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pttneWe luise sur eux; on chante l'antienne ou des versicules et une oraison. Le célébra ni asperge de nouveau le recueil, et on se met en marche vers l'église. Si on a convoqué des pauvres, ils marchent les premiers, tenant chacun un cierge à la main ; viennent ensuite les confréries, ensuite le clergé, dans le même ordre qu'il est venu; les membres du clergé ont aossi des rierges. Après le célébrant s' ivanc<- le cercueil, soit à nu, soit couvert d'un drap uoir (le drap est blanc pour une jeune fille ou un garçon). Celle dernière coutume est la plus générale, quelquefois même il esl découvert, el le mort a; parait à tous les yeux. Le cercueil esl porté à bras, ou sur les épaules, ou sur un char funéraire traîné par des chevaux, et appelé corbillard. Les coins du drap sont quelquefois tenus par des personnes de considération, ou par des gens de la condition du défunt. Pendant le trajet on chaule le psaume mise' ère ou un répons de l'office des morts. Les parents du défuni suivent en longs manteaux de deuil, les amis marchent ensuite, puis tous ceux qui avaient quelque considération pour le défunt. En quelques pays les femmes se joignent au convoi et marchent après les hommes; ailleurs les hommes seuls y assistent. A l'entrée de l'église, le eé ébranl jette de l'eau bénite sur le cercueil, eu disanl : <. Ouvrez-moi les portes de la justice ; j'y entrerai pour chanter les louanges du Seigneur. C st ici la porte du Seigneur, les justes y entrèrent. » On place le rercueil dans le lieu préparé, vis-à-vis l'autel où l'on doit célébrer l'office ; quelquefois on a prépa - é une estnde surmontée d'un dais o?i baldaquin. Si le défunt esl laïque, on lui tourne les pieds du côlé du chœur, comme pour regarder l'autel; mais s'il esl prêtre ou évéque, on lui f • it regarder le peuple, comme pour exprimer ta juriJiclion qu'il avait aulrelois sur les fi ièles. Il y a encore cette différence, que les ecclésiastiques sont exposés dans le chœur de l'église, el les laïque* le sont ordinairement dans la nef. Autour du corps doivent brûler au moins quatre cierges, unis il y en a souvent davantage; il y a des funérailles dans lesquelles le catafalque en comporte une multitude. Le corps étant placé, le clergé prend place soit autour du cercueil, soit dans le chœur de l'église, < t chante l'oftice des morts ou les cooimendaces. Ensuite on célèbre ia messe, à moins que la cérémonie n'ait lieu dans la soirée. Il y a même des diocèses où Ton chante trois messes : la première, du Saint-Esprit, la seconde, de la sainte Vierge, el la troisième, des défunts. A l'offertoire, ont fait l'offrande, qui a Iteu en cette sorte : Le clergé se présente d'abord, puis tes parents du défunt, dont le premier présente un cierge allumé; le second, uu pain enveloppé d'une serviette; le troisième, un vase plein de vin ; c'est un reste de l'ancien usage, par lequel les fidèles offraient en ce moment, à toutes les messes, les objets nécessaires au sacrifice : les autres parents et invités viennent ensuite, cl déposent quelques pièces de
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monnaie. Après la messe, on procède à l'ahsoule, qui consiste en des répons que l'on t'hante, des versets cl «les oraisons que l'on renie pour le repos de l'âme «lu «lelunt ; ces prières sont accompagnées d'aspersion d'eau bénite, cl quelquefois d'encensements. Os aspersions et ces encensements se font par |r célébrant qui circule autour du corps du défunt . Enfin, on porte le corps à la sépulture, dans le même ordre qu'on s'est rendu à l'église, toujours en « hantant îles psaumes ou des répons, suivant le-, usages des diocèses. Arrivé au cimetière, on se range autour de la fosse, auprès de laquelle ondepose le. corps; le célébrant la . enil par une aspersion: on chante encor • 'ivers prières, entre autres le psaume />/• ; ru;<in>ii.<. pendant lequel on descend le corps dan-, la lo s ; dans quelques endroits on observe île to ruer le visage des mort- vers l'Un» ni. I.e célébrant jelle le preini r, par Ic is lois, de la l< ne sur le cercueil, en < I • >a n t : ha | ou — su ce retourne da: s la (eue dont elle ,a été li.ee, tandis que Pesp il retourne à Dieu qui l'a donné. » Alors <-n achève «le combler la fasse. Après ia dernière tir ison, le célébrant jetie encore une fois de le m hé i e sur le corps; ce que font en- nile Ions les clercs el P us ceux qui ont assv.eaux lunérailhs, en en «lisant : Qu'il ir/M^1 eu pu'.r.
Dans quelques villes de province, il est d'usa-zc qu'après I . t: ori de queh|u'un, un crieiir public aill , le soir, a\ce un grosse cl ebe a la main, dan» lo les les i «es de la ville, et invite à hante voix ton» les li ièles à prier pour le repos de l'àm «le telle personne, dételle qu. li e et condition, tlere.ee dans telle paroisse. Ce crieur « si \élu d u ie espère de dalmatique mare, avec une «mix blanche par-devant et par-deri iei a:, Celle coutume est c; corc en pleine ligueur ''ans le lieu habile par le rédacteur du eu Dictionnaire.
5. Chez les (irecs, ies cérémonies «les funérailles sont euc«»re p us variées que chez les Latins. Cependant, c«mime dans nos contrées, le corps est cou mil de la maison à l'étilise par le clergé, « l suivi de toute la pari nié. On loue des pleureuses qui s'acquittent hruvamment de h ur oli'we. On célèbre l'office des morts, après quoi on va baiser lo crucifix, puis le Iront el ta bouche «lu mort, el le corps est inhumé. Ce n'est pis l'usage de célébrer la messe en présence du corps; on ne commence à en faire dire que le lendemain de l'inhumation. Mais ce que les luncrailh s des Orientaux ont de particulier, c'est l'offrande «le blé ou du froment cuit, garni d'amandes, de raisins secs, de grenades, de basilic, etc., que I n apporte les jours suivants a l'église pour le clergé el pour les pauvres. roy.Coi.vus ou Conv v.
G. Les Arméniens oui coutume de laver les corps de ceux qui viennent «le décéder: les proches parents envoient ^usrilôl en donner avis aux piètres afin «ju'ils prient Dieu pour le repos de fàme «lu orfunl. Les femmes .i-.M>le:it gérer. -.lente?.! a'i\ enL-rremenls. i c> m vires et les ;.i;«"-e.- <•>>.. nient eu chc-
min, pendant que le corps est porte lurune espère de brancard, par quatre ou huit personnes qui se relaient quand la rouie eu trop longue. (>n enterre 1- corps sans rercue I, la tete un peu haute. Le célébrant \?\w de la terre sur le défunt, en forme de cruiv, et ions les assistants après lui.
7. Les Coptes, descendants des ancien Egyptiens, n'embaument plus les morts a li manière de leurs pères; cependant celle coutume n'est pas tout à fait abolie, surtout puor les personnes riches. Dès que ces sorlei J gens sont morts, on lave le corps plusicur» lois avec de l'eau de rose; on le parfum ensuite avec de l'enrens, de l'aloès, et qu-mlite d'autres odeurs; on a soin de boucher avec du coton aussi parfume toutes les ouvertures naturelles. Après cela, caieieen ! le « orpsdans une étoile moui he,innilii*tro, moitié' colon; on couvre celle étoffe du ,» aut a* qui est simplement de colon, et qiidciues-uiis même y en ajoutent une troisième. On c-juv re aussi le mort d'un de se* («Je* beaux vêlements; les femmes parlicdwfment emportent toujours avec el ies le pu riche de leurs habits. Pendant que le mon est dans la maison, les parentes elles anwi «le la personne défunte, outre les cris dësespéres qu'elles poussent autour du corp«, s égralignenl el se frappent le visage si ndeim ni, qu elles -o le rendent livide ci t iyt sanglant. Les discours ridicules qu'elle lies lient au cadavre, qui souvent pendant t* temps -là reste la face découverte. < t les iaperlincnles questions qu'elles lui adressai:!, comme si elles en étaient entendues, ne «oa* l: ihueul pas moins que le reste à les fur? croire hors de sens. Les gens de basse audition onl ( oulume d'appeler, en ces occasions, i ertaines joueuses de tambour Je lu»* «pie, dont la profession est de chaubr ilri airrs lugubres , qu'elles accompagnent li bruit «le cel instrument, cl de mille cessions. Ces femmes conduisent le corps i '* sépulture, n.êlees avec les parentes el If» amies de la personne morte, qui toute* oit «ordinairement les cheveux épars la tête c "«* verte de poussière, le visage barbouillé d'm- «lig », ou s inplement frotté de boue.
Les femmes coptes vont prier el pfeurt* sur la sépulture «les morts, au moins df jours 'le la semaine ; < l la coutume es! da ji Ur alors sur hs tombeaux une sorte d'ntTM que les arabes appellent rihnn ( c'est n^ra basilic). On les couvre aussi de feuille» de palmier, pour procurer de l'ombrage aui fonts. Le samedi est encore un jour où !«• va généralement verser des larmes sur»
lomheauv. on y fait dire beaucoup de p*" res, el ou y lépand de grandes aomôoeJ i l'intention des défunts.
8. Au moment où un Abyssin rend IfW" nier s«»iipir. lo::- les parents et a mis preJaW poussent un long gémissement; ds s arrt' n ent les cheveux, se déchirent la peau ^ tempes, se jell- itt à terre, criant. sa^u'U» ti» i el désespérant. Ce ne soin pas suulenieut W
I arenls de la personne décédée qui «rfh ment ain-i l> r douleur; les voisins, Ici *-a"
DIGTIONNAIRE DES RELIGIONS.
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p|« connaissances, et les serviteur* te joignent é eoi; et, durant quelque temps, il se bit on manne qu'on aurait beaucoup de peine à décrire.
Peu de temps après le décès, le corps est lavé soigneusement, parfumé d'encens, cousu dans on babit, et porté à la hâle ao cimetière, sur les épaules des parents. Tandis qu'on le dépose dans la tombe, les prêtres réciient les prières d'usage; le prêtre jette do peu de terre dans la fosse, et dit: « Nous confions son corps a la terre ; nous rendons la poussière à la poussière, la cendre à la cndre, dans l'espoir d'une heureuse résurrMion. » Le lendemain, ou aussitôt que les ^rcnls et amis peuvent se réunir, on célèbre le totcar, ou la féte en l'honneur du mort. Lorsque les parents sont des gens d'importance, on revêt de riches habits un oanoeqoin représentant le défunt , on le [b/e sur le mulet favori de celui* ci, et on itpromèoe dans la ville ou le village voisin if sa résidence, puis on le conduit sur la f«*e. Tous ses autres chevaux et mulets lienneot ensuite, parés d'ornements que, «Ion la coutume, le défunt avait rassemblés [Dur celle cérémonie. Nombre de pleureuses louées soivent ce cortège, jetant continuelleouït les hauts cris, appelant le mort par m nom, et lui disant : « Pourquoi nous futtei-vous? n'avei-vous pas des terres et h% maisons? n'avez-vous pas une femme qui tous aime?» Et elles l'accusent de cruauté 4 abandonner ses amis de la sorte. En arri- 'intprès de la tombe, leurs lamentations redoublent, les prêtres et les parents y joignent kors Alhluia et leurs cris; on se déchire de eooveao la figure, et tout cela fait un concert trouva niable. Cette partie de la cérémonie terminée, on retourne à la maison du défunt, >n ton tue du bétail pour un festin, et où ton verse assexde maïs et de soua pour eni- 'rrr toute la troupe. Cette étrange commenotation se renouvelle à de certains internes. Dans le cours de l'année qui suit le taé», les proches parents donnent, à l'envi « ans des autres, des festins magnifiques en liooneur du défunt, et vont fréquemment isiierson tombeau. Assister à de telles réu- '»«§ est le plus grand témoignage de coni trration qu'on puisse donner à une famille; «ai* les plus sensés d'entre les prêtres et la «blesse improuvent cet usage.
9. En Hussie, dès que le malade est décédé, s envoie chercher les parents et les amis u mort, qui se rangent en pleurant autour u corps; des femmes, qui sont là aussi pour Ifurer, demandent au défunt les raisons u'il a eues de mourir; si ses affaires n'épient pas en bon état; s'il n'avait pas de quoi ivre, etc. On fait ensuite un présent de '«re, d'eau-de-vie et d'hydromel au prêtre, fin qu'il fasse des prières pour l'âme du ""t. On lave bien te corps, et, après l'avoir, fétu d'une chemise blanche, ou enveloppé 'un suaire, on lui chausse des souliers, et n le met dans le cercueil, les bras posés sur Mtomac en forme de croix. Les Moscovites mi les cercueils du tronc d'un arbre creusé.
DlCTIO*!». DBS RULIGIONS. II.
On couvre ce cercueil d'un drap, on bien de la casaque du défunt. Le prêtre demeure au-
Srès du corps, pour réciter des prières, lui onnerde l'encens et de l'eau bénite,jusqu'au jour de l'inhumation, qui n'a lieu qu'au bout de huit ou dix jours, si le mort est de qualité et que la saison le permette. Le convoi se fait de la manière suivante : A la tête marche un prêtre portant l'image du saint que le mort a reçu pour patron à son baptême. U est suivi de quatre filles, proches parentes du défunt, qui servent de pleureuses, ou, a leur défaut, de quelques femmes louées exprès pour celte lugubre cérémonie. Vient ensuite le corps que six hommes portent sur les épaules. Si c'est un religieux ou une religieuse, ses confrères ou ses compagnes lui rendent ce dernier devoir. D'autres prêtres marchent aux'deux côtés du corps, et l'encensent en chantant, pour éloigner les mauvais esprits. Suivent les parents et les amis, chacun tenant nu cierge à la main. Après l'office divin, célébré à l'église, on se rend au lieu de l'inhumation. Lorsqu'on est arrivé à la fosse, on découvre le cercueil, et on tient l'image du saint sur le mort, tandisque le prêtre fait les prières, ou récite quelques passages de U liturgie. Après cela les parents et les amis disent adieu au défunt en le baisant ou «en baisant son cercueil. Le prêtre s'approche et lui met dans la main un passeport signé du métropolitain et du confesseur, qui, dit-on, le vendent plus ou moins cher, selon les moyens et la qualité des personnes qui l'achètent. Il contient un témoignage de la bonne vie, ou au moins de la repentance du défunt. Quand un mourant a reçu la dernière bénédiction du prêtre, et qu'après sa mort il lient à la main son certificat, le peuple ne doute plus qu'il ne soit reçu dans le ciel. Le prêtre adresse le mort à saint Nicolas. Enfin, on ferme le cercueil, on le descend dans la fosse, le visage du mort tourné du côté de l'orient, et on prend de lui un dernier congé, par une abondance de larmes plus ou moins sincères. Souvent on distribue des vivres et de l'argent aux pauvres qui se trouvent près de la fosse; puis on va terminer la cérémonie par no repas, où la tempérance n'est pas toujours observée.
10. Les luthériens ont aussi leurs cérémonies funèbres. En Saxe, le jour de l'enterrement, les parents, les amis et les voisins s'etaut assemblés dans la maison du défunt, un ou plusieurs ministres s'y rendent aussi, avec un cortège plus ou moins nombreux de jeunes écoliers,qui ont à leur tête leurs maîtres d'école. Ces écoliers chantent d'abord devant la porte deux ou trois hymnes ou cantiques funèbres; après quoi ils marchent devant le convoi, avant eux-mêmes un grand crucifix d vant eux, ou une croix simple. Un petit clerc, ou quelqu'autre jeune écolier marche près du corps, avec une petite croix que l'on met ensuite sur l'endroit du cimetière où le mort a clé enterré. Les parents et les amis suivent le corps, les hommes les premiers, les femmes ensuite. Pendant la marche, on soune ordinairement les cloches, ce qui se
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fuit seulement pour honorer le défunl, < l on (liante des h> unies el de- cantiques. L'usage est aussi, dil-nn. d'ouvrir la bière près do la fns^e cl de regarder le inori; après quoi on la referme en chantant un cantique conven i- !ile. Ensuit'- le ministre dit une collecte, el prononce l.i bénédiction. La procession funèbre se rend on>uite à l'église, lorsqu'on doit y proncer l'oraison funèbr. -du défunt, ou faire un senior, à son occasion. Un écrivain protestant dii que c'est un usage général de faire celle oraison f- nèb.o pour quelque personne que ce soit, mérne pour celles qui étaient des conditions li > plus basses. On en fait même pour les enfants qui m i rentau heiccau.
Lu Danemark, quand !e corps a et' dépose dans la fosse, le pas:eur jette Iras fois de la terre par -dessus, cudisanl la première fois : Tu es ut: d>- Ui terre: à la seconde : Turc leviendr .< terre; elà la troisième : Tu re--nsnier<;s ilr lu ■'rrrt. Après cela, ceux qui on porté le corps achèvent de remplir la fosse. Les funérailles se terminent par une oraison fuuèhre, s'il y a lieu.
Ouand un Linlan l, is vient i mourir, on •••iminence par envelopper son corps d'un suaire blanc; puis, 2V heur s > eiant écoulées, on le dépose ans une cham! re froide, où il reslc seul jusqu'au moment de l'inhumation qui n'a lieu que longtemps après. Ouand le joui fixe ; o ar la cérémonie est irivé, on dépo le corps dans un ■ ercuetl db us façonne avec art, peint en noir, et re couvert ça et I i de plaques et de larme, argentées. Si c'est un eu'ant, le cercueil est peint en Main el enrichi de IL ui s et de dentelles. Ensuite le coi !égo, composé des parents et amis du delu .t.se dir ge \ers l'église, où le piètre d ! les prières : elon le rite iulhcr.cn; nlin, de l'église on se rend au cime, ère, et, sur h* bord de la fosse, 'e défunt reçoit la dernière l>e.iedi< lion du ministre, et le dernier adieu de ceux qui l'accompagnent. Il est a remarquer que, depuis la maison mortuaire ju-qu'à l'égiise, et même jusqu'au cimetière, la route es; j ;nchet de (ielites brandies de sa pic. Des eroix et des toi. du > s'élèvent sur presque loti ' s U>s sépul'ure-.; elles portent d« s épitaph s qui, pour la plupart, expriment une pensée s, unie ou philo sopSnque.
L'u-age de couronner les morts, connu el pratiqué dans l'antiquité, est 1 sic, on lav .,r les jeune- garçons, on Krise, du moins dans quelques endroits. Diver Allemands l'^h servent aussi, mai:» principalement pour le cillants. Autrefois les il lland iis et les Frisons mettaient ti. i couronnes sur le corcueil de icur> morts; m, lis comme ou couronnait généralement tous les défunts, on changea la couleur el 1 ai an:'cmcnt de ce couronnes, selon la condition ou l'étal da. s lequel le mort avait veeu. On observe encore, dans t elle eoniree, |d ,t>ieurs distiln lions poui le.s l mon . et pour les filles : par exemple, en jm dques localité», <>n lionne des boU4)ue(s <le e(,i> aux p>.rtcui>, on eu jette >ur le ue;- . eil, 1 le pi.ele est ^, mu de cuLins Souvent même Je jeunes hommes portent le
DES RELIGIONS
corps du garçon ou de la jeune fille. Au restt plusieurs de ces usages se retrouvent dan les autres communions chrélieuues.
Kn Hollande encore, on ferme les portos les fenêtres de la maison où il y a un mort Lorsque celui-ci a été enseveli el couché dan son cercueil, on le pose sur deux tréteaui d ns ic vestibule que l'on tend ordinaiirmon de noir, de même que l'appartement où I' parents du défunt attendent debout, enhab;i de deuil, et de la manière la plus méthodi que et la plus grave, la visite de leurs anu- Ceux qui annoncent les morts ont aussi er même temps la commission d'indiquer k jour el l'heure de ces compliments de cond* léance, qui suivent ou précèdent l'enterrement du défunt selon que les parenls le jugent à propos. Pour ce qui est du convoi, il est fixé eu quelques endroits à vingt-quatre personnes, toutes vêtues de noir, qui sooUfi parents et des amis choisis du défunt; tl >i l'enterrement se fait de nuit, le contoi Ht éclairé d'autant de laulernes qu'il j » -« rangs. Chaque lanterne renferme deux oa irois chandelles, et des gens gagés eiprèle» portent à coté des rangs. A la Haje et en quelques autres villes, le mort est porté sur un chariot destiné aux enterrements el couvert de deuil, suivi de plusieurs autres carrosses où sont les parents cl les amis. C'»t aussi ce qui a lieu à Paris pour les défunt* de toutes les religions.
1 1 Les cérémonies funèbres des Anglican* sont fort simples; mais nous allons en fairs précéder le récit delà manière dont in ensevelissait tes morts en Angleterre aucowmencement du siècle dernier. Nous supposons que, depuis celle époque, on aura appoilé des modifications à cet usage oai cette loi. Dos qu'une personn- élait niurlf, on était obligé d'en aller donner coiuai*sance au ministre de la paroisse, et à «a qui avaient la commissiondc visiter les cKp morts, cl leu: certificat était remis au cU-rt de la paroisse. Par acte du parlement, c'e-tà-dire par une loi du pays, les morts devaient être nsevelis dans uuc étoffe de la-:.* appelée 'lanelle, sans qu'il fût pcrrni> d'y efoplovcr seulement une aiguillée defil dechj vi e ou de lin. Celle étoffe était blanche. 'i'1'* il y on avait de plus ou moins fine. Ces lui ;; de morts se trouvaient tout faits, à loua j : v» et de toutes grandeurs, chez les liogéres el autres personnes qui ne s'occupaient quJ cola. Après qu'on avait bien lavé le corç-S, et qu'on avait rasé la barbe, si le défunt cM un homme, on lui donnait une chemise de llanelle, qui avait une manchette empfcrt au poignet. La chemise devait être plus l^D" gueque le corps étendu, d'un demi-pied â« moins, afin qu'on y pût enfermer les pifJ' du del'uii :, comme dans un sac. Quand ot avait ainsi plissé le bas de cette chemise s^ la pia .le des pieds, on liait la partie pli>* c avec un fil de laine, de mauière que le w ou exlio aitodo la » hemise formât uoee>| ,f do h .uppe.o.i menait sur la tète du mu't ua tionnet attaché avec une large iiiculon»"'rjet on ajoutait des gants el u;:c cra»a.e, >"
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luulde laine. Au lieu de bonnet, on donnait aui femmes une certaine sorte de coiffure m<c un bandeau. Il y en avait qui menaient ,V! fond du cercueil environ quatre doigts île sun. I.n bière dans laquelle le corps était M'iuché était quelquefois magnifique. En cet tU, le mort était visité une seconde fois, p ur voir s'il était enseveli aveede la flanelle, h si rien n'était attaché avec dû fil. Ou le Lirait ainsi trois ou quatre jours, pendant !r ju.-ls on préparait le deuil et les funérailles», ï.e jour arrivé, on posait le corps dan • son cercueil sur deux tabourets, dans une chambre où chacun pouvait l'aller voir, el your cet effet on lui était de dessus le visage un petit carré de flanelle, fait tout exprès • our le couvrir. Quand on était 'prêt à partir, m rïooalt le dessus du cercueil; des valets u des servantes présentaient aux invités des Liîsins pleins de branches de romarin, el tsar on en prenait une qu'il portail jusqu'à que le corps fût mis dans ra fosse. Alors rti con y jetait sa branche de romarin. Avant Je partir et lorsqu'on était revenu, l'usage fuuimon était de présenter à boire à l'assemblée, et chacun buvait deux ou trois coups.» Hfiut remarquer que les hommes n'allaient f*int aux enterrements de femmes, ni les femmes aux enterrements d'hommes. La hière était recouverte d'un drap noir ; ou blanc pour les garçons, les filles el les fëmiQiMiiorles en couche), èt si ample, qu7l coutrait jusqu'à la ceinture les six ou huit hommes vêtus de noir qui portaient le corps. Les ■ "ins du drap étaient tenus par des amis du défont, qui avaient des crêpes et des gants noirs ou blancs selon l'o< currence. i OUt étant prêt à partir, un ou plusieurs bedeaiix ouvrent la marche, en tenant charun leur lohg bâton, au bout duquel est h ne grosse [romme ou masse d'argent. Lé ministre de la paroisse , ordinairement accompagné d'un autre ministre et du clerc, vient ensuite, et le corps s'avance immédiatement , porté 'Otnmenous venons de voir. Les parents en çranddeoil el tous les invités deux à deux forment le cortège. Ordinairement on porte Itcorps dans l'église, au milieu de laquelle »ole pose sur deux tréteaux , pondant qu'on 'dit ou on sermon contenant l'clogedu mort, nu suo oraison funèbre, ou que l'on dit les piières marquées dans la liturgie. Si on n'en* lirre pas le corps dans l'église, on le porte m cimetière de la paroisse. Alors le ministre f'iii, sur le bord de la fosse, le service qui JUlreinent a lieu dans l'église.
La liturgie anglicane porte que le prêtre, reocontrant le corps à l'entrée du cimetière, rteite ou chante avec les clercs, en allant à église ou vers la fosse, les sentences suivîtes: Je suis la résurrection et ta vie, dit le ^yntur, elc. Je sais que mon Rédempteur r*t vivant, etc. Nous n'avons rien apporté au ,h«»<fe, etc. Quand on est entré dans l'église, ^ lit les psaumes XXXIX, et XC, *>u seulement Tu» des deux, puis utic leroo tirée 'h' XV" chapitre de la première Ûpitre de »<'mt Paul aux Corinthiens. On s»- reud eniuite près de la fosse, daus laquelle on des-
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cend le corps, tandis que le prêtre récite ou chante quelques antiennes avec les clercs. Quelques-uns des assistants jettent de la terre sur le cercueil, el le prêtre dit en même tenips: « Puisqu'il a plu à Dieu, en sa grande miséricorde, <fë retirer à soi l'âme de notre cher frère défunt, nous déposons son corps au sépulcre, les cendres aux cendres, la pou- ' dre à la poudre, dans la ferme et pleine assurance de la résurrection à la vie éternelle, par Jésus-Christ iWre-ScIftneur, qui transformera notre corps vil, afin qu'il (oit rendu conforme à son corps glorieux, selon cette efficace par laquelle 11 peut assujettir même toutes choses a soi. b Vuis on chante une antienne, on dit le ffyrit eleison, l'oraison dominicale, deux oraisons, et le tout se termine par l'invocation de la sainte Trinité : Grat a Domini no s tri, etc.
12. Sans doute on ne s'attend pas à trouver ici la description des funérailles des quakers ces ennemis jurés de tout ce qui petit ressembler le moins du mondeàuné cérémonie.
Klles consistent tout simplement a faire porter le corps du défunt, du logis an lieu de fa sépulture, sans pompe, sans appareil, sans prière, sans larmes, et même sans çorlégc. On se contente de méditer à part soi sur i.i fragilité des choses hum.iines.
13. Les anlitrinilaircs ou socinieuS observent les usages suivants dans les obsèques de leurs morts. D'abord, le corps, mis dans sa bière, est placé à l'entrée de la maison du défunt, pour y attendre le moment d*èlro porté au lieu de la sépulture. Le pasteur entonne un psaume, et le chante avec les fidèles qui font partie du convoi ; après quoi ïl fait un petit sermon en forme d'exhortation et de consolation pour l'assemblée et pour les parents. Le sort de la vie hqmaine, sa brièveté, les péchés du mort et ceux des vivants, les vertus et les bonnes qualités de ce mort, ses défauts, etc., rien de tout cela ne doit y être oublié. Suivent les prières : elles sont déprécatoires eu égard aux péchés qui ont besoin de la miséricorde divine. Après les prières, tout le monde sort à la porte; el là, dit la Discipline, le pasteur prend congé de toute l'assemblée au nom du défunt. Nous ne parlons p 'int de la marche qui n'a rien de particulier. Avaul de descendre le corps dans la fosse, le p.isteur fait encore une exhortation, suivie toujours d'uu petit éloge funèbre proportionné au mérit du défum. A tout cela on ajoutait, au temps où 1 1 discipline était écrite, un repas funèbre, où te vin élait offert abondamment à tous ceu\ qui avaient rendu les derniers devoirs au mort.
IV. Presque toutes les loges maçonniques ontuoriluel pour les funérailles ; elles en pratiquent les cérémonies soit à la maison du défunt, soit daus la loge, soit au cimetière. Ces rituels varient beaucoup, suivant les contrées el les différentes loges; nous en avons un sous les yeux qui expose les cérémonies, les travaux et les invocations, dan> un grand détail; mais nu h préfèr mis i.isérer i i le cérémonial usité dai:s les lo^es anglaises el américaines, comme plu» religieux cl
DICTIONNAIRE DES RELIGIONS
moins théâtral. Nous empruntons ce morceau à F Histoire pittoresque de la franc-maçonnerie, par M. Clavel, qui donne aussi la préférence à ce rite.
On ne rendrions ces deux pays.lcsderniers honneurs qu'aux francs-maçons pourvus du grade de maître. Informé du décès et «lu jour où doivent avoir lieu les obsèques, le vénérable de la loge à laquelle apparierait le défunt adresse à tous les membres de râtelier, et aux vénérables dos loges exist >nt dans la môme ville et dans le voisinage, l'invitation d'assister a la cérémonie, lin Ecosse et en Amérique, les frères s'y rendent munis de leurs tabliers, de leurs cordons d'office et de leurs bannières : en Angleterre, il faut qu'ils soient autorisés par la grande loge à porter ces insignes en public. Réunis à la maison mortuaire, les frères s'y decorent, s'il y a lieu, de loirs ornements el se rangent en ordre. Les plus jeunes frères et les loges les plus récemment constituées se placent aux premiers rangs. Chaque loge forme une division séparée et marché dans l'ordre ci-après : un lutteur, Cépée nue: les stewards, avec leur*, baguettes blanches ; les frères non officiers, deux à deux; le secrétaire et le trésorier, avec les inarques de leurs offices; les deux surveillants, se tenant par la main; l'cx-vénérablc et le vénérable en exercice. A la suite de toutes les loges invitées s'avance la loge dont le frère décédé faisait partie. Tous les membres portent à la main des fleurs ou des feuillages. Le lui— leur est en tète; après lui viennent les stewards, les frères de l'harmonie, avec leurs tambours drapés el leurs trompettes garnies de sourdines; les membres de la lope sans fonctions; le secrétaire, le trésorier, les surveillants, l'ex-vcnérable, le plus ancien membre de la loge, portant, sur un coussin voilé de deuil, la Bible el les staluls généraux; le vénérable en exercice, un chœur de ch tuteurs, le chapelain, le cercueil, sur lequel sont posés le tablier et le cordon du défuul, et deux épées en croix ; à droite et à gauche, quatre frères tenant chacun un des coins du drap mortuaire ; et derrière, les parents du mort. La marche du cortège esl fermée par deux stewards et un tuileur.
Arrives à la porte du cimetière, les membres de la loge du défunt s'arrêtent jusqu'à ce que les frères invités soient parvenus près de la fosse, et aient formé à Contour un grand cercle pour les recevoir. Alors ils s'avancent vers la tombe; le chapelain elles officiers prennent place en léle; le chœur cl l'harmonie, des deux colés, el les parents aux pieds. Le chapelain récite une prière; on chante une hymne funèbre, et tous les assistants adressent un triple adieu a la dépouille inanimée de leur frère. Ensuite le cortège se reforme el retourne à la maison mortuaire, où les frères se séparent.
A quelque temps de là, le vénérable convoque la loge pour rendra au défunl les derniers honneurs maçonniques. Les murs sont tendus de noir; neuf lampe», dans lesquelles brûle de l'esprit de vin, sont distribuées dans
l'enceinte; au centre, on a dressé uncénotiphe. Les travaux s'ouvrent au grade de mai- Ire; une cantate funèbre est exécuté»' ; liuh le vénérable fait entendre une perçusse sourde et s'exprime ainsi : a Quel homme vivant ne verra pas la mort? L'homme mar* che séduit par de vaines apparences. Il accumule des richi sse», et ne peut dire qui «a jouira. En mourant, il n'emporte rien: a gloire ne le suivra pas au tombeau. Il ej( arrivé nu sur la terre , il la quille dtus IV ,,! de nudité. Le Seigneur lui avait accorde a vie, il la lui a retirée ; que le Seigneur y\i béni ! »»
Quand le vénérable a cessé de parler, !i colonne d'harmonie exécule un morce.iu funèbre. Les frères font le tour du cénotaj b , et jettent en passant des immortelle» dan» une corbeille placée au pied du monumm!. Celle cérémonie achevée, le vénérable saisir le roui- au mystique el f tit ouvrir le cercueil. « Que je meure, dil-il, de la mort du iu«!-\ et que mon dernier moment soit sem au sien ! •> Il place le rouleau dans latobe el ajoute : « Père lout- puissant, nous renflons entre tes mains l'âme de notre frère bien-airné. » Tous les assistants frappent silencieusement trois coups avec la paume Je leur main droile sur leur avant-bras çauche, et l'un d'eux dit: « Que la voloDlo de Dieu soil accomplie 1 Ainsi soil-il. »
Ensuite le vénérable fait une prière, ferme le cercueil et rclourne à l'autel ; chacun prend place. Un des membres de la loge prononce l'oraison funèbre du défunt, le vèoerable recommande aux assistants de s'aimer el de vivre en paix pendant leur rapide passage sur la terre, el tous forment a cAafur d'union et se donnent le baiser fraternel.
Les apprentis ont la faculté d'a>sbltfi celte cérémonie funèbre, bien que les iravaux y soient ouverts el fermés au grade de maitre; on prend seulement la précaution de ne les admettre qu'après l'ouverture drs travaux, et on leur fait couvrir le tmplt. c'est-à-dire qu'on les congédie au montent où l'on va les fermer.
Anciens peuples païens,,
15. En Egypte, la religion dirigeait les actions de l'homme avec une autorité ah*)* lue; elle s'emparait de l'individu à sa naissance, el ne l'abandonnait plus, même après sa mort. Elle lui assurait d'honorables fui^ railles selon sa condition, et un lieu de repos où ses cendres devaient être pour toujours à l'abri de l'insulte, soit dans la sépulture des familles, soil dans les tombeau* publics. Enfin, elle prescrivait pour tous l'usage des procédés dûs à l'industrie pour la conservation presque éternelle des corps humains, dernier el attentif hommage à la dignité de l'espèce.
Quand le chef de la famille mourait, tout» les femmes se couvraient le front »e booe,fi se répandaient échevelées dan» la ville. Lft hommes suivaient le même usage à l'efa™ des femmes. Après ces premières manifesta lions de la douleur, les corps étaient liw