‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 236 sur 365 · EXC · texte numérisé non relu

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On ne connaît d'excommuniés en France tjiie ceux donl l'excommunication personne a été publiquement déclarée et publiée; f «f ce qu'on nomme excommuniés dénoncés. L'eicommunication mineure ne se contracte quen communiquant avec un excommunié énoncé

Quand l'excommunication est valide, c1!o Sait par l'absolution de l'excommunié, soit qu'elle ait été portée justement ou injustement, fi elle est injuste, mais valide, elle finit p r la cassation ou In révocation. Si elle est invalide, elle finit par la seule déclaration delà nullité de la sentence. Quoiqu'un excommunié pour un temps indéterminé ait satisfait à ce qui a provoqué son excommunication, et qu'il oit promis d'obéir aux commandements de l'Eglise, il ne peut pas encore jouir de la communion, s'il n'a pas été jbou*. Celui qui a été excommunié par le mm-iiége n'en est pas absous qu'il n'ait un uo rescril avec le salut ordinaire. Ceux <;ui meurent dans l'excommunication ne peu- »eol élre inhumés en terre sainte, et s'il arête qu'ils le soient par surprise ou autrement, oo les exhume, et le cimetière, considère comme profané, est bénit de nouveau. La formule d'excommunication consiste wourd'hui à porter une sentence mo ivée umaotrci cérémonies; mais autrefois elle accompagnée de cérémonies imposante- Ainsi, lorsqu'un évéque fulminait une eioimmoniration extinctii candelis , il se fti-seotaii devant le grand autel, revêtu d'or- Msifnu convenables à celle cérémonie, et ^«ropagné de douze prêtres portant (0:1s J-i cwz<-s allumés. Le pontife montait tuotiié^e placé devant le grand autel, rt"frli il fulminait l'anallièmc. Quelque* ta sa diacre, revélu d'une dalmatique •^.montait eu chaire, et publiait a hauto '"'! l'eiromtiionicalion ; cependant on son- •wl tes cloches, comme pour un mort. Après b Moiination do l'analhème, lout le clergé rtpoodait à haute voix : Fia/, fiât, fiai. Kn feéinr lemps l'événue et les prêtres jetaient f ffrre leurs cierges allumés, cl les acolytes « foulaient aux pieds. On affichait ensui e

* l'on publiait l'excommunication de peur °% par ignorance, on eût communication "clui. Ti Ile est encore la formule indiquée ««le pontifical romain. D'autres rituels y joutaient encore d'autres cérémonies plus jppantes et plus significatives, comme de »t mer la croix, de répamlre Vent» bénite, c jeter à terre le rituel, etc. Le dernier um; le d'excommunication célèbre est celle oi a été fulminée à Home, le 10 juin 1800, " le pape Pic VII contre l'empereur Na- !>li on.

la formule de l'excommunication dont " sort dans l'Eglise grecque déclare que I"' nui en est frappé est privé de l'union

• •c l.« Père, le Fils et le S uni-Esprit ; qu'il ' rflranclié de toute communion avec les ^ Pères du concile do Nicée cl avec les i n*; qu'il c*l renvoyé à celle du diable et -traître Juitas; enfin qu'il est condamné f »ler, ai ris sa mort, dur comme de la

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pierre ou comme du ter, s'il ne se repent. La chevalier Kicault, anglican, cite une formule beaucoup plus longue, par laquelle on appelle sur la tête de l'excommunié toutes les malédictions dont il est parlé dans la Bible : on y. souhaite entre autres choses qu'il soi' indissoluble après sa mort tant en ce monda que dans l'autre. Ceci fait allusion à la croyance commune des Grecs touchant les vampires ou vroukolakkas. Il n'est pas rare de rencontrer chez eux des cadavres de personnes décédées depuis plus ou moins longtemps, lesquels sont parfaitement conservé*, sans doute par quelque propriété naturelle au sol. 11 parait même que les ongles, les cheveux et la barbe continuent quelquefois de pousser; la terreur et l'effroi qu'inspirent ces cadavres font même croire aux gens superstitieux qu'ils font des gestes et des cris terribles dans leurs tombeaux; ils sont persuadés qu'ils en sortent la nuit pour sucer le sang des vivants, et on met sur leur compt" tous les accidents et les malheurs qui arrivent dans les environs. Or, ils croient fermement que tous ceux qui meurent vampires deviennent nécessairement vroukolakkas après leur mort; et, pour empêcher les malheurs qui pourraient en éire la suite, ils ont soin de démembrer leurs corps, et quelquefois de le brûler. Si quelque personne vient à mourir inopinément dans un village, on se rend au cimetière, on «léterre les corps inhumés depuis un certain temps, et celui sur lequel on découvre des signes de vampirisme est impitoyablement brûlé. Malheureusement il n'y a pas, disent-ils, quo les excommuniés qui deviennent vampires, mais ceux qui, peudant leur vie, ont été molestés par un vampire, sont menacés de le devenir après leur mort.

3. Les Anglicans ont, comme l'Eglise romaine, l'excommunication majeure, l'excommunication mineure et l'analhème. L'excommunicaiion mineure retranche de la communion celui qui, après une citation dans les formes, refuse do comparaître à la cour ecclésiastique. Ce pouvoir d'excommunier peut élre délégué par l'évèquc à un prêtre anglican, auquel est adjoint le chancelier, premier officiai de l'évêque. Pour l'excommunication majeure, outre qu'elle retranche de la communion, elle exclut aussi en quelque sorte des aff tires civiles, puisque l'excommunié ne peut être ni plaignant, ni témoin dans aucune cour, soit civile, soit ecclésiastique; et si l'on continue d'être rend e peudant le terme de quarante jours, la cour de la chancellerie ordonne do saisir et d'emprisonner l'excommunié. L'évéquo seul a le pouvoir de frapper de l'excommunication majeure; mais il ne l'emploie et no doit l'employer que contre les crimes avérés et capitaux d'hCrésie, d'adultère, d'inceste, etc. L'analhème est encore plus redoutable qno l'excommunication majeure. Il déclare l'hérétique ennemi de Dieu et abandonné a la damnation éternelle. L'évêque lance l'analhème eu présence du doyen et du chapitre, ou de douze autrea ministres. Ces excotn-

municalions ne so font pas en public , non

S lus que l'absolution , mais dans l'ofûcialé.

k. Les anciens Israélites avaient une sorte d'excommunication , dont nous parlons au mot Anathêmk ; mais les Juifs modernes distinguent la grande et In petite excommunication. Celle-ci ne consiste qu'en une simple malédiction qu'un rabbin prononce en public contre le coupable, lillecsteommunément de trente jours ; mais on en peut être relevé beaucoup plus tôt , quelquefois à l'instant même qu'elle a été prononcée. — La grande excommunication est plus solennelle , et n'a lieu que dans des cas graves. Le peuple s'assemble dans la synagogue, qui n'est éclairée qu'avec des torches noires. Les rabbins, au son d'un cor, profèrent des malédictions contre celui qui a fait ou fera telle chose. L'effet de celle excommunication est si vif, que, suivant les rabbins, il pénètre daus le corps de l'excommunié par ses 2i8 membres. Ou doit s'éloigner de lui au moins d'une toise. Il ne lui est pas permis d'entrer dans la synagogue. On lui refuse tout secours humain; on ne pleure point sa mort, et l'on met une pierre >ur son tombeau pour montrer qu'il a mérité d'être lapidé; il est interdit à ses parents de prendre le deuil. Le Juif Acosla, ainsi que nous lisons dans l'Histoire des Juifs de Itasuagc, est un exemple frappant de la sévérité de l'excommunicalion chez ceux de «a nation. Non-seulement il avait à endurer les grossièretés et les mauvais procédés de ses voisins, mais ou excitait même les enfants à l'insulter en pleine rue, à lui jeler de la boue et des pierres, a le poursuivre jusque dans sa maison. Us couraient après lui avec des huées, et le chargeaient de malédictions. On crachait en le rencontrant, et l'on exhortait les enfants à faire de même. Ses parents le fuyaient comme un homme attaqué de la peste. Personne ne l'alla voir dans ses maladies. Tant que dura sou excommunication, un de ses frères fut autorisé à retenir ses biens. Tant d'humilialions le contraignirent à se soumettre et à solliciter sa réintégration. Elle lui coûta cher. Il lui fallut monter sur une estrade devant une nombreuse assemblée, el lire loul haut un écrit où il confessait qu'il avait mérité mille fois la mort. Etant descendu , il reçut ordre de se retirer dans un coin de la synagogue, où il se déshabilla jusqu'à la ceinture et se déchaussa. Le portier lui attacha les mains à une «olonne, et, en cet état, le chantre lui donna (rente- neuf coups de fouei, conformément à l'ancienne tradition. Le prédicateur vint ensuite, le fit asseoir par terre, cl le déclara absous de l'excommunication.

5. L'excommunication était connue des païens. Les prêtres, qui étaient chargés de la prononcer, défendaient à ceux qui en étaient l'objet d'assister aux sacrifices, d'entrer dans les temples, el les livraient ensuite aux Furies avec des imprécations. C'étaient les Eu* molpides qui en étaient charges à Athènes Cette cérémonie passa des Grecs aux Kouiaius. qui en usèrent rarement. Le seul

exemple frappant qu'on en rapporte est celui du tribun Atéius, qui maudit M. Crassui et son expédition contre les Psrlhi'i. Le citoyen frappé de cet anathème était vu avec horreur ; on fuyait sa rencontre et son entrelien ; il n'était admis ni aux charges m aux dignités, el mourait sans honneur cl sans crédit. Lorsque l'excommunié venait à résipiscence, le prêtre, après une épreuve, le réintégrait. S'il venait à mourir avant, ou pouvait offrir un sacrifice aux dieux Mânes, pour les prier de ne point maltraiter soq âme.

6. Chez les Gaulois, l'excommunicalion était la punition la plus rigoureuse qu'employassent les Druides.

7. De lous les genres de châtiments , la plus sévère et le plus dur à supporter pour un Indien , est l'exclusion de la caste. Ceui qui ont droit de l'infliger sont les Gourons, et à leur défaut les chefs de tribu. Celte «pèce d'excommunication civile , encourue pour la violation des usages ou pour quelque délit public qui déshonorerait lou^e la (ribu, prive celui qui en est atteint de tout commerce avec ses semblables; elle le rend, pour ainsi dire, mort au monde, et i.e lui laisse plus rien de commun avec- ta société des hommes. Eo perdant sa caste, il perd non seulement ses parents et ses ami», mais même quelquefois sa femme el ses enfants, qui aiment mieux l'abandonner tout à fait que de partager sa mauvai-e fortune; personne n'ose manger avec lui , ou mémî lui verser uuc goutte d eau ; s'il a de» Olle*à marier , elles ne sont recherchées de personne, el l'on refuse pareillement des femme» à ses fils; partout il est montré au doigt et regardé comme un réprouvé. Il n'a pas même la ressource d'élrc admis dans une caste inférieure ; un simple soudra se regarderait comme dégradé, s'il avait le moindre commerce avec un brahmane excommunie.

S'il ne peut réussir à se faire réhabiliter, il en est réduit à se réfugier dans la classe impure et abjecte des parias , rebut et seolioe de la société. Pour encourir celte punition sévère, il n'est pas nécessaire d'avoir commis de grands crimes; il suffirait , par exemple, d'avoir mangé avec un individu d'une caste inférieure, quand même on eût ignoré U tribu à laquelle il appartenait ; un brahmane serait excommunie s'il avait mangé de b chair, surtout celle de vache, ou uo met» préparé par un paria.

On peut être réintégré dans sa caste, au moins en plusieurs cas. Lorsque l'exclu»""! n'a été infligée que par les parent», le «"»pable, après avoir gagné les principaux d'eoire eux , se présente dans une humble posturc, et avec les signes du repentir, devant la caste assemblée ; là, il écoule sans se pi"* dre les réprimandes qu'où juge a propos -v lui faire, reçoit les coups auxquels il *>'J? ptus souvent condamné, et paye l'amen .e qu'on lui impose. Enfin, après avoir suli-um-lleineul promis d'effacer par sa l>l,:ilK conduite la tache dont l'a souiilé sa condja* nation infamante, il verse des larmes de r«-

DILTlONNAIIiL DES RELIGIONS.

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penlir, fait lo sacfttanga, ou prostration des six membres, devatil l'assemblée, puis sert un repas aux personnes suivantes. Tout cela faii.il est rétabli dans sa tribu.

Lorsque l'exclusion de la caste a été prononcée pour des fautes graves, le coupable oui obtient sa réhabilitation est soumis à l'une de» épreuves que voici : On lui brûle légèrement la langue avec un petit lingot d'or Lico chaud, ou on lui applique sur différen- Ics parties du corps uu fer rouge , qui im- !>rimeà la peau certaines marques ineffaçable*; ou il doit courir les pieds nus sur des charbons ardents ; ou on le fait passer plusieurs Ibis sous le ventre d'une vache. Enfin, l<our consommer sa purification, on lui fait boire le pantcha karia, liqueur composé* des ri>rç substances qui procèdent. du corps de la tache, savoir : le lait, le caillé, le beurre liquéfié, la Geôle et l'urine. Puis le réhabilité donne un grand repas aux brahmanes accuuros de tous cotés pour y avoir part, leur bit des présents plus ou moins considérables, et renire dans tous ses droits.

Il existe cependant des fautes si énormes loi yeux des Indiens, qu'elles ne permettent dans aucun cas à celui qui s'en est rendu coupable de rentrer dans la caste d'où il a fié exclu; telle est, par exemple, la faute d on brahmane qui aurait notoirement cohabité avec une femme de la classe des parias; ou celle qu'un Hindou d'une caste quelconque aurait commise en mangeant de lu cha*r de vache.

8. L'histoire musulmane n'offre qu'un seul exemple d'excommunication ; elle a clé prononcée l'an 9 de l'hégire (030 de J.-C.) par Mahomet lui-même, contre Abdalla-ibn-Obéi «ideoi autres disciples, qui seuls avaient refusé de concourir de leurs biens aux bénins de l'armée, lors d'un appel fait à tous les musulmans. Tout commerce leur fut interdit avecleurs coreligionnaires ; maiss'étanl iniendés quelques semaines après, Mahomet, louché de leurs larmes , leur til grâce et h s rétablit dans le droit commun.

E\EATt mot latin qui signifie qu'il sorte; on s'en sert pour désigner la permission que donne un évéque à un prêtre, ou à un autre clerc de son diocèse, d'en sortir pour se faire incorporer dans un autre.

EXÉGÈSE, mot grec qui signifie interprétadon; on appelle ainsi l'interprétation et l'explication du texte de la Bible, et principalement celle qui a lieu dans l'enseignement public des universités de l'Allemagne, où l'on a beaucoup trop sacrifié au rationalisme.

EXÉGETES, c'est-à-dire interprètes ; c'étaient, chez les anciens Grecs, des prêtres »oomis à l'hiérophante, et qui étaient chargés d interpréter les lois.

EXESTO, sors d'ici; formule employée par les anciens Romains dans les sacriOces. * oyex Eitemplo.

EXITEKIES. .du verbe c'Iîiev, sortir. Les tirées appelaient ainsi les prières et les sacrifices que Ton faisait avant uuc entreprise

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militaire, un voyage, ou la mort d'un parent ou d'un ami.

EXOCATACÈLES, officiers do l'ancienne Eglise de Conslanlinople ; ils étaient au nombre de six »'l appartenaient à l'ordre des diacres. Ils avaient été établis pour les affaires extérieures. L'économe tenait entre eux le premier rang.

EXODE, livre canonique de l'Ancien Test.imenl; il est le serond du Penlaleuque ou des cinq livres de Moïse. Son nom signifie sortie, pa«ce que le f.tit principal qu'il rapporte est la sortie miraculeuse de l'Egypte,, opérée par les Israélites. C'est à celte époque que commence à proprement parler l'histoire du peuple juif, considéré comme nation.

L'auteur tacré y rapporte les circonstances de l'esclavage «tes Hébreux en Egypte; la naiss mee ci l'éJncaiioo de Moïse, sa fuite dans le désert, sa mission divine, les merveilles opérée» pour la délivrance du peuple de Dieu, le passage de la mer Rouge, la loi de Dieu promulguée sur le mont Sinaï, les principales institutions ecclésiastiques, rétablissement des fêtes, celui du sacerdoce, la construction du tabernacle, et plusieurs prescriptions rituelles.

EXOMOLOGÈSE, mot grec qui signifie confession. Il est employé dans les Pères grecs sous différentes acceptions; quelquefois il signifie pénitence publique. Tcrtullien l'emploie dans ce sen«. Saint Cyprienen use pour signifier la confession proprement dite. Enfin, l'on trouve ce nom donné à des litanies, dont il est question dans un concile de Mayence tenu en 813.

EXORCISME. On appelle ainsi, dans 1 Eglise chrétienne, 'es prières et cérémonies dont se servent les ministres de la religion, pour chasser les démons des personnes, des lieux ou des autres créatures. On distinguo deux sortes d'exorcisme, Vordinaire, par le* quel on adjure le démon de renoncer à tout empire sur les catéchumènes que l'on présente au baptême, ou sur l'eau, le sel et les objets qui doivent être soumis à une bénédiction particulière ; et Y extraordinaire, que l'on emploie pour la délivrance des personnes réellement possédées du démon. Voici comme l'on procèdo à l'exorcisme extraordinaire, suivant le pastoral romain.— L'exorciste, qui doit être préparé par le jeûne , par la prière et par la confession, commence par implorer en son particulier l'assistance de Dieu. Revêtu d un surplis et d'une étole violette, s'il est prêtre ou diacre, et suivi d'un ou de plusieurs ecclésiastiques aussi en surplis, il s'avance vers le bas de l'église, où doit se faire la cérémonie. Là , s'approchant du possédé, il lui met autour du cou le bout de sou étole, et fait sur lui le signe de la croix, puis sur soi et sur les assistants. Il prend ensuite l'asnersoir et jette de l'eau bénite sur Te possédé et sur ceux qui sont présents. Alors il se met à genoux, et commence les prières prescrites par l'Eglise, auxquelles répondent le clergé et le peuple. Ces prières consistent dans les litanies des saints, l'oraison domiuicalc, le psuuuic lui, avec plusieurs

i>:< ri » ;n MflE IU.S RfUCIONS.

versets. Le prêtre, s'étanl f ve, adresse une inv.e.-ilion au Tout-Puis t , "l conjure eusuit*' li- uni lia os; ri', p r no- ; us r. n ui'ab'es

vslèj i'S, «;ui ter ie c r; s «lu potelé. M ! • ri l ensuite i;ti on j^u^cu - «'-vaiudes, l,:i- «■;;ul ;; u oomir.e^ee;1..:".:! d;' i!: :i ini le sirjue «!;• lu <n»i\ sur li::-n.è <• c' m:;' relui qui e>t » xoivi-è. II (l^rM-ui a f: , par une | ai re ou oraison p:o; jv, la 1k, la - r cl lo pouvoir h u-o>s.iiro pi un- chasser feu muni du salut. I,Mrv.it:V;:(' r ! achevée, il impose 1rs i.nais sur la trio iiu piîSSrtlé. rl recite une a ut: r oraison qui « s: l'rvr i^a<i proprement »!it, pemlanl lequel il fut plusieurs signes «le rroix et on inprime « --ur f* front de 1'. aHo-gniuèue. lVndant un» autre oraison, il lui l.i! i encore un s îiznf* de rroix sur le fient et trois autres -air Sa p«oti i c ; ; • s sieurs de croix sort ro:ler s «ai proaoorar.l u:i -eroiul exorri.-.ate. I.e pré ire commando au démon dr sortir i!u corps du po-sédè, au nom de i i o. au nom de cîiaeure d' s li ois personnes «le ! i sainte l'r:nit -, au m m de la noix, etc. {•'ni-. v : n'. I • ti o si< ta ■ «a dei nier exorcisme. Si I ; de i vru n ce n'a pis le o, on recommence les mémos piièresd les mémos exorcisntos; maissi !<■ p.i'séde» s' ^uèri,on rér u!«ume prière d'arsioinh' rà«»s. — Les ri i u • ls de plusieurs diocèses ind que l des prières « l des cérémonies ilitiéivntes d • relies du p is'oim! ron»ain.

Ces cérémonie-, fort coin mines autrefois, sont maintenant de» > nues I ; è -t ,ji c-, surtout dans ims pays; mais il y a >a j , longtemps que les rituels «télend «naît d'exonser sans la permission de levèu,: e, <- à <^ui il faut toujours s'adresser, oit le rituel «l'Aiet, et lui découvrir tous les signe; «le la possession qu'on remarque, afin quM ex n. ;ue -a elle est véiitaSde, pour éviter t. .;'«••■ les fourberies qui se font en relie i.,at:è;o. > S uvent,en « lïol, iî < si . i . i\ e de p reluire. \ <•>:*." oes possessions «lu d- .non i'o q .i nYtail que l'cl'i'e! de la nmlmiic, «!o i'aii lion u:e..: ■ o i de i * 1 1 1 1 — peine. I.- ii'u 1 d'Af l f. c'inle comme des marq e. calai es de p sses~i o>. si la ju co aie «iuo l'on veut oX'Uvïm'i- -/exprime ttè«-lmn r! non point d'une manière à peine ariie. lire, dans les langues ;;uY!le n'a pu jamais cnnm.irre ; si «die révèle «les « doses ser èt< s t t « .lelu es, demi il s- it i ; pi » si 'de «pj'«'i le ati « (.r.u.ii ^aiire; enfui, si elle fait «les actions i;ui surpassent ses l'or» es naturelles.

I.a upersli!:on,qui deîi : ut e et q i eorroai|d ce que la religion a <l«: plus r. .j.eelaîVe, a ai.ssi ses exorcisines. Thiet s. •! n s. u i i ntlr i/es ïsti(ion*,v\ rapporte pl.. sieurs for mul«-s, qui, ti'elanl p is a; ;iro;i\ , e , y, ,»- VI .glise. suppos-ol mi parte S.u il:' «ai r . [ i . s ,un' les ùt 'nions. .-. Je connais, dii-i!, no scr^cnl «le \ ii:.r, • (;ui «..t l'oraison suivait e pour Ions les ma!a«!es et pour lous les Idessé» qui se présentent a lui et le prient de \;\ |c !r dire: «Au tuun du l'ère, et du fils, eîdu Sain'-r.spnl. iMa«iau:e s.;:n e Anne qui eid u a la vierge M. nie. fi vier'.e M rie «jui oui'-: nia Jêsiis- « frisl: 3' - u te lirn:sM' et • luuisM-, paum o rie,:(ur'' N., «le re!;oueii re, Id Miure, ruuipure «t «l'eue1, v u i v, et «le l«)ite aulro r- rie du blessure, «luclie «pue ce, sut, eu

flio aiour de Dieu et de la vierge Marie et «le messieurs saint Côme et s.iint lu. mien. AnoMi. » Trois Pater et trois Art * i;$ qu'il y a «le singulier, ajoute le mémo autour e-t que cotte oraison guérit presque t.it;. cou* pour qui elle est dite, ainsi jue m. font assuré plusieurs personne» ili-;^ i. foi. » — l.e même serg«'nt se S'Tt en rore •!< f Ko autre orai«on p«>ur g érir les id.i'.iIim ''es veux : << Monsi ur sai «t Jean.p i>s.t».i p,ï ii i, trouva trois vierges en son clicinin; ij l^urdii : « Vierges, que faites-vous ici1- >'ons guérissons de la maille.— 0! gti rnse?, vu rge>, guérissez l'œil de N., » f.iisant le ji» pue «Je la croix, et smifllant dans l'ipti. ;| co?iliou'» : k >ï;i.Ilet fou grief, feu quel que a soit. «Migles, migraine et araignée, je te corrs n inde n'avoir non plus de puissance sor ret cvil qu'éliront les Juifs le jour de fâqueoi» le corps de Notre-Seigneur Jesus-Chns1. . t'ois il fait encore le signe de In crut rt souffle dans lYpil de la pors«»nne nnt.i-if, fui or.'onnant dédire tr as Pater ol trois /tr-.io nomdu l'ère, et du fils, et du Saint K>|>ril- L'exorctsme suivant n'est pas moins supm- Idieux ni moito condamnable que les Je« autres; il s'emploie contre les fièvres. Wi îtominr Dumini , Jesu, Marin. Amtn. b>vi Al>rn!i<m\ | !>cu< Isaac y Dcui Jacob f l'on Moyscs y liens /.<n or -;- Deas autm-Am quarte, terce, continue, quotidienne et tant* autre lièvre, je te conjure «le sortir de »o s is >.., rt r.ee tu n'aies non plus de pwsiiko sur son corps que le «li a hic en J«r le prêtre lorsqu'il cou acre à la mes«e; et que (u aies a perdre la chaleur, ta foret la \ii:ueur, tout ainsi que Judas perdit» routeur, quand il trahit Noire-Seigneur. Ao n«un du IV re, « le. » Il faut dire neuf /'.ifrol neuf \re, pendant neuf jours au malin, ft attacher au cou du malade le billet où «Ml» «oaiso i est écrite.

Suivant le témoigna^ d » Ji»sè,)!e', ir* «•K«)iei"mes étaient Irès-fccquenls parmi lei Juifs «lui prétendaient même en i » oir de fort eliieares de la composition de Salomon. 0» voit partes paroles «le Jesus-Cbrisl: 4n «• d • 'jui vos enfants chassmt-ils les <l- mons?<\V I. s Juifs avaient aussi chez cu\ des eiorc* tes, et certaines formules de prières potf « ouj irer l'esprit malin; et il est rapport* dans les Actes «jue quelques exorcistes joi" «|ui ctiur lient le pays se hasardèrent d *iuf o» «iuer le nom du Seigneur Jésus sur ceux 1ai étaient possédés des malins esprits, e" s ait : Je vous conjure par le Jésus que l'a»! pre.-'e.

i:\OKClSTF, un des quatre ordres mi-

nrursdans fKglise catholique iomaine.l> >é«jue conlère cet ordre eu niellant entre ' s mains do celui qui a déjà été élevé au rm? de l«'el« ur le livre «les exorcisme*. ^ 'm «lis.int : :« r.eecvcz, gardez dans voire wen.oire, et a\cz le pouvoir d'imposer m. uns sur f s < nergumènos, tant catéchumènes «pie haplisé»; »• puis il prononc:' -i* verses prières pour supplirr le Sciçneirr -re loi ae< o d a- f s grâc -s née ^sa re» i i.o tvelles fondions. Neauirmiiiï il J ^

es exp

longtemps qu'on a interdit aux ecclésiastiques qui sont dans les ordres mineurs la faculté d'exorciser les catéchumènes on les possédés. 11 n'y a plus que les prêtres qui puissent prononcer les eiorcismes, encore fU-il exigé qu'ils aient une commission particulière de l'évéque, quand il s'agit do rhasfer les démons des corps des possédés. Dans les premiers siècles de l'Eglise, les possessions étaient fréquentes, surtout par' mi les païens, et pour marquer un plus rrand mépris de la puissance du diable, on donnait la charge de les chasser à un des derniers ministres de l'Eglise. C'étaient aussi eux qui exorcisaient les catéchumènes. Le poutilical marque au nombre de leurs fonctions relie d'avertir le peuple que ceux qui ne communient point fassent place aux autres; re qui est une suite de ce qu'ils faiuitot aotiefois tant à l'égard des catéchumènes que des énergumènes, qu'ils faisaient sortir de l'église avant l'oblalion des dons sacrés

EXOTIQUES, sorcières des Grecs moderne». Elles rappellent les sorcières thessaliennes, qui métamorphosaient en animaux le» hommes auxquels elles donnaient des l>reura«os magiques. Habitantes des cavernes des lieux arides et dos solitudes, on croit les entendre mêler leurs voix rauques au hurlements des loups ou aux glapissements des chakaK Leur nom seul, qu'il est dangereux de prononcer, occasionne, dit-on, ia malheurs. Elles forment des unions monstrueuses avec les vroucolakkas,dont les corps, frappés d'excommunication, ne peuvent se dissoudre dans le tombeau.

EXOUCONT1ENS, secte d'ariens, ainsi nommés, parce qu'ils soutenaient que le Fils de Dieu avait été fait i\ oùx ovtwv, c'està-dire de rien

FXPECTANTS, secte de fanatiques anglais, qui, prétendant que l'Eglise visible ne mhmtc plus,' attendaient le retour de l'apôire saint Jean ; ils soutenaient qu'il était entore vivant, et qu'il devait bientôt reparaître pour rétablir l'Eglise. Les uns croyaient 4<i'ii résidait dans le canton de Suflblk, d'au- •fes qu'il était dans la Transilvanie. Ils lui ^•essaient des lettres pour le supplier d'accHerer son arrivée, et quand ils voyaient un «ranger, ils s'informaient s'il était l'apolre ailenda a?cc tant d'impatience. Voy. Cqeii-

r:URS.

EXPECTATION DE LA SAINTE VIERGE, f ie que l'Kglise catholique célèbre, en plu- 'eurs diocèses, le 18 décembre; on l'appelle jwore Vattentcde la Nativité. C'est le jour où '•tn commence à chanter les grandes antien- ^«de J'Avcnt, appelées les O, lequel tombe 'e 18 décembre pour plusieurs Eglises, et le b du même mois, pour d'autres, suivant lu"gedes diocèses de chanter scol ou neuf 0f res antiennes.

f-XPlATEUR. On donnait ce nom aux "'eut en général, mais particulièrement à ,uHler, parce qu'il é ail censé expier les

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