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«□tour d'une table à manger, et auxquels chacund'eux adresse une harangue, lesmembref de la famille du défunt témoignent leur douleur en savourant des cochons grillés, des bananes, des ignames el dos taros rangés sur des plais.
144. Dans la terre du Roi-Georges, les funérailles sont accompagnées do lamentations bruyantes. On creuse une fosse de quatre pieds de long, trois de large el six de profondeur, au bas de laquel e on dépose une écorce, des rameaux verts et le corps pardessus, enveloppé de son manteau, les genoux repliés rers la poitrine, el les bras croisés ; on couvre le tout de nouvelles branches et d'écorces, et enlin de terre pour remplir la fosse, qui est aussi marquée par des branches d'arbres, et par les lances, le couteau de pierre et le marteau du guerrier expiré. Les pleureurs gravent des cercles dans Pécorcedes arbres voisins de la tombe, à la hauteur de six ou sept pieds du sol ; enfin ils allument un peiit feu en léle, recueillent quelques rameaux qu'ils nettoient avec grand soin, pour qu'aucune parcelle terreuse n'y soit adhérente. On se couvre la face en noir ou en blanc ; on se fait quelques pustules au front, autour des tempes, sur les os des joues, marques de deuil qu'on porte assez longtemps ; on se coupe aussi le bout du nez, et on l'égraligne comme pour ro faire couler des larmes. Durant le deuil, on ne porte ni ornements ni plumes. 11 est défendu de prononcer, durant un certain , temps, le nom du défunt, dans la crainte de provoquer par cet acte l'apparition de son gnoit (esprit). Comme il peut arriver que deux individus portent le même nom, l'homonyme survivant doit même changer le sien pendant tout le temps que dure l'interdiction.
Une femme est également ensevelie avee tous ses accoutrements et ustensiles.
D'autres relations nous apprennent que le corps du défaut est déposé quelquefois dans une petite pirogue en écorce, coupée de la longueur convenable, dans laquelle on met aussi les armes et les instruments de pêche du décédé; durant ces apprêts, les femmes se lamentent et poussent des cris plaintifs et continuels, mais les hommes gardent un religieux silence. De temps à autre cependant, el sans aucun motif apparent, des hommes se lèvent deux à deux, el se portent, en l'honneur du défunt, de vigoureux coups de lance et de casse-tête. Deux naturels enlèvent cette espèce de cercueil , le placent sur leur tête el le porleal au lieu de la sépulture , accompagnés des parents et des voisins qui agitent au-dessus du cadavre des paquets d'herbes pour éloigner l'esprit matin.
H5. Dans l'Australie en général, les honneurs rendus aux morts varient de tribu à tribu, de zône à zône. Les uns les enterrent avec un certain cérémonial; d'autres les brûlent en entier sur des foyers ; quel |ucsjds livrent le corps aux flots. Enfin (el cela a été observé notamment prés de la baie
Diction*. m:% Relisions. II.