‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 279 sur 365 · W5 FUN · texte numérisé non relu

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danl quelques annéei, portent des offrandes

à l'idole qui y est vénérée , et couvrent de branches d'arbres le lieu où le bûcher a été ronsuiué par le feu. Ils y élèvent encore quelques arche» en bois tout à fait semblables au i forii «les Japonais.

Dans l'Ile de le«o et dans la partie méridionale du Karafto , on érige des pieu\ en l'honneur du défunt ; ces pieux ont diverses forme* ei sont ordinairement faits du bois qui ii serf i à la construction de la maison du décédé , laquelle est toujours détruite entièrement après sa mort. On retire, par le fondement, les entrailles du corps de riches , on le» remplit d'herbes odoriférantes cl on les laisse sécher pendant une année entière ; puis on h-» plaee dans un sépulcre travaillé aver beaucoup d'art, qui ressemble à un mi'a, ou temple des sintos au Japon. Ces sépulcres sont constamment vénérés; la famille du défunt leur fait tous les ans une visite de cérémonie , le jour anniversaire de sa mort ; l'usage veut qu<- , pendant ces visites , on ne parle nullement du défunt. Le deuil dure pendant plusieurs années. Les enfants et les amis d'un aïno qui a été tué se blessent entre eux dans un combat simulé, ei offrent au Kmol (génie ou dieu) le sang qui roule à ectie occasion. Après la rnori du mari , la f^uve se cache dans les montagnes , et les plu* proches parents se couvrent la tétc pétulant des aî nées entières", car ils se rcp-irdent comme impurs , et ne se cror ni pas ilisnr» que la lumière du soleil ou de la lune tombe sw leurs têtes. Les Japonais sont aussi censés impurs pendant la durée du deuil; chez eux, les hommes se couvrent alo s la >éle d'un chapeau de roseau , et les finîmes d'un mouchoir ouaté.

12. Les Coréens , s'il faut en croire le P. Mar:ini, n'enterrent leurs parents décodés qu\-<u bout de trois ans ; peu tant ce temps , qui e>t celui du deuil , ils les gardent chez eux , enfermés dans un cercueil .sculpté et terni , comme ceux des Chinois , et leur ren.lonl tous les honneurs et les respects auxquels ils avaient droit durant leur >ie.

Les relations des Hollandais rapportent q«f les inhumations n'ont lieu en Corée que doux f us l'an, au printemps et en automne. Les corps de ceux qui meurent dans» l'internai r sont placés sous de | élites ca ânes en chaume, élevées exprès. Quand après cela il» jugent à propos de les enterrer t ils les rapportent d'abord au logis , et mettent •luis le cercueil d< s vêtements et des bijoux. U nuit qui précède le convoi se passe dans les divertissements et dans la bonne chère ; le cercueil est emporté à la pointe du jour ; k* porteurs marchent en cadence et en chantant ; les parents font retentir l'air de )<urs lamentations. Le corps est enterré dans un caveau d'une montagne , désigné par les devin*. Pour le menu peuple , on toit une fosse de cinq ou six pieds de profondeur, dans laquelle on jette le cadavre; mais aux personnes distinguées on érige îles monuments de pierre, avee leurs images,

et une inscription , comme nous l'avons remarqué des Japonais.

Trois jours après la sépulture, les parents el les amis du murt retournent au lieu de la sépulture pour y faire des offrandes. A toutes les pleines lunes , ils font couper l'h rbe qui se trouve sur la fosse, et y déposent du riz nouveau. Ce n'est pas tout *: ils so it si attentifs au repos du mort, que, sur e moindre soupçon qu'il se trouve mal à l'aise, ils le transportent d'une place à l'autre; ce sont les bonzes qui les informent des incommodités que le défunt éprouve dans la fosse , et du désir qu il aurait d'être mieux placé.

43. Les Tarlares Tou-kiue . avant leur réunion à la Chine , avaient coutume , dans les funérailles, de placer sous une lente le corps du défunt. Tous les parents, tant hommes que femmes, tuaient chacun des moutons ou des chevaux, el les rangeaient devant la tente. Alors ils se déchiquetaient le visage avec des cooleaux, et mêlaient ainsi leur sang avec leurs larmes : les historiens chinois disent qu'ils recommençaient jusqu'à sept fois ces douloureuses scarifications. Il parailqu'on n'enterrait que deux fois par an, comme dans la Corée; pour ceux qui mouraient au printemps ou dans l'été, il fallait attendre, pour les inhumer, que les feuilles fussent tombées des arbres. Quant a ceux qui mouraient en automne ou en hiver, on ne pouvait le* mettre en terre que lorsque les arbres étaient couverts de fleurs el de feuilles. Ils amassaient des pierres sur le lieu de la sépulture et y plaçaient certaines marques ; on y mettait autant de pierres que le mort avait tué d'hommes durant sa vie. Le jour de l'inhumation, les garçons et les filles se rendaient au lieu de la sépulture, revêtus de leurs lia hits les plus beaux; et, au retour, il se commençait souvent des liaisons qui se terminaient' par le mariage.

kï. Les Tarlares Mongols enterrent quelquefois h urs morts ; souvent ils les laissent exposés dans leurs cercueils, ou bien ils les couvrent a\cc des pierres, en faisant attention au signe sous lequel te défunt était né, à sou âge. au jour et à l'heure de son décès. Ces circonstances indiquent la manière dont il doit être inhumé; ils consultent, à cet elle», les livres que les lamas leur expliquent.

D'aums fois ils brûlent les cadavres, ou bien les exposent aux hétes féroces et aux oiseaux. Les parents dont les enfants meurent subitement les abandonnent sur les chemins, enveloppés dans des sacs de cuir, avec des provisions de beurre el de grains ; ils sont persuadés que, par ce moyen, ils éloignent les revenants. Les services funèbres sont célébrés, pour les défunts, selon la richesse el l'affection de leur famille. Le plus gr ind dure 4-9 jours, pendant lesquels les lamas récitent continuellement des prières dans la maison du mort pour la purification de son âme. Ces prêtres reçoivent pour leur peine des bestiaux et d'autre > choses. Les gens opulents fout aussi de riches présents eu bétail aux temples , afin que les lamas adres-

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sent aux dieux des prières pour l'âme du trépassé.

Les Chamans mongols sont enterrés par d'autres Chamans qui conjurent les esprits ma Taisants pour 1rs éloigner, l es Mongols croient que l'âme de ers hommes rrste rrranlr sur la terre sous la l'orme de malins esprits, avant lr pouvoir de nuire à autrui ; le- Chamans rrcifilenlde Ce préjugé religieux pour exiger des marques de respect el des sa< rificcs.

Và. Les Lleulhs doivent pleurer longtemps la mort d'un père el se refuser toutes sortirs dr plaisirs i rndanl le deuil. I.'usnge oldige les (ils à renoncer. | rndanl olusi -ors mois, au romnierce méinr de leurs femmes. Ils ne doivent rien épargner pour donner de I éclat aux funérailles; el rien ne 1rs dispense d'aller, au moins une fois chaque année, faire leurs exercices de piété au tombeau paternel. Ceux d'entre eux qui professent la religion musulmane sonl moinsexactsàrendre «es devoirs aux morts.

46. Benjamin Hergmann nous fournit les détails suivants sur 1rs funérailles des Kalmouks, à propos de la mort du vice-khan Tchoulchei. " II expira vers minuit, pendant que le lama et qurlques-uns des principaux prélrrs répétaient des prières, ass s autour du lit du malade. D'après la croyance lamaï'ie, il est tri s - essentiel de connaître l'heure précise à laquelle la mort a lieu, car les cérémonies funèbres sont réglées là-dcssns : on avait donc envoyé chez un des amis du prince pour chercher sa montre ; mais quelques instants après on la lui reporta, en lui annonçant qu'elle n'était plus nécessaire.

« On conserva le cadavre pendant trois jours, et le quatrième il fut livré aux flammes. Pour « cite cérémonie, le lama se rendit dans la huile du défunt, atec le grand prislaw.son épouse et les principaux prélr- s : là il prononça un grand discours, après lequel Strakovv fil aussi lire le sien en langue kalmouke. Une foule de préires étaient assis autour de la huile du mort, el plus loin le peuple était assemblé. Le corps de Tchoutchei. porlé assis sur une machine de bois, était enveloppé d'une toile imbibée de poix, et il avait sur la (été une couronne, derrière la.|urllependai( un voilcnoir.Le lamaassissur une espèce de palanquin précédait le corps; l<>us les prêtres suivaient nu-tête, el devant 1 • l.tma se faisaient entendre les instruments de musique : une foule de peuple formait la i., arche. Le bûcher riait dressé à quelques centaines de pas de la huile, cl , à la place du fourneau qoe les Kalmouks sonl en usage <lr labriquer pour cette cérémonie, on avait seulement creuse la terre à la profondeur de de::\ archins, de m inière à ce que tout le corps pût entrer dans celle fosse, à chaque angle de laquelle on avait ménage, pour le c >uranl d'air, des trous dans lesquels on avait i.,is des ma'if'res romhnslihles. Au ba», sur un trépied. c:.:i une grande marmite qui soutenait quelques morceaux de bois, sur lesquels le cadavre, soutenu par le cou, au

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moyen d'une pièce de bois, fut place n»>is.Le l.iiiî.i lui-même mit le feu au bûcher et s'eluigna de suite avec la musique; mais «le» personnes préposées pour soigner le liù«!ier restèrent auprès, pour verger conlinuellawri la poix sur le cadavre. Le feu brûla pendant plusieurs heures; lorsqu'il fut éteint, la cendre fui recueillie el conservée comme relique. On éleva à la mémoire du défunt on monument construit en lerre glaise el eo joncs. »

'i7. Les Kirghiz enlerrenl leurs morts ; mr la fosse ils élèvent des tombeaux en bois & forme carrée, ou des tertres, sur lesquels il» plantera des ligures symboliques, comme m lance pour designer un guerrier . un aiil* sculpté pour indiquer la tombe d'unth.uscur. Les Kirghiz riches, les plus dévot», transportent les restes de leurs parents im le Turkeslan, pour les y enterrer près do tombeau des saints. Comme ils ne peuvent entreprendre ce voyage en hiver, fauie «e pâturages, ils suspendent les morts àdmr bres, après les avoir enveloppés dp feuim el d'étoffes de laine, en attendant le pmtemps. (Juand on voyage dans ces steppes pendant l'hiver, ou est frappé quelquefois de l'aspect hideux de ces cadavres suspendus, couverts de neige et agités par les vents.

Ceux qui oui de la fortune donnent. à l'occasion di-s obsèques de leurs parents, um grande fêle à laquelle ils invitent lei personnes les plus distinguées des tribus toisim s. lis dressent à cet effet plusieurs iourtes pour recevoir leurs hôtes. Pendant que la convives boivent du koumiz, les femmes di défunt pleurent, s'. irradient les cheveui, se déchirent le visage avec leurs ongles, en ce* lébranl la valeur el les autres qualités Ju défunt. A une heure déterminée, on procède à des courses à cheval. Le but est place à une fort grande distance; il y a des prix gradués pour ceux qui arrivent les premiers au bout de la carrière. A une cérémonie de ce genre, qui eul lieu en 1813, en présence de Philippe Nazarow, le premier prix assistait en T.'i chevaux et 7 Kalmouks; le second, en 40 chevaux et 25 vaches; le troisième, en 30 vaches et 20 moutons, et»- Après la course on mangeait; on avait abât a pour le festin 80 chevaux et 60 moulons. Lt fêle dura jusqu'au lendemain malin; chaque convive reçut à son départ , comme marque de souvenir, un lambeau des v éléments di défunt, qui avaient été réunis en (as.

48. Dans la Pctite-Uoukharie, quand n homme esl mort, plusieurs calenders montent sur la plate-forme de la maison, l'appellent et récitent des prières. Tous le> rirents mâles prennent le deuil et se coiffent de turbans de loile blanche. Le jour où oi homme est mort, ou h' lendemain , ou !< porte au-dchors de la ville; on ne fait usage ni de bière ni de linceuls; on se contenir d< l'envelopper d'une pièce de toile blanche- Tous les par> nls se rassemblent d<ms 11 maison du défunt pour réciterdes prières, H contribuent, suivant leurs moyens, aux fff* des funérailles. Les obsèques ûne foi* *t'r0"'

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iee<, ils iuviient plusieurs prêtres à réciter les prières funèbres. S'il reste quelque chose ti dons des parents, ils le distribuent aux livres, ainsi que les bardes et les effets du efunl. dans l'espoir de le rendre heureux ijns l'antre inonde. Le bonheur dont il doit jouir est proportionné à la quantité plus u moios grande de ces aumônes. Le fils 01 te le deuil de son père et «le sa mère ; la ïuiuie, celui de son mari, de ses frères et de

< proches parents ; ils le quittent au bout e 10 jours.

Les tombeaux ont, en général, la forme un cercueil en bois ; ceux des riches sont urlqoefois de forme arrondie. Il arrive ussi qu'on les enferme dans des caveaux ; a plupart de ces tombeaux sont placés des «ii côtés des grandes routes, aûn que les «nageurs, qui vont et viennent, prient pour roi qui y sont renfermés, et leur obliennntle bonheur de l'autre vie.

i9. Chez les Knratchaï, les femmes pousrot des cris épouvantables à lu mort d'un omme, se frappent le sein et s'arrachent «cheveux; les hommes qui accompagnent e convoi se donnent sur le front de grands ours Je fouet, et ils se percent le bout de oreille avec un couteau ; mais au retour du Minière, on s'enivre avec de la bière pour •jlmer la douleur.

$0. A la mort d'un Tcherkess ou Circasd les feu mes poussent des hurlements amble». Autrefois, avant qu'ils fussent conettiid l'islamisme, les parents du défunt se repaient la tête avec des fouets pourmanifes- ;rleur douleur; et ils mettaient dans le lomrau tout ce qui avait appartenu au décédé : >aui!enai»l on n'y di pose plus que ses vêle- »enls habituels. Ou place les nmrls dans un Mobeaa revêtu de planches, le visage tourné ers la Mecque. Pendant l inhumation, le m'UU lit quelques passages du Coran ; il u est richement récompensé et reçoit ordiiirriHcnt un des meilleurs chevaux du dé~ joI. Les Tcherkess portent le deuil en noir, n an entier ; mais on ne prend pas le deuil «or ceux qui meurent en combattant les osses, parre que l'on est persuadé qu'ils ont but droit en paradis.

51. Lorsqu'un Ossète meurt, tous ses partis se rassemblent : les hommes se décourent la télé et If s hanches , et se fustigent «qu'au sang; les femmes s'égralignenl la ture, se mordent les bras et poussent des ns épouvantables. La femme du défont doit e montrer plus furieuse que les autres , et abstenir, pendant un an , de toute espèce

< viande et des autres mets prohibés pendit le carême. Chaque famille a sa sépulj'f particulière, qui, chez quelques tribus,

nsiste pn un vaste bâtiment carré, dont '•mrée est très-étroite. Deux hommes y cnen traînant après eu\ le corps du déiuK qui est étendu sur des planches. Lors- "'•l est entièrement consumé, on mêle ses '»»ecreux des autres, de manière que ces ts'cj de» personnes d'one même famille •'ifid conloiidus ensemble. Quelques tribus, :lle» que les Dougours , enterrent leurs

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