FEU
sacrifices, dans le palais de Tara , ne l'eût été elle-même de nouveau. Encore maintenant l'usage de faire des Feux de joie, la première nuit de mai , existe dans toute l'Irlande; et si Ton a transporté la solennité de l'équinoxe du printemps au commencement de mai , aussitôt après l'introduction du christianisme, c'est afin qu'elle ne se rencontrât pas pendant le saint temps du carême.
7. Le Feu est une divinité importante de l'Inde; plusieurs pensent que c'est cet élément qui est personnifié en Siva , comme la terre et l'eau le sont en Brahma et en Vichnou, et ces trois éléments primitifs forment ainsi la triade mystérieuse du panthéon hindou. En effet , le Feu , en pénétrant la terre et Peau, leur communique une partie de sa vigueur, développe leurs propriétés, et amène tout dans la natureà cet étal d'accroissement, de maturité et de perfection auquel rien ue saurait parvenir sans lui. Mais, cessant ensuite d'agir sur les choses créées, chacune d'elles péril ; dans son état libre et visible, cet agent actif de la reproduction consume , par sa force irrésistible, les corps à la composition desquels il avait concouru ; et c'est à cette faculté redoutable que le Feu dut son titre de dieu destructeur; tel est aussi le rôle que joue Siva dans la théogonie indienne. Un jour l'univers entier sera anéanti , tous les êtres, les dieux eux-mêmes seront consumés par le Feu de Siva, et ce dieu, réduit alors à la substance d'une flamme légère, dansera seul sur les débris du monde détruit par sa brûlante activité. Après une nuit immensément longue et ténébreuse, Siva réchaulfera ces ruines refroidies, il reproduira les dieux et tous les autre* êtres, et ainsi de suite pendant toute la dorée de l'infini.
Ce Feu adoré des Hindous est une émanation du soleil, u O soleil I disent les brahmanes, dans leurs prières journalières , le Feu est né de vous, et c'est de vous que les dieux empruntent leur éclat. Vous êtes l'œil du monde, vous en êtes la lumière. — Adoration à vous, ô Feu, qui êtes dieu! » Rien n'atteste mieux que c'est au Feu proprement dit qu'ils attach- nt l'idée d'essence divine , que leurs perpétuels sacrifices du Homa et celui de l'Ekya, dans lesquels on n'entrevoit pas d'autre obl-l de leurs adorations que cet élément lui-même. Ce culte remonte , dans l'Inde, à la pins haute antiquité ; on trouve dans le premier Veda des hymnes adressés au Feu comme à un dieu réel. En voici un : « Avec des holocaustes , ô d'eu magnifique, avec des chants divins et des offrandes, source de lumière, plein de ma» jesté, nous l'adorons, ô Feul nous t'adorons, ô Feu, avec des holocaustes; nous l'honorons n\ec des louanges, ô toi digne de tout honneur; nous l'honorons avecdu beurre liquide, dieu, source de lumière. O Feu, visite notre offrande avec les dieux, accueille avec bonté la présentation que nous l'en faisons. O Dieu, nous te sommes tout dévoués ; maintiens-nous toujours dans la voie du salut. »
Les Hindous personnifient encore le Feu dans la personne du dieu Agni, dont le nom
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sîpnific fr feu hit i n . F ru/. A -ni.
,. Le d <m tl (i I ■',-it. di M Nrve, 1' puissant Agni, ■•• i devient que! |u ïms terrible daas l'expansion l m force , s'oJn* au hommes cnmo:c le soutien de la M-', l'alinent de la vé^el lion, If pro lucleur de la nourriture et de to.s I s inns -le la terre-. c'> si de la terre, sou empire sans limites, qu'il s'élève vers les régions cèles'es que sillonnent les routes parcourues par les grands < orps ignés. Ami ,s hommes, Acni consume leurs ofirandes .1 appelle la foule des Dé vas à la part qui Umr e t faite ; tandis que de sa langue ; la n'anime qui dévore eu vacillant , it s'empare île l'objet i lu >.t«Tiii' e, il est e messa-jer des assistants, il ol le tnmine x pontil pré -entant aux maîtres du < iel les libation-, et le:; dons des tribus et des S'a ; > i 1 les . La présence du Feu a toujours onstilué dan . l'Inde un des lites essentiels du s arntu elle a dû élrc une prescription au>si ancienne que ia ^ naissance du sahei-ane orientai, et i on sait que l'adoration du F<- a est devrai. e h* .symbole populaire e' permanent d a s le système religieux 1rs ni.i'jes , le tonoeineni , wi, pour misi parler, la iais«»n lilu.g.que ie lou-e la doctrine de /or uistre. »
S. Les Chinois idolâtres qui ha ilent I s confins de la Sibérie reconnaissent un dieu du Feu. Pendant le séjour ie l'alla à Maimatebin . e le i prit dans la ville; plusi u: . maisons étaient embrasées : au* un halvlanl n'essa\a de porter il a secours. <hi se tenait autour de i'inrendie dans une consternation inaelive ; que'qu -s-uas \ jetaient .>eu!emeal par intervalles d. s .ouib s d'eau pour apaiser Je d.rn du l'eu nui. - iraient-. Is . avaient choisi leurs habilalio s pua; nn sa nier. Si I - l'.usses n'avaient ; as éteint l'embrasement, toute la ulle aurait été re.l-.-iie eu cendres.
9. Plusieurs peuples tartan», ont une grande vénération pour le îeu; ls évitent a ec le plus grand soin de tom ber :;• leu avec la 1. nie d un couteau, comme ans. .le fendre du bois n\ ee une cognée ) -après d î leu. Ils ne MiulTrent pas qu'unélran-jer les ab rde, à moins des'èirr put ilie préalablement en passant e l:e deux feux allumés exprès. Vaut de i ou e, i- s,. ; nu ru ni vers le midi qui esi le col; de l'horizon repoudant au l u; c'est ussi NÎins le but d'honorer cet élément, qu ils observ eut de tourner constamment »ers le même point la orle de leur rabane.
10. Les Val»oules) pe a -lad.- «le a -iliérie , croient qu'.i e\isle dans le Ira un être auquel ils suppo*ciil le p. m voir de iispenser les biens et ies :..a\\. et ils lui o!. ut perpe'uelhmeni des saci ilî e>.
11. Le l'eu est l'objet d'un . ube dans , iusirurs coalrees de I" \ Irque. Au Mmomolapa, d est regarde comme me1 .ne chose de sacre et de di\ie. Ou au 1 l'empereur en. ■me quelque part, m construit auss lot une huile, et ou y allume un b u q ' o; entretient vec soin, i 'o - s b « ans, c • a n arq envoi»-, dans chacune «I s jrov im > le e F ,b, un les priurip.ii. >. seigneui s d«- s,, ,,u. an1 , .uli-r le leu uuuveau a tous ms-,ij.i> ('. «oui-
nu saires cteigncnl d'abord lous les fous, i chacun m> présente pour en recevoir lanoi veau, qu'il faut paver à ces commissaire ce qui sert à les défrayer. Ceux qui e n r viennent à ecl usage sont traites ronin relie I • s à l'empereur.
il. Kn Amérique , les Nal fie/ avair rhe/ eux, de temps immémorial, une c ffde temple où ils conservaient du fou, ou'' prêtre préposé à la garde d • l'édifice ac soin d'entretenir allumé. Ce temple «lall .! dié au soleil dont ils prétendaient quo la f mille de leur grand chef riait descendu?
l.'l. Les Taensas adoraient la même di» n ié et lui consacraient aussi des temple! d s autels et îles prêtre* qui, comme c'. i\ Nalche/, entretenaient h* feu en son lionuea IV. Plusieurs céré onies pratiquées pari ..miens habitants de la Virginie portent croire qu'ils rendaient au feu des hoonear religieux. Au retour d'une expédition ci!1 taire, ou après s'êlra lirés heureuseuie al quelque péril imminent, ils allumai '"t ^ bux, e: témoignaient leur joie, CD ta autour, avec une gourde ou une sonnette la main ; hommes, femmes et enfants, (-r* liaient part h ce divertissement. Un <1e leo actes de piété consistait à j 1er au Feule pf mier morceau de ce qu'ils inan^-ii nl lears repas. Tous les soirs, ils .illun^i« des Feux. < l formaient à iVnlour des dan* accompagnées de cha i«. Les corps de» che étaient religieusement conservés après mort dans des espèce- de lemples, où onpf) lie enlr.Menait nuit et jour un feu allumé I •>. Le- n ligènes des bords de la Colomb regardent le Feu comme un être puis«J mais il leur cause un- crainte continue!! Ils lui olïr nt cons' animent des s ;criûi ' i supposant donc également du pouviv i fare le bien et le "mal. Ils recherchas» appui, parce que lui seul peut interceîerW près de leur protecteur ailé, et leur priKOM tout ce qu'ils peuvent désirer, comme b enfants mâles, une | èehc et une chas»e-ttioi danies; en nn mol, loutre qui constitue, 'il b as idées, la richesse et le bien-être
I c i NOUVKMJ. — I. Nous aVoosToili l'article précèdent, que les païens ïai*aï* quelquebas la cérémonie du Feu noun *» ' rallumaient, à l'aide du vase concaveondi miroir, aux rayons du soleil, parce que • ulle quils rendaient à cet élément tirait s< ori ine de l'ador.ition des astres.
•2. Chez les chrétiens, le f u n'a jamais ffi aucun culte, mais il est employé fréqaen ment dans l'Fglise comme symbole,? 'il « vie, soit de la lumièi cspirituelle,soitdelafl' rite et de l'amour de Dieu. Voilà pourquoi plupart des cérémonies religieuse* ont IJ avec de - cierges allumés. Pendant loulewj ré" du temps pocal, on place sur un randéla* lait en forme de colonne un grand cierî'1* ne, et sur lequel est tracée une cro>\ ; 1 cierge, appelé le cierge pascal, est \f ,>rJ bob- de Jésus r. ssuscilé. Il efl béni >olei'"" lement , ar h- diacre dans la nuit du >-t",<' siiul au li iianchr de Pâques. Mai* ■ i 1 mieux repre rater -a régeucrdiioo fl ic u