ETE CU
les provisions, les mandements apostoliques ;
qu'il pour>uivra de 'oui son pouvoir le- héréli ucs, les srhismaliques et les rebelles nu saint i'ère. Il promet encore de lui rendre compte de son administration, et de ce qui concerne l'état et la discipline de son Eglise; d'exécuter prompiemenl et avec humilité les mandements apostoliques, soit par Im-méme ou par ses ministres. Enfin, il s'engage à ne Tendre, donner, ni aliéner, en quelque manière que cesoil, les revenus d - son évéché, même avec le consentement de son chapitre, qu'après en avoir pris l'avis de Sa Sainteté. Il termine par ces paroles : « Ainsi Dien me soit en aide, et les saints Evangiles de Dieu.» Il touche en même temps le texte des Evangiles. Ensuite tous s'as^eient, et l'on procède à l'examen; le consécrateur iulei roge longuement i'elu sur sa foi, sur sa doctrine, sur ses pieuses résolutions, sur la disposition où il est d'enseigner à son tronpeau la parole de Dieu par ses discours el par ses exemples; de rendre au pape et à l'Eglise la soumission qui leur est due, etc. Après que l'élu a répondu d'une manière convenable, il baise la main du célébrant; et l'on commence la messe, qui est continuée sans interruption jusqu'au graduel.
Cependant on ramène l'élu à l'autel qui lui a été préparé; il y quitte sa chape, et les acolytes lui mettent les sandales ; on lui met la croix pectorale, l'élole, la tunique, la dalmalique. la chasuble et le manipule ; ainsi revêtu, il récite l'office de la messe, également jusqu'au graduel. Alors il va faire la révère, ce au célébrant, qui lui adresse ces paroles : « Le devoir d'un evèque est de juger, d interpréter, de consacrer, de conférer les ordres, d'offrir à l'a ui el.de baptiser et de ennfii mer. » Le consécrateur invite tous les fidèle< à prier pour l'élu ; alors tous se mellent à genoux, à l'exception de l'élu qui se prosterne l ut entier à la gauche du célébrant, el l'on récite ou l'on chante les litanies des saints. Après la prière pour les défunts, le prélat consécrateur se lève, et. tourné vers l'éiU , il demande t 0 eu. en continua il les formules déprécalnii es des litanies, de te bénir, de le sanctifier et de le consacrer. On achève les litanies; l'élu se relève sur les genoux , le con>ecraleur prend le livre des Ev ingJeg et le lui met tout ouvert sur le cou et sur les épaule», Puis le célébrant el les Evéques assistant* imposent les deux mains sur la léte de l'élu en lui disant : « Recevez le S linl-lisprit. »
Le consècr.ilt ur récite ensuite une prière analogue au* four ions épiscopab s On chante le Ytni Cieutor, pendant lequel il < iut avec le sainl chrême toute la tonsure de l'élu, eu di ant : « Que voire tête soit ointe et cousacrée da =s l'ordre pontifical, par la bénédiction céleste. ■ Pois il récite une prière qui exprime les souhaits les plus heureux pour la sainteté, la grâce el les vertus du nouvel Evèque. Oa chaule le psaumecxxxu, pendaut lequel le consécrateur lui fait l'ouclion sur les deux mains ; il bénit la crosse ou hAton pastoral, la lui met entre les inaius; lui met
ci.';
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
.nu doigt » anneau épiscopal; lui «Mo de dossus los épaules le livre d< •« Evangiles , le ferme el le lui présente à loucher; le tout est accompagné de paroles analogues à la cérémonie. Knfin, le cunsécraleur el les deux assistants donnent au nouvel Evèque le baiser de paix. Celui-ci est reconduit à son aulel, où on lui essuie les onctions. La messe est continuée jusqu'à l'offertoire; alors le nouvel Evèque fait son offrande qui consiste en deux flambeaux allumés, deux pains et deux petits barils de vin. Ensuite il monte au maître aulel, célèbre le reste de la messe conjointement avec le consécrateur, et reçoit de s<*s mains la communion sons les deux espèces. Après la bénédiction, le célébrant bénil la mitre et la met sur la létc du nouveau consacre; il bénit de nome les gant» et les loi donne , avec •es formules inscrites au pontifical ; enfin, on l inlronise, c'est-à-dire que le célébiant cl le premier Evolue assistant le prennent chacun par la main, et le font asseoir sur le trône épis, opal.On chanle le Te Deumt pendant lequel les Evénues assistants promènent dans l'église l'Evéque consacré, qui y donne la bénédiction au peuple; il marche ensuite vers l'autel , la mitre en léle et le bâton pastoral à la main; de là il bénit te peuple à haute voix; puis, se mettant lui-môme à genoux devant le célébrant, il lui dit trois fois en chaulant, et en s'approcliaut chaque fois : Ad muttos annos! Le consécrateur le relève cl lui donne le baiser de paix ; les assistants en font de même. Ainsi finit la cérémonie.
'2. Pour la consécration a un Evoque grec, deux Evéques assistants amènent l'élu au pied de l'autel après le trisagion ; et lui eu font faire le tour; le prélat consé râleur lit cette formule : « La grâce divine qui guérit ce qui est malade, et qui supplée ce qui manque, promeut le très- religieux prêtre, un tel, à l'épiscopal pour une telle ville, par le suffrage et l'approbation des Evéques chéris de Dieu, des sainls prêtres et des diacres. Prions donc pour lui, afin qu'il reçoive la grâce du Saint- Esprit. » On chaule le Kyrie eleison. Aussiloi l'élu étant amené par les Evéques assistants, le patriarche ouvre le livre de l'Evangile, le lui met sur la tête et sur le cou; puis, lui imposant les mains avec les autres Evéques, il prononce une prière par laquelle il demande à Dieu que celui qu'il consacre, soumis à l'Evangile, reçoive, par l'imposition des mains, la dignité pontificale par l'a vouement du Saint-Esprit sur lui. On récite encore d'autres prières, et l'officiant lui imposant encore les mains, prononce une oraison ; puis il le revêt de l'homophonon, qui est le principal des ornements épiscopaux
L ordination épiscopale, suivant le rite des Syriens nesloiiens, commence par plu- Sieurs oraisons pour demander à Dieu qu'il accorde la grâce et le don du Saint-Esprit au nouvel Evèque. On lit des leçons de l'Evangile, qui ont rapporta la puissance que Jésus- Christ a donnée à ses apôtres ; puis on
II» CVhi le nom (Je l'ancienne église île Séleticic
;ii»oire
met le livre sur les épaule* de ceioi qui reçoit l'ordination, et en même temps tous les Evéques présents lui imposent les mains. L'oflicanl prononce la formule, Lu grltt divine, citée plus haut, puis il dit une orji. son, pour demander à Dieu qa'il confirme l'élection. Il fait sur lui le signe do la croix, el. imposant sa main droite sur la téie «le celui qu 'il ordonne, il élève la gaucho wi le ciel, et prononce une assez longue oraison, dans laquelle on trouvées paroles remarqua blos : « Suivant la tndilion apostolique qui est venue jusqu'à nous pour l'onlinali m, et l'imposition des mains pour instituer le» ministres sacrés, par la grâce de la sainte Trinité, et par la concussion d>' nos sainls père» qui ont été on Occident, dans cette F&lise de Koufci f 1 ). mère commune de toutes les Eglise! orthodoxes, nous vous présentons ce erviteur que \ous avez élu pour être Evéque dans votre Eglise; nous vous prions que la crà<e du Saint-Esprit descende sur lui, qu'elle ha» bile et reposeen lui. qu'elle le sanctifie ellm' donne la perfection nécessaire pourceçrni el noble ministère auquel il est préseolM Puis il f lit sur lui le signe de la croit. L'archuliacre avertil de prier pour un tel, prêtre, auquel on impose les mains, afin de le sacrer Evoque Alors le peuple crie à haute ion, il en est digne, ce qui se dit qoe>ie» foison grec, quelquefois on syriaque. L'oH» ciant dit une oraison, par laquelle il ilematA à Dieu qu'il donne à celui qui est ordonné 11 puissance d'en haut, afin qu'il lie et M? dans le ciel et sur la terre ; que par l'impôt tion île ses mains il puisse guérir le< maUta. et faire d'auires merveilles à la gloire de** nom; et que, par la puissance du mémenoo, il crée des prêtres et des diacres, des soovdi icres el des lecleurs pour le ministère de la sainte Eglise. Après cela le prélal con»*« crateur lui lait encore le signe de lacroixsor le front; puis on lui donne les ornement! épiscopaux, après los avoir mis sur l'autel. Il bénit la crosse et la lui donne; et, en loi faisant le signe de la croix sur le front il dit: « Vn tel est séparé, sanctifié et consacré pool l'œuvre grande el relevée de l'épiscopal ds toile ville ; au nom du Père, et du Fils, et ■!• Saint-Esprit. »
h. Le rite jacobiteesl assez semblable. Après l'office 'lu jour ol diverses prières, un d« Evoques fait à haute voix la proclama «os suivant la formule : La grâce divine, etc. O qu'il y a de particulier, ol qui ne se lrm»e pas dans le rite noslorien.esl que les Evéqu?» présentent au patriarche celui qui doit é'ra ordonné ; celui-ci a entre los mains od« confession de foi écrite et signée, dont il donne lecture, en suite de quoi il la remet entre les mains du consécrateur. L'Evé'jue officiant après av oir mis une particule d« Pa'° consacré dans le calice, el fait ce que les rituels appellent la consomtnation ou l'oaios des deux espèces, mot les m lins au-des»o<« voile qui couvre la patène et le calice. les sanctifier en quelque manière, en le^p-
[u'ils prétendent avoir é:é bâtie par saint Maris, Nf
jtooiMl <!<'• isinU mystères, puis imposant U mjio» à l'élu, il les élève et les abaisse pjrlrois (ois oour fleurer en quelque façon ufoceote du Saint-Esprit. En même temps 1« lolres Evéques tiennent le livre des Evanrilwélerésur sa tôle par-dessus les mains «le l'officiant, qui, après quelques autres (•rihes, dit : « Un <el ordonné Evéque bot la sainle Eglise de Dieu, » ce qui est reprit par les autres Evéques, et ou nomme a tille. Après cela, le nouvel Evéque s'étant eit, l'officiant le prend par la main et le aoloiiaasiégcépiscopal.Oole porte ensuite Morde l'Eglise, avec les acclamations de m le»issislinls qui crient, «;to?, il est dise Enfin, il reçoit la crosse ou bâton pasinl.
5. Dans l'Eglise anglicane, après la lecture a 111* chapitre de la première Eptlrc à Timotit, depuis le pn-mier verset jusqu'au huifot, cl quelques versets du chapitre X ou Win l'Evangile de saint Jean, avec la Wuiwii du Symbole de Nicée, l'Evéque élu
* présenté par deux autres Evéque* a l'Arifi^quedela province» ou à celui qui en '«i (a place, en lui adressant ces paroles : 1res- révérend Père en Jésus-Christ, nous m présentons cet homme pieux et savant «réire consacré Evéque.» Alors l'Archevê-
* bit produire et réciter publiquement rire du roi pour la consécration, et lui fait farte serment de suprématie avec celui itkiumce avec son métropolitain; mais > oeVige pas ce dernier, s'il s'agit de sacrer i Archevêque. Le consécraleur, après '«rtihorié les assistants à implorer le se-
ciel, adresse ces paroles a l'élu :
■talière, il est écrit dans l'Evangile de *iMUt que Jésus-Christ notre Sauveur 'Ji'/uuela nuit en prières, avant qu'il fit iwiie jo* apôtres, pour les envoyer dans •«de. 11 est encore écrit d os les Actes npoues, que les disciples avaient em- 'Je e jeûne et la prière avant que d'impoles maios à Paul et à Barnabé, et de les ii'wraux fonctions du sacré ministère, ut nous, à l'exemple de Jésus-Christ et Mires, nous emploierons la prière, etc.» fbaote ensuite les Litanies, et après les "les qui commencent en latin par ces y- il rpi$copo$, pastores et ministros Eccle~ eir.oo ajoute : « Nous vous prions, Seiir.que vous daigniez répandre sur notre ( élu Evéque votre grâce et votre béné- OD,el qu'ainsi il puisse dignement remla (barge à laquelle il est appelé pour flolion de l'Eglise, etc. » Le peuple ré- I : • Exaucez- nous, Seigneur, etc. » Ces lies se terminent par une oraison, après «II* l'Archevêque, assis dans un fau- I. adresse dos questions à l'élu, en lui ni: « Mon frère, puisque l'Ecriture sainle Janeiro» canons nous avertissent de ne ■l imposer témérairement les mains à »one, ni d'admettre trop promplemenl au ornement de l'Eglise de Jésus-Christ, I a acquise par l'effusion de son sang; r celle taisou, avant de vous recevoir au ï" ministère, il est juste du vous faire
Diction*, des Relioio.is. 11.
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quelques demandes.» Ces interrogations sont suivies de l'hymne Veni Creator, que l'on chante, et qui est terminée par une longue oraison, réiiteo par PArchevé iue. Celui-ci pose ensuite les mains sur la lêle de l'Evéque élu, tous les autres Evéques présents faisant la même chose, et le consécrateur lui dit : «Recevez le Saint-Esprit, et souvenez-vous de ressusciter en vous la grâce de Dieu, qui vous a été donnée par l'imposition des mains, etc. » L'Archevêque, en prononçant ces pi rôles, et ayant une main sur la léle de IVlu, lui présente de l'autre une bible, et lui dit : « Soyez attentif à la lecture, à l'exhortation cl à la doctrine qui sont contenues dans ce livre, etc. Ne vous conduisez pas en loup, mais en pasteur envers les brebi* de Jésus- Christ. Soutenez les faibles; soyez rempli de miséricorde; exercez-vous dans, la discipline. » Ensuite l'Archevêque communie, aussi bien que celui qu'il vient de consacrer, et tous les Evéques assistants. L x cérémonie finit par une oraison en forme de collecte, où l'un demande à Dieu qu'il répande sa bénédiction sur le nouveau prélat.
ÉVERRIATEUR, nom que les Romains donnaient à l'héritier, parce qu'après les funérailles du défunt il était obligé de balayer (everrere) lui-même la maison, pour la purifier de toutes les souillures qu'elle pouvait avoir contractées par la présence du cadavre ; s'il se fût refusé à accomplir celle prescription, il eût eu à appréhender d'être tourmenté par les Lémures. Celle cérémoniu élail appelée Everrœ.
ÉVHÉMÉR1SME. On désigne par ce mot un système qui donnait à la mythologie grecquo une source purement humaine et historique. Il expliquait toutes les légendes fabuleuses par l'apothéose : les d eux n'étaient que des rois déifiés : Jupiler élail un ancien monarque de l'Ile de Crète , dont on voyait encore le tombeau. Les épicuriens et les stoïciens acceptèrent celle explication , qui fut, dans la suite, accréditée el répandue par les Pères de l'Eglise. Ce système avait pris son nom d'Evhémère, le premier philosophe qui l'avait énoncé.
Il y avait un autre grand système qui recourait , pour l'interprétation des fables ou mythes, a des allégories morales el à des explications cosmogouiques. Pylliagore et les platoniciens l'avaient adopté.
ÉVIAS, ou EUH Y AS , surnoms des Bacchantes. Voy. EvoHÉel Eva>tbs
ÉVINTÈGUES, en latin JEvinltgri (ab avo intégra) , épilhète commune à tous les dieux, el pur laquelle les Latins exprimaient leur immortalité. Voy. EviTEn.tB.
ÉV1TERNE. En latin Mviternut (ab œto œ'erno); les anciens Latins adoraient sous ce nom un dieu ou un génie sans commencement el sans fin , de la puissance duquel ils se formaient une grande idée, et qu'ils paraissaient rncllrc au-dessus de Jupiter. Ils le distinguaient au moins des autres dieux , qu'ils appelaient pourtant quclqueiois Evi
DICTIONNAIRE DF-S REMUIONS
terne* et Ei iiitnjres, pour exprimer leur immorlalitc
ÊViTS , surnom de Itaechus. Yoy. Kvoiifc.
ÉVOCATION, action d'appeler et de faire apparatlre les dieux, les démons et les âmes des morts.
1. Il y avait deux manières d'évoluer les dieux. La première était employé qo nul il s'agissait d'appeler les «lieux dont la présence était jugée nécessaire. La form ée en était contenue dans des hymnes ou prières , que l'on croyait propres à les attirer. !'<>//. Li'iiu': mu:s. Lorsque le danger pour lequel on les avait évoques était passé, on célébrait leur départ dans d'autres hymnes appelées upopcmptn/ttes. Ces hymnes, dans lesquelles avait excellé Bacchylide,élaienl plus longues que celles que l'on chantait pour faire, venir les dieux , afin de différer le plus possible leur éloigneraient. — L'autre manière, qui s'appelait l'évocation des dieux tulélaires , consistait à inviter le» dieux des pays où l'on portait la guerre à vouloir bien les abandonner cl à venir s'établir chez les vainqueurs, qui leur promettaient en reconnaissance «les temples nouveaux , des autels cl des sacrifices. Aussi les peuples , et surtout les Romains, avaient-ils grand soin de tenir caché le nom du dieu tulelaire de la ville ou du pays. Ce nom, inconnu au vuUaire, n'était révélé quaux prêtres qui, pour prévenir ces évocations , en faisaient un grand mystère , et ne les proféraient qu'à voix has»e dans les prières solennelles. Les assistants alors ne pouvaient évoquer ces dieux qu'en termes généraux et avec l'alternative de l'un ou de l'autre sexe , de pvur de les offenser par un litre peu convenable. — Durant le siège de Tyr par Alexandre , un ciloven avant déclare en pleine assemblée qu'il avait vu en songe Apollon se retirer de la ville, les habitants lièrent sa statue d'une chaîne d'or, qu'ils attachèrent à l'autel d lL rcde, leur dieu tutélaire, afin qu'il retint Apollon. — Tilc-Live et Macrobe nous ont conserve les formules d'évocation , L'un, des dieux îles Véiens par Camille ; l'autre, des dieux des Carthaginois. Virgile fait allusion à cet usage, lorsqu'il peint la désertion des dieux lulelaircs de Troie, quand cette ville lut embrasée.
2. L'évocation des mânes était la plus ancienne, la plus solennelle et la plus souvent pratiquée, soit qu'elle eût pour objet de consoler leurs parents et burs amis, en leur faisant apparaître les ombres de ceux qu'ils regrettaient , soit qu'elle eût lieu a de>sein de tirer un pronostic. Ce De opération était regardée comme légitime parmi les p mYus , et elle était exercée par hs ministres des choses saintes. Il y avait des temples consacrés aux mânes , où l'on allait consulter les luorts; d'autres étaient destines pour I > cérémonie de l'évocation. Panamas alla luimême à Heraclée , ensuite à Phigalie , p->nr évoquer, dans un de ces temples, une ombre dont il était persécuté. Périandre, tyran de Corinlhe , se rendit dans un pareil temple ,
situé dans la Thcsprolie, pour consulter V mânes de Mélisse. Les voyages aux enfer que les poètes font faire à leurs héros, u que celui d'Orphée, dans la The sprolic, pou évoquer l'ombre d'Eurydice; d'Ulysse a pays des ('.immérités , pour consulter Tiré si »s ; et d'Knée , pour s'entretenir avec Ad chisc, n'ont vraisemblablement d'autre lot dément que les évocations auxquelles eure* autrefois recours des hommes célèbres , soi par persuasion, soit pour donner à leurs n ircpiiocs l'autorité de la religion. Ce atU\ p is , au reste , l'âme qu'on évoquait , celai une sorte de simulacre que les Grecs nomniaient eT-j et qui tenait le milieu rotr l'âme et le corps. Les magiciens suceéJrrei bientôt aux ministres légitimes, et emploi renl dans leurs évocations les pratiques le plus folles et les plus abominables. Ils » rendaient sur le tombeau de ceux dont il voulaient évoquer les mânes, ou plutôt, sai vaut Suidas , ils s'y laissaient conduire un bélier qu'ils tenaient par les coroei.tl qui ne manquait pas de se prosterner te qu'il y était arrivé. Comme c'était ordinaire ment aux div inités malfaisantes que la map goélique s'adressait dans ces sortes detoca lions, on ornait les autels de rubans noirs e de branches de cyprès, on sacrifiait des brebis noires; les lieux souterrains étaient la temples consacrés à ce culte infernal- L'atocurité de la unit était le temps du sacriw, et l'on immolait , avec des enfants o« hommes , un coq, dont le chant annotai jour, la lumière étant contraire auswà des enchantements.
.']. La loi de Moïse ordonnait de mettre i mort ceux qui faisaient profession d'ért>;w les morts , et défendait , sous les peines 1* plus sévères , d'aller les consulter. Le n Saul lui-même les avait bannis du lerrileire Cependant, sur le point de livrer sa dernier bataille contre les Philistins , il voulut e» sullcr le Seigneur sur Pi -sue des evenemew mais il ne reçut aucune réponse, ni en sons ni par les prêtres, ni par les prophète». 1 résolut alors d avoir recours à cruM»
évoquaient les morts, et ordonn.i à sesW vileurs de lui chercher une femme qui fù'C pouvoir. Ils lui répondirent qu'il j en j** une qui habitait à Lndor. Alors il se dep"» et ayant pris deux hommes avec lui , i»-"1 trouver la pythonissc pendant la n uil* et l« dit : » Fais, je le prie, tes évocations, et ùu moi apparaître celui que je t'indiquerai-»; «Vous savez, répondit la pythonissc ee<t" fait Saul contre les devins et les ni!?' i;'B} et qu'il les a exterminés du pays; est-ce n piège que vous me tendez pour me If ire moi rir ? » — Saul lui jura qu'elle ne serait aucs nement inquiétée pour le service qu'il » demandait. — « Oui évoquerai-je donc?» « manda la magicienne. — « Evoque S imu'lrépondit Saul. — La magicienue avant*'* que l'ombre du prophète , je'a un grand rr cl dit au roi : « Vous m'en avez impose; tw êtes Saul. »> — « Ne crains rien, reprit etw ci; qu'as-lu vu?»— «J'ai vu, répondit -ellr. * dieu monter de la terre. » — « (Jacl e»' **
fil EVO
ajpect? • dit le roi. — « C'est, répondi!-e1!e, ooiieillard revêtu d'un manleao. » — Saiil nirapritquc c'était Samuel ; i! se prosterna la face contre terre et l'adora. Samuel lui l\ : « Pourquoi m'as-tu troublé en me faisant èiuqoer? » — Saùl répondit : « Je suis dans lf plu» extrême embarras; car les Philistins ne lirreot bataille, et Dieu s'est retiré de oui; il n'a voulu me répondre , ni par les jonsci, ni par les prophètes. Je vous ai donc ttoqoé, afin que vous me disiez ce que j'ai à faire.»— Samuel reprit : « Pourquoi m'interror/r? puisque Dieu s'est retiré de loi, et qu'il- est devenu ton ennemi. Le Seigneur wconplira ce qu'il a annoncé par mon entremise; il arrachera la royauté d'entre les tiaini pour la donner à David , ton gendre. Parce qoe ta n'as pas obéi à sa voix , parce que ta n'as pas exécu'é la sentence qu'il mil portée contre Amalccb, dans son courm\\ c'est pour cela que le Seigneur le trokde la sorte. Le Seigneur livrera Israël J'ecloi entre les mains des Philistins ; dcojia, loi et tes enfants serez avec moi. » A cmoos, Saùl tomba à terre de toute sa •iQteor, tant par In crainte que lui inspirè- TfBiles paroles de Samuel , que parce qu'il &.t extrêmement faible, n'ayant rien man-'« te de toute la journée. La pythonissc s'approeba de lai , et voulut lui offrir à manger. U refusa d'à bord ; mais pressé par ses instance M par celles de ses serviteurs, il consente prendre un repas , puis il retourna dans m maison. Le lendemain , en effet, l'armée d'brael fol taillée en pièces . et Saùl périt hk m enfants.
tVOHÊ. Ce mol se trouve écrit de plu- »wn Baoièrcs différentes : Evoé, Èvœt lult.fuW, Euiê, Euhyus, Evius, Euan *> hm. C'est un des surnoms les plus cé- IrWnde Bacchus ; mais les auteurs anciens *»nl pat d'accord *ur son élymologic ; les ■m prétendent que c'est une pure exclamalûn, qui, étaut poussée fréquemment par les Chantes, devint pour celte raison le sur- »°»dndieu; d'autres, avec plus do raison, (tuient que l'exclamation e-t venue au contre de ce surnom ; et telle est l'origine l'ii» tannent à ce vocable : Dans la guerre »'re Irj géants, tous les dieux étant sur le oint d'être vaincus, Bacchus se métamork»j en lion, se rua sur les ennemis, et tua ondps géants. Jupiter, témoin de son arror, I encourageait par ces mots : KO vu, '«tyie. Etohe Bacchel Bien! mon fils Bacta»; d'où il reçut le nom de Eù wêô,-, Eu- V", bon fils. C'est de celle exclamation de ipuerquc seraient venues les interjections Kcqof et latine iùot\ eheu. Les Bacchantes 1 1" adorateurs de Bacchus faisaient récries airs de ces exclamations pendant >» e la durée des Bacchanales et des autres 'î itères célébré» en l'honneur du dieu. De | 'U sont appelés par les poètes Euhyas, r,<u. Etantes, etc
Sous croyons que ce surnom a une origine caucoop plus relevée et plus illustre. Les •jvèresde Bacchus, comme tous les aulres Jfsières, ont pris naissance en Orient ; c'est
EXA CM
donc dans l'Orient qu'il faut chercher l'interprétation des termes mystiques qui sont parvenus jusqu'à nous. Ces mystères avaient dans le principe une portée beaucoup plus haute que celles que leur supposaient les Grecs, lorqu'ils les eurent importés chez eux, tronqués, défigurés, et accommodés à leur absurde mythologie. Déjà bien des savants ont vu dans le mythe de Bacchus une donnée toute biblique; nous n'avons pas exposé ce système, parce qu'il ne nous parait pas encore appuyé sur des bases assez certaines ; mais il n'en est pas moins digne de remarque que les exclamations ou termes sacrés des mystères de Bacchus sont en même temps les mots sacrés de la langue sainte. Ainsi lo n'est autre que le nom de Dieu, lah ou Joh, prononcé lao par saint Clément d'Alexandrie. Eleleu est l'hébreu hatlelou, louez, chantez, célébrez. En réunissant le« deux vocables, Elcleu-lo, on a l'hébreu halleloulah; célébrez lao ou Jéhova. Le mol Evohé est la reproduction fidèle de l'hébreu rro» Jéhova; nom mystérieux et ineffable, dont on ignore actuellement la véritable prononciation en hébreu, qui est appelé tétragramme ou composé de quatre lettres, toutes voyelles, comme le grec Eùof, comme le latin Eooe, Eheu, comme le vocable lovi, qui n'est point du tout le datif de Jupiter. Le mot Evoé est donc le nom ineffable de Dieu, qu'il n'était d'abord permis de prononcer que devant les seuls initiés, mais qui, dans la suite, fut prostitué sur les lèvres d'impures Bacchantes. — Or, les Grecs, pour qui les langues étrangères étaient comme si elles n'existaient pas, qni avaient la manie de vouloir tout approprier à leur sol, à leurs idées, qui ne manquaient jamais de donner une orizine grecque à tout ce qui était sous le soleil, ignorant d'ailleurs le sens primitif de ce vocable, l'ont ridiculement décomposé en ces deux mots F.O vii. Courage, mon fils, et ne furent pas le moins du monde embarrassés pour composer une histoire qui justifiât cette élymologic. Voy. Sadoè.
E WALT Ai, petites plates-formes élevées sur des colonnes de bois, auprès des MoraYs ou lieux de sépulture, dans les lies de la Mer du Sud. Les navigateurs anglais les ont regardées commodes espèces d'autels, parce que les Taïtiens y plaçaient des provisions de toute espèce en offrandes à leurs dieux.
EWAKT, nom des prêtres païens dans les anciennes provinces méridionales de la Germanie. Ce mot signifie, à la lettre, gardien de la loi, Eic-ward. Le grand-prôtre portait le nom de Furitto-Etcarto. Ausonc appelle Paiera les prêtres du dieu Belenus. C'est sans doute une corruption de Warto, Ewarto.
EXALTATION DE LA CROIX, fôte que l'Eglise catholique célèbre le Ik septembre, en mémoire du recouvrement de la sainte Croix. L'apparition miraculeuse de la Croix à Constantin et la découverte de ce bois sacre par Hélène, donnèrent occasion à l'établissement de celle fôte, qui était déjà «élébrée par les Grecs cl les Latins, dans les V et
m DICTIONNAIRE DES RELIGIONS.
vi* siècles Ln recouvrement de cet inslru luenl de notre salut, sous le règne d'Héra
VA
sacrement». Ce rhAlimenl, îe plus prandqm
clius, présenta un nouvel objet a celle solennité, et les Latins instituèrent une fôte particulière pour célébrer la découverte de la vraie Croix par l'impératrice Hélène, et la placèrent le 3 niai.
Une grande partie de cette relique vénérable, qui était restée à Jérusalem, ayant été enlevée par Cliosroès II, roi de Perse, Héraclius, qui gouvernait alors l'empire, déclara la guerre a ce prince et le vaiuquii en plusieurs combats, et ayant conclu la paix avec Siroès, fils de Chosroès, il obtint que la vraie Croix lui fût rendue. Le pieux empereur conduisit lui-même cette précieuse relique à Jérusalem, et, s'élant dépouillé deses ornements impériaux, il la porta sur ses épaules jusqu'au Calvaire, et la replaça dans l'église du Saint-Sépulcre, quatorze ans après qu'elle en eut été enlevée. Les proliges signalés qui éclatèrent à l'occasion de celte translation donnèrent lieu à une foie qui Tut d'abord instituée sous le nom de Rétablissement de fa Croix, pui* sons celui d'Exaltation.
EXAMEN DE CONSCIENCE. Cet acte religieux fait partie intégrante du culte catholique; il est obligatoire en certains cas : par exemple, lorsqu'il s'agit do confesser ses péchés pour recevoir le sacrement de pénitence. Il est de conseil pour les personnes qui ont à cœur de vivre en bons chrétiens, et de faire des progrès dans la verlu. Dans les communautés religieuses on est très-exact à faire tous les soirs l'examen des fautes que l'on a
Bu commettre durant le cours de la journée, le plus, on f .il, vers midi, un examen qu'on nppelle particulier, parce qli'il ue roule communément que sur la praiique d'une seule, vertu, ou sur les efforts qu'où a faits pouri éviter un défaut.
Dans plusieurs autres systèmes religieux, et surtout dans le bouddhisme, l'examen de conscience est recommandé et même ordonné-
EXARQUES , dignitaires de l'annenne Eglise d'Orient, dont le rang correspondait à peu près à celui de patriarche, ou plutôt de primat, comme nous disons actuellement. Us avaient juridiction sur tous les évéques et même sur les métropolitains d'une grande province. Us ordonnaient les métropolitains, et connaissaient des causes des provinces, qui étaient portées devant eux pur appel, surtout lorsque les évêques avaient lieu de se plaindre de leur métropolitain ; mais ils no terminaient guère les affaires qu'avec le concours des Evêques qui relevaient d'eux, assemblés en concile.
EXAUGURATION. Lorque quelque divinité était révérée dans le lieu où l'on voulait bâtir un temple, les Romains avai ni coutume de pratiquer certaines cérémonies, comme pour l'en f lire sortir. C'est ce que Ion appelait exautjurare
EXCOMMUNICATION. — 1. Sentence portée par un supérieur ecclésiasliquc, par laquelle un chrétien est privé de la communion de l'Eglise et de la participation aux
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1 Eglise puisse infliger, est le deinier uiujen qu'elle met en usage pour corriger les hérétiques opiniâtres, les pécheurs scandaleux et obstinés dans leur péché. On en disling c de deux sortes. — L excommunication majeure, qui retranche absolument celui qui eo est frappé du corps de l'Eglise, de manière qu'il ne peut plus ni recevoir, ■• i administrer les sacrements, ni assister aux offices divins, ni faire aucune foncion ecclésiastique. — L'excommunication mineure prive le Gdèle de la participation passive des sacrements, et du droit d'être élu ou présenté à quelque bénéfice ou dignité ecclésiastique, sans lui ôter la faculté d'administrer les sacrements, d'élire et do présenter quelqu'un aux dignités ou bénéfices. — L'excommunication ipjo facto est celle qu'on encourt par leseol fait, c'est-à-dire en faisant la chose défendue, sans qu'il soil besoin d'une sentence. — L'excommunication tatœ sentrntiœ est celle qui est encourue en verlu d'une sentence fulminée. — L'excommunication romminatoire ou senttntiœ ferendœ n'est qu'une menace d'excommunication en ras que l'os fasse ou que l'on omette telle chose. — L'eicommunicalion à jure est générale contre toutes les personnes. — L'excommunication ab homine est portée contre un ou plusieurs individus nommés ou spécifié*. — On distingue encore les excommunications en réservées, et non réservées, en valides et invalides, en justes et injuste».
Tous les théologiens conviennent qu'il n> a qu'un péché mortel qui puisse être ooe cause légitime d'excommunication; d'où plusieurs concluent qu'il n'est pas selon Ij justice d'excommunier une ville, une province, 'ou un corps nombreux, dans lequel il est probable qu'il se trouve plusieurs innocents; c'est le sentiment de saint Thomas. Une personne qui a encouru l'excommunication n'est plu* censée être membre de la société: il est défendu d'avoir aucun rapport atet elle, de la saluer, de prier, de travailler, d'habiter et de manger avec elle, ce quonï exprimé dans ces deux vers :
Si pro delictis analhema quis ellicialur. Os, orare, vale, commuuio, mensa negaior.
S'il vient à. entrer dans une église pendasi la célébration du service divin, on doit cesser l'office, interrompre même le saint sacrifice, a moins que la consécration ne soit deji faite, auquel cas on continue jusqu'à la communion, et le reste se termine dans la ia-
crislie. ,
Voici les cas quo I on en excepte : « moyens de procurer sa conversion. \> s «bugalions du mariage, celles d'un lil» f*%tTi ses père cl mère, d'un domestique en"'» son mat re, d'un vassal envers son seipne»'d'un sujet envers son roi, l'ignorance ou i est de l'excommunication lancée, la neces"" indispensable de trailcr avec l'excommunié, ce que l'on a renfermé dans ce d«»tique : llx'C analhema qniJem faciuni ne Uiile, lex, huuiile. res ignorai*, -