FOI
Eglise. Le catholicisme enseigne qu'on ne peut élre disposé à recevoir la grâce sanctifiante que par la Foi, et que Dieu ne communique celle grâce, qui donne seule entrée dans le ciel, qu'à ceux qui sont fermement persuadés de tous les articles contenus dans le symbole des apôtres. Il enseigne même que, depuis le péché du premier homme, jamais personne n'a pu, sans la Foi, être justifié, ni conséquemmcnl recevoir la rémission soit de son péché originel, soit de ses péchés personnels; non qu'il ait fallu qu'avant la venue de Jésus-Christ, on eût une Foi aussi élenduc et aussi développée que celle qui est nécessaire depuis son avènement ; mais en ce sens qu'on devait avoir la Foi au Médiateur que Dieu avait promis, el qu'il devait envoyer pour réconcilier les hommes avec lui, en payant letribulde satisfaction dont leurs péchés les rendaient redevables.
Depuis l'établissement du christianisme, il ne suffit pas, pour être justifié, d'avoir la Foi au Médiateur venu et donné aux hommes.
Comme Jesus-Chrisl a développé les dogmes qui, avant sa venue , n'étaient connus que d'une manière obscure et confuse, il est nécessaire de les croire dislini lement, et d'eu avoir, comme on dit, une Foi explicite. Cependant, cette foi explicite, qui est la première disposition nécessaire et indispensablo à la justification, ne doit pas s'étendre nécessairement à tous les dogmes enseignés par Jésus-Christ. Si elle embrassait ceux seulement qui sont contenus dans le symbole, elle suffirait, pourvu qu'elle fût accompagnée de la disposition sincère à croire tous les autres, dès qu'ils seront connus par les moyens que Dieu a établis pour en instruire les fidèles. Or, parmi tous ces moyens, le plus sûr, le plus facile, celui qui a été le plus universellement employé, surtout pour le commun des fidèles, c'esl l'enseignement des pasteurs légitimes de l'Eglise.
La Foi «les chrétiens doit ôire raisonnable, en ce sens qu'on doit, non pas comprendre clairement tous les dogmes et les mystères de la religion , mais pouvoir s'en rendre compte et en étudier les raisons.
C'est encore une vérité admise dans le catholicisme que la Foi snns les œuvres est une foi morte, et comme telle incapable de procurer la justification. Les protestants, an contraire, soutiennent que les œuvres sont inutiles, el qu'on n'est sauvé que par la Foi.
2. Les musulmans regardent la Foi comme la première de toutes les œuvres méritoires ; mais, par rapport au mérite de la Foi sans les œuvres, on voit parmi les sectes mahomélanés les mêmes dissentiments que dans les diverses communions chrétiennes. Ainsi, l'opinion générale des sunnites est qu'avec la Foi seule on peut obtenir le ciel, et ils ne donnent aux bonnes œuvres d'aulre mérite que celui d'acquérir au musulman, dans la béatitude éternelle, un degré de félicité proportionné à la nature cl au nombre de ses œuvres. D'après ce principe , quicouquo meurt dans la Foi musulmane esl sûr de gagner le ciel. Ses péchés , ses transgressions
v-j mi.iio.ssAinr:
ne le soumettent, après la mori, qu'a des peines transitoires il. mis I attire vie. — Fcs liélerodoxes J< s 72 séries 'e f islamisme, les mota/ales sui Ion , son! «l'un seulum-nl I ut differeitl ; outre la neees^i-e de la K i pour <• lr<* sauvé, ils exigent encore le nieri'e <J< s Imimes «euv rcs, el rei-a: dent comme ■ ciiaine la réprobation de ceux qui ei: sonl d ->iilu-s au rm mut de la mort .
Les six ailiclcs d Foi, clu-z Icsivuimbmans. sont -omiui dans celle ! i : Me : Je cro-K en f>ini, en s/ s uuifs, i a s?- ia-.'rs, > .« projth, (/■>, ait jour jn>j u>i ' i r, el Ù il preb >ti (liioH ditlh>\ >" t ' ■ «' /c • , s . il pont' le inu'
.'F I.a / la lionnr l'<,i o-i la / n }>>;'■! i:>ic «tait une divinise ro «• inc. dont le cull c'ait e aldi dans le Falium av. r i Fomulus. S iiv.iMt qui I jm s auteurs, Fuée an avait ! ..Il un Icinple sur le mont Ibilaliti; «f. Mitres, avec plus de probabilité, ne Innl remonter la fondation de ce lmi|.t quï; Nuoi.i Pompi- Mus. Fnfin,< 'ii < roi; rapporie qu'Allilius a'aliuus lui en i âlit nu sur le Fai'iloir, auprès de celui de Jupib-r. I I i< ■ avai dc> prêtres el des sacrifiées qui lui . I lienl proioes. Fcs prêtres, dans leurs cérémonies, se eu ivraieiit 1 1 léle el les mains d'u.i \ oi!e biai c, sv mbole de candeur , el le* sarrili es se faisaient sans effusion île sang. <>n represemail I wi Foi mius dille: ruts alh iliuls ; (anlol c ui ine une lemmo lenani «les epis delà main droite . el le lagau» die, un pot i I plat de Iruiis; tantôt suus le s\ inb;de «le deux lobs se donnant la main, ou Si uhincnl de deux mains l'uim dans l'autre.
FOIF. F inspection du foie des vie unes faisait, chez les amien- Humains, une parlie imporiaiile de la science d s aruspu es.
FOl^MF, la troisième des grandes sectes religieuses autorisées dans la Chine. F'esi ia religion de Fo ou llmiddlia. Vuy. F<>, Ilot n-
IUIISMK.
FOKF-KIO, ou FOIS- KK KIO, un des livres sacrés des Japonais de la secte de Ilouddha; c'est le même qui porte eu chinois le litre de F<i-hoa-l;in</, ou livre de la lleurde la toi. On prétend qu'il fui apporte- au Japon, vers Fan HOï de l'ère chrétienne, parKo-bodaï-sin, auteur du syllabaire japonais el l'un des propagateurs du boud thisme dans cet empire. Fc Fok«-kio contient les principaux articles de la doctrine de Fhaka, «jui. dit-ou, les avait tracés sur des feuilles d'arbres. Anan et Kasia recueillirent ces précieux manuscrits, dont ils formèrent fouvrage appelé Kio par les Japonais, c'esl-adne le livre par excellence, ou l-'oke-Lw , le Livre des belles Ileurs. Fol ouvrage valut aux deux compilateurs ics honneurs les plus distingués ; dans les temples «le Ch ,ka, ils s«»nl représentés, l'un à la droite, l'autre à la gauche de leur maître. Fe livre est vénère par les Japonais, comme la bible l'est chez les chrétiens : les bonzes cl tes prédicateurs en lisent quelques lignes, suit dans les temples, soit dans les places publiques, et les commentent en présence de leurs nombreux auditeurs.
HKS un m. ions.
F'dxf-HO (on trouve ei rore rc innl .i nt ! o /«i !->' h . /• "yi/'.ras. F<>!,l, u -sin* ; inu- ,;,.« séries ri'fgieUsi'S professt es ;m .Iqnin. ! r» F. ke-sio .'(.parlienn* ni a I I reluion de» h-.ka ou I ; ou «i 11 ; . lis viv'-ni ru coi:,mi;ii tjie. interr i. pent li'ur sommeil au iniiiiM > U nuit, « t s< reun ss' iit dans un rinnu ici four «limier ensemble des hymne; ea lii i.iie ir de F aka, et lui adres^r il>.» p:« r<»s.
l ' »F(i \U. « • rémonie pratiqui'e ] nr le* n -res in u - u 'ma s a I ism.c <\ > j une <l \\». m i .li.'t.i. Les l . u: s «'I les tilles »e p «•> n- |e:i: .-'al^.r.i, • ar'.it: -es en quatre ban J-*», dont < ;i une es' eu. .du le par un fiiiiran il| meioi- vi-x«\ qui < i i . : t i l < * quilqms vers ma- Veualm-s à ! i rire us ,:n< e, el I ai!e bi b,r If re; m; I * ii cl.i.'iir. l'.il.-s s'a v .i n. eut .insi pour dan -er au^uir d'un grand leu a'.Sntw au milieu d" la p'.ae. F' s > liels < 1 les ^iacipaux liai» : i ,.t.s xuii assis sur -les im! » el s- ntrelie m ■ ; r a m; n it.ei.u ut. ( )n »mh*> suile par. • re un/ a Ire troup.' roniji^ de im.s .es ^'uni's inanmes partagés, «-oui:*» b's tenu n s, tm (] ;.,ir^' CMiip -.nies, a v ec dt* tambours «>t d'autres insirunieirs. il» »<tt vélos de le rs pin beaux habits, et c\w:n «le leurs armes, c im e s'i s e aieul au i.oiiii'. I dune cala aie. Ils î<. ni la pror autoui ilu feu; aj Tes quoi, qu : liant lei'i batuts, ils i iiinmenceiil a luller luiiiiuie c n« trehomim av c h ai.coi p il' . irililé. f'e>lillr$, rangées «-n lieue «li-rurre eux, F s entour.ig«ml «le !a vo x et du geste. Feux i;ui se »i* gualenlen reçoivent sui -b -. bamp la letompen-e [>ar uos chauls en leur hoimeur «t fit des baileaienls de mains. t>; cxercue «I suivi «l'un bal ou les «toux sexes fonl a*s.irt d'adre-se et d - légèreté. — Dans les funf rallies, les nègres exe; ulenl pareillemeolla Fol ar, ma s avee des modilicalioos anal* gués a la circonstance.
! OFK-W'ANf, | K , nom de la demeorfoi rrlr ilede Freya, déesse de la heauléet* l'an our, dans la mythologie Scandinave
FOMAi ATA, l'esprit du mal chez l« Mu>scasde l'Amérique, qui le représentaient sous la ligure d'un mon tre qui n'avat qu'un sem uni, quatre «Teilles et une Icngw queue.
FDM) VTFFUS. Fes villes grecques de&raient les honneurs divins à leurs foctia* leurs, el leur consacraient des l< tiip'e-, Jrt statues cl des té es. Ces mêmes villes decernaieut . par rec«uiniiissau« e , à d'illm!rfl bienl aileur-, les honneurs elle litre de/>«diiif urs. Il rn elaii «le même chez la plupart des peup <>s de i'anliquilé.
FONDA I ION. — F C'esl une des plus cobsulcraldes des œuvres qu'on nomme H'' dans fi glise « ilholique. File cousisle i la ire liâln unei gli e, un monastère, uu ho» pil .l, uu ; o.U'g -, une chape le, el a k'> i"eD* ter ; à d iim r a ruimes églises une somiw d'.irgeul pour y c«dehier des messes on wlice, ou n riter qm bpues prières a pert eluit«- Fe z« le pour clablir d«-s fonda tioDS ^'l)fl,* inenca a ev aaler, parmi ks caïUohquei, d«oi
le if o» siècle. Il y a aussi quelques fondation* moioi considérables, qui ont pour bal, pir eiemple, de faire exposer lo saint sacre» ment à la vénération des fidèles, ou de le faire porter en procession, dans certains jour» q,Ji nc $wnl P'18 «"arqués par l'Eglise, afin d'honorer le patron d'uue paroisse, ou {oeifjne autre saint pour lequel on a une d-ooiion particulière. Les fondations les plus wmmooes de notre temps et de noire pays fonsisl ni à établir à perpétuité des messes ou des services funèbres pour le repos de l'âme An fonJaleur». 11 est encore des personnes nebes qui laissent des sommes plus ou noiniconsidétables, A la charge <!c contribuai la construction d'une église, d un hospir**. d'une école on d'un autre établissement d'ulililé publique.
i Les fondations ne sont pas particulières i la religion catholique; les musulmans, nrioul, les regardent comme une des reuirts les plus méritoires. Ils regardent les faJalions pieuses comme des biens, dont Ir donateur s'est dépouillé volonl irement foureo céder la propriété absolue à Dieu, tl I usufruit ou la jouissance aux hommes. Aies;, lorsque le fondateur a une fois disposé d»ses biens, ni lui, ni sa postérité ne con- Kr^e plus aucun droit sur eux, et la douaton défient irrévocable. — Il y a également ÉfforcDies sortes de fondation chez les mu- »!maos:les unes exigent des fonds considérées, comme la fondation d'uue mosquée, i'n hospice, d'un collège, d'un pont, d'une bottlleric pour les voyageurs ; les autres ne (MuiftlL'Ot qu'en des œuvres moins coûleuin, comme d'établir une fontaine, de creukr un puits, d'enclore un cimetière, de pour- Mrà la subsistance d'un certain nombre de Maires, ou même à celle des chiens de la nll" ,oa sail que ces animaux n'ont point de «lires cher les musulmans, et qu'ils renknl cependant de grands services à l'hymne publique).
FONti-CHEN, cérémonie en usage dans lu anciens temps de la Chine. C'est , dit un MUeur chinois, une grande cérémonie, par Quelle un empereur qui monte sur le trône, tttrlil que sa famille a été choisie à la place ft'i précédente. Suivant ie môme écrivain , "f»que les anciens empereurs avaient fondé j»e oouvelle dynastie, et établi un gouvernent si parfait v que tout l'univers jouis- ;<il d'une heureuse et profonde paix , ils aonlaienl sur le Taï-ehan pour en avertir e peuple et remercier le ciel. Knûu, ils faitf'enl graver sur des pierres quelques lot— non pour (aire connaître leur mérite et nr vertu aux siè< les à venir, mais simplement pour exprimer leur nom, et annoncer fw tel empereur a remercié le ciel de ses Urofaits.
^ FoNG-CHOCI (mot à mot, vent ei eau). Les «oioois appellent ainsi unec rlaine influence tonne ou mauvaise, et un genre d'opération ["ïiérieose qui regarde la position des édiet surtout celle des tombeaux. — Si {uelqa'uu bâtit par hasard une maison dans
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une position qui offusque ses voisins, comme par exemple, si un angle du bâtiment était opposé au flanc de la maison d'un autre, c'est assez pour faire croire à ce dernier que tout est perdu ; il en résulte des haines qui durent aussi longtemps que l'édifice. Cependant, il existe un remède qui consiste à placer dans une chambre un dragon ou quelque autre monstre en terre cuite, qui jette un regard terrible sur l'encoignure de la fatale maison, et qui repousse ainsi toutes les influences qu'on pourrait en appréhender. Les voisins, qui prennent cette précaution contre le danger, neinanquenl pasde visitcrplusicurs fois par jour le monstre qui veille à leur défense, et de brûler de l'encens devant lui, ou plutôt devant l'esprit qui le gouverne, et qu'ils croient sans cesse occupé de ce soin. Les bonzes ont grand soin de venir en aide à l'embarras de leurs clients: ils s'engagent, pour une somme d'argent, à leur procurer l'assistance de quclqu esprit puissant, qui soit capable de les rassurer, nuit et jour, par des elï rts coniinuels de vigilance et d'attention, il >e trouve des personnes si timides , qu'elles interrompent leur sommeil pour observer s'il n'est point arrivé de changement qui doive les obliger à changerde lit ou de maison et d'auties, encore plus crédules, qui nedormiraient pas tranquillement, si elles n'entretenaient dans la chambre du dragon un bonze qui ne les quille pas jusqu'à la fin du danger.
Outre la superstition qui regarde la situation des édifices, il en existe encore une autre sur la manière de placer les portes et le jour, de disposer le fourneau pour faire le riz, etc. Le pouvoir du Fong-choui s'étend encore davantage sur les sépulcres des morts. Certains imposteurs font leur métier de découvrir les montagnes et les collines, dont 'aspect est favorable ; et lorsque, après uiverses cérémonies ridicules, ils ont fixé un lieu pour cet usage, on ne croit pas qu'il y ail de trop grosses sommes pour acheter cette heureuse portion de lerre.
Les Chinois sont persuadés que le bonheur ou le malheur de la vie dépend de ce Fongchoui. Si quelqu'un se dislingue entre les personnes du même âge par ses talents et sa capaci:é, s'il parvient de bonne heure au degré de docteur ou à quelque emploi , s'il devient père d'une nombreuse famille, s'il vit longtemps, ce n'est point à son mérite, à sa sagesse, à sa probité, qu'il en a l'obligation ; son bonheur vient de l'heureuse situation de sa demeure, ou de ce que la sépulture de ses ancêtres est sous l'influence d'un excellent Fong-choui.
FONtî-HOANG , oiseau fabuleux chez les Chinois , qui joue, dans leur histoire ancienne, a peu près le même rôle que le phénix des (irecs et des Romains, et l'ancu des Arabes. Au>si , les rares occasions où l'on prêt nd qu'il est apparu sont notées soigneusement ; « ar on croit que c'est un présage de bonheur. On du qu'il a la tête d'un dragon , la queue d'un coq, le< pieds d'une tortue, et que ses ailes soûl oruées de cinq diverses
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couleurs. Les mandarins et les grands de la coure» portent la ligure sur leurs habits ; et les femmes en portent sur elles des ligures d'or, d'argent ou de cuivre, suivant leur fortune et leur qualité.
FOW'.OFAN-Sl SIO, autrement Iko sio (c'est-à-dire le plus riche) ; s rte de bouddhistes, dans leJ.'ipo r, qui !ire sou nom ilu temple de Fongouan-si, chef-lieu de leur congrégation. Ils sont divisés «m» Aïs /•'"»gonnn-si yiot ou sectateur» occidentaux de la secte de Fnngouan, et en Fhjos l: ' onfftmnnsi siu, ou sectateurs orientaux de la même
série.
FO-NO AKA1U-NO MIKOTO, une des anciennes divinisés des Japonais ; il était fils < 1 il troisième des esprits lerre-lres. Foi/, le récit de sa naissance a l'article A Mi t soi i iko-i iko ko- no.
FO-NO S iUSOIlO-NO M1KOÏO, un des dieux de la nier chez les Japonais, (ils. comme ! • piVredeiil, <l' Anmlxnn Ji!, >-f)k>> fo-no ni ni tf'i ih> Mi , io. Yoj. sa naissance à I arlir e consacré à son père.
FONSANFA. une <les deux divisions de l'ordre tvligieux des Yama-hotsi, au Japon. (aux qui en font partie doivent aller en pèlerinage, une fois l'an, au tombeau de I nir fondateur, au sommet d'une haute montagne, dans le <!is ri: t de Yo>i-no. On dit que le froid y est e\c'<ssif, et qu'elle est si escarpée et leilement entonne de précipic es, que l'ascension eu est extrêmement d .ingereusc. Les Japonais sont persuades que si quelqu'un osait entreprendre un pareil voyage sans s'être dûment puritié et préparé pour cela, il eoui raii le hasard de tomber dans ces cffroyahh's précipices où il serait mis en pièces; i| tomberait d i moins dans une maladie de langueur, ou éprouverait quelque autre calamiie qui e [lunirait de sa (ementé s strilege. t;V>t pourquoi les gens qui appartiennent à l'ordre de Fonsaul'a se préparent à ce voyage annuel par la continence, parl'ab-tinence de certaines viandes, par des bains d'eau froide et par différentes mortilicalions du même g- ure. Durant tout le temps qu'ils sont en route, ils doivent se nourrir seulement des racines et des plantes qu'ils trouvi ut sur la montagne. Voy. Yaui-imtsi, l'os ami.
FONTAINES. Files étaient, suivant les tirées, tilles de l'Océan et de Tcthys. Fes anciens avaient une vénération particulière pour les Nymphes ou génies «les fontaines, Mirloul de relies dont les eaux avaient la scrlu de guérir quelques infirmités.
Il y usait a Hume, da .s le voisinage de la porte Fapène, une fontaine qui passait pour avoir le grandes vertus, et en particulier celle d'effacer les tromperies, les roses et les faux venu nts dont on s'était remlu coupable dans le commerce, ("est p urquoi les marchands s'y rendaient, le l i mai, pen-lauL la tête d-* y. .. .ire, leur patron. ll> vivaient de moi eau, et en emporlaienî dans des cr iches pour purilier leurs m aisans ; iit> ) trem-
S RELIGIONS. "M
paient des branches de laurier, avec lesquelles ils aspergeaient ensuite toutes leurs marchandises; ils en aspergeaient aussi leon cheveux, et terminaient par une prière adressée à Mercure, dans laquelle, suivant Ovide, ils demandaient pardon de leurs anciens parjures et de leurs faux serments et sollicitaient la permission d'en faire de nouveaux, dans l'intérêt de leur coma, perce.
FONT1NALFS, fêtes célébrées a Home m l'honneur des Nymphes qui présidaient .nu fontaines. La solennité en était fixée au \'i octobre. On les célébrait à l'une de> portes de la ville, nommée Fontinale. Ce jour-là, ua jetait des fleurs dans les fontaines, et on co> vrail les puits de g îirlainles; on en courou* nait pareillement les enfants.
FONTS IIAI»TISMAF\. On appelle ainsi la piscine dans laquelle on conserve l'eau sacrée qui sert à conférer le sacrement de baplèm-. Ils sont ordinairement placés vers l'end ee de l'église, dans une chapelle r-oaucrée à cet usage. Dans les premiers siècJfi, le? fonts baptismaux étaient quelquefois dut un hâtiment plus ou moins vaste, sépareto l'église, et que l'on appelait baptistère; d'autres fois ils étaient sous le porche di temple.
La forme des fonts baptismaux a beaucoup varié; il v en av ail en forme de bassin creusé dans le sol, et dans lequel ou descendait par des marches; ces basons étaient souvent construits en marbre ou en porphyre. Mail, dans l'Eglise latine, depuis que l'on ne baptise plus par immersion, ils consistent presque paitout en une eu \ cite de pierre oad* marbre, élevée sur un socle, une colonne,etc. On en cite plusieurs d'un travail exquis, et qui sont fort remarquables sous le rapport de l'art.
FO-HAI SAN (ou en chinois Phmg-li Chiin), île fabuleuse, de la mythologie chinoise et japonaise ; on dit qu'elle est siu»<* dans la mer Orientale, et qu'elle est inaccessible. File est couverte de pavillons et de sallesd'or et d'argent, quiservcntde retraite aux génies chargés de gardor le brenap d'immortalité. Les Annales chinoises rapportent que, l'an -219 avant l'ère chrétienne, l'empereur Tlisin-rhi-hoang-ti envoya à cette ile une expédition composée de quelques milliers de jeunes gens des deux sexes, smis la conduite d'un Tao-ssé, pour y chercher le remède qui rend immortel. Mais la flotte qii les portait ayant fait naufrage, il n'eorcvut qu'une seule barque aui apporta la ooaTtUe de ce désastre.
FOUFF. — 1. Divinité allégorique des »
ciens, qui la supposaient fi I le de Tbcmis.et sieur de la Tempérance et de la Justice. L* lion était un de ses attributs.
1. Dans le christianisme, la force est des quatre vertus cardinales.
F< >Ï.CL LUS, dieu des anciens Romains,*!»
présidait auv portes.
1 OHiJlFALES. oi FOKDICIDIES, f< W
Icuro-';-, dans l'ancienne Home, le 15 j»rit,
m FOR
en l'honneur de Tellus ou la Terre. Ce jour-là on arrachait des veaux du corps du leurs mères, el, tandis que les prêtres faisaient brûler les intestins de celles-ci, après les aroir coupés par morceaux, la plus âgée des Testâtes réduisait en cendres leur fruit, pour eu purifier le peuple, le jour des Palilies qui élail peu éloigné. On disait que ces cérémonie avaient été prescrites par Numa, dans un temps où Ton n'avait aucun genre de récoltes.
FORIFI, sacrifices célébrés au Japon, le, dernier jour du sixième mois, pour détourner les maux et demander aux dieux du bonheur. Us forent institués par Ten bou ten o, i0« daïri, l'an 674 de l'ère chrétienne.
FORINA, déesse des Romains ; elle présidait aux égoûls.
FORNACALES, ou FORN1CA LES, fêtes romaines, instituées, dit-on, par Numa Pomj ilius, en l'honneur de la déesse Fornax. On y faisait des sacrifices devant les fours où l'on avait coutume de torréfier le blé ou de cuire le pain. On y jetait de la farine qu'on j laissait consumer. Les Fornacales étaient du nombre des fêtes mobiles ; le grand curion indiquait, chaque année, le 12 des calendes de mars, le iour où elles seraient célébrées.
FORNAX, divinité romaine, qui présidait aux fours el aux fournaises. On l'invoquait pour qu'elle ne laissât pas briller le blé qu'on torréfiait alors dans les fours avant de le brojer pour s'en servir.
FORS, divinité romaine, la même que la fortune, qu'on appelait aussi Fors Fortuna. Cependant il y avait, suivant Donat, une différence entre Fortuna et Fors Fortuna. La première exprimait le hasard, un événement incertain, une fortune bonne ou mauvaise, tandis que la seconde ne s'entendait que d'un événement heureux. Servius Tullius bâtit à Fors Fortuna un temple, à côté duquel Car- •ilius en éleva un autre, l'an de Home 459, du butin fait sur les Sanmilcs. Tous deux se trouvaient dans la li* région. Sous Tibère, on lui en érigea encore un troisième. La fête de la déesse Fors était célébrée le 24 juin, surtout par les gens du peuple, et par ceux qui vivaient sans état, au jour le jour.
FORSETE, le douzième des grands dieux Scandinaves ; il était fila de Balder, <-t habitait un palais nommé Glitner. Sa fonction consistait à assoupir les querelles et à réconcilier les dieux et les hommes qui le prenaient pour juge de leurs procès ; aussi son tribunal passait-il pour le plus excellent qu'il y eût dans le ciel el sur la terre.
FORTUNE. Les anciens avaient fait de cet être imaginaire une divinité très-puissante, qui disposait à son gré des biens el des maux, etquidistribuait, selon son caprice, les sceptres, les couronnes, 1rs dignités, les hon- «eurs, la santé, les richesses. L'inconstance ë'ait sou principal caractère. Elle se plaisait à combler de biens celui qu'elle avait accablé de maux, el à renverser celui qu'elle