‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 258 sur 365 · FLA · texte numérisé non relu

FLA

lofores observés par le souverain pontife. ji »errices de chacun n'éiaient affectés qu'à m dieu, 1 l ils ue pouvaient remplir à la fois tlusieors sacerdoces. Leurs filles étaient lemptes d'élre prises pour Vestales. Ils (aient nommés à vie; rependant il y avait «causes pour lesquelles on pouvait les dé- <*er. Leurs bonnets» faits de peaux de brebis, 'attachaient sous le menton. Ils étaient surionlés d'une grosse houpe de fil ou de laine, rqui les fit nommer Filaminet on Flamines. (autres dérivent leur nom du Flnmmeum , >pèce de voile couleur de feu , qu'ils portifot sur la téte et dont ils enveloppaient w* cheveux.

Le plus considéré des Flamines était le riomtn Dialis; il jouissait des prérogati- « les plus honorables, mais en même temps Iwil soumis aux prohibitions les plus génies. Voy. les unes et les autres à l'article

FUMIMENS et FLAMINIESNES, jeunes irçons et jeunes filles qui servaient à l'au- (î le Flamine de Jupiter.

fLAMINI'JUES, prêtresses romaines, femip* de* Flamines , distinguées par des orments particuliers et de grandes piérogafies. La Flaminique Dialis était vélue d'Fiafowuleurde flammes, et poriait sur ses *ements l'image de la foudre. Elle était (nous* comme son mari à plusieurs profilions singulières; il lui était défendu d'àwdes souliers faits de la peau d'un anitUmort de lui-même, il devait avoir été te; elle ne pouvait monter plus de trois ktatos d'une échelle. Lorsqu'elle se renfci lu Argées, elle ne devait ni orner sa W». si peigner ses cheveux. Elle portait fou coiffure un rameau de chêne vert.

Miiorcclui était interdit, et son sacerdoce fanait par la mort de son mari, de mémo » sa mort obligeait le Flamen Dialis à ftwr ses fonctions.

FlAMMEUM, bonnet des Flamines; il était nilfurde feu. C'était aussi le nom du voile if lu femmes portaient le premier jour de «rs noces.

FLATH-IMS, paradis des anciens Celles.

* Koples reconnaissaient l'immortalité de «m et admettaient des récompenses et des •ises après la mort. Dans cet étal, les âmes lient revêtues d'un corps aéricn,susceptible peine ou de plaisir. Celles qui avaient mé-

* d'être heureuses jouissaient d'un grand -U'oir dans le lieu qu'elles habitaient, mais aient peu d'influence sur les affaires d'ici- •'•Ci' séjour, où les Celtes plaçaient les

de» hommes braves et vertueux, était »«<mè Flath-Inis, c'est-à-dire l'Ile des bra-

* « t des gens de bien. Dans cette lie ré- »atent uo printemps et une jeunesse élcr-

Le soleil y versait ses rayon - les plus *ui; de légers zéphyrs la tempéraient sans et drs ruisseaux d'un cours toujours

j eniretcuaienl la vie et la fraîcheur. *j arl»res étaient couverts d'oiseaux au iné- "»«it ramage, aux plumes érlalantes , et poissaient sous le poids des fleurs et des ntfi. L'aspect de la nature, toujours calme

FLE 758

et serein, portait dans tous les cœurs, étrangers désormais à toute impression pénible, le sentiment du bonheur. Ce paradis enchanté était situé dans une région inaccessible aux maux qui affligent le genre humain. Le passage de ce monde à ce lieu dcdélices, loin d'être sombre et terrible , comme celui que nous dépeint la fable grecque et romaine, était agréable et rapide; et l'âme, si elle n'était appesantie par aucune souillure, devait remonter avec joie et sans peine ver- son élément natif. Celle notion du séjour des âmes braves , qui rendait la mort plus agréable que terrible, explique l'intrépidité avec laquelle les tribus celtiques affrontaient le trépas dans toutes les entreprises que leurs préires avaient jugées légitimes.

FLAVIAN1SME , erreur qui s'éleva parmi les luthériens ; elle consistait à soutenir que le péché originel était la substance même de l'homme. Celte doctrine insoutenable eut des partisans; elle était enseignée par Malbias Flavius , surnommé Jlfyricus , qui l'avait énoncée d'abord par précipitation et sans mauvaise intention, mais qui la soutint ensuite par pur entêtement.

FLECHES. — 1. La flèche est un attribut très-fréquent de la divinité parmi tous les peuples idolâtres. Elle désigne communément un dieu qui préside à la guerre. Mais il est digne de remarque que les Grecs avaient donné des flèches à Apollon, dont les fonctions étaient éminemment pacifiques. C'est que les flèches étaient le symbole des rayons du soleil, dont Apollon était la personnification. Ainsi , quand la mythologie rapporte que ce dieu, de concert avec Diane, sa sœur, tua les enfants de Niobé à coups de flèches , cel i signifie que la peste, produite communément par l'ardeur excessive d« s rayons du soleil, fit périr les enfants de cette malheureuse. Nous voyons pareillement, dans Homère, qu'Apollon , pour se venger de ce que les Grecs retenaient captive la fille de son prêtre , lança contre eux .ses (lèches , et qu'aussitôt la pesie survint dans le camp. Enfin, les flèches d'Apollon qui firent périr le serpent Python, formé du limon des eaux, exprime ingénieusement le dessèchement de la terre après le déluge , dont la chaleur solaire dissipa les émanations aqueuses et délétères.

2. On se servait aussi des flèches pour connaître l'avenir ou la volonté des dieux. Voy.

BÉLOMWCIB.

FLÉKÉ et GÉKÉ, loups voraces de la mythologie Scandinave , dont Odin se servait dans les batailles

FLEUltS. Dans toutes leurs fêtes et leurs réjouissances publiques, les Grecs se couronnaient de fleurs. Ils en couvraient les morts que l'on poriait au bûcher, cl en ornaient les tombeaux.

FLEUVES. Les Fleuves ont part aux honneurs de la divinité chez la plupart des peuples païens.

1. Les Perses portaient le respect pour eux jusqu'à défendre de s'y laver les mains et d'y jeter des ordures. Les Parsis, leurs desecu-

/3ïl niCTIONNAIiiK

dants , onl encore pour I- s Fleuves la p!es grande vénération.

2. On sait que les F.pypliens a vas* ni fait on île leur Fleuve. I «//. Nil.

3. Les (irecs regardaient les Fleuves comme enfants de l'Océan et <ie Téthys. Hésiode en compte tro's mille sur la l'ace de la terre. Selon lui on ne devait pas le- traverse:1 sans s'y la\er 1rs main , eu un oquanl le> ilieux ; autrement on courait le risque d'attirer sur soi l'indication île la divinité. D'après la mythologie grecque, chaque Fleuve était gouverné par un dieu , ou plutôt elail lui-même une divir.ité à laquelle ou immolait des chevaux et des laureatix. Les peint es et h s poètes les dépeignent suis la figure de vinlîards respectables, symbole de leur anliqui'e, avec une barbe épaisse , une chevelure longue et traînante, et une couronne de jonc sur la téte. Couches au milieu des roseaux, ils s'appuient sur une urne d'où sort l'eau qui donne naissance au courant, dette urne est inclinée ou de niveau pour exprimer la rapidité ou la tranquillité de leurs cours. Sur les médailles, bs Fleuves sont tournés à droite ou à gauche, selon qu'ils s'écoule it veis l'Orient o i vers l'Occident. Ouelquefois ou les représente sous la forme de taureaux, ou avec des cornes, soit ; our exprimer le mugissement des eaux, soit parce que h S bras d'un Fleuve ressemblent en quelque manière à d< s cornes de taur aux. Flienn us apprend que les Agrigcntin -, pour exprimer le cour Irajei que parcourait leur Fleuve, rhoiioraient sous la ligure d'un bel enfant, auquel ils avaient consacré une statue d'ivoire dans le temple de Delphes.

Les (irecs et les Humains considéraient i omme Fleuves des Knicrs, tous ceux dont les eaux avaient quelque mauvaise qualité, lels que I' Vchéron, le Coev :e, !e Phlegéthnn, le l'y riphlégéthoii, le Slyx, FFrèbe, le Lélhé, le lac Avertie, etc. Ces f leuves n'en étaient pas moins regardé* comme sacrés: c'était même par leurs noms qu'on faisait les sermen:s 1rs plu* terribles.

Les Hindous qui ont drivisé presque L us les rires, n'on! pas manqué i'aiir lue r la divinité à la plupart d s huves; Ions son! sacrés par nx-inémes , mais il en e t sep< m ni jouissent particulièrement oc l'essence divine, et qui sont l onsi len s eomioe dieux ou déesses ; ce sonl a (janga, ou le liante, la Codavaii, la V ni uni, la Sar.iswali, la Kâven, le Rrahmapoulra ' l le Sindhou. Les Hindous ac-'oarent des cou1 rées les plus éloignées pour offrir des sacrilices a ces «aintes rivières, y faire leurs ablutions, en emporter de l'eau dans d< s fioles , peur eu arroser le sol où il* doivent expirer. Mais bien plus heureux sont ceux qui ont 1.: duce de venir rendre l' une sur b uis bor's, eu qu'une main charitable vient plo. ger d mis leurs ondes, lorsqu'ils sont près de la morll I cur salut éternel est assure.

FLIN/. Lue • hronique saxo-»eru»., nique, tilee dans Moreri, dit que les Vandale*, lia inlanl . -lu p.i •. 'pi .m,, u, à .01 1. . ns.;, av aïeul une iliv mile o anuii j:m m

F.s RELIIONS. :k

en saxon signifie une pierre ; que celte dninilé était ordinairement repres, mée sur uni grande pierre, sous h figure de la mort, c * verte d'un long manteau, tenant dans sa mai un bâton, avec une vessie de pore eulV?; qu'elle avait encore sur son épaule pudrç un lion, par qui ces peuples crovaienldetijjj ètie re-suseiiés. D'antres fois FÎiuz êLiit re> présente sous la ligure d'un v ieillard, au* une torche à la main.

FLOU ALFS. fêtes que les Romains ce,* braient e l'honneur de Flore. Elles durait six jours et se terminaient aux cilemlf-j dj mars. C'est durant ces fêles que les jiiufl* raux avaient lieu

l L0HAL1S% nom du flamine de ladre* Flore.

FLORAFX. jeux publics inslituésen! teneur de Flore, dont le culte fut porte a^n-' par Talius. roi des Sabins : mais ils fur- il souvent interrompus. Ils n'étaient rent>ovelés que lorsque l'intempérie des ivwi faisait craindre la slérilile. ou lorsqn- le* livres Sihvllins l'ordonnaient. Ce ne fut que l'an de Rome .'iSO, que ces jeux devinrent^nuels, à l'occasion d'une slériliié qui durj plusieurs Minées, et qui avait été prenais par des printemps froids et pluvieux. Afink fléchir la déesse et pour obtenir à Livrr «le meilleures récoltes, le >énat ordonna q« lesje i\ Floraux seraient célébrés tous !« ans re^n'iè' enienl a la fin l'avril. Ils an *l lien l i nuit aux flambeaux dans la rue Patricienne, où se trouvait un cirque \asie. Ces jeux étaient accompagnes 'h dfhauches et d'infamies ; on ne se conleu'ai! pas des chants les plus obscènes; on y nisemblait des courtisanes qui dansai toutes nues au son de la flûte, et qui par & raient mè..ie en cet état les rues de h< ;i!r un llauiheau à la main. Valère- Maxime aypo; .c ;ue Caion d'Ulique, ce Romain si f> ièbi <• par <o»i ausF rc vtflu, assistant OBJ M par hasard aux jeux f I Taux, on n'esa produire u »a pieseu -e les femmes nuis ^»r't ili àtj e, comme c'e'ait 11 coulome. Fan*- ; ius, ami de Ca:on, I. i fit remarquer qof>i présence gênait tous les assistants. Catùti 5t r i ra a.: sil 'd ; et le peuple, délivré d\ii> censeur impoi l. m, témoigna sa joie par t& applaudissements.

Oii"iqu< s écrivains prétendent qui î p-ux Floraux lurent institués en l'honn ut d'une courtisane nommée l'Iure, qui, ' acquis d i i.meuses ric hesses, les légua. « mourant, au peuple ro main, et qu'on employa les biens de la défunte à célébrer >) mémoire par des jeux infâmes, dige^s ii nieller q i elle av. ut exerce peu ianl sa v< I est plus proha.de que h* jeux céUlucs a l'h •un ur de celle courtisane furei.l dJi'> 1 s i te co fondus avec les fêles de l'ancinuu' Fiore, et q.ie i on joignit au culk iunocti de i.j iiées>e du printemps, des infamies q« iapp ia e u [e ti itic honteuv «I la prosiiWla il («m. e de ii j4 u \ lu prise d'al'erd mJ'' |. s lu, i, ..ussr (,,ir 'a (Mirl'saiu ; niiii> iJ » ; - i •..;!• ! s t:ne . ; t 0| | . f

<l FLC

Valions auxquelles on condamnait ceux qui ititni convaincus de péeulat.

H.OKfc. — *• Déesse des fleurs que les Irecs nommaient Chloris. Son séjour primiif était dans les lies Fortunées. Elle Sulinspirrde l'amour à Zéphyr, et fixer la légèreté j orelle de ce dieu, qui l'enleva et en lit sou fou*e, en lai conservant la fleur de sa preikrejeunesse, et en lui donnant pour douaire «npire des fleurs. Son culte était établi ih In Sabins longtemps avant la fondaon de Rome , et ce fut Talius qui l'inlro- Bisit dans, pelle ville. Les Phocéens, fonda m de Marseille , honoraient la même bse, et son culte n'avait pas été moins iJèbreeo Grèce, comme le prouve une staie de Praxitèle dont parle Pline. Cicéron et Me loi donnent le nom de MJre. Elle avait nifffiple à Rome, via-à-vis le Capitole. On «représente soas la figure d'une jeune »aphe couronnée de fleurs, el tenant de la lin gauche une corne d'nboudanco remplie

• fleuri.

i lue courtisane romaine, nommée F/ore, a, selon d'autres, Laurentit, ayant institué îpfopledcla ville héritier de ses grands kn», fui mise par reconnaissance au rang 6 divinités ; el l'on établit en son honneur k/fui infâmes, appelés Floraux, qui Turent fli suite confondus avec les jeux innontf de l'ancienne Flore Voy. Floraux.

FLOMENS, onc des sectes des gnosliques.

»l- '"rustiques.

HOMES (Les1, ou Pâques-FleUri, ancien Ifcta dimanche des Hameaux; on le luf fcHai cause des palmes, des branches de wireel des fleurs qu'on portait ce jour-là procession.

rïORILÉfîE, ou recueil de Fleurs ; nom fWtf àane espèce de bréviaire renfermant v principales fêtes de l'Eglise grecque. Il y Prieurs recueils de ce nom à l'usage du rçcgrec. Léon Alisitius parie de ces sories

li res avec sévérité, à cause des nouveau»

* qui t'y sont glissées

H.OKJNIKNS, hérétiques du il* siècle, qui jrent leur nom de Florin, prêtre do l'Eromaine, déposé avec Blaslus, pour ses fturs. Ce Florin avait été disciple de saint •1} carpe, avec saint Irénéo ; mais peu ja-

ii de conserver la foi pure de ces saints dtvirs, il admettait un dieu auteur du mal, par conséquent deux principes. Selon Phi- "fos, les Floriniens niaient aussi le juge- ?m et la résurrection ; celle-ci, d'après eux, •'ail aoire que la génération. Ils ne paient point que Jésus-Clirisl fût né d'une W On les accusait encore de tenir, le soir kns les ténèbres, de criminelles a^semtf». d'avoir des mœurs dissolues, cl <le con* n«r des pratiques superstitieuses, tirées jodaïsrae et du paganisme. Saint Irénée r*>*a vainement à Florin une lettre que >ui avons encore, et quelques autres trai- » qui iodI perdus.

^LUONIK, déesse invoquée parles fem- •» romaines, soit dans leurs incommodités f cliques, soil dans le- accouchements.

FOE 7tt

Plusieurs pensent que Fluoniu était la même que Junon.

FLGTE, instrument de musique, dont les poètes attribuaient l'invention à Mercure, â Apollon, à Pallas, à Pan. Chacun de cespersonnagesapu inventer un genre dé flûte particulier,ou modifier celle qui existait déjà, «ailes anciens en connaissaient de différentes formes; il y en avait des droites el «les courbes, des longues el des petites, des simples el des doubles, ete. On distinguait encore I s flûtes sarranes, phrygiennes, lydiennes; celles des spectacles, qui étaient d'argent, d'ivoire ou d'os, el celles des sacrifices, qui étaient do buis. On dit que Minerve voulant jouer de la flûlé, le cristal des eaux loi offrit l'image de ses joues ridiculement enflées ;. de dépit la déesse jeta dans l'eau le malencontreux instrument.

La flûte est le principal attribut de Pan.

FLUVIALES, nymphes des fleuves chez les Romains.

FLUX. Les anciens donnaient une raison mythologique du flux et du reflux de la mer. Us feignaient que Neptune avait detix femmes; Vesilia, cumvenit adterram; Salacia, eu .1 redit ad snlum.

FO.Ccmot, qui signifie/a /oi(en chinois fa), entre dans la composition des titres des bonze; ou prêtres bouddhiques, dans le Japon, (/est ainsi qu'ils sont appelés suivant leurs degrés hiérarchiques : Fo-~ghent œil de la toi ; F o* Atoo, pont de la loi; Fo-sit maître Je la loi, et Fd-y/n, cachet de la loi. Il ne faut p is confondre ce vocable Fo, avec Fot nom do Bouddha en chinois.

FO, ou FOE, nom sous lequel Chekia-Mouni où le Bduddha indien est connu à la Chiue. Le nom entier parait être F o-<o, transcription chinoise du mot Bouddha, car les Chinois n'ayant pas l'articulation du B et du D, y suppléent par les lettres F el T. C'esi ainsi qu'ils donnent encore à ce même personnage le nom de Poussa, qu'ils disent abrégé du terme indien Pou ti-sa-to, nom que l'on donne à ceux qui ne sont pas encore bouddhas; or, ce mol Pou-ti-sa-to est le sanscrit Uodhisalwa, vérité de l'intelligence

On sait que la religion de Fo est le second des trois grands systèmes religieux professés à la Chine, où il a été importé vers l'an 65 de notre ère. frite secle est celle dont les missionnaires disent que la doctrine est dou ble : l'une exotérique, qui admet te culte des idoles, enseigne la transmigration des âmes, et défend de manger de ce qui a eu vie ; l'autre isolérique ou secrète, qui n'admet que le vide ou le néant, qui ne reconnaît ni peines ni récompenses après la mort; qui veut qu'il n'y ait rien de réel, que tout no soit qu'illusion, el qui regarde la transmigration des âmes dans le corps des bêles, comme un passage figuré de l'âme aux affections el incl nations brutales de ces mêmes animaux; doctrine qui à cet égard serait toute morale, comme ayant pour objet la victoire de l'âme sur ses affections déréglée», s'il pouvait y avoir une morale réelle où il n'y a rien de réel. Celle secte s'adouue beau-

DICTIONNMKE DES RF.LIf.lONS.

coup à 1.1 contemplation, niais à une contrmpfuion incompréhensible, dont lo but est un anéantissement qui va jusqu'à dé'ruirc l cire. Ot anéantissement doil-il être entendu au ; od de la lellre ou dans le sens moral ? Ksti réel eu mystique? La oues!ion est fort agitée par les savants de l'Fumpe ; elle ne l'os i I ■ nt-é!re pis moins par les docteurs boud- » hi>les. Kilo ne peut être résolue qu'.près une lecture attentive de cet article qui est un extrait littéral des livres de celte r ltï ou. ) 0)/<z aussi l'article l!oi oiuiisme. Y mi s avons déjà donne plusieurs viesabrés de ce grand législateur aux art. Boldi>:r a . l!oi os, Cm Kl v-Moi ni, etc. Mais minute

i h :« uue des nombreuses contrées, où s^'est propagé lo bouddhisme, a ajouté ou modifié qu'Inné chose au théine primitif, nous croyons que cet ouvrage serait incomplet, i nous n'exposions ici la conception rliin ise de l i vie du philoso, ho. Nous !a donnons d'après une tradurlion faite sur bs originaux par le savant Doshauleray os. un des plus érudits «inologues du siècle dernier.

Histoire de Fo Chrkin-Mouni.

I.a '2\ année du règne de I chao-wnng, quatrième empereur de la dy nastiedi'S I < heou (10^7 on 10*2S avant l'ère chielienne . au S jour du V mois, i! parut plusiurs • rodi-j. s. L'empereur eonsuba à ci- sujet Sui-Yoon, premier président du tribunal des mallu-mali ues, qui lui réiondit : « I n grand saint

ii il «lans l'Occident, cl tant de prodiges pronostiquent qu'.ipiè- ■ lu*» de mille ans, la religion fameuse de ce saint pénétrera dans e t ei -pire. » ( e fui précisément dans ce moment que Fo naqui*.

La lit' année de Mou-wang, su. c ssour de Trhao-wanu' i'M'.Snu lliO avant l'ère rhretienne), au lo* jour du second mois, il - arut encore plusieurs prodiges. L'empereur imsulla à cette occasion le premier président du tribunal des mathématiques, nomme liouto. qui donna celte réponse : « L u grand saint s éteint dans l'Occident, » et piériséiucul dans ce même moment Fo s'éteignait.

Ce que nous venons de «lire csi un récit des bonzes, duquel il n'est fait aucune mention dans les histoires chinoises. Le songe suivant se trouve a l* vérité dans l'hi>(oite, à lYndroiloù elle traite des bon/, s, mais elle ne l'assure pas; elle dit seulement : On le raconte ainsi, c est ainsi que nous l'.ivons reçu. Voici ce songe :

La 3* année de Ming-li, empereur de la seconde dynastie des [«an ('il de l'ère chrétienne , l'empereur vit en songe un bonnoe de couleur d or qui avait llî pieds de haut, et qui, tout brillant de lumière, vo!a dans la cour du palais. Il consulta sur ce songe les grands de sa cour; eravd rnaitre du palais, noinu.é Fou-W r.poydii : . j\ii < ni dire qu'on adorait dans l'Occident un homme appelé Fo, qui acquit autrefois ia sagesse : ne serait-ce pas ce même homme dont l'im igo s'est présentée à votre majesté ? » L'empereur dépêcha dans l'Occident le chef des doctours Wang-soun, et avec lui dii-sept

autres envoyés pour en rapporter le mli, de Fo.

Ces députés élan! arrivés chez les Tarlari Youe-chi, alors maîtres de l Inde, renmo. Irèi eut deux brahmanes, dont l'un s allait Chekia-Moiem, et l'autre Cho-fa-bu, et I s annnèienl à la Chine a\ec des ira.i^t de Fo Chekia Mouni. pein e sur une loibline d< s Indes, et V2ehap 1res des livres ranv,i. ques indiens qu'ils mirent avec li'S iraa.n sur un cheval blanc; ils arrivèrent a Lovaug, vil> impériale de la Chine, la 10 a&. née du y ou nu-ping (t"7 de l'ère chrëtenR')» Alors seulement les Chinois furent eo p *• session des trois choses précieuses: savoir : Fo. sa doctrine, et l'institut de> lonmHachaug. L'empereur demanda à Cheki.i-Motm pourquoi ( hokia - M. uni n'avait pa> oïuIb naître a la Chine. Chckia-Molein répondu : «Le royaume kia-p i-li-wci esl situe jj centre de toutes les terres du monde, «-t est dans ce royaume que tous les Fo sonl m. T. us ceux qui onl du goût pour \aww y viennent renaître, el, par u e pi'iu-tt conversion vers Fo, ils y acquièrent la tentable sagesse. Les hommes des autre rentrées n'in aient rien ou eux qui pûtaltircrfu; c'est p-Mirquoi il ne eurest pas leparo.nu» son éclat et sa splendeur se re j atident jus ;u i eux, car chez les uns en cent ans. clrz da* lie> en mille ans, el chez quelques actrs apit s plus de mille ans, il naît des sainte <{• leur annoncent IMIustre religion de FoelM convertissent. »• Peu de temps après l'ii'lrodueiion du culte de Fo à la Chine, il s'dfll sur son sujet une grande dispute; mais IV» pi cur ayant fait apporter les livrs decelN religion eleeux des autres sec:es,el lesau*! tous l -il jeter au l'eu [tour le: ruiner ce Jife* rem! par un coup d éclat, tous se trouerai bru es. excepté ceux de la religion d^ F1-'» q i mu lin à la dispule, el fil fleurir re'.igion

G t urologie de Fo Chekia-Momi San-moto, le premier de tous les rois<w les hommes élurent, transmit soo rotauu* p,;r s s descendants à Chi-chense-wang. Mrt de lui à la o.'le génération ; colui-ri fui iept> n 1er de tous qui ol'liut la dignité de poni'1! et régna sur les quatre terres nu grande* dont le monde est composé. DepUbOTM jv.squ'a >ess; -kie-vvang. 1 ,010.050 ron <^ n. itil, I gne onl temi l'empire du monJe " roi Sosse-kii -vvang eut quatre bis, >ai£-fj>N l e lan, llou-fan el Kan-!ou-fan. Le roi Nu? f in eut deux fils. Sma to » l Nao-to. be '« l'é- fin eut aussi deux fils, Ti-cliaa «'l N^IH kia. llou-fan eut de même deux fils, Widr«w lo et P -t Ii-h a. lutin l\au-h>u-fan eut au>si den\ tils, Onan-ioet Aipo.

Mil i-to, (ils de Siug-fan, eul un fil» i"''"* nomme Lo-boou*to;^iiia-to céda s«>o rojau a son lrer > Nan-to, . t se mil sous laro»^'( et la disciplim. {['un brahm : tic noromP^,c"' tan : il prit ensuite l'habit des braliii'»1"'*' el fui surnommé le petit Kiu-lan; delà » nom de Kiu-tan devint le nom propre <M famille de Sitla-to. De plus, le quatrième ?

i3 FO

'an roi de celte race, nommé Yi-mo, se rcra dans les montagoes Pin-soué; le roi Yi- 10, son père, l'ayant appris, dit, en soupiint t « Mo» fils est un homme véritable- ,eni Chékia, c'est-à-dire puissant. * Le Fo onl il s'agit ici avait donc pour nom de race hé o\i Chékia en chinois, Chaka en japonais, •qui, en indien, veut dire puissant. Son nom enfance était Siita-to, et il Tut aussi appelé >mmc par mignardise Mouniou plutôt A/ani, ui, en langue indienne, veut dire pierre prédise. Ainsi, le nom de famille Chékia lui ?nait du Gis du roi Yi-mo dont il deseeniii; le nom de Siita-to, de son ancien aïeul ni portait ce même nom, et le nom de Kium, de la famille brahmane Kiutan, dont » même Siita-to avait autrefois pris le »m(l).

Vie de Fo Chékia-Mouni.

Un fort long espace de temps s'étant écoulé epuis la régénération du monde présent , irsque l'âge de l'homme se trouva réduit à ent ans, dans la neuvième période moyenne, :békia-Mouni , le Fo d'aujourd'hui, uaquit. lais, avant de renaître, son nom était Chen- •oei Poussa. Ce Cben-hoei Poussa, qui , par îili'is de la transmigration, avait déjà paru lutteurs fois dans le monde sous différent* loms.sous la figure do différents personna- ,os, et en divers temps , ayant enOn mis le omble à ses mérites, était passé dans le ciel ppelé Teou-liu , qui est le quatrième des ii cieui de la cupidité, dont nous parlerons 'aos la suite. Etant dans le ciel , comme le Bornent marqué où il devait devenir Fo s'approchait , il fut annoncé par cinq présages, ilors Cben-hoei ,Poussa tint ce discours aux isbitants des cieux dont il était le maître : Je vous apprends que mon origi ne est aussi ncienne que les éternelles révolutions des éséoératioos du monde ; mais ce n'est qu'à nie seule vie nouvelle que je vais prendre, u'il est attaché de délivrer et de sauver tout e qui respire : il faut donc que j'aille relatire dans l'Ile ou terre appelée Yen-fou-ti l'Iode Orientale). Comment et en quelle faille convient- il de naître? » Alors les habitats des cieux ayant tenu conseil sur ce ojet, il fut conclu qu'il naîtrait dans le «jaunie Kia-pi-lo-wei , situé au milieu des ">ndes,dans la famille du roi Si ng- fan, dont i femme vertueuso et chaste s'appelait Mo- ' (-). Pour l'exécution de ce conseil , il se li»a sous l'apparence d'un éléphant blanc ans le sein de cette reine , lorsqu'elle dorait : et dix mois après , c'est-à-dire le hui- «me jour du quatrième mois de l'année, il Mil du sein de sa mère par le côté droit. Il >i reçu sur la fleur d'une espèce de nénu- '•ar qui est en grande vénération aux Indes, J d'abord, levant la main droite , il s'écria une voit terrible : « Je suis le seul véné- >Me sor la terre et dans les cieux. » Dès y»l fut né, on l'appela Siita-to, qui, en insignifie subitement heureux. Mais nous •l pcllerons toujours de son nom ordinaire

(JlOttc clymologie de Mouni est lausse. Mouni imJien signifie te saint solitaire (le moine).

Diction*, des Religions. 11.

Page 1