LUC AIN
Ils honoraient encore les gouffres des marais, ou les eaux courantes, dans lesquelles on précipitait les chevaux et les vêlement? pris sur l'ennemi , et où les Hermondurcs, nation germaine , jetaient même les prisonniers de guerre ; il en était de même des lacs où ils jetaient, par Tonne d'offrande, le plus précieux de leur butin , selon Aulu- Gelle, tel que celui de Toulouse, où les Tectosages avaient abîmé tant d'or et d'argent massif. Nous apprenons de Grégoire de Tours que, dans les Cévennes, les villageois s'assemblaient chaque année près d'une montagne du Gévau*lan, sur les bords du lac Helanus, où ils jetaient des dab.ls, du lin, du drap , des toisons de brebis , de la cire des pains, des fromages et autres objets uti les dans leur ménage, chacun selon sa dévotion ou ses facudés. Le culte , chez les Gaulois, était mélangé, connue parmi tant d autres nations. Mien qu'ils eussent des divinités qu'on peut appeler célestes, tels que Taranis, Belen, etc , et même des héros ou demidieux, lels que A g hem ou Ogmius (l'Hercule gaulois), ils honoraient aussi des objets terrestres. Ils déifiaient les villes, les montagnes, les forêts, les rivières etc. Bibracte, l'cnnine, Ardennc, Yonne, sont des noms de leuis divinités que l'on reirouve dans les inscriptions anciennes. Ils adoraient des arbres, des pierres et des armes, au rapport de Pline. Le même auteur décrit la manière dont ils s'y prenaient pour obtenir l'œuf de serpent , espèce de concrétion animale de la nature du bézoar, dont on vantait la verlu pour avoir accès auprès des princes et gagner des prot ès. H raconte les cérémonies employées pour cueillir le selago et le samole. Les mœurs nouvelles apportées par les Francs, lors de la conquête du pays, n'avaient rieo que d'assez conforme1 à ces usages. Leurs divinités , dit encore Grégoire de ïours, étaient les éléments , les bois, les
DES RELIGIONS. y*
eaux , les oi«eaox et les bêtes. Lors a* t que la Gaule fut devenue chrétienne, 1 . évéques étaient obligés de défendre qu'o« n'allât aux fontaines et aux arbres faire usage de phylactères. Une épee nue était encore une des divinités celtiques, coutume semblable à celle de la Scythie, où l'on aJ> raituo cimeterre.
Fétichisme des Africains, Voyez Fétiches. Ce que nous avons rapporté du fétichisme des nègres est applicable a la majeure partie des peuplades barbares de l'Afrique.
Fétichisme des Américains,
Les religions des indigènes de ce graod continent paraissent devoir être ramenée pour la plupart au dualisme, c'est-à-dire i l'idée d'un bon et d'un mauvais gên e. Mai», outre ces deux principes, plus ou moins rituels , les Américains sont encore id^otn au fétichisme le plus grossier. Les tribut Nord ont en grande vénération certain? jwmaux qu'ils regardent comme les auleunk leur race cl les fondateurs de leur soow. C'est ainsi que les uns honorent le castor, d'autres Tours, l'élan, l'écureuil, le chien k rat, l'aigle, etc. De plus, il y a, sous le nom de manitou, des fétiches communs à chaque nation , et d'autres particuliers au\ villapt ou aux individus; ce sont des animaux mvants ou morts, des figures monstrneuse* k bnis ou d'autres matières. Les nation» h
Rlus avancées dans la civilisation, tels qtt tt Péruviens, les Mexicains et les habitant! de la Virginie , étaient celles où le rolledn fétiches était le plus en honneur cl ou il i ivail une hiérarchie sacerdotale organe pour leur rendre un culte public.
Fétichisme dans l Océa iie.
Le fétichisme le plus grossier régnai dans la plupart des lies de l'Océanie, à l'exception de la partie connue sous le nom >ie Malaisie , dont les habitants sont roahuorttans ou brahmanistes. On voyait dans <rt maisons particulières, dans les chapelles, d surtout dans les morais ou ciuietièit», figures grossièrement sculptées d'homme», de femmes, de chiens et de cochon» tétaient les effigies d<?s dieux. L'institution du tabou semble aussi découler du leticlmtue. Voyez Tabou, Moraï.
Fétichisme parmi les Chrétiens, Loin !e nous la pensée sacrilège de soit'enir que le fétichisme fasse partie du ru e chrétien. Il n'est pas r.ire cependant dVnt «• dre les hérétiqu s cl les impies proclamer que le christianisme, tel qu il <st praiifi? par les catholiques, n'est qu'un pur fétichisme. A les entendre, l*adoi atlou d-- 1 ! ucharistie, l'intocalion des saint» , la >ent Jtiou de la croix, des reliques, des inupfS, I'* cérémonies religieuses, font du catholicisme un système religieux de lrè>-peu supérieur à celui des nègres ; et e ux qui le professé sont plus condamnables que les -auvaijfs^ l'Afrique et de l'Cnéauie , paice qu'ils ^uslent aux lumières de la civilisai!»»» etd< I«