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titions grossières,, à l'occasion des mages
des reliques des saints , sont de véritables fétichistes. Nous croyons que les populations prolestaules ne sont pas plus exemptes de ces désordres que les catholiques d Orient et d'Occident. C'est aux pasteurs de l'Eglise à éclairer les fidèles confiés à leurs soius « à leur apprendre quel est le culte qu'ils doivent rendre à Dieu et celui qu'ils peuvent rendre aux saints et à leurs image», a bannir les pratiques superstitieuses qui se sont introduites dans les dévotion* populaires, enfin, à établir, par tous, les moyens possibles, une foi pure, une religion éclairée, et un culte judicieux et raisonnable.
FÉTI8SERO, nom que l'on donpe, dans le royaume de Bénin , à un prêtre consacré au culte des fétiches, et dont ou requiert l'assistance loisqu'on veut consulter ces divinités.
FÉTR1ES , déesses adorées chez les Romains. Macrobe, qui les uomr e , ne nous apprend rien de particulier sur leurs fonctions et sur le culte qu'on leur rendait.
FEU. La première des grandes hérésies qui se détachèrent de la religion véritable (ut le sabéisme. Le soleil, la lune el les autres corps célestes fureul considérés d'abord comme les instruments de la Divinité, puis comme ses images, enfin comme des dieux. Le sabéisme ne tarda pas à amener la pyrolâtrie ou colle du Feu ; car comme les hommes ne pouvaient pas toujours voir ces corps lumineux, ils cherchèrent quelque chose qui pût les dédommager, en quelque manière, des moments auxquels ils étaient dérobés à leurs yeui, el qui fût un symbole de ces prétendues divinités. Us ne trouvèrent rien qui en approchât plus que le feu , et qui fût un signe plus seusible de la splendeur des as- Ires , el particulièrement de celle du soleil, dont il était regardé comme une émanation. Ils ne te vénéreront d'abord que comme une représentation de l'astre qu'ils udoraieut ; mais peu à peu ils en vinrent à l'adorer aussi lui-même.
i. Les Chaldeens furent les premiers qui lui rendirent les honneurs divins , el la vi Je d Ur en Chaldée, d'où soi lit Abraham, fut le lieu où ce culte prit naissance ; c'est sans doute pour cela que ceile ville porta le nous d'Ur, eu héUreu ~nx, qui signifie le feu, bien que Gesenius el d'autres savants le tirent du persan oura, qui signifie château. L'émigration d'Abraham nous signale l'époque de l'introduction du cube du Feu ; car ce fut probablement pour soustraire ce futur patriarche à ce nouveau genre d'idolâtrie que Dieu lui ordonna de quitter sa patrie. Cette supposition se trouve continuée par les traditions des Orientaux, qui portent qu'Abraham fut précpile dans un grand feu , au milieu de la ville royale, el qu'il en sortit sain el sauf par la prulectiou du Très-Uaut.
Eusèbe rapporte une histoire assez plaisante au sujet du feu adoré par les Chaldêeus. Ces peuples prétendaient que leur dieu était le plus puissant et le plus fort de tous les dieux , et soutenaient qu'auoun u'é~
D1CTI0NNAIKE DES RELIGIONS.
lu il capable de lui résister. En effet, dès qu'ils pouvaient inctlre la main sur une idole, ou un aulre objet matériel vénéré par les autre» nations, ils ne manquaient pas de le. jeter dan» le feu, où ce dieu étranger était infailliblement consumé; ainsi le dieu des (ilialdéens passait publiquement pour le vainqueur de tous les autres dieux. Un prêtre de Canope, l'une des divinités de fKgypte, où il y avait aussi une ville du même nom, trouva le moyen *ie faire perdre au Feu la grande réputation qu'il avait acquise. Il fil Taire pour cela une idole d'une terre très-poreuse, dont on fabriquait des pois pour clarifier les eaux du Nil. Cette slalue, d'un assez gros volume, fut remplie d'eau, et le prêtre boucha avec de la cire une multitude de très-petils trous qui s'y trouvaient : après quoi il proposa de faire entrer en lice son dieu Canopus avec le Feu des Chaldeens. Ceux-ci acceptèrent le défi , el préparèrent un bûcher, sur lequel le prêtre égyptien mit sa slalue. La cire se fondit à (la chaleur de la tlamine, l'eau s'écoula par les petites ouvertures et finit par éteindre le feu. On publia aussitôt que Canope avait vaincu le dieu des Ch ildéens ; el pour perpétuer la mémoire de cet événement, les Egyptiens firent toujours dans la suite, continue Kusèbc, un gros ventre el des pieds fort courts a l'idole Canope, parce que celle qui avait vaincu le l'eu était laite de même. Celle anecdote <i'Kusèbe est très-possible, mais nous ne croyons pas qu'elle ail donné lieu a la forme des Canopes , qui ont eu , dès l'origine, la figure sous laquelle ils sont connus.
•2. Le culte du I eu ne reçut nulle part plus d'extension que chez les anciens Perses. El c'est Zoro i tre qui parait l'avoir fixé et détermine. Le 1 eu originel, suivant ce philosophe légiitaleor , se manifeste dans différent êtres «!•■• diverses manières, qui sont appelés fils d'OrmuZ'J , ou parce qu'il y a un rapport plus intime entre Ormuzd et le Feu, qu'entre les autres créatures el celui dont elles ont reçu l'être, ou parce que cet élément est, comme Ormuzd, le principe le plus universel du mouvement et delà vie. C'est par lui que tout respire : la lerre lui doit sa fécondité; l'animal, son existence ; l'arbre, sa végétation. Non-seulement il anime les êtres, il forme encore leurs rapports, el son action par conséquent n'est pas moins ancienne que le monde.
Ce Feu primitif, si semblable à la Divinité et agissant comme elle, fut représenté par un b u visible el matériel, entretenu sur des autels dressés par l'ordre de /oroastre. C'était devant eux que ses disciples faisaient presque toutes leurs prières , cl , cmq fois par jour, les prêtres y mettaient du bois el des odeurs. Le Zend-Avesla défend d'y jeter du bois vert , du bois cl des odeurs qu'on n'ait pas examinés trois fois, on neidoit même l'entretenir qu'avec du bois sans écorce et de l'espèce la plus pure. Le laisser mourir par négligence est un crime. Le feu commun lui-même ne doit pas être éteint avec de l'eau; l'eau étant révérée, eu inonder le feu ,
c'est établir un combat entre deui étant* sacres. Dans le cas d'un incendie, les hra n'y remédient qu'en l'étouffant avec «lr k terre, des pierres, des tuiles, dont on comtik le lieu enflammé; y employer de l'eau serai un péché irrémissible. Ce serait une proth nation non moins grande, de souffler k avec, la bouche , parce que l'intérieur i\ corps étant impur , l'haleine qui en un souille cet élément; c'est pourquoi les prêtre n'osent s'approcher du Feu sacré, santal la bouche couverte d'un linge, d«? peur qu'et s 'exhalant, leur haleine ne le souille, précaution qu'ils prennent non-seulement lorsqu'ils accommodent le feu, mais encore lor» qu'ils en approchent pour y faire cbaqei jour la lecture de leur liturgie. On maoïjn encore de respect au Feu, si on dimiuuesot éclat en l'exposant au soleil, si on j brûle, ou seulement si on n'en éloigne pas les c* ' davres qui sont essentiellement impurs; et alors il se trouve lui-même dans le cas d'An purifié. Tout cela n'empêchait point a/m ne permit de jeter l'holocauste dansttftt sacré; car ce fut un principe que cet elenesl n'est pas souillé par les victimes comme par les objets profanes. Les rois de Perse et kart sujels les plus opulents alimenlaieil qwiquefois le Feu avec des perles, des essence, des aromates , privilège qui était reparte comme un des plus beaux droits de la &> blesse. Le Feu sacré était entretenu dans d« temples découverts , appelés Pyrttt parla Grecs. Quand les rois de Perse étaient il agonie,oo éteignait le Feu dans les principale» villes du royaume, et on ne leralluiDir) qu'après le couronnement de son sunesseur. Il paratt cependant qu'il y avait tt temple où l'on gardait un feu perpétuel, 90. disait-on, était inaltérable et s'enlreteuaM lui-même. La chose est possible, eteepk* nomène se voit encore en plusieurs lie», entre autres à Bakou près la merCaspw«i end roi l fort vénéré îles Parsis et des BiioW- Yoy. Hakol. Les Parsis actuels prélftft»l que ce Feu perpétuel subsiste encore; aail aucun ne peut se vanter de l'avoir va ; ceui des» Indes disent qu'il n'est point paroi «u. mais qu'il est entretenu en Perse; et ceoi* Perse ne convenant point cuire eux du l« où il doit être, disent tantôt qu'il se troait: Kirman, tantôt qu'il est à Yezd,oudao>ua certaine monlagne de ces contrées. Du tcop de Chardin, le principal temple des Parti elail en effet dans une montagne à dix-hai lieues de Yezd ; c'était leur grand Pyrec.o Afeach-gnh, comme ils l'appellent. Ce 1^ était en même temps leur oracle, leur aci demie et la résidence du l)e$tour*dettQW«* leur souverain pontife.
Quant à l'idée que les Parsis se M * Feu sacré, il n'est pas facile de s'éclairer li dessus. Tout le monde croit générale»*1 qu'ils le tiennenl pour dieu et qu'il» lai* rem. et les musulmans les en accusent t* pressément. D'autres pensent qu'ils le « gardent seulement comme l'image de Divinité; nous sommes du sentiment Je ce derniers, et nous croyons que les|«»r