‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 291 sur 365 · GAL · texte numérisé non relu

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de ta déesse; chacun des spectateurs bénévole lenr donnait soit de l'argent, soit quelque denrée. Toutes ces scènes superstitieuses, rii cules et révoll mies, sont exactement reproduites, de nos jours encore, pn i les charbans He l'Inde et do la Chine, co nus sous le nom de bonzes. Leur doctrine était aussi relâchée que leur conduite ; ils soutenaient que tous les serments étaient illégitimes, et Ion dit que cette doctrine leur était conam ne avec tous h s l'hnpiens. — Bien que Cybele fût en grande vénération à Home, !e* Gilles y étaient dans un souverain mépris; on les regardait comme des hommes infâmes et Jérriès; aussi aucun H m.iin ne voulut jannu embrasser leur profession, et il fallut faire venir des dalles <le la Phrygie. Vaière- Mi\ime lions fournit un exemple du cas qu'un en faisait dans cette ville : un certain Génulius, prêtre ou eunuque do Cybele, Jjjntélé, par décret du préteur, mis en posies»ion d'un bien qui lui avait été légué par lest iiiii-nt, Mamercus ^Emilius Lepdus, alors consul, annula le décret, et dit que (iénutius, n'cianl ni homme ni femme, ne devait pas jou r d'un semblable pri> ilége.

Lorsque l'un d'entre eux venait à mourir, \s !•> porta eut hors de la ville, d ms un endroit écarte, et là ils lui jetaient des (lierres jusqu'à ce qu'il en fut couvert ; ils s'en reluiirnaient ensuite chez eux , mais ils demeuraient g(»pt jours sans pouvoir entrer dans le temple, comme ayant été souillés par cette action. Ils regardaient la coloiob -comme on oiseau sacré et ne se permettaient pas mèmedela loucher. S'il arivailquc quelqu'un d'eux en touchât une par mégarde, il était îutpar penda ut tout le jour. C'est pour celle raison qu'on voyait dans leurs maisons des colombes qui s'y pr -menaient sans rien craindre, comme en pleine campagne.

GALLIAMBKS, vers que les Galles, prêtres de Cybèle, chantaient en l'honneur de celle déesse.

GALL1G A NISME, opinion d'un certain nomlire de membres du clergé et de la magislratureen France, qui consisteàadmellre et à déf udre, dans l'adminisli alion religieuse de ce royaume, di>s privilèges que l'on apelle Librrics ynllicanes. Le gallicanisme n'est point une hérésie, ce n'est point une secle, c'est, comme nous l'avoos nommée, une simple opinion, ; bien que les uns aient prétendu voir dans ces libertés une levée de boucliers contre le sainl-siége, taudis que d'autics ont voulu y reconnaître des dngmos aussi sacrés que ceux qui servent de fondement au christianisme. Ces libertés cependant ont suscité entre les gallicans et les ultraujonlains des disputes qui durent depuis des siècles, et qui, au dire des premiers, n'ont jamais intéressé •a foi ; car, ajoutent-ils. jamais l Kg lise n'eut d enfants plus fidèle» et plus soumis que les français, tandis que les seconds piétendent

(I) Dans ces deux sessions, les Pères du concile établissent la supériorité d'un concile œcuménique »w le souverain pontife, et que le pape doit, en loule

cal m

que ce système a amené insensiblement le jansénisme, et plus lard le schisme opéré par la constitution civile du clergé. Nous ne prendrons point parti dans cette querelle, que nous laissons aux théologiens ; nous nous contenterons d'ex oser succinctement ces libertés et quant à la di cipline et quant aux coutumes, renvoya >l pour les dét i ils au Dictionnaire de (Irait canon de M. l'abbé André.

i. On s'accorde généralement à regarder comme l'expression la plus pure et la plus complète des libertés gallicanes, la déclaralion du clergé de France de 1082. rédigée par Bo»suel, bien que ces libertés en elh-s-mcmes remontent beaucoup plus haut, et tirent

rieul-étrc leur origine des temps \ oisins de 'établissement de la religion chrétienne dans les Gaules.

Celte déclaration contient quatre articles, par lesquels rassemblée établit :

Art. l'r. Que saint Pierre et ses successeurs, vicaires <!e Jésus-Christ, et que t >ute ï'Kglisc même, n'ont reçu de puissance que sur les choses spirituelles cl qui concernent le salut, et non point sur les choses temporelles et civ les...; qu'en conséquence les rois et les souverains ne sont soumis à aucune puissance ecclésiastique, par l'ordre de Dieu, dans les chnses temporelles ; qu'ils ne peuvent être déposés, ni directement ni indirectement par l'autorité des clefs de l'Egise ; que leurs sujets ne peuvent être dispensés de la soumission et de l'obéissance qu'ils leur

doivent , ni absous du serment de fidélité

Art. 2. Que la plénitude de puissance que le sainl-siége apostolique et les successeurs de saint Pierre, vicaires de Jésus-Clirisl, onl sur les choses spirituelles, est telle que néanmoins les décrets du saint concile de Constance, contenus dans les sessions IV cl V, approuvés parle sainl-siége apostolique, confirmés par la pratique de loulc l'Église et des pontifes romains, el observés religieusement dans tous les temps par l'Eglise gallicane, demeurent dans leur force cl vertu, et que l'Eglise de France n'approuve pas l'opinion de ceux qui donnent atteinte à ces décrets, ou qui les affaiblissent, eu disant que leur autorité n'est pas bien établie, qu'ils ne sont point approuvés, ou qu'ils ne regardent que les temps de schisme (!).

Art. 3. Qu'a.nsi l'usage de la puissance apostolique doit élre réglé suivant les canons faits par l'esprit de Dieu, et consacrés par le respect général ; que les règles, les coutumes el les consl luiions reçues dans le royaume et dans l'Eglise gallicane, doivent avoir leur force et leur vertu, et les usages de nos pères demeurer inébranlables ; qu'il est même de la grandeur du sainl-siége apostolique, que les lois el coutumes établies du consentement de ce siège respectable et des Eglises subsistent invariablement.

Art. k. Que le pape a la principale part dans les questions de foi ; que ses décrets re-

circonstancc, obéir aux ordres, statuts, mandements et décisions de tout concile général, parce que celuici tient uninédialetueol sa puUsauce de Dieu même.

»SI DICTIONNAIRE DES RELIGIONS

gardent toutes les Eglises, et chacune en par- dans le mois gamélion, correspondant à jas-

liculîer ; mais que cependant son jugement vier, en l'honneur de Junon Gamélienne ou

n'est pas irré for-niable, à moins que le con- nuptiale; il se faisait ce jour-là plus de noces

seulement de l'Eglise n'intervienne, qu'à l'ordinaire, parce qu'on le regardait

2. a Les libertés de l'Eglise gallicane , dit comme un jour heureux,

d Héricourt, ne sont autre chose que la p.»a- GAMMON, féle que les nègres du Sénégal

session dans laquelle s'est maintenue l'Eglise célèbrent chaque année pendant trois ioS

de France, de conserver ses anciennes cou- en mémoire de la naissance de Mahomet. '

tûmes, qui sont la plupart fondées sur les «.««,„. mm u ,,

canons et sur la discipline des premiers siè- ^£M°,L pr,ls qu''8U"riaîil «a Çrojao*

des, et de ne point souffrir qu'on y portât at- des Kan.tchadales, produisent les éclairs, eu

teinîe, en introduisant une discipline à la- 86 *T \ un * autfTre e» l,a0M à A?m «•»•

quelle elle n'a point été soumise^ Ainsi les ?um*s H °" C- ,auffe 'T*. ^r*' L°?qn'a

liheriés de l'Kglisc gallicane ne consistent S™b?.da la Pluic» ce 8001 ,cs Gamoou *«

que dans l'observai ion de sou ancien droit. » P,8S<,n,«

De là les coutumes et les usages parlicu- GANA, divinité indoue. Gana esl quelque^

liers à niglise de France, qui ont toujours fois considéré comme Siva lui-même, mais

été respectés el tolérés parles souverainspon- plus fréquemment comme §«n fils; en celle

tifes, comme ceux-ci en ont agi enver> les dernière qualité, il esl le chef des Ganasoo

autres églises lorsque leurs coutumesautiques de 'j1 troupe des être» spirituels qui adorenl

n'avaient rien 'de contraire à la foi et à l'é- le d*eu s°n père. Tous les Gaoas composent,

quilé. « Ainsi, dit M. l'abbé André, en vertu en quelque sorte, nnseul Gana, représentant

des .inciennes coutumes, des anciennes lib r- l'unité des éires. Ils sont sortis un à un i*

tésde l'Eglise gallicane, les évéques pouvaient la porte, franchissant le seuil de Tuoiven

se réunir périodiquement en conciles pro- Leur nom, qui siguifie dénombrement, iodi-

vinciaux, et faire des canons de discipline que l'ordre et l'absence de toute confusion,

cou formes aux temps et aux circonstances. Voy. Ganésa.

Ainsi, en vertu de ces mêmes libertés, les mé- G ANAGA-MOUNI, oc ALTAN TCHIDAK-

tropolitdins visitaient les diocèses de leurs TCHI, le second Bouddha delà théogonie

suffraganls, jugeaieut en appel de leurs ju- mongole, appelé aussi ÀanaAa-il/ouni par les

gements, etc. » Ainsi, ajoutons-nous, en vertu Hindous, et Serlhoubh par les Tibétains,

de ces l.berlés, lorsque le pape de concert GANAPAT1HRIDAYA , une des déesses da

avec Charlcmagne, voulut substituer la lilur- g lèmfl reli ieux des bouddhisles du Ncfwl.

gie romaine à l'ancienne liturgie gallicane, rAVXDITV»c n a V . .

la plupart des diocèses conservèrent des rites n «anafa 1 iAa, Hindous adorateur» de

et des formules respectables par leur haute Vane8a ou ^a»apa«i ; ou P^ul à peine les coin

antiquité; le même fait serenouvela aprèiles «'''erer comme formant une secte, car tous

décisions du saint concile de Trente. De là Ies ,nd,en* en «énéral adorenl celte divinité,

cette multitude de riles et de cérémonies diffe- pourohtenir de triompher des obstacles c!

rents de ceux de l'Eglise romaine qu'on re- des difficultés, et ils ont soin de l'invoquer

marque dans les missels, les bréviaires el les * vaul d* se meltre en voyage ou d'enlrepren-

rituels de France. Mais, dan» le siècle der- ««quoique ce soit. Quelques-uns cepeo-

nier, une foule de diocèses abusèrent de dan.' Profcssenl pour lui une dévolioo part.-

ces libertés, en répudiant et les rites romains cuhère, et ce sont ceux-là seulement à qui

et leurs rites antiques pour en forger de nou- ou ueul aPP"quer la dénomination de Ga-

veaux sous l'influence du jansénisme. napalyas. Toutefois Gané<a n'est jamais

Cependant une réaction s'opère de nos ™,eré exclusivement, et lorsqu'on lui rend

jours ; le gallicanisme, après avoir été haule- ûv% adora,«0«». ces hommages l'adressent à

ment enseigné , professe , soutenu et dé- quelques-unes de ses formes, particulière*

feudu jusqu'en ces dernières années par "J0"» a celtes de Baktralouuda et de Dboud-

la majorité des évéques de France, el la plus dh'radj.

grande partie du clergé, perd maintenant GANDHAMADANA. C'est, suivant les

chaque jour de son iufloeuce, et menace de Hindous, l'une des quatre montagnes qui

disparaître bientôt, au grand détriment, nous enferment la région centrale du monde, ap-

le craignons, des restes de nos coutumes an- pelée llavritta, dans laquelle esl située la

tiques, qui seront absorbés par les usages montagne d'or des dieux ou le mont Mères,

romaios. Les Pouranas, dit M. Langlois, ne soni \>u

joui , .... „.„ . .

au moment de la récolte; ils appellent cette v,P°ula la montagne occidentale. Il y a ce-

derniére Kouningan. pendant un Gandhamadana a I ouest, au au-

r,urnr«vr « lieu des (tranches projetées du Mérou, w

J..h£.MÉ,.L \ i " GAMEL,EN*E' »u,™°7d« Bhagatala le place à l'Ul ; suivant le Pad..^

Jupiter el de Junon, invoques tous deux dans Pouran;l< Rouvéra réside snr ce mont arre

ks noces. Ces uoius vienoeul du grec y«.oc, les ApsaMs, les liandlurva* et les Rakcbais*,

IJ^r< * génies de la mythologie hindoue. CAMELIES, fêtes athéniennes, célébrées GANDHAUVAS, ou GANDHARBAS,geoKi

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de la mythologie brahmanique; ils remplissent le» fonction* de musiciens dans les cours d,s dieux Siva, Indra el Kouvera. Ils sont fils de Kasyapa el d'Adili ; ils onl des corps odoranls, ne boitent pas de vin el ne mangent pa< de chair. Ils sont fils du sage Kasyapa, el d'Arichla, l'une de ses femmes.

Les Hindous appellent encore Gandharva une sorte de mariage, ainsi défini dans le c<>dp de Manou : * L'union d'une vierge avec l'objet de son choix, et par leur consente' ment mutuel, c'est un mariage dont l'amour teol forme les nœuds. *

GANDHÊSA, un des huit Vitaragas de la m)(liol')gi > hindoue; c'est le dieu des odeurs.

GANDJ-BAK.HCHIS, sectaires indiens qui Appartiennent aux Sikhs. On ignore en quoi ili diffèrent des autres partisans de la doctrine d«* Nant'k. On dit que leur nom dérive it celui de leur fondateur. Ils ne paraissent pas être nombreux, ni avoir aucune importiez. Yoy. Sikhs.

GAN-EDEN, c'est-à-dire Jardin de délices; c'est le nom hébreu du paradis terrestre, dans l'Ecriiure sainte ; et f chez les juifs modenes, le lieu où les justes jouiront d'une béatitude éternelle dans leur union avec Dieu.

GANÉSA , ou POLÉYAR , ou VIGNE- SWARA, ou 1NAHIKA. Les Hindous le regardent comme le dieu de la sagesse, du destin, de la piété, de la chasteté, des nombres, de l'invention» de l'intelligence, de l'année; il est le chef el le précepteur des Dévas : il protège les sciences elles lettres; il inspire les résolutions utiles et les grandes pensées, préside au mariage, et garde cependant luimême un célibat sévère. Dans le Kailasa où il réside avec Sîva et Parvali, son emploi consiste à agiter l'air autour d'eux avec un ebaœara ou éventail de plumes. Gauésa a aussi pour mission de transmettre à son père les voeux elles prières des hommes.

Quelques-uns le regardent comme une personnification de Siva ; d'autres, el c'est le sentira* nt commun, le font fils de ce dieu, et racontent ainsi sa naissance : Un jour la déesse Parvali, femme de Siva, sortant du bain, employa pour élancher sa sueur une berte dont le suc est jaune. Elle eu pétrit des brins entre ses doigt«, et, par distraction, en fit une espèce de pâle à laquelle elle donna la forme d'un enfant. Son œuvre était ii parfaite, qu'elle réso ut de l'animer, et le nouvel être reçut d'elle le nom de Ganésa. Curieux de voir celte merveille, les dieux se rendirent en foule près de Parvali, el rendirent leurs hommages au merveilleux enfant. Sani seul (le Saturne indien), se tenait à 1 écart, sachant que son terrible regard devait être funeste à l'enfant. Mais Parvali pre- « ut cet éloignement pour une insulte, et ne Voulant pas ajouter foi à celte propriété de ses yeux, le força par ses insl tnces et ses ^proches, à nga»der son fils, dont la tête fut aussitôt réduite en cendres. Surprime et désolée de cet événement, la déesse fcclata «a menaces contre S«oi, qui avait

CAN m

ainsi détruit son ouvrage. Deux partis se formèrent fortement animés l'un conlro l'autre. Pour tout concilier, Brahma enjoignit à Sa ni d'aller trancher la téle du premier animal qu'il rencontrerait couché el tourné vers le nord (car on meurt quand on dort dans celle position). Ce fut un éléphant qu'il trouva ainsi ; il lui coupa la téle et l'ajusta sur les épaules de Ganésa. Cet expédient fut loin de satisfaire Parvali; la déesse, pénétrée de douleur, versait des larmes abondantes; Brahma, pour la consoler, décida que son fils, mis au rang des dieux, recevrait à ce titre tes hommages des hommes. Suivant une autre version, ce seraient les brûlants regards de sa propre mère qui auraient consumé la téle de Ganésa. Enfin, il en est qui soutiennent qu'il eut la téle trauclii'O par Siva, lorsqu'il voulait empêcher ce dieu d'entrer de force dans l'appartement de sa mère.

Les images de Ganésa se voient à chaque pas dans l'Hindouslan, dans les pagodes, dans les rues, sur les chfmins, dans les campagnes, et souvent au pied de quelque arbre isolé. Il est représenté sous la forme d'un homme gros et court, avec un gros ventre et une téle d'éléphant. Il a quatre mains ; l'une tient une conque, l'autre un disque, la troisième une massue, la dernière uu lotus. Sur quelques-unes de ces images on voit dans une de ses mains une espèce de crue, dans l'autre uu lotus, dans la troisième une feuille d'ollc, qui sert de papier à écrire aux Hindous; dans la quatrième un gâteau delà forme d'un œuf. Sa (été d'éléphant n'a qu'une défense : Vichnou, incarné sous la forme de Parasou-Itama, voulant un jour pénétrer dans l'appartement de Siva, fut arrêté par Ganésa qui en gardait la porte : il s'ensuivit un combat dans lequel Ganésa perdit une défense. Dans ses images il est souvent représenté porté sur un rat, animal qui lui est con«acré; en voici l'origine : Le géant Ghédjémonga-Soura ayant reçu des dieux l'immortalité, abus i de sou pouvoir et fil beaucoup de mal aux hommes ; ceux-ci implorèrent la protection de Ganesa. Le dieu, touché de leurs prières, s'arracha une de ses défenses el la lança avec tant de force contro le géant qu'elle lui pénétra profondément dans la poitrine el le renversa (autre origine de la perte d une de ses défenses). Ghédjémonga-Soura furieux se transforma à l'iuslaul en un rat gros comme une montagne et vint attaquer Ganésa, qui, sautant sur son dos el le maîtrisant par une force irrésistible, le condamna à lui sertir éternellement de monture.

Gauésa est un des dieux les plus populaires des Hindous: au commencement de toutes les entreprises, en tôle de tous les ouvrages, tl reçoit un hommage de respect; tout les livres commencent par l'invocation : Adoration rl Ganésa t Pour l'adorer, les Indiens croisent les bras, ferment les poings, se frappeul les tempes, se prennent les oreil-> les, s'inclinent trois fois en pliant le genou, récitent. des prières en se heurtant le frout

DICTIONS A lit E DKS BEUCIONS.

Avant de s'engager dam une entreprisé, telle

Sar exemple que la construction d'un rdice, ils placent sur le terrain où ils veulent bâtir une slatue de Ganésa, qu'ils a lurent apiès l'avoir arro§ée d'huile et converti* de fleurs. Ils croient que si ce» le cérémonie n'avait pas lieu préalableraeni, l'entreprise ne réussirait pas, et que le dieu leur ferait perdre le souvenir de l'objet qu'ils avaient en vue.

Les ressemblances de ce dieu avec le Jnntu ou Jattes des peuples du Latinm ont déjà été remarquées. C'est au* philologues à dérider si Janus, le dieu du s> utl, jan>t\ est identique quant au mot même à Gani ou Ganésa qui a les mêmes fonctions. Comme Janus, Gané>a est adoré sur toutes les roules et placé sur tons les seuils ; s'il ne porte pas de clefs comme Janus, il fonctionne comme lui à la porte, au passage, et comme loi, sa position est double; ce qu'indique sa double léte. Ganésa, comme Janus, est un dieu qui règle les temps, organise In calcul et se t- ouve par là eu rapport avec le calendrier sacré ou profane.

GANG A. C'est, dit M. Langlois, un nom féminin p.«r lequel on désigne le fleuve du Ganse; car tous les noms île fleuves et de rivières en sanscrit, excepté un, sont du féminin. Un fait aussi du Gange une déesse. Ses ondes soni sacrées, elles elTaeeul les péi liés, et le dernier espoir d'un Indien csl de mourir à la vue du Gan^e. Ce fleuve a dû être le sujet de bien des fables mythologiques. Sortant de dessous tes pieds de \ ichnou, au pôle même du mon. le, il vient en vapeurs légères, traversant les airs et rasant le haut des plus hautes montagnes; puis il se repose dans le bassin de Brahmâ, qui est le lac Manasarovara ; de là, encore par les airs, il vient lomher sur un roc en forme de tête, liugadeSiva ou Mahaiiéva; il s'embarrasse dans ses cheveux et coule dans un bassin au-dessous, appelé Vindou-Sarovara. C'est au-dessus de cette chute qu'on trouve cet endroit fameux, appelé Gomoukha, ouverture que se font les eaux dans les monts Himalaya, et que les Indiens comparent, pour la forme, à la léte d'une vache. Plus loin se trouve la ville d'HariJwara, qui signifie porte d'Hari ou Yiclmou ; c'est l'endruii ou le Gange entre dans les plaines de l'Hindoustan. Il poursuit sa rouie, allant heurter le pied des montagnes qu'il creuse, changeant de lit fort souvent et renversant les cités qu'il emporte dans son cours, comme les antiques vijles d'Hastinapoura et Palalipoulra. Il reçoit un grand nombre de rivières, qui viennent, dit-on, lui rendre hommage, et qui ensuite, lorsqu'il approche de la mer. le quittent pour s'y jeter chacune de leur côte. C'est ainsi qu'on explique les différentes boui hcs •lu Gange, auxquel es on donne le uoua des rivière» qui se sout réunies a lui.

La déesse Gangâ, continue M. Langlois, est représentée comme une femme vélue de blauc, portant une couronne, assise sur un

poisson, ayant dans la main droite no lotus et dans la gauche un luth. Elle f mi, Jimd, devant la mer, deux fois par jour. Opni l ni] autrefois elle épousa Sanlaiiou. i carna ïua du dieu de la mer et roi d'Hastiuapouri, dont elle eut Bichma, aïeul ih s l'nn atul Par suite d'une imprécation de Viehnua. elle était obligée du tuer ses enfants à leur naissance; au huitième, son mari l'en empvrlu et elle le qu lia. Elle était des« endue autrefois sur la terre, attirée par 1rs dévotions de Bitaguiralha. Au moment où elle toratu 4a ciel, le prince craignit qu'elle n'ocrait la terre. Siva, qui demeurait sur t'Him;d;n i,U prit dans sa chevelure et la retint quelque temps; il en laissa touler une goutte sur la mont.igue; ensuite le dixième jour de la nouvelle lune de djyerhlha (mai-juin), la déesse loucha la terre et suivit Bhaguiraibj. De là le nom de Bhaguirathi qu'un lui a donné. Bile venait pour ramener à In vie Ici 01s de Sagara (l'Océan) [Votj. ce mot]. Bluguiralha ne pouvant [tas lui dire i>o«iitfment où étaient leurs restes, elle se dîna en cent torrents pour être plus sûr>' de i« rencontrer. Sur sa route, elle avait trouble le sacrifice d'un sage, nommé Dj;ihnou ; da« sa colère, il l'avait prise et avalée; sor la prière de Bhaguiralh a, il l'avait ensuit»' reodue : ce qui a fait donner aussi à l i dresse du Gange le nom de Dj.ihnavi. Quand elle descendit du ciel, les dieux, sach ml quelle était la verlu de ses eaux, réclamèrent auprès de Brahma, qui consentit à ce qu'elle existât à la fois au ciel, sur la terre et aui enfers : au ciel on l'appelle Mandakini ; sur la terre, Gangâ; aux enfers, BhaqamtiAh voit facilement que toutes ces fables sur le Gange sont allégoriques, et servent à voiler des phénomènes purement naturels.

Il est rare que, dans les cérémonies sacrées, on emploie d'autre eau que ce le do Gange, car on en transporte dans toutes les contrées de l'Inde; souvent les malades qui sont trop éloignes du Gange pour aller tv pirer sur ses bords ou dans ses ondes foil arroser un certain espace de le rain<l( cette eau précieuse acquise à grands frais el s'y font coucher pour y rendre le Jtr»>rt soupir. Quand un ne peut s'en procurer, on emploi • de l'eau d'un autre fleuve ou d ut étang, el on lui attribue par la pensée, m par des formules appelées montras, la méat vertu qu'à celle du Gange.

Les Indiens jettent dans les eaux do Gioft de l'or, des perles el des pierreries, qui soit autant d'olTrandesenson huiineur.C>e>tpoi> cipaiemenl aux environs de Bcnarès que les pèlerins se rassemblent. Avant de se baifi«« dans le fleuve, ils te^oivent de quelqM brahmane deux ou trois brins de paiUM"1 servent à rendre l'ablution plus efficace, e< que, pour cell<> raison, ils tiennent re>|*;<:lueusemenl entre leurs mains peudanlqm* •se baignent. Lu sortant de I eau, de» bnlmanes leur marquent le front a»<c ^ fiente de vache. Les pèlerins leur font en retour des présents en riz ou eu argent, pro* porlionues à leurs faculté», sans prciuéa

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