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quelquefois obligés de rester sur le grabat pe ndant plusieurs mois. Aussi , disent-ils aux Européens : Vous éîes bienheureux, vous autres blancs, d'avoir un Dieu bon, qui vous accorde l'objet de vos demandes , et qui ne vous inflige pas de m mvais traitements. Lorsqu il s'élève quelque orage, oa qu'ils entendent le tonnerre , ils se renferment dans leurs cases, et craignent de se montrer dehors , disant que le Dieu des blancs est en colère contre eux.
15. Outre le Dieu jusle, bon et parfait, les peuples du Conyo reconnaissent aussi un mauvais génie qu'il* appellent Zambi -aiV'tVï, dieu de méchanceté. Celui-ci ne se plaît que dans le desordre et dans le mal qu'il fait aux hommes; c'est lui qui leur conseille l'injustice, le parjure, les vols, les empoisonnements et tous les crimes. Il est l'auteur des accidents, des perles, des maladies, de la stérilité des campagnes, en un mot de tous les fléaux qui affligent le genre humain, et de la mort même. Aussi les nègres font-ils tous leurs efforts pour l'apaiser. Les uns^ pour se le rendre propire, ne mangent jamais de volaille ou de gibier; d'autres s'abstiennent de certaines espèces de poissons , de fruits ou de légumes. Il n'en est aucun i|iii ne fasse profession de s'abstenir toute sa vie de quelque sorte de nourriture
riour le mémo motif. La seule manière de ui faire des offrandes est de laisser périr sur pied, en son honneur, quelques arbrisseaux chargés de leurs fruits ; le bananier est celui qu'ils lui consacrent de préférence.
10. Les Madécuises craignent le de. non e| les autres esprits malini ; ils croient que le diable leur ..pwarail sous la forme d\.u dragon de (eu, et qu'il s'empare quelquefois de leur corps. Pour s'en délivre , ou du moins pour se soulager, ils prennent >n main une 2.1g tic, et >e mettent à danser et à sauter avec mille c >nt»rsions extravagantes. Tous ceux du village dansent aulour de ces possédés. Ils ont une espèce d'apologue, d'après laquelle le diable aurait eu sept enfants, qui firent tant de mal sur la terre, que les hommes demandèrent à Dieu d'être délivrés de leur funeste influence. Ces sept en anls engendrèrent dans le monde les sept
{léchés capitaux, qui sont I • vol, la luxun , e mensonge, la gourmandise, le meurtre, l'orgueil et l'oisiveté. Dans leurs jours de fêles, les Madécasses associent le «Icoon dans le culte qu'ils tendent à Dieu. Quand ils immolent un bmuf en sacrifice, celui qui le dépèce prend la première pièce et la jctle à sa droite en di>anl : Voilà pour le diable; puis il en prend une sec >ude qu'il jelle à gauche, eu disant : Voilà pour Dieu.
17. Les Floridicnt adoraient le démon, ou plutôt le mauvais principe, qu'ils opposaient à leur divini e supiéme. Persuades que celle dernière puissance ne saurait leur nuire, à cause de la bonté donl elle est douce, ils tâchaient d'apaiser l'autre, qui parfois, disaient-ils, les loiiri..cm ii . rucl émeut. Car le démou leur faisait tic:- n.ei i.,;,s dans la chair, les effrayait par des votons, el leur
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apparaissait de temps en temps , pour les Obliger à lut sacrifier ''os victinu>s humaines.
lin général, le> peuples de l'Amén-m <iu Nord admettaient deux p-incipes : l\>tchi- Manitou, le bon esprit ou Di- n, el Matcln- M mu ton, le mauvais es rit ou le Diable.
18. Le< anciens Caraïbes reconnaissaient, oulre un Dieu suprême , un mauvais «-.prit appelé Mnh nia, qu'ils regardaient dm, me l'auleur de lotis les maux. Ils le priaient sans règle et sans délero.inaliou de temps ni de lien, dit le P. Labat, sans chcichcrà le connaître, sans en avoir aucune idée un peu distincte, sans l'aimer en .ucunc manière, seulement pour l'empérlicr d faite du mal. Ils disaient que le premier principe étant bienfaisant, il était inutile <!c le prier, lis regardaient aussi le démon connue l'auteur de toutes les maladies, el, au lieu de soulager les malades par les remèdes que p- uvait leur lo itnir la nature ou l'expe i m e, ils ne songeaient qu'a détourner le courroux du Malnua par des opérations magiques.
19. Dans I île de Jiati, près de Java, les indigènes r •connaissent, outre les Uéias, ou dieux, des Djinns, ou démons, qui sont considérés comme les auteurs du mal : c'est à eux qu'on attribue toutes les calami:és qui fondent »ur la nature. h> inaine. Ces mauvais génies font leur résidence sur la terre, et choisissent différents lieux pour leur domicile. Si quelqu'un vient à s'approcher par hasard de l ur demeure, il tombe aussitôt victime de la colère de ces êtres vindicatifs et méchants.
•20. Les anciens Manannais étaient peutêtre le seul peuple de la terre qui crut au démon sans croire en Dit u. Les âmes des méchants descendaient en enfer, où elles étaient cruellement tourmentées par lîaifi, ou le diable, qui les chauffait, comme le forgeron chauffe le fer, el les battait continuellement.
•21. Il en était à peu près de mémo des Ae'tti*, ou anciens habitant* des îles Philippines, qui, sans croire à l'immortalité de l'âme, sans admcllrc des récompenses et des ptincs lulures, r< doutaient la puissance de certains génies mail. lisants, appelés Monost auxquels ils offraient des sacrifices.
■2?. Les insulaires de Tonga appellent les dénions Hotona-flou; ils sont très-nombreux ; ma s on n'en connail que cinq ou six qui résident à Tonga, pour lourmenier les hommes plus a h'Ui aise. On leur attribue toutes les petites contrariétés de cette vie. Ils égarent b-s voyageurs, les ont tomber, les pincent, leur sautent sui ledosaaos l'idi>curilé; ce son < eux qui donnent le cauchemar, qui envoient les mauvais rêves, etc. Ils n'ont ni temples, ni prêtres, el on ne les invoque jamais.
23. Les Australiens admettent, oulre un bon espr l qu'ils appellent Koij mm, un mauvais génie nomme Potoijan. Ce dernier est sans cesse occupé à leur jouer de marnais tours. Son arrivée s'annonce par un siiilement particulier, bas el prolongé, qui les effraie horriblement. C'est pourquoi les indi-
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gènes se gardent bien de siffler quand il; passent sous une roche , dans la crainte qu'elle ne s'e nu le sur eux.
Nous aurions pu rapporter ainsi socressi* veioeul es croyance- d'une uiulti'.inle ,t'auti'es peufdes, louebani le déiuoii; uni» doqs avons tiû nous borner à c< s indications sommaires, pour ne pas tomber dans de* Miles; et nous rem < y u s aux articles s;>cnaui pour b s parlicularites que ce su,el peut uffr.r i lie/ certains peuples.
DKMHOUSCîI or DI MltorSCH NÊIlÉ.gé.
nie de la religion persane; il i ommandail les dives avec le géant Argeuk, Inr» delà guen e «sue leur déclara raha-mour.iih.raonarqm' pets n. Tous deux f.irenl vaincu» et lues. ■ i'off. Divcs.J Peint ousrh, comme le Cacns latin, lais it s. m séjour dan uoe caverne, au m lieu d'un trésor imuiense qu'il avait amassé du butin de la l'erse et d s lu les, où il faisait de> courses très-fréquentes. Il y retenait aussi pris nmère la péri Meriîjaite, lorsqu'il fut vaincu par Thahamouialh.
DilN, un des dieux des anciens Grecs, le même que /.eus ou Jupiter.
DÉN \M. i lole des aneiens Arabes, réitérée particulièrement dans la tribu de» Béni- Tav hs. Elle fut renversée avec une multitude d'autres par les généraux de Mahomet.
DKNATES. dieux domestiques, plus communément appelés fV nates. Voij. ce met.
DENDUITIS, nom sous lequel Hélène fut adorée après sa morl. Elle fut ainsi appelée du mot »ï.-,S« , arbre, parce que celle pria- « esse mil. dit-on, un terme à sa vie es m pendant à un arbre.
DKNDKOLIHANOS, c'esl-à-dire arftre du Liban. On en tressait des couronnes pour Irt dieux, el l'on c*oyail qu'il n'y avait poinlde sacrdice qui pût. leur êlio plus agréanle.
D M N D l V < H • 1 1 ! I H E c .V s -à -1 ■ re q - 1 po r;t n* arbre; on appel ,,l a nsi le dieu Sylvain, représenté port i ii t un cyprès.
On dounail encore le nom de Dnvhojihortt à ceux qui, dans les fêles religieuses, clan al charges de porter des arbres en Uioooenr d s dieu . Les domains a var-nl de* compagnies» de D- ndrophores qui suivaient le- armées ; mais l'on n'est pas d'ace .ni s ir la n*lore de leurs fonctions, et l'un ignore si ebi étaient religieuses ou purement mécanique*.
Dl.NDKOPHOKli:, cérémonie qui iivaillifa dans certaines fêles chez les anc e s; elle consistait a p ri r des arbres en procession en l'honneur des dieux, el parlicul créaient dans les sacnlices offerts a l>ac<bu>, à C)béleet a Svlvain. Aruobe nous apprend qu'a la fêle de Cybète on promenait un pin parla ville, el on le plantait ensuite, en m. moire de celui m)us lequel le jeune Alys s'était • ":* tile. Ou ornail ses branches de feslon> el de gnir., unies, comme a -ict-ssc avait fait à I arijie tt-mui.-. .lu t. alheur i c son amant; cu.m on en couvrait le Irouc avec de la lame,?» mémoire de ta toison de brebis 'ont Q^e avait votle la poiliiuedu jeune uiorlcl-