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lités, et traiter ceux qui viennent ans heures du repas; I s jours suivants, ils vont rendre l<s visites.
FITTAZARS, nom que les nègres du Cap- Vert donnent à leurs sorciers.
FLAGA; magicienne ou fée malfaisaiite de la mythologie Scandinave; elle avait uu aigle pour monture.
FLAGELLANTS. — 1. Pénitents fanatiques et atrabilaires, qui se fouettaient impitoyablement, attribuant à la flagellation plus de vertu qu'aux sacrements pour effacer les péchés. Ils prirent naissance en Italie, vers le milieu <)u xur siècle, à l'époque où les querelles des guelfes el des gibelins désolaient celte contrée ; ils crurent apaiser la colère de Dieu en lui offrant ainsi une expiation volontaire. Des milliers d'hommes de tout âge et de toute condition offrirent au public le spectacle de leur dévotion sanglanie. Ils marchaient processioimellcnient dou* à deux, précédés par des préires avec les croix et les bannières. Tous avaient à la main un fouet de courroies donl ils se frappaient si rudement qu'ils se mettaient tout cil sang. Ils marchaient nus depuis la ceinture jusqu'en haut, par les plus grands froids de l'hiver et mémo durant la nuit, répandant beaucoup de larmes et poussant de longs gémissements; les monts et les campagnes retentissaient de leurs cris, les femmes pratiquaient la même pénitence, erifermecs. dans leurs chambres. Ce spectacle extraordinaire produisit d'abord quelques bons effets, et inspira des sentiments de componction à plusieurs pécheurs. L'exemple de ces premiers Flagellants fit beaucoup d'imitateurs ; de Pérouse où elle avait commencé, cette manie se communiqua à Home, el, circulant ensuite de ville en ville, infecta toute l'Italie', et de là se répandit bientôt en Allemagne et jusqu'en Pologne. La supérstilion s'y mêla bientôt ; les Flagellants soutinrent que personne ne pouvait être absous de tous ses péchés, s'il ne faisait cette pénitence pendant un mois. Ils se confessaient les uns aux autres, et se mêlaient de donner l'absolution, quoique laïques; ils la donnaient au\ morts, même à ceux qui étaient réputés ddus le ciel ou dans l'enfer ; on citait des exemples de danfné* rachetés par ces flagellations. Le pape ayant désapprouvé ce genre de dévotion, el les princes n'ayant pas voulu admettre ces pénitents dans leurs Etals, cette secte tomba dans le mépris et finit par être oubliée.
Cent ans après, une nouvelle secte de Flagellants s'éleva en Allemagne, à l'occasion d'une pesle qui ravageait le pays. Ceux-ci n'étaient pas moins superstitieux que les premiers ; ils disaient que le sang qu'ils répandaient en se fustigeant se mêlait avec celui de Jésus-Christ pour h rémission des péchés; ils prétendaient également s'absoudre les uns les autres, et se vantaient de faire des nriraeles et de chasser les' démons; ils menaient avec* eu* des femmes qui prétendaient eu avoir éi." délivrées. Ils avaient un chef principal et deux autres supérieurs ,
auxquels ils obéissaient aveuglément. Ils \ orlaient à leurs processions des étendards de soie cramoisie , sur lesquels ils avaient | fini des sujets. Ils appuyaient leurs opinions rulictiles sur une lettre qu'ils .supposaient avoir clé apportée iln ciel par un ange : on y lisait que Jésus-Christ était profonileincnl irrite contre les hommes , mais que, touché «le l'intercession de la s (iule Vierge, il consentait à l' ire grâce à son peuple, à londiiion que chacun , sortant «le sa patrie, se flagellât durant di jours, en mémoire des années que Jesus-t .hrisl avait p issées sur la terre, lis tirent une grande quantité de prosélytes. Mais le pape Clément \ | et lotis !es prélats d'Allemagne s'eijni élevés contre ces sectaires, vinrent à bout de les dissiper. Le roi de France Philippe d<? \ abus h ur défendit , sous peine de la vie, de mettre les pieds dans ses Ktats.
Celte secte se i éleva pour la troisième fois, dans la Misnie, vers l'an 1 V 1 V : i .< 1 1 nommé Conrad renouvela la fable :e la lettre apporté*; par les anges sur l'autel de Saint- Pierre de Home, et joignit a celle imposture plusieurs erreurs dangereuses, preleudanl que la forme de la relit; ou allait ère changée par rinstilution des Flagellants; que l'autorité du pape et des évèques allait être abolie; que les sacrements él. tient sans vertu, que la vraie foi ne se trouvait que parmi eux; qu'on ne pouvait être sauvé qu'en se faisant baptiser dans son sang. L'inquisiteur (il arrêter ces Flagellants, et l'on en brù!a plus d«« 1)1
1. Il ne faut pas confondre ces Flagellants lien- tiques avec des confréries du même lo in, instituées par le roi de France Henri III, et dont le principal tort était la superstition. Trop souvent eu effet elles favorisaient la lie née: ceux qui en faisaient partie* rov aient pouv oir pécher avec impunité, persuadés que par leurs flagellations volontaires ils e\piaieî.i ensuite toutes leurs fautes. Henri assistait souvent aux pr*?cessions de ces cou- Ire, ms avec la noblesse «iu royaume et les grands de sa cour, tîeorges de Joveuv qui était ainsi aile nu-pieds à une procession de Flagellants, dans la nuit du jeudi au vendredi -aint,7 avril, y contracta une maladie dont il nmurut. Maurice Poucet, célèbre pré- (I ca'e' r, fut exilé à Meluu, pour s'être dei haine en chaire contre ces sortes de dev«>tions.
Il y a encore aujourd'hui des confréries de Flagellants en Italie, en Ispague et en Allemagne. Le P. M.ibillnn vil à Turin, le vendredi v-ainl, une procession de Flagellants ■i gai»«\ « Ils commencèrent, «lit-il, à se fouetter dans l'église cathédrale, en ait ndant sou altesse royale; ils se fouettaient assez lentement, ce qui ne «lura pas une demi-heure; mais d'abord que ce piince paru), ils firent lo nber une gi vie de coups sur leurs épaules dè i d. cliirèes, et a ors la procession sortit •ie l'e^lis--. Ce serait une inslituli m pieuse, .ty, te Maluilo si ces :«'ih si- lus; . eai ni par une douleur sincère <!<. leurs pe-
(1 1 ArtKl* emprunté au Diclionnaire do Nod.
DICTI0NNA1UK DES RELIGIONS, -y
ches, et dans l'intention d'en faire une iiilem e publique, et non pour donii. r
momie une e pè< e de spectacle» Yoy. Di>, .
l'I IN VNTS.
I L \C, FIXATION, supplice influé à J,< .„ Chr si pendant sa pns*mn , par l«>r (i* Pom e-Pilale, gouverneur de la Judée. <»n a« condamnait à « e suppliée que les esrwn, ou eeex «iui, n'elani point cit<>\en> nui vi leur étaient ass milés. La loi , les Juif. >! l'enduit de donner plus de «0 ctttips a «u\ qui elai. nl condamné» à la fl<i«ellai! < , »t a(io de ne p is surpasser ce nombre, on irritait au :J0". Mais on pense que J ^ Christ «'il r«'«;ut un plus gruit norelir. « ir il était jugé par une commission t> maine.
t >n donne communément le nom «le Fi 'i ltiti< n au tableau qui représente; le >auugr soumis à ce supplice.
FLAMIJFAFX (I étk des 1 (t). Whlmt* b brail, trois fois l'an, aux Panallienee<, ai fêles «I • Vuleain e! à celles de l'romeli -, Ij course aux flambeaux. A l'extrémité i.'tramique était un autel cons acré à Fra* thee. La jeunesse athénienne qui m& disputer le prix, se rassemblait suri- -m autour de cet autel , à la clarté du leo rçi brûlait encore. Au signal donné, on alluni* un flambeau. Les prétendants au prii vaient le porter tout allumé jusqu'au but. fi traversant le Céramique, et courant à toute jambes, si la course se faisait à pied. «0 était le plus ordinaire, ou à tune bride. I cite avait lieu à cheval. Si le (lambeau veuji à .s'éteindre entre les mains de celui qui t> était saisi le premier, celui-ci, déchu de lort espérance, donnait le flambeau à un deové me, qui , n'ajaM pas été plus heureui, remettait à un troisième, et ainsi de jsïH jus<ju'à ee qu'on eût épuisé le nomtre é «eux qui s«> présentaient pour discuter li prix ; et si aucun «les prétendants tué réussi, le prix était réservé pour une»* fois.
Le jour de la h'"e de Cérès était app<fc|* exudleneo (<■ jour des l'lumb> aux , moire «le ceint que la «lé«-ssc allua.j aï flammes du monl Etna pour aller citer* Iroserpine.
FLAM1XAI.ES, nom des Flammes qui * latent «le .barge. Ces prêtres ne perdit h ur titre de flamines que parla nwM leurs femmes , seul cas qui pût les >epati d'elles.
F LA MINES, classe particulière de p*irt instituée chez b-s Humains, par RorouluH par Numa. Les Flamines étaient au nomb de quinze, divisés en grands el petits Ft.« nés. Les giamls Flamines, au nooibrei troi , s'appelaient Flamen Viali<, Flami"'' Jupiter, t-'lamm Muriuilis. de Mars, et tu n (Juirin ilis , de Cjuirinus ou Homo i Les douze petits Flamines, d'instiU* plus récente, étaient consacrés aux «ii"J lis second aires. L'élection des uns et ■ autres était l'aile par le peuple, et ratilt^ I l'inauguration, ou l iuspcctiou «le cerU'i