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aux embaumeurs, pour être soumis aux longues opérations que nous avons décrites à I article Embaumement. Lorsque cet important travail était terminé, le corps, enveloppé de lances retenus par des bandelettes, était placé dans un cercueil en bois, en granit, en ha«alle, ou autres matières; ce cercueil était orné de peintures et de sculptures. Pour les Personnages considérables, ce cercueil était enfermé dans un second, et celui-ci dans un troisième, tous également ornés de sujets religieux. On a trouvé dans ces cercueils des manuscrits, des bijoux de toute espèce, des ofjels de parure, de volumineuses perruques, de grosses tresses de longs cheveux, des chaussures, des instruments de diverses professions, et avec les momies des scribes sacrés, la palette à plusieurs godets, les calâmes et le canif pour les tailler; enOn, la coudée du marchand ou du géomètre, et avec les momies d'enfants, des joujoux de toute sorte.
Les parents et les amis accompagnaient religieusement le mort dans sa dernière demeure; ils se procuraient des figurines de dimensions et de matières diverses, en argile, en porcelaine, en bois ou en matières dures, et faites, le plus possible, à la ressemblance du défont; son nom était inscrit dans la prière funèbre inscrite sur ces figurines, et tons ceux qui accompagnaient la momie déposaient ces figurines dans un coffre funéraire, qui était placé vers la téle du cercueil; les quatre vases canopts Tétaient deux à deux sur les cotés.
Diodore de Sicile donne d'autres détaila sur les cérémonies de la sépulture. Les parents du mort, dit-il, fixent le jour des obsèques, afin que les juges, les proches et les amis du défunt aient à s'y trouver, et ils le déterminent, en disant qu il doit passer le lac de son nome. Arrivent ensuite les juges, au nombre de plus de 40; ils se placent et formant un demi-cercle au delà du lac. On approche de ses bords un bateau que tiennent prêt ceux qui sont chargés de cette cérémonie, et sur lequel est un nautonnier que les Egyptiens nomment en leur langue Caron.
Aussi dit- ou qu'Orphée, ayant remarqué cet usage dans son voyage en Egypte, en prit occasion d'imaginer la fable des Enfers, en imitant une partie de ces cérémonies, et en y ajoutant d'autres de son invention. Avant que de placer sur le bateau le cercoeil où est le corps du mort, la loi permet à chacun de l'accuser. Si l'on prouve qu'il a mal vécu, les juges le condamnent, et il est exclu du lieu de sa sépulture; s'il parait qu'il a été accusé injustement, on punit sévèrement l'accusateur ; Vil ne se présente personne P *ur l'accuser, ou si celui qui l'a fail est reconnu pour un calomniateur, les parents ftlenl les insignes de leur douleur et font l'étage du mort, sans parler de ta naissance, comme cela se pratique en Grèce, parce qu'ils pensent que les Egyptiens sont tous également nobles. Ils s étendent sur la manièae dont il a été élevé et instruit depuis son enl*uce, mr sa pieté, sa justice, a* tempérance