‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 227 sur 365 · EUN · texte numérisé non relu

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posaient des fleurs détachées. Ils honoraient près de même les Parques, qui avaient >o j autel» à découvert, dans le bois sacré qui r-n*tr'>n n it ce temple.

U'iiOU'IDES , nom d'une f.imill • sacer- J t.li! il'Aîhéiies. qui donna un hiérophante ni nt*tères d*E eusis, t;inl que le ternt>1e it Urcs subsista parmi eu\f c'est-à-dire priant 1 2**0 ans. Les Eumolr-ides étaient ii «i nommés d Eumolpe , petit neveu d'un ro de Thra<e, auquel Erechthée, roi d'Alliées, confia l'intendance des mystères de r.em. Fumoliie. peu content du sacerdoce t mi!u! O'Urper la royauté, et fil la guerre à Ewbthér. Le pontife e( le roi ayant été taés lin* le combat, leur* enfants fln ot un traité jjrleioel il fut arr êté que le Irôue resterait Uns l.i famille d'Erecbih 'e , et le sacerdoce iiatcrhcd'l um Ipe. L>-» Eumolptdes avaient im f*pèce de juridiciion sur ce qui avait rifiort au cajie des dieux. C'étaient eux qui ^rtninairni la nature des fautes contre le oit mystérieux de Cérès, et la peine que ajtnï nient ces i > fractions.

rl'NOMIENS. dis iples d'Eunome, évéqnc ■IfHnqoe, nui défendit les erreurs d'Arius, Hmd ajou'd d'autres. Ainsi il soutenait <i il connaissait Dieu aus»i parfaitement que D" me connaissait lui-même; que le Fiis de ti u n'était pas Dieu, mais une créature, p;ir lî r\hon qu'une ch'<se «Impie ne pouvait «tenir «leux principes différents, tel* que "«idVfMçendrant el'dYngeudré; que le Fils it Dtfi Bf s'était uni à l'humanité qu ■ par u v rtu et se;, opérations; que la foi seule Km »3«ter, malgré les (dus grand i crimes, f. némr l'impénitetire finale. Il rebaptisait toiifoents au nom du Père qui u'c»l point tt>(r»4rt, du Fils qui est engendré, et du ùwl-ts rit.jui est produit par le Fils. Cette itrnttrt per»onne éta t également exclue ftJ'Iuidr la d:vmile. il donnait le h pleine Kune seule immersion, et ne faisait plonpr <la«» l>,iu qu»' la tète et lu poitrine des rii'rhaitiénet , regardant 1rs parties infenwtt tomme infâmes el in ii«ne>du bap- If "<•. Comme plus tard les proie lauls , il T'iii le culte de* martyrs et les honneurs rniduf aux saints. Les Eunomiens portèrent *u*»« nom à'Anoméens, du grec à**.i«ç9 dit»fittblaftle , parce qu'ils disaient que le Vù* M le Saint-Esprit diffèrent du Père. On le» appela sus »i Troglodytes.

UNOMIOLUPSYCHIENS , branche des Enoomifna, qui se séparèrent pour la question d? la connaissance ou de lu science do JMu-ChrUi; il» conservèrent cependant les pf ocipales erreurs d'Eunome |g avaient pour chef particulier un nommé Fupsyque, *'cV»t dt> ton nom réuni à celui d'Euuomo, P 'tU lireM le leur. Ces Eunomiœupsychiens les mêmes que ceux qui sont appelés ttiyrkvet par Soxomènc , el auxquels il 4onn*> pour chef u i nommé Eulychius. Il y i^iJeinmenl erreur sur le nom du chef de

1* *t»t". Yny. ElTTCHI I B*.

tCNOSTt, divinité adorée autrefois par k habitants de Tanagra, aujourd'hui Anau»ria.dttj l'Achaïe. Le uom de ce dieu si-

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gnific profil, hon revenu. Il avait à Tanagra un temple, dont l'entrée était si expressém nt interdite aux femmes , que, quand il arrivait quelque malheur à la ville, ou en attribuait toujours la exise à la violation do cette loi ; on faisait alors des recherches très-exactes pour découvrir s'il ne serait point entré dans le sanctuaire quelque femme, soit exprès, soit par mégarde ou par distraction; et le cas échéan , elle était irrémiss hie Ment p>iiiie de mort.

EUNCHTO. divinité tutélaire des moulins à blé. Hésyrbius (ire son nom de la mesure de farine appelée vé?™?, à laquelle Eunisto présidait. Il ne faut pas confondre cette divinité avec la précédente.

EUNUQUES, ou VALÊSIENS, secte de fanatique* qui avaieut pour chef un philosophe arabe nommé Valésius. Celui-ci, né avec une fort " d spo-ilion à l'amour, et placé dans on climat brûlant, neconnaîssaitpoint de plus grand ennemi de son salut que sou tempérament. Il crut ne pouvoir conserver sa vertu et assurer son salut qu'en usant du moyen qu'Origène avait employé témérairement pour faire taire la calomnie. Il se fit donc eunuque , el pré endit que cet acte de prudence elde vertu ne devait point exclure des dignités e c é>i;i tiqui^. il lit des sectateurs ou plutôt des dup s, auxquels il enseignait que la concupiscence anéantissait la liberté de l'homme el qu'en conséquence il fallait a porter au mal un remède rigoureux. Bien plus, ils regardèrent comme un devoir indispensable de charité chrétienne de mutiler tous les hommes dont ils pouvaient s'emparer, et ils ne manquaient point ûi faire celte opération à tous ceux qui passaient sur leur territoire , qui devint la ten eur des voya»

Îfeur- . Ce lui à l'occasion de ce fanatisme que e concile de Nicee défendit , d ins son neuvième <anon, de recevoir dans le clergé ceux qui se mutilent volou airemenl; el celle loi ecclésiastique suhsist 1 eni ore.

EUi* îÉMIKS. Les Grec» païens appelaient ainsi les bénédictions que le prêtre prononçait dans les sacrifiées. Ce mot grec signifie bénédictin o - , lou int/es.

I IJ PH EMITES. Ce nom fut donné aux hérétiques massaliens, parce que, dans leurs assemblées , ils chantaient des cantiques de louanire el de' bénédiction.

El'PHKADE , génie domestique -que les anciens honoraient comme le dieu de la joie. Il présidait aux festins ; en conséquence on plaçait sa stame sur les tables lorsqu'on voulait se livrer à la joie el aux plaisirs.

EUPHKATÉKNS . partisans de l'hérésiarque Euphra>e, de la ville de Péra, en Cilicie, lequel admettait trois Dieux, trois Verbes el trois Saitits-Biiprils. Voy. I'érébns ou PÉa*tiqj •■'«.

I UPHRONE, c'est-à-dire bon conseil ; nom que les pm- es t:iers donnaient à la déesse de la Nuit, parce que , suivant le proverbe , la nuit por e conseil. C'est pourquoi ils la supposaient encore la mère nourrice de la Prude ice. Euphrone parait être la même divinité qu'itaouits.

DICTIONNAIRE DES IlEI.IGIONS.

EUPHRONOMIENS, hérétiques «lu iv siè- CiP, qui unissaient les erreurs d'Eunomc à celli'S de Théophrone. L'historien Sociale dit que li s différences de système eiilie Eonouie et Théophrone sont si légères, qu'elles ne méritent pas d'èlrc rapportées. Yoy. Ei-

TVCIIITIIS.

El PlIliOSYNE, une des trois (irâces, celle qui préide à la joie, ainsi que l'exprime ion nom.

EEPLÉK (en gree î"r.Vva, bonne navigation, s'irnom de \ énus invoquée pour obtenir une heureuse navigation. Cette déesse avait li ois t< in| les à Cnide; le troisième lui était dédié sous re nom. On y remarquait une magn fique statue, le plus I el ouvrage d • Praxitèle . qui représentait Vénus toute nue. U i autre temple lui avait encore été élevé, sous la même dénomination . sur m e montagne près de Naples, qui en avait pris le n in û'I''upt< e

EUKOI'E. iiPc d'Agénor. roi de Phénicie et sœur «le Cadmus, joignait à sa beauté une blanrhciir s; éclatante, que l'on disait qu'elle avait dérobé le fard de Junon. Jupiter épris d'amour, la voyant un jour jouer sur le bord de la mer a\ et ses compagnes , se changea en taureau et se montra si doux et si caressant que l'imprudente. Europe s'assit sur son dus. Le dieu l'enleva, se jeta aussitôt à la nage el la transporta dans l'ile deCrète. C'est en cherchant sa so-ur que Cadmus pan int dans l'Altique qu'il colonisa. Europe fut après sa mort honorée par les Cretois comme une divinité; ils instituèrent même en son honneur uneféle nommée Il < Ilot te, d'où l'on appela Europe Uelloth. C'est Europe qui, dit-on , a donné son n<m a cette partie du monde dont les habitants surpassent en blancheur de la oeau tous les autres peuples de l'univers.

Celle fable est assurément une allégorie qui rappelle la colonisation primitive de l'Europe, el la transmigration des peuplts orientaux à l'occident. Eu effet, il est digne do remarque que les noms du frère et de la so'ur expriment littéralement ces deux divisions primitives de la terre ; Cadmus (en hébreu t>z~ç , Cucimi) , signifie l'orient ou Voiienttil . et Europe (en hébreu z-y, e'reb, eu/rp), siunilie Voccident. Jupiter changé en t'iurcun exprime sans doute que l'émigration rut lieu par le mont l'intrus, dans l'Asie Mineure ; et l î!e de Crète serait la première col mie fondée. Du reste, c< s données concordent avec certaines traditions parvenues jusqu'à mm*.. I oy. Cadmis.

ELItYMÊDON, père de Promélhéc, géant dont Junon était devenue amoureuse avant d'épouser Jupiter. U eut part à la guerre des géants el fut précipité dans les enfers. Peut-être la punition de Promélhéc ne fut-elle qu'une vengeance de Jupiter qui le croyait liis de Jiiimu.

1 1 lîYNOME. fi le d l'O.-é n et de Téll.ys, <|ue Jupiter rendit n ère de trois tirâtes. Une autre Iradilon la ail femme dOphion, et détrônée par Ithéa, qui la vainquit à la

lutte, el la précipita dans le Tartare. Elit avait un temple près de Phigalie en ArcaJic dans lequel sa statue était liée avec des draine - d'or. Eemme jusqu'à la ceinture, clU ressemblait à un poisson par le reste *1< corps. Ce temple ne s'ouvrait qu'une fois l'ai à un jour marqué ; on y faisait des saciiGcei publics el particuliers.

El'KYNOMÉ, un des dieux infernaux, ai quel les (irecs attribuaient la fonction ordinaire des vers, c'est-à-dire de ronger jojq u'aux os la chair des cadavres. Il av;iii,daoi le temple de Delphes, une statue qui le représentait d'une couleur noirâtre, assis soi une peau de vautour, el montrant les deati comme un affamé

KUHYNOMIES, fêles que les Grocs félébraient en l'honneur d'Eurynoroe. On confondait quelquefois cette déilé avec Diane.

EUKYSTEHNON (c'est-à-dire oui a un»

tarife poitrine) ; c'était une statue de la déesse Tellus ou la Terre, ainsi appelé* de sa surface prodigieuse. Celte déesse avait, sous ce nom, un temple, auprès d\£gé dus l'Achaïe, un des plus anciens de la Grèce. La prêtresse élue pour le desservir deuil n'avoir eu qu'un mari, el garder le célibat ie reste de ses jours.

EUSEBIE, nom grec de laPiélé, considérée comme une divinité.

EUSÉBIENS, secte de demi-ariens, foi avaient pour chef Eusèbe de Niromédie. Ci prélat, entêté des erreurs d'Arius, per*w ta vivement tous les évéques orthodoxes, d mît en o-uv re tout ce que la souplessedfW esprit put lui fournir de ressource* clJ'iatrigues pour établir l'arianisme dans l'empire. Il sut s insinuer adroitement dansl'epril de l'empereur Constantin, el le prévenir en faveur d'Arius. Il attaqua par la pi« noire calomnie la réputation de saint Alto* nase. ce grand défenseur de la foi, cl vml i bout de le faire exiler. Il Gt chasser de soi siège Paul, é»êque de Constantinople. y\ soutenait les catholiques, et se fit fi in en sa place. Par ses suggestions et s>n éloquence dangereuse, il sedui«it tous 1rs pri»* ces el princesses de la famille imnériaie, et leur lit embrasser l'arianisme. Enfin, dau un conciliabule qu'il convoqua à Anli'cfce, Lan :iht, il fil admettre la doctrine dAri»i comme conforme à la loi. Ce fut son dernier crime. L'Eglise, peu de temps après, fut delivrée, par la mort d'Eusèbe, d'un de ses plo ardents persécuteurs.

EUSTATHIENS, hérétiques du ir sieVIa, ainsi appelés du moine Euslathe, que >3'«l Epi| liane nomme aussi Eulacle. ù'u.oi* était si follement entêté de sa proff««io». qu'il condamnait tous les aulres éials. llj»|* gnil à cette prétention d'autres erreurs U condamnait le mariage, el séparait les finies de leurs maris, soutenant que les l*'| sonnes mariées ne pouvaient être sauices» il défendait a ^es sectateurs de pner Jam'rt maisons; il les obligeait a quitter leurs biens comme incompatibles avec l'cspcmocc w

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