‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 287 sur 365 · TON · texte numérisé non relu

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Moreton),en certaines circonstances, les parents ou amis enlèvent la peau du défunt, et le reste du corps est consumé par le feu ; mais on n'a point su ce qu'ils faisaient de la peau. En tout cas, c'est uni; coutume presque générale de s'abstenir de prononcer le nom du défunt durant un certain espace de temps, dans la crainte de rappeler son esprit. Ces hommes évitent en outre de passer devant la tombe d'un mort, de p^ur de voir apparaître son fantôme, qui pourrait les étrangler. Aux Kerredai* seuls appartient le droit de hanler impunément ces terribles lieux, et pour être reçu kerredai , il f.ut avoir eu le courage de dormir une nuit entière près d'une tombe. Durant ce sommeil, disent les naturels, l'esprit du mort a ouvert le ventre à l'initié, lui a retourné les entrailles, puis a remis le tout à sa place. GraVe à celte opération, il peut braver désormais la visile des esprits.

Quand une femme laisse en mourant un enfanté la mamelle, il est enterré sans pitié avec elle, si personne ne se présente pour en prendre min.

Des placards noirs et blancs sur le visage sont les signes caractéristiques du deuil, ef on les conserve plus ou moins longtemps, selon le degré d'affection que l'on portail au défunt. On s'écorche en outre le nez el on s'interdit tout ornement.

M. Brilton rapporte que quatre hommes et deux femmes ayant* été tués dans une querelle élevée entre deux tribus, les corps des hommes furent enterres de manière a former une croix à eux quatre : ils furent placés sur le dos, léle contre lôte, chacun d'eux étant lié à une perche par derrière le corps, au moyen de bandages au cou, à la ceinture, aux genoux et aux chevilles des pieds. Les deux femmes avaient les genoux recourbés el attachés au cou, tandis que les mains avaient été lices aux genoux; puis el'es furent placées le visage en bas. Celle disposition lient à des idées d'infériorité touchant les femmes, qui ne permettent point que celles-ci soient inhumées avec les hommes, ni de la même manière. A une certaine distance, les arbres d'alentour furent couverts, jusqu'à la hauteur de 15 ou 20 pir ds, de figures grotesques, qui étaient celées représenter des kangarous, des émus, des opossums, des serpents, entremêlés de figures grossières des instruments dont se servent les indigènes. Autour de la tombe en forme de croix, ils tracèrent un cercle d'environ 30 pieds de diamètre, dans lequel le sol fut soigneusement dégagé de toute espèce de broussailles. Kn dehors, ils pratiquèrent un second cercle semblable, el dans l'intervalle étroit laissé entre ces deux cercles, ils placèrent des morceaux d'écorce , disposés comme les tuiles d'un toit, pour empêcher le malin esprit de pénétrer d ms l'espace sacré. Quatre grands casse-tête furent aussi Gcbés en terre au centre de la croix, afin, dirent la naturels, qu'au moment où les défunts se relèveraient, ils ne fussent point sans armes, et qu'ils fassent en état de repousser

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le m^rne esprit qui voudrai! les faire rentrer en terre.

FI NLKAIHF SvcnurcF). Les Romains avaient coutume d'off. ir au\ iti ux tics s icrises sanglants ou mm san lanls à la mort de leurs par. nls on de leurs amis.

Fl "\KKLS, nom f|ue les Ponains donnaient aux proches parentes d'un défunt, (pji, pendant les funérailles, étaient i enfermées il ns la maison mort- aire, et se livraient ensemble aux lamentai ions usitées en pareil cas.

Fl ll ILS , divinités infernales, appelées aussi uni*' ni ilo, considérées comme les ministres de la vengeance des dieux contre les méchants, et chargées d'exécuter sur eux les Sentences d ju^s itc î'cnler. Ce nom est pris de la farcir tîutil elles sont possédées et qi'elhs inspirent en nié ao temps. M us les anciens iu\ i licdo.Mies ne sont pis d'accord sur leur naissance. Nb n Ap' llodure, I s Furies avaient été fermées dans la mer du sans: d • la pl i c faite par Saturne à Cudus. Hésiode le- lait plus jeunes d'une -jéuéral.on ; il > i) qu'elles naquirent de la line, rpii les avait conçues «lu sang d- S:! urne. Ailleurs, il les repré ente co . me fi I s de la D M'orde, et nées le cinquième jour de la lune. Lv ophron et Lseii\ le v eub nl qu 'elles suicn! î 1 1 ! i • s de la Nuit et de 1 A< le no». L'nuteur d'un hymne a ire -sé au s. Lu -nenides assure • •u'elîes tl. vaien: la naissance à Plulnii et à l'roseï | ine. Sophocle les lait sortir de la Terre cl di s Tenèbn s ; et Lpimenide les suppose s(i«;:rsde Vénus et des Parques, et fiiles de Saturne et d'Lumyine.

On noimiK- ordinairement trois Furies :

Mégère, I isq houe et Aleclon. Lui ipide leur adjoint la déesse Lyssa ; Plularque n'en rccounail qu'une, Adi a^lie. < mi les représente sous la ligure de femmes, cotlle s, au lu u de cheveux, de serpe. .Is et de couleuvres, les yeux eliueelanls de rage , la bon. he ccuïnante, les mains armées de torches ardentes.

Les Furies étaient chargées par Jupiter, ou olulôi par la Providence, de châtier les coupables dans < < lie vie et dans l'autre. C elaient elles qui, du vivant des grands criminels, portaient l'effroi dans h u âme, les tourmentaient par des remords déchirants et par des visions effrayantes, qui les jetaient dans un noir égarement, lequel ne Unissait souvent qu'avec leur vie. Oreste, le meurtrier de sa propre mère, e-t célèbre d. us Lantit|uiie pour avoir été en butte aux fureurs de ces implacables déesses. C'étaient elles encore qui châtiaient les crimes «le la société par des maladies pestilentielles, par des guerres, des lamines, et par les autres lleaux de la cuivre céleste.

Des déités si redoutables s'attirèrent les hommages des hommes, qui cherchaient à

l-:S IIELIGIONS. M

les apaiser ou à se les rendre favorable. Le respect qu'on leur porlait était si canl, qu'on n'osait presque les nommer; c < enrquoi 'es tirées les appelaieni c»>mmuin rot'i: les n>dr* (c'est-à-dire les bicveil .iu-

les). Files avaient des temples on pl si-un endroits d;* la Cnèce, à Sieyone, à Corme, i M> rrhinunte, ville de l'Altique, à M)ctni, à MetMlopolis. «a Sol nia, à Athènes etc. i.t» terni les servaient d'asile inviolable au* (ri. minels. Tous e ux qui paraissaient devait l'Aréopage étaient obligés tFolTrir un «cnlice da s le lem.de des Furies qui était a* près, et de jurer sur leurs autels qu'ils eiawt prêts à dire la vérité. D ms bs snrr H qu'on leur offrail, on employai' le narosa, le sa'ra i, le genièvre, l'aubépine, le durdon, l'hièMe. et !'oa bridait des bois de cedre, d'à -ne et de cyprès. On leur im:n laii do brebis pleines, des béliers et des tourte* relies.

FLU1NALFS, fêtes célébrées, le ïijrd.

en I honneur de I i déesse Kurine, par M» mains, les L rusqui s, les Pisans, les \\tm, les Liguriens, etc.

ITHLNALIS, ot FLItlN A L, nom dn hmine, ou g an I prétr • île la déesse Furn(; il présidait aux fui inales.

Fi." U INF, divinité ronawe, <ur le« (melions de laq elle les savants sont p ri':«; quelques-uns dérivent son nom île fur or, et en font la pi entière ibs Funn: c'est le sentiment de Ciréron, qui en (.nlin d:\inde infernale. On a trouvé a Ihimr sb u; s autels qui lui étaient convins, >tr l'un desquels elle est surnommer comp1^ san'e film ubifis). On a une mcd.niL midli est représentée avec des ailes de chauve ris et avec les autres atlnbulï des r'uno\

D'autres tirent son nom dtj mol fur H « font la déesse des voleurs Une iroiwiat opinion la fait dresse du hasard, &ti la Toscans, Ouoi qu'il en soit, elle aval m km; le dans la quatorzième région dcll ni* et, pour le de.semr, un prêtre a cp1 if h ritml, l'un des quinze du collège dos Fl..> nés. Son culte était fort déchu du teoip> * Varron.

FI KISTO-FWAHTO , grand prêtre 4»

ancien- tiermains ; il était le chef du c tf des prêtres appelés Eicarls (Fw-ward.»* gardiens de la loi.

I l THF, vase très- large à l'ootcrwi, mais tellcmenl étroit par le bas qui. nep* vail se passer du secours des mains '"rv qu'il contenait des liquides ; on mu sfu -1 dans les sacrifices de Vesta. Ou lui donne e.-tte form •, afin qu'un i>e fû> \ti lente de ! déposer à terre; car If»- ^' l'on allait puiser à la fonlaine Julurne d<«-*' être employée dans les cérémonies sann* le vase eût louché la terre.

FYLLA, divinité Scandinave. Voyais

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