‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 248 sur 365 · PET · texte numérisé non relu

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j Pejitsoste, comme on racontait aussi que U pierre adorée à Abydos était venue du lokil. La circonstance de leur chute du haut fcairs n'a rien que de très-vraisemblable; teUicot des pyrites ou aérolithes, comme il ro tombe fréquemment encore. Un pareil Mêneœent devait paraître fort merveilleux joipeuplesanciens, et l'on conçoit qu'il* l«ur sent attribué des vertus mystérieuses. Dans u Troade encore, Hélénus, fils de Priam, fin des célèbres devins de l'antiquité, porto! jtec loi son fétiche favori, c'est-à-dire rit pierre minérale marquée de certaines (foes naturelles. Lorsqu'il la consultait, tilt huait un petit bruit semblable, disait— nr a celai d'un enfant au maillot, mais peutlirt plutôt semblable au murmure que font rolendre les coquillages quand on lesapproàr de l'oreille.— Ce que l'on a depuis appelé frued'Epbèse avait d'abord été une souut fctigne, selon Pline, ou, suivant d'auto, qo tronc d'orme, autrefois posé par les .tûmes. Le rat était adoré chez les Ilamabitesde Troade.

Fétichisme des Grec». '■:

Us divinités des Pélasges, qui habitèrent taùrèce jusqu'au temps où elle fut découi«t< par les navigateurs orientaux, étaient h fontaines, des chaudrons de cuivre, ou les pieds ebéees de la forêt de Dodone , l'oracle pins ancien de la contrée, et dont il Ulut avoir la permission pour adopter les Mire» divinités importées par les colonies (ff)Sfères. Parmi celles-ci, la préférence fut iùati accordée aux dieux fétiches, surtout m letvles, dont sans doute il y avait déjà tt tmiotnbre dans le pays, iudépendamnotât certains cailloux divins que les anriwiabiianta de Lacédémone tiraient du sVsre Burotas, et qui, s'il faut les en croire, Client d'eux-mêmes au son d'une (rompit, du fond de la rivière à la surface de lus. La Vénus de Paphos, figurée sur une Mkille de Caracalla, était une borne ou Mramîde blanche; la Junon d'Argos, l'Apolfin de Delphes, le Bacchus de Thèbes, des *f&ts de cippes; la Diane Oréenne de l'Ile rtebée, un morceau de bois non travaillé; iJuoon Thespienne de Cylhéron, un tronc 'arbre; celle de Samos, une simple planche, 'Dii que la Lalone de Délos; la Diane de ane, un rouleau de bois; la Pallas d'Athèe» et la Cérès, un pieu non équarri. U ne iB^rait pas que les noms que nous venons î citer fissent prendre le change; car ils ne ireol donnés que plus lard à ces objets, et erodote convient que les divinités des an- *■» Grecs n'avaient point de noms personet que ceux qu'on a depuis donnés aux wut viennent d'Egypte. Eusèbe va même uqu'a dire qu'avant le temps de Gadmus, » ne savait en Grèce ce que c'était que des |?vii. « Le simulacre d'Hercule dans son tmple d'H jette en Déolic, dit Pausanias, poiut une figure taillée, mais une pierre rossière à l'antique. Le dieu Cupidon des kespieoi, dont l'image est extrêmement an- •enne, n'est aussi qu uue pierre brute; de

même que dans un ancien temple des Grâces

à Orchomène, on n'y adore que des pierres qu'on dit être tombées du ciel au temps du roi Etéocle. Chez nos premiers ancêtres, les pierres recevaient les honneurs divins. » Ailleurs, le même Pausanias dit avoir vu vers Corinthe, près de l'autel de Neptune Isthmien, deux représentations fort grossiè- • res et sans art, l'une de Jupiter bienfaisant, qui est une pyramide, l'autre de Diane Patroa, qui est une colonne taillée. Après même qu'on eut érigé des statues aux dieux, les pierres brutes qui en portaient les noms ne restèrent pas moins en possession du respect dû à leur antiquité; tellement, continue Pausanias, que les plus grossières sont les plus respectables, comme étant les plus anciennes. Quant aux animaux adorés, la Grèce n'a pas été moins bizarre dans son choix que l'Egypte, s'il faut en juger par le rat d'Apollon Smynlhien, par la sauterelle d'Hercule Cornopien, et par les mouches des dieux Myagrius, Myodos, Apomyos, etc. Les lacs, les arbres, les fontaines, étaient divinisés chez les Grecs, comme ils le sont encore chez les nègres de la Guinée; et si certains quadrupèdes, oiseaux, poissons, reptiles, plantes, lurent considérés par la suite comme le symbole des divinités particulières, il cslprobableque,daus l'origine, ils avaient été adorés pour eux-mêmes, et que ce ne fut que peu à peu qu'ils cédèrent la p'ace aux divinités orientales dont ils restèrent les emblèmes. On trouve une preuve formelle de ce passage du type à l'anlitype, de ce caractère de l'ancien fétichisme conservé au milieu du paganisme, dans ce que Justin raconte des javelinesdivinisées, puis jointes, en mémoire de l'ancien culte, aux statues des dieux.

Fétichitme des Romains.

Autant la religion des Grecs témoignait la frivolité et la légèreté de ces peuples, autant le culte des Romains était grave et sévère. La haute opinion que ce peuple allier conçut de lui-même, dès son enfance, se manifeste jusque dans sa religion. 11 semblait dès lors que le ciel et les dieux ne fussent faits que pour la république et pour chacun des citoyens; tout se rapporte à l'accroissement ou à la législation de l'une, et à la conservation des autres. C'étaient la Victoire, Bellone, la Fortune romaine, le Génie du peuple romain, Rome même; c'était une foule de divinités qui présidaient à tous les actes de la vie, depuis la naissance jusqu'au tombeau. Us ont cependant payé quelquefois à l'ignorance ce tribut de fétichisme dont bien peu de nations ont pu s'exempter, surlouldans leur enfance. Deux poteaux joints par une traverse, qui depuis s'appelèrent Castor et Pollux , faisaient l'une de leurs divinités. C'était sans doute une imitation du dieu des Sabius, formé par une pique transversale, soutenue de deux autres piques plantées debout, eu plein air, et nommée de son propre nom Quiris, la pique, comme le peuple se nommait aussi Quiritest les piquiers.

Quod liasla Quiris priscis e«i dicta Saluais.

(Ovine, f «f. tt». v«

« Le dieu Mari des Romains, dit Varron d;ins Arnobe, était un javelot. » — «Encore en ce temps, dit Justin parlant de l.i fondation de Rome, les rois, au lieu de diadèmes, portaient une javeline pour inarque de souveraineté. Car, dès les premiers siècles, l'antiquité adorait des javelines au lieu desdicai 0 immortels; et c'est en mémoire de cette ancienne religion que les statues des dieux, ont aujourd'hui des lances. » Pline rapporte qu'on invoquait les pierres de tonnerre tombées du ciel pour obtenir un heureux succès. Fétichisme des Celtes et des Germains.

En Germanie, les anciens Saxons avalent pour fétiches de gros arbres touffus , des sources d'e;iu vive, une barque, une colonne de pierre, par eux appelée Irmensul. Les Geltes regardaient connue des objets divins les chênes , le gui , les arbres creux par lesquels ils faisaient passer les troupeaux poui porter bonheur au bétail , de simples troncs d'arbres, semblables aux divinités actuelles des Lapons.

Simulacraqiie mœsia deorum Artecarenicaesisqueexsiafit informia truncis.

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