‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 264 sur 365 · FOU 7RI · texte numérisé non relu

FOU 7RI

suppose l'existence d'un élément qu'il appelle arôme, et qui est répandu dans le soleil, dans les planètes, dans leurs satellites ; cet arôme croit ou décroît en vertu et en puissance dans chaque planète, selon le degré de perfection ou d'imperfection des humanités qui habitent ces planètes. Les hommes, selon lui, pouvant, par la culture, améliorer le climat terrestre , égaliser la température, il dépend d'eux de favoriser le perfectionnement de l'arôme, de le purifier, d'eu augmenter la puissance, d'en élever le titre, de même qu'en prolongeant l'état de désordre où ils sont, ils peuvent altérer cet arôme et le vicier. Chaque globe a son arôme particulier : le soleil a l'arôme fleur d'oranger ; la terre , l'arôme violette et jasmin ; Saturne, l'arôme tulipe et lis ; Herschel, iris el tubéreuse ; Jupiter , jonquille el narcisse. C'est p;ir une effusion d'arôme venant d'un pôle à l'autre que les plantes androgynes se fécondent elles-mêmes ; c'est par des rayons d'arôme dirigés d'une planète à l'autre qu'elles se fécoudenl mutuellement. C'est de celte manière que Vénus nous a donné la mûre et la framboise ; la terre s'est donné la cerise ; nous devons la fraise à Mercure, ainsi que la rose et la pèche, el les groseilles aux satellites ; le raisin nous rient du soleil, etc.

« Notre planète , dit Fourier , ne fournit plus d'arome au soleil. Ce n'est pas l'effet d'impuissance ou de vieillesse, car elle est fort jeune ; c'est une suspension d'exercice aromal, causée par la rhute de l'astre, arrivée 50 ans avant le délug Celle crise est inévitable pour tous les astres , excepté le soleil ; ils en souffrent tous plus ou moins , comme les enfants, de la dentition. La terre a si prodigieusement souffert, qu'une fièvre putride résultant de cet incident s'est communiquée à son satellite Phœbé, qui en est mort ; mais, dans son agonie, Phœné se rua sur notre globe, l'approcha en périgée, et causa l'exlravasion des mers ( fc déluge ). • Phœbé est donc maintenant à l'état de momie; elle est remplacée par Vesta, petite étoile nouvellement introduite en plan. La terre s'est parfaitement guérie de celle crise ; elle est , malgré sa petitesse , très-vigoureuse; mais son arôme, gâté par les vices des hommes, est méphitique, c'est pourquoi le soleil n'en veut pas. « Pendant trois siècles antérieurs au déluge, continue Fourier, la terre avail fourni son arôme en bon titre, et le soleil put s'approvisionner d'une petite masse d'arome dont il a fait usage pour implaner une petite comète , aujourd'hui Vesta ; mais la provision était déjà épuisée au temps de César, où le soleil fut affecté d'une forte maladie, dont il a ressenti, en 1785 , une nouvelle atteinte. Jl est faux qu'il ail été malade en 1816 , comme on l'a soupçonné; c'était la terre seule qui était affectée . et qui l'est de plus en plus , ainsi qu'il appert par le dérangement des saisons. »

La terre a encore beaucoup à faire avant de parvenir à l'harmonie composée ; il faut

DICTIONS A IKK DES RELIf.lONS.

d'abord qu'elle se débarrasse de la lune son satellite mort, qui ne peul que lui nuire : il faut ensuite qu'elle soit régénérée d'atome, car n'en envoyant plus au soleil, cet astre ne peut fonctionner en mécanique sidérale, et tout notre système solaire en souffre : de là tant de comètes qui attendent le moment d'être fixées en plan, tant de planètes se undairesqui ne demandent qu'à être conjuguées avec les planètes cardinales, et qui ne peuvent occuper la place qu'elles devraient posséder. Mais dès que notre globe sera parvenu en harmonie, il reproduira son auréole lumineuse ou couronne boréale qu'il portait avant le déluge, et qui est l'attribut de planètes cardinales. Nous aurons alors nets cinq lunes ou satellites qui désorbiteronl de leurs entre-ciels pour se conjuguer sur nous . à peu près aux datâm es qui suivent : 1*1 » el»inn, 2,000 lieues; Junon, V.000; Cen s, 0,POO; Pallas, 8,000; Mercure, 20,000. Alors sYllecluera la fusion des places qui couronnent les deux pôles.

L'étal vicié, des arômes de notre planète a fait éclorc en subversif beaucoup de ger:m-> qui devaient produire des animaux bienfaisants; c'est ainsi que nous avons eu le loup, à la place du chien mineur, ou hy po-cliien, apte à parcourir les abimes ; de même en place de la loutre qui dévaste nos ruisseau : nous devions avoir un castor majeur, aidant à traquer les poissons. Mais lorsque noire globe aura repris son arôme et sa place . nous renouvellerons, par un travail contremoulé, tout lu mobilier de la création. Ainsi nous laisserons le cheval pour les attelages et les parades, et nous aurons les sei vices d'une famille de porl. urs élastique», tels que Vanti-lion, l'anti- tigre, i anti-léopard , qui seront de dimension triple des moules actuels. Ainsi, un anti-lion Iranchira aiséme :l quatre toises par bonds rasants, et lecavaiier. sur le dos de ce coureur, sera aussi mollement que dans une berline suspendue. « Les nouvelles créations, qu'on peut voir commencer sous cinq ans. disait Fourier. donneront à profusion de telles richesses eu tous vègnes, dans les mers comme sur ;es terres. » Ainsi, r<inti-baleine. traînera les vaisseaux dans les calmes ; iantt-requin traquera le poisson, Vanù-hippopotame remorquera h s bateaux en rivière. « Tous ces brillants produits seront les effets nécessaires d'une création en aromra contre-moulés, qui «ieî.utcra par un bain aromal sphénque, purgeant les mers de leurs bitumes. Le reste de ia cosmogonie de Fourier est dans le même goût; passons à la psychologie.

Voici comme il en expose les principes : L'attraction passionnelle, dit-il, est l'impulsion donnée par la nature anlerieurem. ni à la réflexion . et persistante malgré l'opposition de la raison, du devoir et «lu préjugé. Lu tout temps, en tout lieu, l'attraction passionnelle a tendu et tendra à trois buts : 1 au luxe ou au plaisir des cinq sens; l aux groupes et séné» de groupes. Iirn> jffeclueux : A au mécanisme ! - r>;;s -ions.

caractères instinct* ; et par suite à l'uni» universelle.

Les sens, au nombre de cinq, donnent ta à un premier ordre de passions dites swi tes. Fourier ne méconnaît pas l'inlfTuni relative de ce; cinq passions, qui serappor lent à nos cinq sens.

Après elles viennent les passions qu'il a; pelle affectives; elle-, sont au nombre Je qoi Ire; ce sont celles qui portent à former |t groupes iY amitié, d'ambition, d'aiwoir, <!e/t mille. Les quatre groupes exercent sueme veinent l'influence sur les quatre âges del vie. Chacun d'eux est dominant dans l'uoed* phases.

Viennent ensuite les passions qu'il appel mécanisantes ou distributives, parce q'i'dk servent au mécanisme des caractères ■' passions sont au nombre de trois : 1 cabaliste, sentiment de l'émulation, ptl l'intrigue, principe et û me des dissident© des colories; 2 la papillonne, besoin itrt riété, de situations contrastées; >l' law»i*» site, enthousiasme résultant de plowm excitations simultanées, sorte d'ivresse»

fougue aveugle qui naît de l'assembla?»

deux plaisirs au moins, l'un des sens, l'antr de l'âme.

Os douze passions ont pour tendance c* lertive, selon Fourier, Vunttétsme, la p-ui* de l'unité, l'amour de l'ordre, i'accordm versel. Filles produisent par leur et leurs diverses combinaisons des p«>« mi.rtes , en grand nombre. La domn o'iinc ou plusieurs passions est ce oui titue le caractère.

C'est d'après la classification des |* sious que lu société doit être organisé*, i ici revient la prétendue analogie uiosieak Les caractères des hommes et des fetu« doivent être combinés de telle sorte <p chaque groupe représente une gitnmt f* f tonnelle parfaite, et puisse produire d'autres groupes des modulations bira* uieuscs. Les séries , qui sont l'ensemb^ plusieurs groupes , sont aussi placées les rapports musicaux.

La phalange est la réunion de toutes séries passionnelles, c est-à-dire qu'elle être l'ensemble de tous les rapports oi individus peuvent se trouver places soc vement en se livrant à l'essor de* d passions. Ainsi, l'unité de la société dm nienne e>l la phalange, la commun* ciélaire. L'habitation de la phalange, c le phalanstère. Il faut L'iOO personnes F tenir au complet le clavier de SlOcarac'"' Voici les divisions «finie phalange

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