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et ses autres vertus, depuis qu'il est parvenu à l'âge viril, et ils prient les dieux des eufers de l'admettre dans la demeure des gens pieux. Le peuple applaudit et glorifie le mort qui doit passer toute l'éternité dans lea enfers avec les bienheureux. Si quelqu'un a un monument destiné à sa sépulture, on y dépose son corps ; s'il n'en a point, on construit dans sa maison une chambre, et l'on pose sa bière droite contre la partie du mur la plus solide. On place dans leurs maisons ceux à qui on n'a point accordé la sépulture, soit à cause de* crimes dont on les a accusés, soit à cause des dettes qu'ils avaient contractées; et il arrive quelquefois dans la suite qu'on leur donne une sépulture honorable, parce que leurs enfants devenant riches paient leurs dettes ou les font absoudre.
Il y avait, selon Plutarque, des lieux en Egypte, où l'on aimait à se faire enterrer préférablement à d'autres, comme les environs de Memphis et ceux d'Abydos. On enterrait dans des puits, dans des excavations souterraines fort profondes, faites en forme de grottes ou d'allées, et jusque sous les fondements des pyramides. On couchait les corps morts qui n'étaient qu'emmaillotés; mais ceux qui étaient enfermés dans des caisses de sycomore étaient placés debout dans des niches. Plusieurs auteurs ont avancé qu'on mettait une pièce de monnaie sous la langue des défunts; mais ce fail pa« rail n'avoir aucun fondement. Peut-être insérait-on dans la bouche des cadavres une feuille d'or plissée, comme un phylactère ou une amulette, ou simplement comme une représentation de feuille depenea ou pécher.
16. Les règlements de Cécrops, chez les anciens Grecs, avaient pour objet de procurer à ses sujets une vie tranquille, et de leur attirer du respect au delà même du trépas. Il voulut qu'on déposât leurs dépouil< les mortelles dans le sein de la terre, mère commune de tous les hommes, et qu'on en* seraençât aussitôt le sol qui les couvrait, afin que cette portion de terrain ne fût point enlevée à la culture. Les parents, la téta ornée d'une couronne, donnaient un repas funèbre ; et là, sans écouter la voix de la liatterie ou de l'amitié, on honorait la mémoire de l'homme vertueux et on flétrissait celle du méchant.
Plus tard prévalut la coutume de brûler les corps morts. Quand le malade avait rendu le dernier soupir, son corps était lavé, parfumé et revêtu d'une robe précieuse. On lui mettait sur la tête une couronne de fleurs; dans les mains, un gâteau de farine et de miel, pour apaiser Cerbère ; et dans la bouche une pièce d'argent d'une ou deux oboles qu'il fallait payer à Caron. Bu cet état, le cadavre était exposé pendant un jour au moins dans le vestibule, et quelquefois entouré de cierges allumés ; ces cierges étaient faits de jonc ou d'écorce de papyrus en forme de rouleaux couverts d'une couche de cire. A la porte du vestibule était un vase d'eau lustrale destinée à purifier ceux qui
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• .«fichaient le cadavre. L«' jour da eo>i\oi. on sr mutai! à la maison mortuaire avant le lever "lu soleil; > m plaçait If corns sur > n chariot, dans un cercueil de cy 1 Té ■ I .es hommes marc liaient en avant, e femmes après; quelques uns avaient I . lè'o r isée ; tous étaient vêtus de noir, et ils clao ni pièce le* d'un < lueur de iuusi iens qui faisaient entendre des chanis lugubres. Ou déposait le corps sur le bûcher prépaie à cet dît t auquel on mettait L' feu; i n jetait assez souvent dans les flammes, soit les habits du défunt, soit quelques ornements ou etoûYs prérieuses; cl pendant la cérémonie 'in taisait des libations de vin. Ouand le adavre était consumé, les plus pioches parents en recueillaient les ossements et les cendres, ei les rf nfermaient da s une urne, qui était ensuite ensevelie «l ins la lerre. On ehnail sur la place un inonce. iu de terre, ■• urinoir e d'un ' ip|ie ou d'une («dôme, porlan' le mm -lu mort et différentes seulp ures.
t e neuvième el le trentième jour après le décès, les parents, habillés de blanc et couionm-s île fleurs, se réunissaient enivre p. air rendre de nouveaux honneurs au oef ni. < m se rendait au Imu da la sépulture; on y I isaii des libations d'eau, de vin.de miol. de lail; ou v déposait des offrande*, ci quelquefois on \ offrait des sacrifices.
Quand un ne pouvait se pro< urer le corps du défunt, parce qu'il était mort dans un naufrage, on à la guerre, ou d air- un pays étranger, on l'appelait trois fois à hautvoix, comme pou»' inviter ses mânes a venir à la cérémonie; on lui dressait un cénolapi e ou monument vide, devant lequel on luisait les sacrifices, les offrandes et les libations, « t tes cénotaphes étaient piesqiie aussi rêve rés que les tombeaux.
17. Chez les Hmiiains, dès qu'un liominc était mort, ou lavait s< n eorps avec de l'eau chaude, on le fr liait de pirfiiio-, on I révélait dm e robe Idanche, ou IY\p< sait sur le seuil de la porte, les pieds tournés du c< e de la rue, et on piaulait . l'entrée de I : maison un cyprès, s;,n. ni ' «le la mort. Un!mûrement il demeurait expose pendant sepl jours ; le huitième, . prè- avoir aclr u . dans le temple de la déess la! it ne, les éli ses nécessaires aux funerailies. on porta. l !e corps au lieu où il devait être brûle. Le convoi était dinVi. n', suivani la ijuaiite d la di- «,'nite des personnes. Si le defu.il etai un homme illustre, on poitai: son corps dans 1 i place le la ville, el la son ora.sou f.tnèluc était prononcée, -oit par son fils, s- .: par nu . autre parent. D - là on se i end.til • lircloT ou au lieu e] .<ih pour la sépulture: c e ai! la volonté du défunt «ficelle de ses n i. n!-, ip i décidai! s'il devait être brul u «n i,. Dan- les premiers temps de la republii|ue on 'iihumail les morts dans quelque endroit da leur mison; mais, par la suite, les lois d ., xii tables défendirent d'enterrer ou de brûier les cadavres dans l enceinl d l.t ville, l.e bûcher était fnnedun amas e l ois de pi u, d'if, de mélèv el au in - ari.res :«• imux, irrango en forme d'autel. L, . oi>* », lu de
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(ou m o-r le cii I. et tenait dan* sa lou i: une pièce d'argent, (pue Ton -lisait être le ( : i « -it de as-.ije dù à C.ifon. Le bûcher a.v\ environne .'.e o prè-. Les plus proches; areoU y u eita ent e leu eu tournant le dus, au inoven l'un H imbeau. Pendant que le f u s'allumait, on jetait sur le bûcher leshab t>, le- arme, et autres objets a l'usage du «J ■ • Tu -\ pendant sa vie. Anciennement il ô-aii -Lusa::e d'immoler des i aptifs el des prisonui' s l'.etle couiume lit place a celle de donne; de> combats de -lad aleurs, . l de représ. ntir in.'medes pièces de lln.'ire. La dépense Je
• ■es p us. funèbres d vint, par !a suite, si eici smvc, que l ibère défendit aux particuli r> «le l'entreprendre, a moins qu'-ls n < iry r>i lies propriétés pour la valeur de 'iiiij'M) sesicnvs. L ditr quand on n'avait ai çi.idnleur-, in prisonu rs. alors, ina^ro Ij !ji des \:i tables, ou voyait de^ femmes qui ^ rueui drissaienl i< s jou. s pour donner m moins an bûcher l'appcrence d'un sarrSf, et, < : i f \ arron, pour satisfaire les dieux mî tna n x en leur i m irai l du sanjî. Sur la l'..vilt d,'< rois t des grands guerriers, ou imni-lji! i s en i niis, «piii b|ue ois mérue leurs ofûciers
• u leurs sei > leurs.
Lorsque le corps était brûlé, on lavait «es
0, et ses cendres avec du lait et du » in, el oa les enfermait dans une urne. Le sacrificateur, qui était présent à celte cérémonie, jetait irais f«>is «le l'eau sur les assistants, pour b purifier. Il se servait, à cet effet, d'ua (ttw- [ullon fait de branches d'olivier. L'uroe où étaient les os cl les cendre* se po . UjI
ans le sé[»ulcre destiné au défunt, levant ce sépulcre était un petit aulc! m l'on lu lait «le f encens «l d'autres H:* fums. Les tombeaux des II- ma fis , |U'
• a l'.inairement se trouvaient sur dis luuv f levés et le long des grands chemins, étaient [dus ou moins ornes, suivant les richesses la qualité des défunts. On y mettait différents on ts, comme des lampes qu'on a pretcu-
ues inextinguibles ; des urnes lacrjoialei», petits vases presque toujours faits de mie,
ù les Komains recueillaient les larme* répandue* pour les morts. Le dehors était .e- « ne d inscriptions dont la plupart connut cen par les lettres D M, initiales de M' Mu>n'> .•» aux dieux Mânes. La ceicino;^ des funérailles se terminait par un foin qu'on donnai', aux parents el aux aum : quelquefois on faisait au peuple des distr .1 utions de tiandes. Lu deuil durait dix mois I pouvait être abrégé pour quelque réjoui*- >am e ptialique. Au reste, il appartenait aui ponli'rs de (Iim ider «ji. elles cérémonies il !■"*
1. ut «.;>s. ner dans les funérailles, et cooiinf» 'le temps «levait durer le deuil.
Les («"mains se faisaient un point de rele o'on de ne parler jamais des défunts «!"<
• '. une ji.,,nierc lespectueuse. On mettait *ur les t ) ,-neaux certaines formules de parc^»
• u cuipe. lier • u'«m ne les profanât, •;u*--; ne tit de* imprécations contre les u. ■> d. ceux qui y étaient inhumes. La
lalion des tombeaux était regardée comme un des plus grands crimes. On ne pouvait faire le moindre changement aux sépulcres, ni même les réparer, sans l'autorité des pontifes. Il était défendu auflamine de Jupiter et aux augures de voir des corps morts, et d'entrer dans les maisons où il était mort quelqu'un, même cinq jours auparavant. La même défense avait lieu à l'égard des pontifes, lorsqu'ils avaient quelque sacrifice à offrir. Un exilé était-il mort dans le lieu de son exil , ou un magistral, dans les fonctions «l'une charge qui l'avait tenu éloigné de la capitale, les parents avaient soin de faire recueillir ses cendres et ses os dans des urnes très-riches, de les faire apporter à la ville, cl de leur faire rendre de grands honneurs dans tous les lieux par lesquels passait le convoi.
18. César rapporte que les obsèques des Gaulois étaient somptueuses et magnifiques. On brûle, dit-il, le cadavre du mort, et on jette dans le feu tout ce qui faisait plaisir au défunt, jusqu'aux animaux. 11 n'y a pas longtemps qu'avec le corps du maître on brûlait les esclaves et les clients qu'il avait affectionnés. Ces clients, que les Latins ont appelés Soldurii, étaient des hommes qui s'étaient dévoués au service d'un patron , pour le suivre partout pendant sa vie et à sa mort Ils observaient leur engagement avec tant de fidélité et de scrupule, qu'on ne se souvenait pas qu'il s'en fût trouvé un seul qui eût refusé de mourir avec son maître. César ne fait mention que des clients et des esclaves; mais Pomponius Mêla insinue que les femmes gauloises se faisaient aussi un point d'honneur de ne point survivre à leurs maris. Il se trouvait autrefois,, dit ce géographe, Espagnol de nation, des personnes qui se précipitaient Volontairement dans le feu où l'on brûlait le cadavre d'un homme qui leuravail appartenu , par le désiretdans l'espérance de vivre toujours ensemble. Les Celtes prêtaient de l'argent pour leur être rendu dans l'autre vie. Lorsqu'on brûlait un cadavre, ils profitaient de l'occasion pour écrire à leurs parents défunts , et leur envoyer un compte exact de l'état de leurs affaires, des dettes qui étaient rentrées depuis leur mort, etc.
19. Au contraire des Gaulois, les funérailles des Germains se faisaient ian9 aucune pompe; seulement on a^vait Valtention de choisir certains bois pour brûler le corps des ho m • mes illustres. « Ils n'entassent sur le bûcher, •lit Tacite, ni vêtements, ni parfums ; ils no brùlentavec le mort que ses armes, et tout au plus son cheval. Un simple tombeau de gazon lient lieu de ces superbes mausolées dont la masse leur parallaccablanle jour celui qu'on veut honorer. Leurs larmes sont bientôt essayées ; mais leur douleur dure longtemps. Le devoir des femmes est de pleurer les morts; celui des hommes , de s'en souvenir. » •
20. Les funérailles des Scandinaves ressemblaient à celles des Gaulois. Lorsqu'un héros avait péri glorieusement dans quelque com-
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bat, on accumulai!, sur le bûcher où l'on brûlait son corps, tout ce qu'il avait le plus chéri pendant sa vie : ses armes, son or, son argent, son cheval et ses domestiques. Ses clients et ses amis se faisaient aussrtrès-souvent un devoir de mourir avec lui pour l'accompagner dans le palais d'Odin. Enfin, sa femme était ordinairement 'brûlée sur le même bûcher. Cependant on dit qu'avant l'arrivée d'Odin dans le Nord, on se contentait de placer le corps du défunt sous un monceau de terre et de pierre, en y joignaut les armes dont il s'était servi. Quand l'usage de brûler les cadavres fut introduit, ou recueillait les cendres et on les ensevelissait sur une colline.
21. Il en était de même des Lithuaniens; ils brûlaient les corps des défunts. Dans le feu qui les consumait, on jetait tout ce qui leur avait appartenu de plus précieux; leurs chevaux, leurs armes, leurs chiens de chasse, leurs oiseaux de proie, et celui de leurs esclaves qui les avait servis le plus fidèlemeot. On buvait beaucoup de lait, d'hydromel, de bière, auprès du bûcher, autour duquel on dansaitau son des trompettes et îles tambours.
22. Parmi les différentes tribus des Slaves, les unes i nterraient leurs morts, et les autres les brûlaient. Les premières déposaient les cadavres dans des fosses, et elles élevaient au-dessus un monticule de sable ou de terre; elles s'assemblaient autour de ce monument d'argile, et y faisaient un festin religieux, appelé la frtxtta, dont le souvenir n'est pas encore perdu en Russie, car il ne s'y l'ait guère d'enterrement qu'on ne distribue aux assistants du thé, du café, du vin, du punch et d'autres liqueurs. — Les tribus qui brûlaient leurs morts commençaient la cérémonie par un festin; ensuite on livrait aux flammes le cadavre, dont on recueillait soigneusement les cendres et les os qui n'élaieut pas entièrement consumés ; on les renfermait dans des vases que l'on exposait sur des colonnes, près des villes ou des habitations. Quelquefois, pour honorer la mémoire d'un défunt, et signaler la fêle funèbre qu'on faisait à ses obsèques, on sacrifiait des prisonniers de guerre.
23. Chez les Scythes, quand un roi venait à mourir, on enduisait son corps de cire, on en tirait les intestins, on le remplissait d'eni eim.de graine d'ache etd'anis, et on le recousait. Placécnsuitesur un char, on le conduisait par tous les lieux habités du royaume. Ses sujets se coupaient alors un peu de l'oreille, se tondaient en rond, se déchiquetaient les bras , se découpaient le front et le nez , se perçaient la main gauche avec une flèche. Quand on avait fait le tour du royaume, on portait le corps au pays des Gerrnes, où les rois avaient leur sépulture. Là on le mettait dans une grande fosse carrée, où il était comme couché dans un lit. On fichait en terre, de tous les côtés de la fosse , des javelines qui supportaient des perches posées en travers et couvertes de nattes. Dans le vide qui restait on enterrait la plus chérie de ses concubines, après l'avoir étranglée. On
tuait aussi son principal cuisinier, un de ses meilleurs palfreniers, un (les huissiers de sa chambre, un courrier el quelques chevaux. On jelaii Ioms ces corps pêle-mêle daus la lusse, avec les plus riches meubles du défunt. Au bout de l'année, on lui faisait de nouveau un service solennel^ aux dépens de la vie de ceux de ses domestiques qu'il avait le plus aimes, et qui étaient tous Scylhes naturels et de bonne race. Un choisissait 50 de ses officiers, avec un pareil nombre de chevaux, qu'on étranglait. On leur otait les entrailles, et, après avoir bien nettoyé le corps, on le remplissait de paille aiant île le recoudre. Lnlin, on mettait sur des voûtes ces chevaux empaillés, auxquels on donnait des brides, et sur les chev mx les officiers au>>i empaillés, que l'on issujetlissaitsur leurs moulures p ir des pièces de bois. Ces sépu cre> étaient places entre le Gerrh, aujourd'hui Culenza,et le Borislhène ou Dnieper.
Après la mort -le Mol autre Scythe, on conduisait son corps «tans une charrette par tons les lieux où demcuraii ni ses amis qui traitaient le convoi. Cela durait V» jours ; ce temps écoulé, le corps était ramené à la maison, on le lavait < t on en nello}ait la lé:e. On le déposait ensuite dans un vaisseau f lit en forme d'esquif, et plein île pierres luisantes. C • vaisseau, place à l'endroit ou il devait rester, était retenu par trois pieux fichés en terre, et inclinés l'un vers les deux antre9. Ces pieux servaient à supporter des couvertures de laine sous lesquelles se trouvait le cercueil. Les tombeaux étaient des lieux sacrés pour les Scythes.
2V. Nous plaçons ici ! s funérailles des Lapons, parce que, bien qu'actuellement chrétiens, ils ont conserve une grande partie des cérémonies et des coutumes usitées dans le temps, encore peu éloigné, qu'ils étaient païen*. Nous en empruntons les détails tu missionnaire Leems.
Ouand un Lapon est mort, quelle que soit la nature de la maladie qui a terminé ses jours, chacun • ort de la hutte où est le cadavre, dans la persuasion qu'il y reste encore quelque chos-' de i'àme du deùint qui poursuit tout être nuisible. Cependant, quelques jours après ils levieum nl pour ensevelir le corps, et lui rendre les derniers devoirs; si le défunt fut t ecommaiidahle par ses actions, on l'ensevelit dans une pièce de toile la plus fiue que l'on puisse se procurer, et l'on entoure sa (été et son corps d'une bande de la même pièce; s'il ne laisse après lui aucun héritage de grande valeur, on l'enveloppa dans un morceau de gros drap appelé Wuldemar. Tel est l'usage à l'égard de ceux qui suivent la religion chrétienne, e' les rites qu'elle prescrit. Quelques-uns cependant sont revêtus de leurs meilleurs habits et mis ensuite dans leur bière par une personne nommée ou louée à cet eiïet ; le plus proche parent présente à cette personne un grand anneau de tombac, qu'elle met aussitôt à son bras droit : cet anneau est destiné à le préserver de tout le mal ouc pourrait lui faire l'esprit Uu detuiit,
qui, selon eux, entoure son corps, jQjqo à c« qu'il soit en terre; opinion qui se rapporte beaucoup à celles qu'avaient les ancien* Crée cl Homains. La bière est ordinairement faite d'une pièce de bois creusée conveiu'.>ement, quand le hasard ne leur en "lire point d'excavee par le temps ; ceux qui sunt sur des montagnes pelées, comme dans la Norvège et aux environs du cap N«»rd, où il ne croit aucun arbre, font usage d'un traîneau au lieu de bière. Autrefois, avant qoe 01 peuples eussent embrassé le christianise, et même longtemps après, ils avaient ontume d'ensevelir les morts au premier endroit qui leur paraissait propice, raaisprmcipalement dans les bois; c'est ce qu'iUfoni encore aujourd'hui, quand ils sont très -éloignés de quelque église. Non-seulemeutal >r» ils renversent le Ir.iineau qui sert ivlm au défunt, mais encore ils le couvrent a»« du ga/on et des branches d'arbre, pour réserver le corps plus lu -temps frais etei^- ■ lier les iiiimaux sauvages de le mettre m pièces. (Jaand il se trouve à leur pu« quelque grotte dans les montagnes, ils i ~ pus. ni l corps, et en ferment l'entrée ste: des pierres.
On ne doit ajouter aucune foi à ce que M Pcncer, savoir, que pour éviter d'être tonrmeutes par les m ines des morts, ils cnierr- ni ceux-ci dans l'aire de leur foyer: ils m\ au contraire si éloignes de cet usage, quia les porl Mit toujours a une très-graude instance de leur habitation. Il est bon de reuiarqu> r qu'a l'instar des anciens Lapons, <eui qui ne on! que faiblement attachés aucullf chrétien mettent avec le cadavre une hache, une pi- rre à fusil el un briquet, donnant pour raison de ecl usage que, puisque le mort uoit errer dans les lieux obscurs, ita besoin de la lumière que pourront lui procurer h pierre et le briquet, el que, pour s'ouvrir , une voie à travers les bois où il est eovvel . il lui faudra une hache, lorsque viendra pour lui le jour lu jugement. Celle opinion r ialiveà l'obscurité des sentiers quieonduisem aux demeures éternelles, opinion si gétirnie che/. les peuples de la (irèce, qui eux-mto« l'avaient empruntée des Egyptiens, coma* beaucoup d'autres idées religieuses, poouit d'autant plus facilement réussir parmi finqu'ils sont ensevelis, pendant un longleœ;'! dr l'année, d. mis de profondes ténèbres. Qam aux haches qui faisaient toujours partie it leurs provisions pour l'autre vie, Blanstf d'opinion que les Lapons modernes la plat»1 dans l a bière des morts, parce qu'il* cru i«l qu'après le trépas on doit reprendre la profession que l'on exerça pendant sa ne;eot par la même raison que, lorsqu'ils eostff* lissent une femme, ils mettent é ses côléjK» ciseaux el des aiguilles, croyanl quewsiejtrumenls pourront lui être utiles dans Paître monde. Lundius dit encore qu'ils aja> taienl à ces objets quelques vivres; maisi)«' cet usage n'avait lieu que parmi ceui q* étaient éloignés d'une église, donl le tm»*' lie pût veiller à leur instruction. Qu»' 1 ceux qui en étaient voisins, il ajoute q"»»
DICTIONNAIHK DES H f LIRIONS)