‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 280 sur 365 · KUN · texte numérisé non relu

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morts à la manière des autres nations : on les pare de leurs meilleurs habits , et on les dépose dans une fosse qui est peu profonde, mais de la longueur du corps, et revêtue de maçonnerie en dedans. On entasse des pierres par-dessus , et l'on y plante des arbres. On place sur les tombeaux des personnes de distinction, du côté de la tête, des pierres carrées, taillées irrégulièrement, et dont la hauteur excède celle d'un homme; ils bâtissent rarement de petites voûtes sur les tombeaux. On place le défunt la tête tournée vers le couchant.

Quiconque est tué par la foudre passe pour très-heureux, parce qu'on croit qu'il a été enlevé par Elie. On pousse des cris de joie, on chante et on danse autour du corps, et tout le monde accourt pour se joindre à ceux qui dansent et chaulent : OEIlai, Elinil eldaer tchoppeî! c'est-à-dire, « O Elie, Elie 1 habitant les sommets des roi hors. » Ils répètent ces mots en cadence, en dansant en rond, avançant et reculant alternativement : le coryphée chante le refrain, les autres le répètent. L'orage passé, on revêt le défunt d'autres habits ; on le replace, étendu sur un coussin, au même endroit et dans la même posture qu'il a été trouvé, et l'on continue à danser jusqu'à la nuit. Les parents du défunt chantent, dansent et montrent de la gaieté comme à une fêle; car un visage triste est regardé comme offensant pour Elte, et par conséquent comme digjie de châtiment. Celli' fête d ire huit jours , après lesquels l'enterrement a lieu avec beaucoup de solennité, et il est suivi de festins; enfin, on élève un grand monceau de pierres sur le lom* beau, près duquel on suspend la peau d'un bouc noir à une grande perche, et les vêtements du défunt a une autre.

Pour assurer le repos des morts, le > Ossètes ont un usage très-singulier, qu'ils appellent dogh. Deux ou trois cavaliers gravissent,à une distance d'environ dix wersles, une montagne escarpée, cl celui qui arrive le premier au sommet est honoré et régalé par les autres; tous les assistants expriment leur joie par des danses et des banquets.

52. A la mort d'un Vogoul , on le revêt d'un de ses babils, on lui passe un anu> au au doigt, et on le porte au lieu de sa sépulture; tous ses parents et ses voisins forment le convoi; on enterre avec lui tous les meubles et les objets dont il s'est servi : s<;n arc, ses flèches, sa marmite, ses écuelles, ses cuillers, ses ustensiles de cuisine, et surtout la corne où il renfermait son tabac, chose que tous les Vogouls , sans distinction de sexe, aiment passionnément; eufin, un de ses meilleur* habits. Le tombeau est toujours dans une forêt, et à unecertainedistance delà iourte. I)è< que le mort est enterré, ils font un repas funèbre en son honneur; ils préparent d'avam e une aussi grande quantité de mets et de boisson qu'ils pruveiii se la procurer, vonl avec une partie devant la iourte du défunt, tournent le visage à l'ouest, s'inclinent profondément, et je île ni à gauche derrière eux tout ce qu'ils oui apporté; tuais la quaa

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lilé n'en est pas considérable ; ci:-ui:e ils relournoni à leur iourle , cl ma n tr«>:i [ , jusqu'au dernier morceau, le rest«> des provisions.

.'«3. Les Ostiaks enterrent ceux qui rneurcnlcnelé: quant à < -eux qui mioiront «n hiver, il> cachent leurs corps -nus la m Le, avec leurs arcs, leurs Il < lu s , leurs haches , leurs rouleaux. le i s os . n- lcs de rm nage. L«>rsqu'iU nul perdu un t areui «mi uu ami , ils font, près de o « cadavre, de ! u^ues lamentations, a genoux « I lu léle « ouvi rie; ce deul fini, on poil -, -ur «les p, r. lus, le défont uu lu i) où iMoil être «nseveli.

oV. Les Y«>ul» ;gh;rs, ap-ès avoir su-peu lu en l'air lew r «Livres des m n>, ei les avoir ornes de colliers de v ■ r: e Je- laissent sécher, el rendent a ce» sq ueli lies uu cuil. ro i^ieu x , les porta lui procession ulotir de- cabanes;, «•t les honor.mt i -on» e des idoles.

'*>'.). l orsqu'un Toung uisr n.eurt, on l'enterre a\ec ses lia hits el s«-s (lotîtes, et, après avoir couvert Son tombeau de pierres , ou y lîohe un pieu, auquel on ailaehe le meilleur cheval du défunt, dont « n lui l'.ii mu «acnlic M 'autres «lisent ;uc les Toungousos suspendent leurs morts à des at tires, comme les YooKaglnrs, et les y laissent jusqu à ce qu'ils soient décharnés ; alors ils on enterrent !es os.

5b. Les Katnh hadales n'osent rien porter de ce qui a orvi à un mort; ils craindraient même de loger dans une hahiia ion où s. t ut nu homme décède, lis donnent le- cadavres humains à mander aux. chiens, prétendant que ceux dont le corps aura été dévore par ces animaux en auront de très-hons d ms le inonde souterrain.

Peuples pauns de IWfriqw.

57. Les (inanches qui habitaient la grande lie de Lanaric enterraient leurs morts d une maniei e particu ici e ; ils rhoLissaicn1 p >ur cela les nappes de lave connues aujourd hui Sous le nom de ti al pats , où les éruptions volcaniques ont accumule beaucoup de smries : c'était là <;u'ils déposaient l nrs morts dans de urandes fusses creusées jusqu'à une profondeur de six à huit pieds , et garanties des ehoulements au moyen d'une voûte en pierres sèches , ou do planches de pin. Le tout était ensuite recouvert avec d'autres pierres accumulées en for e de pyramides. Ils coucha eut le corps dan- le fond, la tète tournée vers le nord; ils enfermaient avec lui des fruits d'une espèce de terebinlhacéc . d« s haches, des vases, etc.

Dans la p upart des autres iles de l'Archipel , les tiuam lies embaumaient les corps d'une façon as-ez semblable à la méthode ég- plicum- : ainsi que nous l'avons décrit à Partie e Kvm uimimem , n. J.

o<S. Chez l> s Mandin^ues , lor-qu'il m url un personnage important . les p. iront* el les anus se icuoisscnl <l mauilestent leur « bagrin |iar des phmrs et de grands cris. Ou lue un ho'nl ou une «lièvre pour I s personnes qui viennent assister aux funeiailles. La oérémouie a lieu, eu gênerai, le soir du jour

DLS ItELH'.IONS. „ ;

mê,-.e do la mort. Les nègres n'ont point :■ lie i do sépulture doter Hné; snuvmt i, cr«uise l la fo-so dans le s«d uicnit; i|p ? huile du defuul, ou sous quelque ar ro rpi '.] <*i(Teeii.»nn i!(. Le corps e-t velu d'ti 11 > cdon Idanc, et enveloppe ,|a s une n.ill-: i! est p M ie au tombeau ! ar le- pTeuis. i ; . nlivo de la nuit. S ia fo*s«' est hors <]■•■ I • ceinie de la ville, on la couvre .le Io.ïu |t. épineuses, pour «mpo lier es Imip- •!>• >. terrer !•• corps. Il ne; arailpasq 'ou nifi i- ih s loin c,ili\ aiH"UU«' espèi <■ t|e oiotuin. n!

Les M. Mires de la même contrée en * r M pareillement Icrs morts , à l'eiîtree U nuit, non loin de leur (en e. et pl m;p:d *jf la to i.be uu arbuste particulier . don' s;» ne siuilTi «Mil [ as qu'un étranger arnrhe u;? feuil'e ; ils ne veulent pas même pprn 1 :re qu'il y l'iu. lie tant est grande leur «e-.eratiou pour les défunts.

.'»'.). Dans le Tim tnni , l'entfrreini'nl ^» morts esl precéd ' de cérémonies su;» r$ljtieu-es. av t nt pour but «l'apaiser la n.iv? îles m iuv aïs espri's. « Peu nit mon <<■] i Ma -l»o:, i • *r , .lit le major I iordon-l.ati::'. un« jeune li î I ** mourut près m.- suiiitem. nl. l)-1» qn'e e eûi rendu d rnier sou ir. une i fqtain.' de personnes , qui s'èlatenl reunei pour è re pre-etile- à <on agonie, firent pnteudre i.n cri lameulable ; ensuite une Iroupe de plusieurs «•entailles de lemmes parcourut la vil «» , queb|in-s-unes d'entre elles biinvi sur de pelils tambour-. Klles mirent la maio sur Ions les objets qu'elles rouvai^it n ■« des mais«»ns ; je ne pus apprendre l i riu^f de ce privilège. (Hieiqucs heures ij r J l< décès (!«• la jeune lille , les an« ions et l it » ieae au grigri de la ville s'assouihiènuit «l.i; s i cour îles pal ihres, «-I linriMit une Lmaue < nnferenee. ou espèce d'enquête , s«irlar,i ,se prob ihïe du déc s ; on prit des i nforni.it ions pour savoir si quelqu'un l'avait menue»! pendant sa v e, et l'on supposa lons-le»^ qu'elle avait pu être tuée p ar l'effet de la sarce lerie. Mais h*s sa^es, après une mure cousullalioii de Irois jours , décidèrent que la mort avait été causée par la puissmee h diable. Durant ies deux premières nuits !» temps de la déliberati n, des troupes nomhreuses pat eourun-nt ia ville, frappanl d« mains, n iant, hurlant . pour écarter le courroux «lu grigri : la troisième, qui était c -lie de renterr«Miieul, des offrandes considéra!»!'» en riz, e » cassa ve, en toile, eu vin de palme, furent di'posées aux maisons du grigri po 'r apaiser les mauvais esprits, el p iur le* prt^f de ne (ois tuer plus de monde. A minuit, une deini-dou/aiue d'homuies, vè us d'unr uj.inière singulière el mô ne hideuse, se trèrent et prirent les dons, en aiinutr anl quêtons les mauvais esprits étaient vaî'sliiis. et que de longtemps persi'itiip |?* mourr ail dans la ville. Alors conuiirmfr nl d»-s d.in-«>s el îles div ertiss«unenls qui JJle««n jusqu'au lei deoi un , longleiii{>> 'frrt le lev er .1 il mi i il. n

On lr«>uve g« neralein«nl . dans le* Vl tiuiaiiuiennes, d«-s charniers où so I ^V1'" sees les dépouilles mortelles des ri»i> «a

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