

pose de trois tribus, avait un étendard gei* ral. commun aux trois tribus. Juda,lw;jr et Zabul'in portaient sur leur drapeau»

lionceau, avec ces mots : Que le StiymT * hh e, et yue vos ennemis s'enfuifftt dttai vous ' — Ruben, Siméou et Cad avaient >ar leur éiendard la ligure d'un cerl, amttfc inscription : Lroule, Israël ; le Sfïynwtm iheu e>t le s- ol Dieu. — Ephraim. M.mk ts r.i n auiin portaient un enfant en brokr e. avec ces paroles : Lu nuée du S'f»« ( luit sur eux {tendant le jour. — Eidio IH> Aser et Nephthali portaient une aigle, ave» ces omis : lien-nez. Seigneur, etdemtvt avec voire gloire tut milieu def tnvft par les anciens, qui lui faisaient des olVran- d'Israël. Mais cette description estabsoli des pour obtenir des chaleurs modérées, et ment arbitraire ; car, sans parler des épier» pour la prier d'éloigner les sécheres>es et «le plies dont plusieurs sont tires de livre* pu» modérer l'ardeur de la température, cause lerieurs ,ï Moïse, on sait combien ileW] de tant de maladies. Ils symbolisaient l été goureusement défendu aux Israélites daroi sous différentes ligures. Sur une base ronde, des ligures peintes et sculptées. Or, loleri que l'on voit à la villa Albani. l'été est re- ces représentations sur leurs drapeauid présenté courant, avec un flambeau allumé à été encourager l'idolâtrie; car la plupart* chaque main.

El 'EL A, déesse des anciens Finnois , qui la considéraient comme mère de ;a nature. Ils supposaient qu'elle accompagnait les troupeaux aux pâturage^, et qu'elle leur procurait une nourriture abondante. C'était sans doute la même que Suvclar.

On lit dans l'epopee appelée Kalevala : « O Suvctar, douce femme, Etela, mère de la nature ! donne au troupeau sa pâture de miel, sa boisson de miel; donne lui le loin d'or, le foin d'argent, recueillis dans le champ, de miel, sur le gazon de miel. Pr> nd> la corne du pasteur de la vallée, lais-la sonner avec force, afin que les collines se couvrent de fleurs, que les bords d s champs arides se révèlent de ga/on, que 1> s ondes des marais roulent du miel, que l'orbe croisse auprès

nations païennes offraient de l'encens et* sacrifices aux objets portés sur leurs elei dards

•2. Les étendards des Egyptieus portai* une tête de bœuf, en mémoire d'Apis ; cei des Assv riens, une colombe, oiseau cousio à Venus ou Astarté. Les enseignes des AI» niens étaient ordinairement la chooeliei l'olivier, tous deux consacrés à Mioerrt celles des Corinthiens, un cheval a»lé * Pégase. Ces Cermains prenaient le lion [' plutôt l'ours qui est le lion du Nord), le se peu» cl le crapaud. De tous les peuples paie' les Romains étaient peul-êireceuxquiataiei le plus de respect pour leurs étendards- L« aigles qui le» surmontaient élaienl reve^ presque à l'égal des dieux. Dans les CJinp il y avait une tente particulière où ou "

Page 1