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philosophie. A cela nous nous contenterons de répondre que , si Jésus-Christ est réellement et substantiellement présent sons les. espèces sacrées , l'adoration de l'Eucharistie ne saurait être nn acte de fétichisme; qu'il en est de même si les catholiques , au lieu d'adorer les saints, se conleutenl de les honorer comme amis de Dieu et exaltés en gloire, si le respect qu'ils témoignent à la croix, aux reliques» aux images,' se rapporte non à l objet matériel qu'ils ont sous les jeux, mais aux mystères dont il rappelle le soutenir, aux personnages a qui il a appartins, ou dont il représente les actions ou (a ressemblance; si, enûu, les cérémonies ne sont pas considérées comme une condition essentielle du culte même, mais comme des tjmboles dont il faut étudier l'esprit, ou des moyens d'élever l'Ame, de la rendre attentive, H Âe rendre à Dieu un culte, extérieur.
Nous ne nions pas cependant qu'il y ail parai les chrétiens bon nombre de gens ignorants et superstitieux qui , contrairement i renseignement de l'Eglise , ne Iran*portent à l'image elle-même le culte qui ne démit être adressé qu'à l'original, et que d'autrès ne rendent aux saints un culte exagéré, n leur attribuant une puissance cl une ferla qui n'upparlieunenl qu'à Dieu seul. Ceux-là , nous en convenons , peuvent être considérés comme entachés de fétichisme.
Ainsi, le roi Louis XI qui, agenouillé devant la statuette de plomb représentant la sainte Vierge, et attachée à son chapeau, lui demandait la permission de commettre encore on nouveau crime; qui implorait le secours de Notre - Dame de Cléry en cachette de Noire-Dame d'r mbrun ; qui ne voulait point jurer sur la croix de Sainl-Lo, dans la persuasion que ceux qui se parjuraient sur elle mouraient dans l'année , peut à bon droit être considéré comme un fétichiste. Les gens do peuple qui n'ont conGance que dans telle image vénérée dans une localité parlicu hère, ceux qui croient ne pouvo r obtenir l'objet de leur demande qu'au moyen de certaine* pratiques superstitieuses, d un certain timbre dévolutions, de prosir.ilions , de posinres insolilè« , sans se mettre en peine o> Téiat de leur conscience: ceux qui ont plu» de dévotion envers les saints, leurs reliques ou leurs images, qu'envers Dieu; Mit qui s'imaginent qu'en regardant le matin l'image de saint Christophe , ils ne mourront point ce jour-là, ni la nuit suivante; qu'en récitant chaque jour une prière à sainte Barbe, ils ne mourront point suis confession de quelque manière qu'ils .lient vécu ; qu'en récitant rhaque jour, pendant on an, la couronne de sainte Aune, Dieu leur accordera infailliblement une des trois choses qu'ils lui demanderont à la fin de l'année; ceux qui portent l'image de saint Pierre en procession, au bord d'une rivière, pour obtenir de la pluie, et qui plongent dans ' eau l'image du bienheureux , s'il ne leur ■accorde pas l'objet de leurs prières à la troi- Mime sommation ; en un mol, la plupart de <*ux qui accomplissent des actes de supers-