Les Egyptiens rapportent que, dans le
9j dictionnaire
temps qu'Osiris était occupé A instruire ! s hoiiiines en Klhiopie, le Nil \intà déborder aux approches du solstice . et que, s'étant répandu dans les plaines, il occasionna un déluge qui aurait nove tous les hommes, si lien nie n'eût arrêté le* eaux en élevant des digues cl sauvé ainsi uni* ri i «■ du genre humain. Ce récit ne fait évidemment allusion qu'A un déluge partiel; niais Minardi cite, daptés Alhumassar, deux anciens livres égyptiens, où on lirait que le inonde avait été renouvelé après le déluge, lorsque le soleil était au premier degré du Helier. et IVégulus dans le colure du solstice. Diodore rapporte également que les 'Humains avaient construit un grand navire de bois de cèdre, de 2X0 coudées de long, doré eu dehors et argenté en dedans, et qu'on l'avait consacré au dieu le plus honoré à Thèbes. Deux colombes, suivant Hérodote. s'él,:ient envolées de celte ville et étaient parties chacune poui une contrée différente: l'une d'elles arriva à Dodone et se percha sur un hêtre.
6. Les auteurs arméniens du moyen âge s'accordent à peu près avec, l'une des chronologies de la (ienèse, lorsqu'ils font remonter le déluge à V.)'*V ans: et l'on pourrait croire qu'ayant recueilli les vieilles tradition-, et peut-être extrait les vieilles chroniques de leur pays , ils forment une autorité de plus en faveur de la nouveauté des peuples ; mais quand on réfléchit que leur littérature historique ne date que du v siècle, et qu'ils ont connu Eusèhe, on comprend qu'ils ont dû s ac< ommoder à sa chronologie et à celle delà Rible. Cependant il est certain que la iradi i ton du déluge existait en Arménie bien avant la conversion des habitants au christianisme: et la ville qui, selon Josèphe, él iit appelée le lien de In Descente, existe encore au pied du mont Arar.il, et porte le nom de XttchiUt hnan, qui a en effet ce sens-là. Les Arméniens soutiennent que l'arche qui a sauvé la race humaine du déluge est encore actuellement sur celte montagne, appelée pour cela par les Persans A'* //-. Y mi/i, la montagne de Noé, ou Sahnt-Topuz, heureuse colline. Ils ajoutent que jamais personne n'a pu monter jusqu'au lieu où elle s'arrêta. Ils cru eut ee'a fermement sur la foi d'un pré tendu mirac'c arrivé à un moine d'Ktchmiadziu, nommé Jacques, qui fut depuis évêque de Nisihc. On raconte que ce moine, prévenu de la commune opinion que ce mont était assurément celui où l'arche se reposa après le déluge, forma le desscinde parvenir a son .sommet ou de mourir dans l'entreprise ; qu'il parvint à la moitié, mais qu'il ne put jamais passer outre , parce qu'après avoir monté t >ul le jour, il se trouvait la nuit, durant son sommeil, reporte miraculeusement au lieu d'où il était parti le malin ; que cela continua longtemps de la sorte: mais qu'enfin Dieu exauça les vœux de ce moine, en partie du moins; car un ange lui apporta une pièce de l'arche, eu lui disant de ne plus se fatiguer vainement à monter à un lieu dont Dieu avait iulerdit l'accès aux hommes. Cependant les auteurs auciens, tels que José-
DES RELH..I0NS. %
phe. Rérose et Nicolas de Damas, assurent que, de leur temps, on montrait les restes de l'arche, et qu'on prenait, comme un préservatif salutaire, la poudre du bitume dont elle était enduite
7. Nous consignons ici la tradition mutnifimne sur le déluge ; cependant elle tic petit pas corroborer l'authenticité de ce «rand < vene .eut, car elle est calquée (oui entière sur la Cible, sauf cependant les erreurs que les Musulmans y ont glosées à dessein. Voici comme s'exprime Munedjun-Rasclii-Aluucd- K iendi. d'après la traduction de Mouradgca d'< )hs<on.
Noé fut d'abord appelé Siken. Ce mm indiquait qu'en sa personne se concentraient
I i génération passée et la génération fuhri*.
II eut ensuite le nom de .Xouh, dérive de Xmihu. qui sig- ifie gémir, se lamenter, ù cause de ses larmes et de ses gémissements sur les iniquités et la corruption générale des hommes. Ce patriarche, vénéré comme 1- second père du genre humain, était d'un caractère dur et sévère. Il exerçait le potier de charpentier. A l'ât:c de c liquante .nu, il recul du ciel des ordres pour prêcher les peuple^, le> rappeler à la loi et les exhorter à !a pénitence. Mais son zèle, ses prélicalions, ses efforts, furent inutiles. Le momie était plongé dans la corruption et dans l'impiété. S *s conseils et ses menaces ne produisirent qu'un soulèvement général ; on alla même jusqu'à frapper ce patriarche. N»é,de« sespérant d" la conversion de ces infiilc'et. demanda leur perte à l'Kt rnel. N > penne!lez pas. o mon Dieu! s'ecria-t-il , qu'aucoo d'eux continue à vivre et à marcher sur la surface de la terre. < Si prière fut exaucée. 11 eut ordre de construire l'arche. Ce vais se u, long de 300 pieds, sur 50 de largeur et :10 de hauteur, fut commencé 100 ans avant le déluge, l'année même de la naissance de Sein, son fils.
" l/archc, entièrement construite debois d'ébène, recul à Cufa la famille de Noé, avec des oiseaux ■■! des animaux de toute espèce, mâles et femelles, ainsi que le corps d'Adam, enfermé dans un cercueil de buis. Tel fui l'ordre 'le l'Eternel. Yam, que l'on appelait encore Canaan, quatrième (ils de Noé. indocile à la voix de son père, refusa d'entrer dans l'arche et périt avec le reste du genre humain. Ce déluge commença le 17 de la lune de séfer, et continua quarante jours et quarante nuits sans interruption. Toute la terre en fut submergée, et resta couverte de ces eaux célestes pendant i'M) jours. A ce terme, l'arche, jusqu'alors flottante sur les eaux, s'arrêta sur la montagne de Djoudi<n Arabie. C'est là que Nue en sortit avec sa famille, et qu'il rendil des actions de grâce* an ciel, en immolant des victimes. Alors Dieu bénit sa postérité, lui renouvela ses lois, et lui donna l'arc-en-ciel pour signe de sa grâce et de sa réconciliation. Noé se fixa en ce heu avec Sem, Chant el J ipheth. ses enfants, et le resle de sa famille, au ti jmbre de 80 personnes, ce qui tit appeler celle habitation Caryut-cl-Sémanin, le village des Quatre-
Vingts. Le premier soin de Noé fat de renaître le corps d'Adam dans la grotte de la montagne Djebel- Abi-Cobais, qui domine la Mecque. »
8. D'après les livres des Partis, le souverain Créateur sut que le mauvais génie se disposait à tenter l'homme; il ne jugea pas à propos de l'empêcher par lui-même, il se ronleota de députer des anges pour veiller sur l'homme. Cependant le mal augmenta, lloDimese perdit, et Dieu envoya un déluge qui dura dix jours et dix. nuits, et détruisit lr genre humain. L'apparition de Kaioumors ,'l'bomme- taureau, le premier homme) y est aussi précédée de la création d'une grande
9. Les Hindou* croient, dit William Jones, <jne, sous le règne de Vaivaswata, ou enbol du Soleil, toute la terre Tut submergée, et tout le genre humain détruit par un déloge,à l'exception de ce prince religieux, des sept Ricbis el de leurs épouses. Celle histoire est racontée avec aulant de clarté que d'élégaoee, dans le vm* livre du Bbagawata; je ne bornerai à en présenter ici un abrégé.
« Le démon Hayagriva ayant soustrait les Vetas à la vigilance de Brahma, tandis qu'il m reposait à la fi» du sixième Manawanlara, Uute U race des homme» devint corrompue, dormit les sept Richis et Satyavrata, qui régnait alors à Dravira. Un jour que ce prince s'acquittait de ses ablutions dans la rivière Kxitamala, Vichnou lui apparut sous la forme d uo petit poisson, et, après avoir augmenté en stature dans divers fleuves, il fut placé l>ar Saivauata dans l'Océan, où il adressa ces paroles à son adorateur surpris : « Dans sept jours, on déluge détruira toutes les créatures qui ra oDl offensé; mais tu seras mis en sûreté dêu$ on vaisseau merveilleusement construit. Prends donc des herbes médicinales et des graines de toute espèce, cl entre sans crainte dans l'arche avec les sept personnages recommandâmes par leur sainteté, vos femmes el des couples de tous les animaux. Tu verras alors Dieu face à face, et ta obtiendras des réponses à toutes les questions. • U disparut à ces mots, et au bout de sept jours, l'océan commença à submerger les cotes, et la terre fut inondée de pluies ronliuuelles. Satyavrata, étant à méditer sur la ditinilé, aperçut un grand navire qui «avançait sur les eaux. Il y entra, après s'être exactement conformé aux instructions de Vicbnoo, qui, sous la forme d'un vaste poisson, permit que le navire fût attaché, atec le graud serpent marin en guise de cible, à sa corne démesurée. Quand le déloge eut cessé, Vichnou tua le démon, recouvra les Vedas, instruisit Satyavrata dans la science divine, el le nomma septième Manou. en lui donnant le nom de Vaivaswata. • D'après les Transactions philosophiques de 1701, les Indiens racontent qu'un déluge arrira, il y a environ 21,000 ans; que loule la terre fut couverte par la mer, à l'exception d'une montagne dans le nord. Ce déluge dura 1^0 ans, 7 mois et 3 jours. Sept hommes et
une seule femme furent sauvés du déloge universel.
Dans la Dissertation historique de la religion des Banians, donnée par l'Anglais Lord, il est rapporté que le monde ayant été peuplé par les quatre pères du genre humain, la méchanceté et les crimes se répandirent sur la terre; les brahmanes étaient devenus irréligieux et mondains ; les kchalriyas, injustes et oppresseurs; les soudras, trompeurs et faussaires; les vaisyas, paresseux etdébao-. ebés. Dieu fol irrité de l'iniquité croissante,' et résolut de faire périr les hommes par un déluge. Les cieux se couvrirent de ténèbres, la mer s'enfla comme pour se joindre avec, les nues. On entendit de grands bruits dans l'air; le tonnerre el les éclairs éclatèrent aux pâles du monde, et il y eut un déluge universel, qui détruisit toutes les nations de la terre, et lava le monde des infamies dont il s'était souillé. Par ce moyen les corps furent punis de leurs crimes, mais les âmes furent reçues dans le sein de Dieu. Ainsi finit le premier âge, suivant la tradition des Banians.
10. Les Tar tares qui professent le chamanisme reconnaissent que chaque âge du monde se termine par un déluge universel. Suivant leur cosmogonie, les premiers hommes, déjà déchus de leurs prérogatives célestes, et réduits à une condition misérable sur la terre, ajoutèrent le crime à leur malheur. L'envie, la jalousie, s'emparèrent de leurs cœurs. On ne vit plus que des infortunés, tous occupés à se dépouiller, à se frapper, à se détruire; la terre fut livrée au pillage, aux combats, aux massacres ; tous les vices et tous les maux l'infectèrent à U fois; la vie humaine décroissait à mesure que les hommes devenaient plus méchants. Enfin, on entendit la voix des Tenguéris ou esprits célestes, qui, du haut du ciel, annoncèrent que bientôt tomberait une pluie abondante, mêlée de glaives et de fers tranchants. Les hommes épouvantés rassemblèrent des aliments pour plusieurs jours; car un petit nombre de jours équivalait alors à des années, tant la vie était courte ; ils se renfermèrent avec leurs provisions dans le creux des rochers. La tempête éclata, comme elle avail été prédite; il plut des glaives durant sept jours. Toute la terre fut couverte de sang, de cadavres déchirés, d'ossements dépouillés; mais les eaux tombant sans cesse du ciel, entraînèrent toutes les immondices dans l'océan, et purifièrent la demeure des humains. Ce fut la fin du premier âge. Les hommes qni avaient échappé au fléau sortirent de leurs cavernes. Du e prit céleste fui envoyé sur la terre avec une loi nouvelle; il se nommait Mazouchir. Sa taille élail d'une hauteur extraordinaire, son front serein, son regard doux, sa beauté divine. Les hommes étonnés loi demandèrent comment il était devenu si beau : « C'est, dit-il, que j'ai foulé aux pieds la cupidité, la luxure et toutes les passions. Mortels, suivez mon exemple, et vous deviendrez semblables à moi. » Les hommes, à sa voix, fureotpénétrés de l'hor-
reur du crime* et n'eurent plus de passions qu.- pour les charmes de la vertu. Ils l'embrassèrent et elle lit leur bonheur. Ils jouirent d'une vie de 80,000 ans, passée tout entière dans une félicité indicible. Telles sont entre autres les traditions des Mongols et des Kalmouks.
11. Les Chinois n'ont pas la tradition d'un déluge universel proprement dit ; mais leur histoire lait mention d'une inondation considérable arrivée sous l'empereur Vao, 2207 ans avant Jésus-Christ. Les annales chinoises disent cepeud ml que tout fut subin rgé ; et te Ch oj-Kiiig met i es paroles dans la bouche de l'empereur: « Grands du royaume, on souffre encore licaucoup de l'inondation des eaux, qui couvrent les colline* de toutes [>arts, déliassent les montagnes, el paraissant aller jusqu'aux cieux. V a-t-il quelqu'un qui pu sse remédier a ces désastre*? » i.hun fut choisi pour celte œuvre importait e; il y travailla activement, et s'adjoignit la co pcratond'un jeune homme nomme Vu, q >i en vint a bout au moyeu de travaux immenses. On admire encore à présent les jetées et les canaux que l'on prétend qu'il lit construire alors. Quand la grande iiioudalion s'éleva jusqu'au ciel, dit ailleurs le Chou King, quand elle environna les mo:. laines et passa au-dessus des lieux les | lus élevés, les peuple* trouiilés périrent dans les eaux.
Antérieurement a Vao, il est encore fait mention d uu outre déluge arrive du temps de F i » - h i . environ .'1100 ans avant notre ère. Un roi. elle nommé koung-Koung, voulant perdre Koui g-Sang, frappa de la corne la moul ine P.in-tcheou avec une telle violence •tue les colonnes qui supportaient le ciel furcot brisées, el que les liens de la terre -o rompirent. Le ciel s'écroula au nord-un.- ->t et au sud-est ; la terre fut fondue, il en ;ésulta un déluge uuiver*el. Ce K0U114 Ivotiig avait le visage d'un honnit:-, le corps d'un serpent et le poil roux; il parait u eue que la personnification du mauvais principe.
Ces deux delug s n'en tout probablement qu'un. Au reste, plusieurs savants, el en;re autre- e célèbre Cuvier, ne balani eut pa* à identifier le déluge e Vao avec relui de N e.
12. Les traditions de l'a : ■e.enue Kurope sont moin* précise* que Celles «le t'Oricnl; néanmoins ou y trouve encore des souvenirs du déluge de Noé.
Dans la m\lh'<log'e Scandinave oa voit loi enfants de bore met Ire à mort le géant Y mer, mauvais génie, el père de toute la race des géant* aussi méchants que lui. Il *'ec oila, dit l'Edda, tant de sang de ses plaies, que toutes les familles les géants de la uelée y lurent noyées, a la re»ei vede Itergelmer. (|ui s'échappa avec tous les siens de ce dél. ge universel, en montant sur une barque ; et
f>ar là s'est conservée la race des géants d» a gelée. Tout différent qu'est ce mythe du récit mosaïque, on y retrouve cependant le souvenir d« s néants antédiluviens mentionnés dans la Ccuèse, d'un seul homme sauvé avec sa famille, et de la l'arque qui fut pour teux-ci un moyen de salut.
ES RELIGIONS. H
l.'L Suivant les Celtes , tout le genre h umain périt par le déluge, à l'exception de Dwivau et de Dwivach, qui échappèrent à l aide d'un vaisseau sans voiles; ce v.dsseaa contenait eu outre un individu mâle et femelle de tous les animaux qui existaient.
14. Les Lapons disent que la terre était entièrement habitée, avant que Dieu l'eût submergée. Lur*qu'ensuite les mers elles fleuves sortirent de leur lit et inondèrent tout le globe, le genre humain péril tout e ntier, à l'exception d'un frèie el d'une soeur, que Dieu prit sous ses bras el transporta mr la montagne de l»asscware. Le déluge fini, ces deux en finis se séparèrent, pour cliercher s'il n'était pa* resté d'autres homu.es dans le monde. C s vovageurs se remoh-l tièrenl au bout de trois an*, mais niihu urensement pour leur amour, ils reconnurent qu ils étaient Irèr- et saur. Il» se quiitiren| de nouveau, el se retrouvèrent encore après un second voyage de trois ans; enlia, après une troisième séparation, q ut dura le même laps de temps, ils se revirent -ans se r. connaître; et n'av ant plusde srru; ule pour wirc ensemble, ils devinrent la souche des bouline* qui repeuplèrent la terre.
13. N<»u* allons maintenant p ircourir quelques-uns des peuples du nouveau monde, et des terns encore p us récemment deroum. • es. Leurs in ication* et leurs recils ont une importance immense; car ils pruuveul. ou qu'il ..nt reçu leurs doctrines do l'ancien mon le, à une époque dont le souvenir est perdu, t a qu'ils ont conservé plus on moins l'itri .* quelques-unes des traditions primitive-.
Les Itrvsihens disent qu'un étranger puissant, nui hais ait mortellement leurs auce res. les lit ions périr par une prodigieuse inoml ition. Il n'y eut qu'un frère et uoe *o'iir qui se sauvèrent pour repeupler lâ terre. C- lté tradition e»t conservée dans leurs chant* populaires. Quelques uns de> iniigène- nui v ivent sur les eûtes, disent que ^ fau.ille de Tainaudou ré de Toupa, vie lUrd blanc, av ait *ule été avertie par U e», ..-e gi impei sur des palmiers, cl d'y aiteiulre î inondation qui fil périr !•■ genre hum 1:1. Quand les eaux se fure l écoule s, cette fJmillr descendit el repeupla la terre.
Les Pri' iNns admettent un dt'k'C univer*el arrive dans les autieus lemps. auque; ii n'échappa que six personnes, qui rétablirent le genre humain ; Main o-Caja , leur premi r 101, deseeud il d'une de ce* s-i pci sonnes. Suivant Acosla, il y eut sept personnes < ] 11 1 purent se -ou*traire au <ielu;e universel, «m se réfugiant dans la caver ..e de l'a' ari ambo. Ce sont ceux qui furent U souclie des Incas. Les peuple» du Péroo avaient aussi beaucoup de vénération pour l'ai c- 1 u-eiei.
17. Dans la com .ogonie des habitants «« l'ancien Cundinamarva, il est rapporté 'ju« les M iy*cas, s ciant cxlrémemenl multiple après la création, offensèrent le dieu Ch-bchachuui, protecteur de leqr nation. Celuici, pour les punir, créa les torrents de »p*
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<M de Tttato ; car comme le saut du Tequeuliiraa n'existait pat encore, l'eau montait toujours daos la plaine, et il n'était plus potable de rien cultiver, de sorte que la population,qui s'était réfugiée sur les montagnes, était mr nace d'être submergée. Dana cette limât ion désespérée, les boni m tes s'adressent à Bocliica. leur dieu suprême, qui leur apparut assis *ur l'arc-eociel, <>t tenant à la nain une baguette d'or. « J'ai entendu voa prières, leur dit-il, et je punirai Chibchaeiom; c- pendant je ne détruirai pas les rivières qu'il a créées, parce qu'elles tous terent utiles dans (es temps de sécheresse; atu je vais ouvrir un passage au* eaux. » A ces mets, il la no sa baguette d'or contre la m ontagne et la fend dans toute sa hauteur, a l'endroit où maintenant le Funzha forme la célèbre cataracte connue sous le oom de Saut du Tequendama. Toutes les eaux s'écoulèrent par cette ouverture, et la plan»»- redevint habitable. Pour punir Chibrhacltom, Bochica le condamna a porter sur le» épaules la terre qui était autrefois souque par de grosses colonnes de bois de rilsc. Quand pour se soulager il transporte U terre d'une épaule à l'autre, ce mouven«ai occasionne des tremblements de terre.
18. Les Mtxicains divisaient l'histoire du monde en quatre grandes époques, dont deux •'étaient déjà écoulées; ils nommaient la première Atonoliuh , ou soleil de l'eau f et croysiVnl que le monde, alors habité par des géants, avait été détruit par une inondation générale. Un seul homme, nommé Cojcox oo îfcipaclli, avait échappe à l«i deslructi >n aanemlle, en s'emtiarquant dans un acalli luatieux, avec sa femme, ses enfants, plusieurs animaux et des graines, doul la consertilioa était chère au genre humain.
Lonqoe le grand esprit TtzcatUpoca ordonna que les eaux se retirassent, Coxcox fit sortir de sa barque un vautour; mais cet oiseau ne revint pas, parce que, se nom risum de la chatr des cadavres, il trouva une abondance de nourriture sur la terre encore humide. Coxcox envoya encore plusieurs autres oiseaux, parmi lesquels le co.ibri seul revint, en tenant dans son hec un rameau garni de feuilles; alors le Nue mexicain, voyant que le sol commençait à se couvrir de verdure, quitta sa barque près des montage» de Colhuacan,etdesteiMit à terre avec m (emme. Ce coup e mit an monde un grand nombre d'enfants, qui tous naquirent muets; mai* après qu'ils se furent beaucoup multiplie», il vi t ou jour une colombe qui <lu haut d'un arbre où elle s'était perchée, leur distribua des langues et leur donna l'usage Je la parole.
19. Le s Ttascalteqw$,aa contraire,crojaient que les hommes qui avaient échappé au déluge avaient été changés en singes, mais qu ils avaient recouvré peu à peu la raison fl la parole. La même tradition diluvienne existe avec quelques variantes chez les Az- ('Ours, les Mixtrqttêf, les Zapmtêquts et les V choncûnè$e9 , et chacun de ces peuples fait remonter son origine à ce grand évcueinenl.
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