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sième de laver ses habits et son linge; et les quatre autres de ne pas le quitter un moment, et do loi rendre tous les services dont elles pouvaient être capables. Outre les victimes nommées par te nouveau cacique , on rassemblait encore celles qui venaient s'offrir volontairement , et celles que chaque ordre de l'Etal était obligé de fournir. On peignait de couleur jaune le visage de tous ceux qui devaient être sacrifiés; on leur mettait une couronne sur la téte, et on les enivrait pour leur sauver l'horreur des approches de la mort.
La marche funèbre commençait par les malheureuses victimes, à qui les vapeurs des liqueurs qu'on leur avait fait boire, ôtaient toute apparence de tristesse; cependant les airs que ces infortunés jouaient sur leurs instrumenta étaient lugubres, et leurs pas, lents et composés. Les parents du mort paraissaient ensuite, précédant de quelques pas la litière du cacique, portée par les principaux seigneurs du pays, et suivis de plusieurs musiciens qui chantaient une espèce de poème fort triste sur des airs qui inspiraient de la mélancolie. Ceux qui avaient possédé tics emplois, s'avançaient en donnant des marques de la plus vive douleur, et la marche était fermée par les domestiques du palais, chargés d'enseignes et d'éventails do plumes. Le peuple que la curiosité attirait pour voir l'ordre du convoi, veillait attentivement sur les victimes, et songeait à fermer le passage à celles qui auraient voulu prendre la fuite. Les rues delà ville, par lesquelles le convoi devait passer, étaient nettoyées avec plusieurs formalités. Le convoi, qui ne partait qu'à minuit , était éclairé d'une infinité de flambeaux. Lorsque la litière était arrivée au temple, on lui faisait faire quatre fois le tour d'un grand bûcher où l'on brûlait le corps avec tous ses ornements ; pendant qu'il était dévoré par les flammes, on assommait toutes les victimes, et, sans leur ouvrir la poitrine, comme à Mexico, on les enterrait derrière le mur du temple. A la pointe du jour, les prêtres avaient soin de ramasser les cendres, les os du cacique, l'or fondu, les pierres calcinées, et portaient tous ers restes dans l'intérieur du temple, où ils les bénissaient en observant plusieurs cérémonie!» mystérieuses. Ils mêlaient ensuite à ces cendres , différentes sortes de pâles , et en composaient une grande figure de forme humaine, qu'ils paraient de plumes, de colliers , de bracelets et de sonnettes d'or. Ils l'armaient d'un arc, de flèches, d'un bouclier, et la présentaient en cet état aux adorations du peuple. Tandis que chacun offrait ses hommages à la nouvelle divinité , les prêtres ouvraient la terre au pied des degrés «lu temple, cl faisaient une large fosse dont les parties intérieures étaient aussitôt revêtues de natte*. Ils y dressaient une espèce de lit , sur lequel on mettait la statue , les yeux tournes au levant, et on suspendait autour d'elle plusieors petits boucliers d'or et d'argent, des arcs, des flèches cl des pauaches. On plaçait auprès du lit quantité de
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. de plats, «le va>;'S , cl des colïrcs ) emplis de robes, de joyaux cl d'aliments destinés pour les besoins du mort. Les praires fermaicnl ensuite la fosse avee un uraml couvercle de terre, au-dessus duquel ils allai liaient diverses figures bizarres pour veiller, à ce qu'ils prétendaient, à la conservation d'un monument aussi respectable.
9G. Dans )a province de Mislèquc . quand un cacique eiail ;il(a<|ué d'une maladie dangereuse, tous les monastères de son domaine offraient pour sa guérison des prières et des sacrifices; si, malgré cela, il venait à mourir, on f« ignail de cru're que cet accident ne pouvait arriver . cl on lui parlait comme s'il vivait encore. Tour supp'éer à l 'impes-ûhîlilé de tirer de lui quelque réponse, on plaçait devant lui un e cl ive revêtu «la lo: s les ornements de la dignité du défunt, et on renda'il à c I esclave toti% les honneurs dûs à un cacique. Quatre préti es enlevaient le cadavre vers minuit , ei allaient l'enterrer dans une cave ou dan* les bois. A leur retour, l'esclave repi ésejitanl le ru H était étouffé; ou l'ensevelissait avec un masque sur le visage, et manteau de l.i dignité d ml il n'avait eu que les apparences : ou le jetait ainsi équ-pé dans eue sépulture commune à ton»- ci ux <;ui, avant lui, ava-enl joué le même roie, ci on ne le couvrait po ni de terre, comme on f isiil aux particuli ers à qui on rend lit les donneurs »:e la «épullure. Tous les ans , on célebr. il en l'Iionucur du dernier cacique une fele solennelle, nuis elle n'avait lieu que. le jour de sa naissance, car on affectait de ne point parler de celui de sa mort.
07. Chez les Caraïbes, anciens habitants des îles Antilles, maintenant anéantis ou refoulés dans l'Amérique du Sud, lar»qvc l'un d'entre eu* était moil, on assemblait Ions ses parents, afin que i h cun d'eux lût bien convaincu par lui m me qu'il était décédé tle mort naturelle, « I qu'il n'y avait personne à accuser et à punir de ce malheur, sans quoi ils se fu-.scul regardes comme ; bligé» île venger leur pari ni, en tuant celui sur lequel auraient porté leurs soupçons. On peignait ensuite le corps du défunt en rouge, avec des baii'!« s noires et on lui liait les c! eveux derri rc la te • ; en cet étal, ou le descendait dans une fosse creusée mm loia «l'une c. banc, d'environ G à 7 pieds de proton leur et de quatre pieds de diamètre; un y plaçait le mort accroupi, les coudes sur les genoux, les j ues appuyées sur la paume de ses mains, et on l'ensablait jusqu'aux genoux, seulement pour le soute ir en celte posture. On déposait auprès de lui, son arc, ses flèches et son couteau. C'est alors que les parents convoqués examinaient le cadavre ; l'examen terminé, on comblait (a f «sse. Quelques voyageurs ajoutent qu'on enterrait avec lui un valet pour le servir, ei un chien pour le garder. Après la cérém mie, on allumait du l'eu auprès de la foss . el tout le monde s'accroupissait à l'en! uir, les femmes devant et les hommes derrière elles ; ceux-ci, donnaient le signal aux femmes ni
leur ton liant le bras, alors tout le nio.ule éclalail en même temps en plaintes, en sanglots, et en lamentations.
1)8. Los peuples de la Nouvelle-Grenade et des contrées adjacentes, donnaient à manger aux âmes, et célébraient des anniversaires pour les morts; c'est-à-dire que tous \n ans. ils portaient un peu de maïs el de c/oci;. sur le tombeau du défunt.
Ils ensevelissaient leurs caciques avec Jfs colliers d'or, garnis d'emeraudes ; ou t ien ils enterraient avec eux ce qu'ils avaient possédé de plus précieux pendant leur »ie. n'oubliant pas de mettre auprès du corps de quoi boire et manger. Quelquefois les finîmes accompagnaient leurs maris dans l'autre monde.
Si une femme qui nourrissait son enfant venait à mourir, on enterrait l'enfanl atee elle, afin qu'il ne restât pas orphelin ; poor cela, on l'attachait à la mamelle de sa mère.
Ils ne croyaient pas qu'il y eût d'autrrj âmes im mortelles que celles des grands hommes, et, pour avoir parla cette imrnorbae, plusieurs des gens du commun se faisutU mourir pour être inhumés avec eux, el participer ainsi, sous leur ptlronage, aux Jeiices de l'antre vie qui consistaient à tnaneer, bo re, danser, aimer, el généralement à reiii-uveler toute la sensualité animale.
Ils cé'ebraienl solennellement l'anniversaire de la mort de leurs guerriers; ces anniversaires consistaient en repas, en danses, eu chants et en lamentations. Si le héros dont ils célébraient la mémoire avait pen dans le combat, ils fabriquai ni une iojjc de son ennemi, cl la menaient en pièces. Le lendemain, à la pointe du jour, on mettait l'image du défunt dans un grand canot, rempli d'objets qui avaient été autrefois à son usage, et le tout él ut brûlé el réduit eu cendres. Les jeunes gens se faisaient des incision- avec, une arête de poisson, cl faisaient des libations du sangqui cou iailde leurs plaies -
'.!'.). Les anciens Caribaues, enterraient leurs morts dans leurs cabanes; et ceux de Paria, après les avoir mis dans la fosse, faisaient porter des provisions auprès d'eux, persuadés que I on avait besoin de se noorrir après la mort. Souvent ils desséchnent les ca lavr. s au feu, el ensuite les suspendaient à l'a r. Toute la cérémonie était iccompagnée de chants funèbres et de lacieo taiions.surloulquand le mort s'elaildhlinçue par ses exploits, ou avait bien mérité de ki nation. On célébrait l'ai niversa r * de so: trépas, et celle de ses femmes qu'il avjit !» plus chérie pendant sa vie, consenti: comme une relique le crâne de son ép*M defunl,