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certs admirables; mais la terre s'entr'oovrif pende temps après et engloutit cet édifice. Un quatrième fut construit en pierres par Agamède et Troplionius, la première année de la cinquième olympiade, mats ayant été brûlé, l'an 54$av;int Jésus-Christ, les Amphictyons en firent édifier un cinquième, aux frais duuel toute» les villes de la Grèce se firent un evoir de contribuer : ce temple, le plus grand et le plus riche de tous, devint un des plus fameux de la Grèce On y entretenai jour et nuit un feu continuel, il était desservi par on grand nombre de ministres de l'un et de l'autre sexe, qui avaient chacun leurs fonctions spéciales. On y remarquait, entre autres, plusieurs troupes de jeunes uarçons et de jeunes filles, destinés à chanter les louanges d'Apollon, et a former des danses religieuses du us son temple ; ce qui contribuait beaucoup à lu pompe et a la solennité de» fêles qu'on y célébrait. La merveilleuse caverne, qu'on avait eu soin d'enfermer dans l'enceinte du temple, devint encore plus célèbre depuis que les oracles s'y rendirent avec plus d'appareil et de cérémonie. Le trépied qui en fermait l'entrée était environné de branches de laurier. On ajoutait aux vapeurs qui en sortaient par la fumée de plusieurs substances odoriférantes que l'on brûlait audessous ; ce qui formait un épais nuage dans le temple, et y répandait une obscurité mystérieuse. La voix de la Pythie assise sur le trépied, sortant du sein de ce nuage, en paraissait plus frappante et plus auguste ; d'ailleurs l'activité de ces parfums contribuait beaucoup à procurer a la prêtresse ce délire sacré, avant-coureur de l'inspiration du dieu et de» oracles qu'elle allait prononcer, allais la Pythie n'était pa9 in«piréeen toullemp» et en louteoccasion.il y avaitaupara vaut bien des cérémonies à observer et un grand nombre de précautions à prendre. Au commencement, il fallait souvent sacrifier pendant on an entier, avant de se rendre le dieu propice. Alors il n'inspirait la Pythie qu'une foie l'année, dans le premier mois du printemps. On obtint enfin d'Apollon qu'il la favoriserait de sou esprit divin une fois par mois. Tous les jours du mois n'étaient pas couvenables ; il y en avait qu'on regardait comme des jours malheureux, et où il n'était ps» permis d'interroger l'oracle. La Pythie n'eût osé se rendre ces jours-là au sanctuaire, parce que, disait-on, quand même elle y eût été contrainte par violence, sa vie n'aurait pas été en sûreté. Aussi, dans ces occasions, elle cherchait à contenter par quelque réponse adroite ceux qui voulaient la forcer A monter sur le trépied.
Quand il était permis de consulter l'oracle, on s'y préparait par des sacrifiées. Ily avait cinq sacrificateurs en titre d'office, qui immolaient eux-mêmes les victimes. Ils devaient s'assnrer auparavant si elles étaient pures, saines, entières, et si elles réunissaient toutes les qualités requises. Il fallait, lorsque la victime refusait les effusions d'eau ou de vin, qu'elle tremblât et frémit «tans toutes les parties de son corps. Ce n'était pas assez
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
qu'elle secouât la tète, comme dans le» sacrifices ordinaires ; si les palpitations ne se fais lientpas ressenlirdan» toos ses membres, la prétresse n'était pas installée sur le Iré-
Sicd, dans la crainte qu'il n'arrivât des accienls. Après l'inspeclion des qualités requises à l'extérieur, on procédait à 1 examen des parties internes, en lui présentant de la nourriture, par exemple, de la farine aux taureaux , et une espèce particulière de pois aux sangliers. Si ces animaux refusaient de manger, on les rejetait comme impropres au sacrifice. Les chèvres n'étaient éprouvées qu'avec de l'eau froide. De son côté la Pythie s'était préparée par une abstinence de trois jours, au bout desquels elle se baignait dans l'eau de la fontaine de Gaslalie, ou s'y lavait au moins les mains et les pieds. Après cette purification extérieure, elle avalait une certaine quantité d'eau de la même fontaine, et mâchait quelques feuilles de laurier qu'on avait cueillies auprès. Le jour de 1'insiallalion, on attendait l'arrivée d'Apollon, qui manifestait sa présence en secouant lui-même le laurier qui était devant la porte de son temple. Alors les grands prêtres, qu'on appelait autrement les prophètes, conduisaient la Pythie au sanctuaire et la plaçaientsur le trépied. Elley étaitassisedansla situation la plus propre à recevoir l'émanation prophétique. Dès qu'elle se sentait pénétrée de l'exhalaison divine, on voyait ses cheveux se dresser sur sa tête ; ses yeux étaient hagards, sa bouche écumait, un tremblement subit et violent s'emparait de tout Sun corps. Klle voulait s'arracher aux prophètes qui la retenaient de force sur le trépied ; ses cris, ses hurlements faisaient retentir le temple, et j< talent une sainte frayeur dans l'âme de» assistants. Dans cet élal violent, elle proférait, par intervalles, quelques paroles mal articulées, que les prophètes recueillaient avec soin, et qu'ils arrangeaient ensuite pour leur donner la liaison et la structure nécessaires. Ils les rédigeaient communément en vers , mais de telle manière que, quel que fût l'événement, la prédiction se trouvait accomplie, comme dans cette réponse faite à Pyrrhus qui demandait quel serait le résultat de la guerre contre les Romains :
Aio l#. jEacida. Romanot vtneere poste.
11 se crut assuré de la victoire, il se battit et Tut vaincu, mais la structure de ce vers était telle, que sa défaite ne donna point de démenti a l'oracle (1). Lorsque la Pythie était demeurée sur le (répied un temps suffisant, les prophètes la ramenaient dans sa cellule, où elle était plusieurs jours à se remettre de ses fatigues. Quelquefois, si l'on eu croit Lucien, une prompte mort était la suite de son enthousiasme
Au dehors du sanctuaire, sur le perron du temple, il y avait une troupe de femmes
(t) Je n'ignore poinlqne quelqnes-uns s'inscrivent en fatu contre ce vers latin, parce i|iie la réponse a dû être donnée en grec a Pyrrhus uui éurii Grec ; mai»
rangées en haie, pour empêcher les profanes d'approcher du trépied sacré. Dans le même lieu se tenait un ministre du temple, dont les fonctions étaient a*sez fatigantes. Dès le lever du soleil, il fallait qu'il balayât le temple avec des branches de laurier cueillies â la fontaine de Castalie. Il devait attacher des couronnes du même laurier sur les portes elles murailles du temple, sur les autels, autour du trépied sacré, et il en distribuait aux prophètes, aux poètes, aux sacrificateurs et aux autres ministres. 11 allait ensuite puiser de l'eau à la fontaine de Castalie, dans des vases d'or; il en remplissait les vases sacrés qui étaient placés à l'entrée du temple, et où l'on était obligé de se purifier les mains en entrant. Après cela il prenait un arc et un carquois pour aller donner la chasse aux oiseaux qui se posaient sur les statues dont le temple était environné. Il devait d'abord les chasser en les effrayant; mais s'ils s'opiniâlraiont à rester ou à revenir sur le temple et sur les statues, il fallait qu'il les luât. La colombe seule était privilégiée, elle pouvait môme habiter dans le temple. Pendant tout le temps que duraient les fonctions de ce ministre, il devait apporter une scrupuleuse attention à se garantir de tout ce qui aurait pu donner atteinte â sa pureté.
Les richesses du temple de Delphes excitèrent plusieurs fois la cupidité. Pyrrhus, Xerxès, les Phocéens, les Gaulois .l'empereur Néron, s'approprièrent tour à tour ces trésors sacrés. Ce dernier poussa l'impiété cl le sacrilège jusqu'à faire boucher la mystérieuse caverne, et la souilla par le sang de plusieurs hommes qu'il fit égorger dessus. Mais à cette époque, l'oracle de Delphes était bien déchu de son crédit. Plusieurs historiens rapportent que, vers le temps où Jésus- Christ vint au monde, Apollon cessa de prophétiser à Delphes; que l'empereur Auguste y ayant envoyé des députés pour savoir la raison de ce silence, il leur fut répondu par ces vers:
Me puer Hebrœui, dii-ot Devt ipse guberitan; C.edtre $ede jubet, Iritlemque redire tub orewn, Arit ergo dehme lacilu abteedilo notlris.
« Un enfant hébreu, maître des dieux, et Dieu lui-même, me force de quitter la place, cl de rentrer dans les enfers: éloigne-loi donc de mes autels désormais condamnés au silence. » On peut révoquer en doute l'authenticité de ce dernier oracle de Delphes ; mais il demeure certain que l'oracle se tut vers le temps où naquit le Sauveur dea hommes.
DELPHINIES, fêle que les Eginètes célébraient en l'honneur d'Apollon de Delphes. Le mois où cette fétu tombait, et qui répondait à peu près au mois de juin, s'appelait Detphinius. Les Athéniens célébraient, le six; du mois de munychion, une fête du mémo
on a pu conserver dsns celle induction une amphibologie qui existait dans la langue originale.
ruai, en l'honneur d'Apollon Delphinius, qgi avait an temple dans leur ville.
DELVBRUàt. Quoique ce mot latin se prenne pour toute sorte de maisons sacrées, re n'était à proprement parler que l'endroit oà les anciens plaçaient la statue d'un dieu, m bien une fontaine qui était devant le temple, dans laquelle on se lavait avant d'entrer.
DELUENTINUS, dieu que les habitants de Crastumies invoquaient en temps de pierre, pour être préservés de tout ravage de la part de leurs ennemis.
DÉLUGE. 1. « Lorsque les hommes eurent commencé à se multiplier sur la terre, et à engendrer des filles, les enfants de Dieu rojint que les filles des hommes étaient belles prirent pour épouses celles qui leur plurent. El Jéhova dit: Mon esprit ne luttera pôioi toujours avec les hommes, car ils ne tonl que chair, et leurs jours ne seront que décent viogl ans. En ces jours-là, il y avait nt la terre des géants, nés du commerce 4w enfant* de Dieu avec les filles des hommes. Ce sont ces hommes puissants, renommes dans l'antiquité. Et Jéhova vit que la malice des hommes était grande sur la terre, et toute l'imagination des pensées de leur cœur n'était que mal eu tout temps. Jéhova se repentit donc d'avoir fait l'homme sur la terre, et en eut du déplaisir dans son cœur. Alors Jéhova dit: J'exterminerai de •Visas la terre les hommes que j'ai créés, devais l'homme jusqu'aux quadrupèdes, aux reptiles et aux oiseaux du ciel ; car je me reprni de les avoir faits. Mais Noé trouva grice ans veux de Jéhova.... Or Noé était m Wme juste et parfait en son temps. 11 marcha constamment avec Dieu; et il avait engendré trois fils, Sem, Cham et Japhet. l/aii toute ta terre était corrompue devaut Diea et remplie d'iniquité. Dieu regarda donc la terre, et vit qu'elle était corrompue; car tonte chair avait corrompu sa voie sur la (me. Et Dieu dit à Noé: La fin de toute chair est venue devant moi, car les hommes col rempli la terre d'iniquité; voilà que je vais les exterminer avec la terre. Fais-toi nue arche de bois de sapin; tu la feras avec des loges, et tu la calfeutreras de bitume par dedans et jiar dehors. Tu la feras de la longueur de 300 coudées, de la largeur de 50, et delà hauteur de 30. Tu donneras du jour à i arche, et tu feras son comble d'une coudée de hauteur, et tu mettras la porte de l'arche *nr le coté et tu y pratiqueras un compartiment inférieur, un second et un troisième. Je ferai venir un déluge d'eaux surla terre, poor détruire toute chair en laquelle, il y a esprit de vie sous les cieux, et tout ce qui est sar la terre expirera. Mais j'établirai non alliance avec loi , et tu entreras dans l'arche, toi, tes fils, la femme et les femmes b tes enfants. Kt de tout ce qui a vie, lu en feras entrer deux de chaque espèce dans 'arche, pour les conserver avec toi, le mâle et la femelle ; des oiseaux selon leur espèce, des quadrupèdes selon leur espèce, et de <wu les reptiles selon leur espèce. Un cou-
ple de chacun entrera avec toi pour être conservé en vie. Prends aussi avec toi des comestibles de toute sorte, fais-en des amas, afin qu'ils servent de nourriture pour toi et pour eux. Noé fit tout ce que Dieu lui avait commandé.
« Jehova dit à Noé: Entre dans l'arche, toi et toute ta famille ; car je l'ai vu juste devant moi en ce temps-ci. Tu prendras de tous les animaux purs sept couples, les mâles et leurs femelles; mais des animaux non purs, un couple seulement, le mâle et sa femelle. Tu prendras aussi des oiseaux du ciel sept couples, les mâles et leurs femelles, afin d'en conserver la race sur toule la terre. Car, dans sept jours, je ferai pleuvoir sur la terre, pendant quarante jours et quarante nuits, et j'exterminerai de dessus la terre tous les êtres que j'ai créés. Noé fit tout ce que Jéhova lui avait commandé. Or Noé était âgé de .six cents ans, lorsque le déluge des eaux vint sur la terre. Noé entra donc dans l'arche, et avec lui ses fils, sa femme et les femmes de ses enfants, pour se garantir du déluge. De tous les animaux purs et des non purs, des oiseaux et de tout ce qui avait mouvement sur la terre, vinrent deux à deux dans l'arche, le mâle et la femelle, ainsi que Dieu l'avait ordonné à Noé. Et il arriva que le septième jour, leseanx du déluge tombèrent sur la terre. En l'an 600 de la vie de Noé, le dix-septième jour du second mois, toutes les sources du grand abîme se rompirent, les écluses des cieux furent ouvertes, et la pluie tomba sur la terre pendant quarante jours et quarante nnils.... Or les eaux crûrent et soulevèrent l'arche et l'élevèrent au-dessus de la terre. Les eaux s'accrurent et montèrent considérablement, et l'arche flottait au-dessus des eaux. Les eaux s'élevèrent tellement que les plus hautes montagnes qui sont sous les cieux en furent couvertes: les eaux étaient montées de quinze coudées par-dessus. ..Toute chair qui avait mouvement sur la terre expira, tant des oiseaux que des bestiaux, des quadrupèdes et de tous les reptiles qui se traînent sur la terre, et tous les hommes. Tous les êtres qui avaient un souffle de vie sur le continent périrent. Ainsi fut extermi é tout ce qui se trouvait sur la terre, depuis les hommes jusqu'aux animaux, aux reptiles et aux oiseaux du ciel ; tout fut détruit; il ne resta que Noé et ce qui était avec lui dans l'arche. Les eaux se maintinrent sur la terre durant cent cinquante jours.
« Or Dieu se souvint de Noé et de tons les animaux et de tous les besliaux qui étaient avec lui dans l'arche, et Dieu fit passer un vent sur la terre, et les eaux s'arrêtèrent ; les sources de l'abime et les écluses des cieux se refermèrent, et la pluie ne tomba plus du ciel. Les eaux s'écoulèrent de dessus la terre avec un mouvement de flux et de reflux, et elles diminuèrent au bout de cent cinquante jours. Le dix-septième jour du septième mois, l'arche s'arrêta sur les montagnes d'Ararat, et les eaux allèrent en diminuant de plus en plus-iusqu'au dixième
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mois, et au premier jour du dixième mois, les sommets «!•**» montagnes apparurent. A t fioul de quarante jours, Noé ouvrit la feue- Ire de l'arche qu'il avait faite, et il lâcha un corbeau qui sortit, allant et ri'venanl, j isqu'à ce <|in* les eaux se fussent des-échées sur la terre. Il lit partir aussi une nilomlte pour voir >i les eaux avaient baissé sur la terre; mais la colombe, ne trouvant pas une plaie où | oser son pieil, retourna à l'arche, car les eaux étaient sur toute la face de la t. ne. et Noc étendant la m tin a repril ''t la fit rentrer dans l'arelie. Après «noir iltendu em oie sept autres jours, il lâcha encore la roloin'ie II os de l au lie; elle revint vois le soir portant à son bec une feuille arraché à un olivier. Noe co wpn: que les eaux l iaient diminuées sur la terre, il attend l encore sept autres jours. |-uis il l u ha la colombe qui ne i evitil plus.
• L'an <)<>! de I i vie d • Noé, le premier jour du premier mois, bscaix furent des serliees d' dessus 'a terre; Noc ot .t ut la couvenuro de l'arche regarda, et vil que la surface de la terre se séchait; el au vingtseptième jour du second mois, la terre était tout à l'ail sèche. Dieu parla à N >e el lui dit: Sors de l'arche, lui et ta femme, tes fils et les femmes de tes lils; lais s irlir avec toi tous les animaux de toute chair, tant des oiseaux que des quadrupèdes, el tous les reptiles qui rampent sur la terre; qu'ils se perpétuent sur la terre, qu'ils croissent el s \ multiplient. Noé sortit donc, et avec lui ses fils, sa femme et ies femmes de ses entants ; tous les quadrupèdes, tous les reptiles, tous les oiseaux, tout se qui se meut sur la l- rre, selon leurespè e, sortirent d 'I'arihe. Noe conslrui.it un autel à Jchova, et prit de tous les animaux purs el de tous les oiseaux purs, et il en offrit des holocaustes sur l'autel. Kl Jchova sentit une o<lcur agréable, el dit eu son co?ur: J. ne maudirai pins la terre à l'occasion des hommes, quoique l'imagination du co ur des hommes «mil mauvaise dès la je uiesse, el je ne frapperai plus tout être vivant, comme j'ai l'ai'. Tant que durera la terre, les semailles cl les moissons, le froid et le chaud, l'été et l'hiver, le jour cl la nuit ne cesseront plus. El On u bénit Noé el ses enlauts et leur dit: Croissez, multiplie/ et remplisse/ la terre, nue tous 1rs animaux de la terre, tous les oiseaux du ciel, tout ce qui se m< ni sur la terre, tous fis poissons de la mer. vous craignent et vous redoutent; ils sont livres entre vos mains. Tout ce qui se nu ut et qui a vie vous servira d'aliment; je vous donne toutes ces choses, ainsi qu- les légumes d. s champs. Toutefois vous ne manu n i pas ia chair avec ce qui l'atome, c'esl-a-dire avec son »ang. »
Tel esl le récit de l'écrivain sacré, qui ajoute que Dieu établit l'arc-en-ciel comme signe de Palliante qu'il contractait avec le genre humain, el pu laquelle il s'engageait a ne plus faire penr par le déluge la race des hommes.
Il u'est peul-èlre pas de fait antique mieux
F S HRLIGIONS
constate, et appuyé d une autorité plus imposante que celui du déluge universel - h% découvertes de la géologie, d'accord ave' ;<« traditions de tous les peuples de la terre viennent rendre justice au récit inspire .|<! Moïse et ne laissent plus lieu au moindre doute. I.a géologie n'elanl pas du ressort île cet ouvrage, p. ois n"!^ i onlenterotis île «Je. rouler sous ie veux de nos lecteurs 1rs Iradilious des principales nalions de l'univers qui toutes »'a< i -ordent à placer cel événement ■ p u près vers la même époque, c'està- ii'e '» a 5l>0 l ans «ivaul le temps <>ii iio;h sommes actuellement, [.es dat. s f mrnies p;r les Chai'leeus. les, t'.hino s. les Indiens elle» tirées, coïnc dent «l'une mamèie frappante avec l'epeqne indiquée par Moïse. On sait au reste que e déluge, au ne l'an >lu monde lo d», d',ipn'-s la chronologie hit>lii|ue , ne peut pas être aussi exact ment détermine, quant an laps de le .ips qui s'est écoulé depuis, l.e lexle «ies Sep'aute (celui qui a ! longe je plus i'inteiv die entre le déloge d noii'j ne | i il remonter celle grande calastroph* q »'a ij.'MN, ava t l'époque actuelle 1SW ; d selon le texte hébreu ont la chmn ilogie est la (>l us courte, a MO'», en suivant le raical d'L'sserins. "U à' iV2l.tn suivant celui de Fieret
2. Les (i recs , qui ont toujours Imi' conf»n lu, qui ont tout localise , ou plutôt qui ont circonscrit tous les événements dans ■«•-' limites de leur pays, soil par orgueil, soit par ignorance des limps e: îles lieux, reemtuaisseni ileux déluges, celui il Ojyuès el celui de Deucalion; ils pretendeul assigner » ce» «leiix cataclysmes des epoque> el deslieui différents, mais ils ajoutent i leurs récit» (Ws circonstances im onciliab es entre elle» H avec ces époques mêmes.
Le déluge d'Ogjgès serait arrivé dani l'Allique et la lleoiie; sa date, telle qu'ellcaéfé fixée par \ airon ci rappor ce par Ouion», à IhOO ans avant la première olynipi . 'le, remonte; ai: à 22V ans, c'esl-a-d re,a il an* près, ,i l'époque fixée pour le déluge de V*. par le texte hébreu de la llenèse. selon le calcul d l'sserius. Le second déluge jver.iil celui de Deuc limn ; il offre les traits les plu* frappa uls avec le récit de la tienése. Jupiter, voyant croître la malice <les hommes, résolut de submerger ie genre humain. Deu'ali"'. fils de Promelhee . t man de Fy i'rha, régnait alors en Thessalie; c elait l'epuquede transition de l àge d'airain .i l'âge de fer : RUidé par une inspiration dniu< ,ce princ O'iiitruisil un coffre, ou arche de bois, appew larnnx, qu'il garnit de toutes les provi«iom qui lui étaient nécessaires ; il embarqua au»si avec lui, suivant Lucien . des animaui de toute e «pèce,et vogua ai si sur les flots tendant que toute la lace de la terre était inondée. Des qu il sentit les eaux baisser, il envoya des colombes po ir s assurer si la terre était de. ouverte. Nm arche aborla ensuite sur une haute montagne , qu'Apollodore et Tind ire appellent le Parnasse, mais qui c$l I • mont Alhos, suivant Servius, el l'E"'3 suivant H y gin. A peine débarques, Deucaiw*
tt DEL
ri Pvrrba érigèrent un 4utef et offrirent un lacnhce à Jupiter Phryxieo ou sauveur. Us 2 lofent enuoate consulter la déesse Thémis, qui rendait se» oracles au pied du Parnasse, M reçurent celle réponse : « Sortez du lemriie; voilea-vous le vi-age ; détachez vos reialnres, et jelez derrière vous les os de roire graod'mère. » Ils ne comprirent pas d'abor l le sens de l'oracle, et leur pieté fut •formée d'un ordre qui paraissait cruel. Mais Deoeaiion, après y avoir bien réfléchi, comprit que la terre étant leur mère commune, f» os étaient des pierres. Us en ramassèrent don et les a\ant jetées derrière eux, ils «'aperçurent que celles de Deucalion Haienl changées eu hommes., et relies de Pmba en femmes. Bien que les Grecs re- K^rlrat ce déluge comme seulement local, cependant ils uo s'accordent pas entre eux »ar les contrées qui furent submergées ; Dkxlore peuse que ses effets ont pu s el- udr# jusque \ers la haute Egypte. Ovide ne balance pas à le rendre universel; au reste, ii tous les hommes n'eussent pas été détruits, qofUe nécessité de recourir à un prodige poer repeupler la terre? Le déluge de Deucalkoa et celui de Noé sont donc identiques ; ces deux événements arrivent à la même rp»que, dans le siècle d'airain, lorsque la trrre e>t couverte de crimes énormes ; tous deex arrivent par ordre de la divinité irritée de la m de forfaits; dans tous deux, un grand personnage, le seul homme juste de la terre, est sauvé par une arche ; dans tous deux, ce personnage s'assure de la retraite 4rs eaux par l'émission de colombes; il aborde sur une haute montagne, il offre uo samic« au *lieu qui fa sauve ; enfin il repeuple la terre. « Selon quelques auteurs, eVi M. L» troène, les déluge» de Noé, d'Ogyfé- ei de Deuralion seraient le même. Des r.<pparls de circonstance, le nom à'Inachidei (Xcaehus), de la constellation de Percée, et leftevdogie de celui de Oeucalion (fabi icakurd coffre), semblent donner du poids à ce »ealimeol. Si l'on considère que les i radiiions des premières colonies de la Grèce dileul de leur arrivée dans ce pays, qu'elles se rattachent comme point de départ, et sans. lran*iiioua intermédiaires, à une ère commune, celle du déluge , les époques de ces cataclysmes tui différeront qu'en apparence.»
foy. DKUC4LION.
3. Les traditions phéniciennes concordent avec ce H es des Grecs; ces derniers même paraissent leur avoir emprunté le récit qu'ils bol do déluge. Les habitants de Hiérapolis son tenaient qu'à l'époque de la grande inondai ion, il s'était ouvert dans leur pays un •Mme qui engloutit toutes les eaux ; et que Deucalion. en mémoire de cet événement, y dressa nn autel et y bâtit un temple à Hiérapolis. On y voyait en effet uue ouverture tort petite, du temps de Lucien, qui suppose •^'autrefois elle avait dû être plus gra:ide. fous les ans, dans la même ville, on célébrait une fêle conur.émorative du déluge. Le* Syriens, les Arabes et les peuples d'au dtlû de l'fcuphrak, accouraicul deux fois»
Tannée à Hiérapolis ; allaient puiser de l'eau à la mer, c'est-à-dire au lac voisin, rapportaient dans le temple et la versaient dans l'ouverture dont nous avons parlé. C'était encore Deucalion qui, disait-on, avait institué cette cérémonie pour conserver la mémoire du déluge.
4. Le récit des Chaldéens n'est pas moins précis. Xisuthrus, au rapport de Bérosc cité par George Syncelle, régnait à Bahylonc sur les hommes de la dixième génération. Cronos lui apparut en songe, et l'avertit que le quinzième jour du mois da^siu», toute la race des humains périrait par le déluge. Il lui ordonna en conséquence de mettre par écrit l'histoire de tous les événements arrivés jusque-là, et d'enterrer cet écrit à Sipj ara, ville du soleil. 11 lui commanda aussi de construire un vaisseau où il se retirerait avec ses parents et ses amis, après y avoir rois les provisions nécessaires , et d y faire entrer des oiseaux et des quadrupèdes. Enfin if lui recommanda, lorsqu'on lui demanderait <<ù il se rendait avec son vaisseau, de répomlrc qu'il allait vers les dieux pour les prier de rendre bqureux le genre humain. Xisuthrus exécuta fidèlement ces ordres. Il construisit un vaisseau long de cinq stades (environ V72 toises ) cl large de deux (189 toises), où il entra avec sa femme, ses enfants et ses amis. Le déluge arriva aussitôt. Au bout d'un certain temps , voulant connaître si les eaux s'étaient retirées, Xisuthrus lâcha quelques oiseaux qui revinrent bientôt au vaisseau, parce qu'ils ne trouvèrent ni nourriture, ni lieu où ils pussent se reposer. Quelques jours après, il donna la liberté à quelques autres oiseaux, qui revinrent avec un peu de boue aux pattes. Enfin, il eu laissa envoler pour la troisième fois ; ceux-ci ne revinrent plus. Xisuthrus jugeant par là que la terre commençait à se dessécherait une ouverture au \ ai-seau et reconnut qu'il s'était arrêté sur une montagne. 11 sortit alors avec sa femme, sa fille et son pi* lole, baisa la terre, érigea un autel, offrit un sacrifice aux dieux et disparut avec ces trois personnes. Les gens qui étaient restés «'ans le vaisseau, ne voyant revenir ni leur chef, ni ceux qui l'avaient accompagné , mirent pied à terre pour les chercher. Pendant qu'ils les appelaient à grands cris, ils entendirent une voix qui leur ordoona d'être religieux envers les dieux, et qui leur apprit que la piété de Xisuthrus lui avait mérité d'être transporté dans le séjour des dieux avec ceux qui étaient sortis du vaisseau en même temps que lui. La même voix leur donna or* dre de se rendre à Babylone, de prendre les écrits qui étaient cachés à Sippara, et d'en faire part à la postérité. L'endroit indiqué se trouvait en Arménie. Dès que la voix eut cessé de se faire enteudre. ils offrirent des sacrifices aux dieux, prirent ensemble la route de Babylone, déterrèrent les écrits dont la v«/ix céleste leur avait parlé, rebâtirent la tille du soleil , construisirent des temples et fondèrent plusieurs villes. .