‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 285 sur 365 · A Tonga-Tabou, dès qu'ua indice · texte numérisé non relu

A Tonga-Tabou, dès qu'ua indice

a rendu le dernier sou, ir. le? »>i>i >ft sonl informés, el à l ins anl louie» les finies viennent pleurer autour du corfS -Jmas les hommes ne pleut cnt. On le -ir ' ainsi un ou deux jours, pendant lesquels s'occupe à ériger si n lo;i beau près J< 1 demeure de ses parculs. La maison ^

•aie est belle, bâtie sur une éminence, enurée d'une jolie palissade de bambous toisi< ; l'enceinte est plantée de foules sor- >$ d'arbustes odoriférants et surtout d'imwrtelles. Enfin le monument est couvert od toit artistemcnt travaillé. Pour le lomrau des rois ou des plus grands chefs, on i chercher des pierres colossales dans les es lointaines, pour couronner le sépulcre ; i a de ces pierres qui ont jusqu'à 2V pieds f lonçoeor sur 8 de largeur, et 18 pouces épaisseur. Ces blocs sont amenés sur d'imitn<e« pirogues.

A Tonga-Tabou, comme dans plusieurs Dires Iles de l'Océanie , les femmes qui leurent les morts se coupent les doigts, se nident le ne«, les oreilles et les joues, M'infligent différents autres genres de tor- 1res.

I?8. Les insulaires de la Nouvelle-Zélande redent de grands honneurs aux restes de urs parents, surtout quand ils sont d'un «e distingué. D'abord on garde le corps i?nnl trois jours, par suite de l'opinion que ame n'abandonne définitivement sa déi aille mortelle que le troisième jour après ^ trépas. Ce jour-là, son plus proche parent )i ferme les jeux, puis on le frotte avec du Jwrmiom yerl, afin d'enlever, disent les atorels, les restes de la maladie ; ses chen\ sont arrangés avec élégance et ornés p feuillage ; il est revélu avec magnificence (déposé dans une bière tapissée de verdure o dedans, et peinte en dehors de couleurs oopes et blanches ; ou bien on rassemble k membres et on les maintient ployés con- " le ventre au moyen de bandelettes. Les arents et les amis sont admis en sa prérnce, et témoignent leur douleur par des leurs, des cris, des plaintes, et ensedéchirant '■ corps d'une manière horrible, se traçant

0 lignes courbes des sillons sanglants sur f front, sur le visage, sur la poitrine et sur •s bras.

Le moment de la sépulture arrivé, les ommes et les femmes accompagnent le conoià ï'aiamira ou cimetière, en chantant >orà tour l'hymne de deuil. Là le corps est ihomé dans la terre, et on dépose auprès e lui ses armes, parce que, dit-on, le mort n a besoin pour faire la guerre dans la réion delà nuit. Des pieux, des croit oudVue» Ggures rougies à l'ocre et sculptées anoncenllatombe d'un chef; celle d'un homme p commun n'est indiquée que par un tas de jerres. D'autres fuis, surtout quand il s'agit 'on chef, on place le cercueil sur un mauoléc élevé en forme de colonne, orué de Çùlptores et peint en rouge ; les corps des impics particuliers sont aussi, en certaines 'calilés, suspendus aux branches des arres. Si l'on demande aux indigènes pourvoi ils suspendent ainsi en l'air leurs patnts dotants : «Nous voulons, répondent-ils, !QiIs soient toujours présents à nos yeux

1 qu'ils vivent en quelque sorte toujours au ailieu de nous. Eusevelis dans la terre, ils «raient gênés et ne voyageraient qu'avec *»ne daus les sentiers de la nuit : lorsque

la guerre nous oblige de quitter nos vallées, nous les emportons plus facilement avec nous ; car nous ne saurions noos séparer des cendres de nos pères.» Les funérailles finies, ceux qni y ont été employés vont se purifier dans la rivièro voisine ; un festin général de toute la tribu termine ordinairement la cérémonie ; on s'y régale de porc, d<* poisson et de patates; les parents et les amis des tribus voisines y sont conviés.

Le eprps ne reste en terre que le temps nécessaire pour que la corruption des chairs leur permette de se détacher facilement des os. Il n'y a pas d'époque fiie pour celte opération ; car cet intervalle peut varier depuis trois mois jusqu'à six mois, ou même un an ; cependant il y a des pays où tous ceux qui ont des parents défunts se réunissent pour y procéder tous ensemble. Quoi qu'il en soit, au temps désigné, les personnes chargées de cette cérémonie se rendent à la tombe, en retirent 1rs os, et s'appliquent à les nettoyer avec soin ; un nouveau deuil a lieu sur ces dépouilles sacrées, certaines cérémonies religieuses sont accomplies ; 'enfin les os sont portés et solennellement déposes dans le sépulcre de la famille. Dans ces sépultures, qui sont des grottes ou des caveaux formés par la nature, les ossements sont communément étendus sur de petites plates-formes élevées à deux ou trois pieds audessus du sol.

137. Dans l'Ile Tawaï-Pounamou (l'une de celles qui composent la Nouvelle-Zélande}, à la mort d'un chef, sa tribu se rassemble et se livre à la joie ; on mange des oiseaux, des anguilles, des patates, mais ni entrailles, ni vian décrue. Une demi-heure après la mort, latéte est coupée pour être conservée. Le corps , placé dans une caisse qui est mt'se debout dans une maison bâtie tout exprès, y reste deux ans entiers; ensuite on enlève les os pour les brûler. Le coffre passe à un nouvel occupant. Les hommes du peuple et les esclaves sont enveloppés, après leur mort, dans leurs propres nattes et jetés comme deschiens dans un trou creusé derrière les cabanes. Quelquefois, mais bien rarement, les amis du défunt viennent pleurer sur sa tombe pendant environ une demi-heure, ensuite on ne s'en occupe plus, pendant longtemps. |( arrive fréquemment que le corps d'un défunt de cette classe est déterré et mangé pendant la nuit ; mais c'est un crime puni de mort. Si ce cadavre reste enterré, on enlève les os au bout d'u n certain temps, et on les brûle. Pour les enfants qui meurent à l'âge de deux ans, on observe les mêmes cérémonies que pour les chefs; les femmes sont traitées de la même manière, à l'exception des esclaves, qui sont brûlées immédiatement.

138. A Tikopia, quand un insulaire meurt, ses amis viennenlchez lui, et, avec beaucoup de cérémonies, leroulent soigneusementdans une natte toute neuve, et l'enterrent dans un trou profond creusé près de sa maison.

139. Dans l'Ile Uolouma , lorsqu'une personne meurt, elle est exposée dans sa case sur une nalle, un oreiller en bois sous

..y, hiCÏIONNAlilK

la télé, la partie inférieure du corps couverte d'une natte, et l'autre peinte eu roug". Le cadavre riant resté « n ivtrlal un jour et une nuil, on \\ nveloppe dans six nattes des plus fines, et ou le | orle au c meii< re, sur une planche tenue par quatre hommes, au milieu des pleurs «ides gémissements. 1. a tombe est creusée dans la terre, à cinq pietls de profondeur, 1 1 le cercueil cl reo. placé par des pierres plates, qui fornienl une espèce d'aube dans laquelle le corps est place. Les interstices des pierres soûl soigneusement bouchées avec la résine d'un certain arbre. Pendant la cérémonie, le chef se tient assis à une c\liéu>ité de 1 1 tombe, cl ( liante seul un hvinne luuèbre. Après avoir jeté la terre sur le tombeau et placé une grosse pierre funéraire, ou se réunit à la maison du défunt, où un grand repas a clé préparé par ordre du chef.

Pour marquer sa douleur, une femme qui perd son mari coupe sa chevelure, et, avec un bâton rougi au feu, couvre si poitrine de points brûlants ; le veuf au contraire se taillade le front et les épaules avec une pierre aiguë. A la mort d'un chef, ses sieurs portent le même deuil que sa veuve, et toutes les familles s'élanl rassemblées dans le cimetière, deux garçons de dix a douze ans, que la voix du son appelle à cet honneur, sont tués par le successeur du défunt, qui les abat d'un coup de cassc-léle, et on les enterre dans des losscs particulières , de chaque côté du personnage. Un pareil honneur est rendu à l'épouse d'un chef, et deux jeunes tilles sont les victimes qu'on lui sacrifie.

1 VO. Aux îles Wallis, lorsqu'un insulaire vient à mourir, ses parents et ses amis se réunissent autour de sou corps ; si c'e>l un chef, ils tirent des coups de fusil, se font avec des coquilles des incisions sur les joues ei se mettent toute la tète en sang ; les cris dout ils accompagnent ces marques de deuil ressemblent plutôt à des chants funèbres qu'à des sanglots. Vingt-quatre heures après le décès, ou procèdeà la sépulture ; mais avant de se rendre au cimetière, il se fait encore un grand /mu présidé par le mort, paré comme aux jours de léle elenvcloppé dans plusieurs doubles de tape neuve. Comme celui-ci n'est pas à même de vider la coupe qu'on lui présente, on en arrose la terre a ses cotés. Après cela la foule accompagne le cadavre a la maison des morts, tandis que d'autres insulaires vont chercher du sable au bord de la mer, cl reviennent en chaulant vider leurs paniers sur le corps du défunt. C'est à ce moment surtout que, pour honorer sa mémoire, les cris redoublent, que le sang roule avec plus d'abondance, que tes petits doigts sont coupés en grand nombre et jetés sur le cercueil. Horrible spectacle, dit un missionnaire, et qui détient plus révoltant encore lorsqu'il s'agit des funérailles d'un grand personnage ; car alors les hommes se meurtrissent la léle a coups de masques, de lances et de haches ; d'autres se moulent le> bras, se déchirent la poitrine, ou s'appliquent sur la chair île* charbons arJeuls ; oa en

di s !u:i.ic;i;>ns. ,-5

a vu se passer leur lance au travers Jucor;.j. Les parents se rasent ensuite la têle.cl ca brent de dix eu dix jours trois ou quatre fêles semblables, où ils renouvellent leur» gémissements et leurs Mcssures. Ourl|oef >i> ce deuil barbare se prolonge pendant plu» k si\ mois; mais chaque cérémonie une fou terminée, on n'aperçoit, la plupart Ju le;. y>, aucun signe de chagrin.

IV1. A la mort d'un indigène, danslc* i!-< Allou-Katou, on s'empresse de le laver, de l'oindre d'une huile odorante, el tf IVuv*. I pper de sin/ios ; on le pare comme aux ;!m beaux jours de fêle, et ou l'enterre mort (oui chaud. Une lois débarrassée du caJjvre, la famille se dispose à recevoir la visite Jt l'île entière, qui ne larde pas à venir piier au défunt lu tribut de ses pleurs, ou plulût de ses cris. Chaque insulaire, en arnutt, commence par hurler sa douleur, elaQîM V, s'armanl de deux coquillages, il se dexaire de son mieux le visage, les bras cl U poitrine : ces préliminaires sont de riguecr. sj l'on veut avo r part au festin qui Joil fcrt servi. Une fois à table, adieu le deuil! Oa croirait assister à un banquet de nocei.Ual la joie est franche et la fétc animée. l»t jours durant, les divertissements se sucédent, avec quatre repas par jour, et | rou;ew d'anniversaire à la dixième lune. Assez ordinairement, il y a lutte au pugilat eolhoamur du défunt; les coups ne cesseol que lorsque l'un des deux champions tombe su l'arène: le vainqueur lui tend amicaleiMnl la main pour l'aider à se relever, el reotol soutenir un st rond assaut contre un oou d antagoniste, vengeur du premier, tjuclqwfois les deux combattants sont .-.rmesduni branche de cocotier, inoins dure, il est u;i, que le bois ordinaire, mais cependant awi lorle pour casser les membres; et ce j« dure jusqu'à ce qu'il plaue aux vieillards d« dire : « C'est assez. »

1V2. Dans l'archipel Viii, il n'y a point Je cérémonie religieuse à la mort des insubi* les: les piètres disent qu'il leur <*sl inutile de venir après la mort, puisque l'âme du d*lunt est avec le dieu Ouden-lli; c'est ati-c lui que se rendent les âmes de tous les bwnmes, bons et méchants, a ; is et enneo* Lorsqu'un chef vient à mourir, on lue plusieurs de ses femmes ; c'est un usager slaut.

1*.'J. Chez les Papous, les hommages m» restes des morts semblent faire esseulé ment partie de la religion. Ils prennecl U plus grand soin des tombeaux, el déposai sur le tertre des offrandes et des statuer bizarres. Quelques-uns de ces tombeaaio»1 des formes compliquées et symétrique»; «' tombeaux sont faits de roche duredeeoNil ils ont des coussinets en Lois ornes dc«,<ces de létes de sphinx, et présentent uw analogie extraordinaire avec ceiii quel" trouve sous la léle des momies dans « ftr riopub s d'Egvple. Ils ont au>si des U'te»'5' iièjres à la lueur des torches sur la j'^* firme de leuts cabanes. Là, a|<re> n*' preseulé aux convies des Ictichct di

Page 1