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les chairs one ficelle, qne l'on lire le colé et d'autre pendant qu'ils dansent en l'honneur de la déesse. On assure qu'en quelques endroits, il y a des gens assez dévols pour se prosterner devant le chariot de tîanga, afin qu'il leur passe sur le corps; plusieurs en sont écrasés el meurent sur la place. Quand la nuit est venue, on sacrifie un bolile à qui ou adresse beaucoup de questions, el à chacune d'elles on va consulter l'idole, après quoi on coupe la léte à la victime avec un des cou i eaux dont nous avons parié; on en recueille le sang dans un vase, on le place devant In statue de la déesse, el on assure qu'il ne s'y en trouve plus le lendemain. Il parait qu'anciennement, au lieu d'un buffle, c'était un homme qu'on immolait à Gauga.
GANGA-ILIGUI. un des chvfs des Gangas on prêtres des nègres du Congo : c'est lui qui règle les sacrifices et les cérémonies dans les fêtes solennelles. Il reçoit li s offrandes du peuple et les dépose sur l'autel; il prescrit aussi les réjouissances aui doivent leriniuer ces fêtes.
G A N G A -K 1TORNA , supérieur ou grand prêtre des Sintjhiltis, ministres de la religion, chez les nègres d'Angola ; il passe pour le premier ilvs dieux lerrestres. C'est à lui qu'on attribue loutes les productions du sol, telles que les fruits et les grains. On lui en oifre les prémices comme un jusle hommage, el luimême se vante de n'être pas sujet a la mort. Pour confirmer les nègres <lans celte 'ipmion, lorsqu'il >e seul près de sa On par la faiblesse de l'âge ou p.ir la maadic, il appelle un de ses disciples, afin de lui communiquer le pouvoir qu'il a de produire les biens de la terre. Ensuite il lui ordonne publiquement de l'étrangler avec une corde ou d<; le tuer d'un coup de massue; ce qui est exécuté surle-champ, en présence d'une nombreuse assemblée. Si l'office de grand ponlife se trouvait interrompu, les habitants sont persuadés que la terre deviendrait stérile, el que le genre humain ne tarderait pas de toucher à sa ruine. Les Gangas d'un rang inférieur fi» nissent ordinairement leur vie par une mort violente el souvent volontaire.
GANGA-MATOMBOLA, Ganga ou prêtre de> nègres du Congo, dont le pouvoir est si grand, uu'il prétend ressusciter les morls par son art magique. Un homme élanl morl et enseveli, si les parents le prient de le ressusciter, il leur commande de le déterrer et de le porter dans un bois. Là, en présence de ses alfidés, il tourne plusieurs fois aulourdu corps, et fait diverses figures el cérémonies ridicules, jusqu'à ce que le morl donne quelques signes apparents de vie en remuant les pieds, les mains ou la lêle. Alors le préire redouble ses conjurations, jusqu'à ec <jue le morl se lève, dit-on, sur ses pieds, fasse quelques pis, prononce quelques sous articulés, cl rec.oive de la viande d.ms sa douche. Le Gaiùa rend (oui aussitôt le prétendu ressuscite à ses parents, mais il le* charge en même temps de t. ait de préceptes impraticables, que comme, avant qu'ils soient bieq
loin, ils en onl enfreint quelqu'un, le cadavre mourant tombe pour ne plus se relever.
GANGA -MPEMRA, nom général que les nègre» du Congo donnent à leur Mukissos ou
fétiches.
G ANC, AS, prélresdes nègres du Congo, du Loango, U'Aiig<»la, etc., sur la côte occidental»' de l'Afrique. Il* sont tout aussi ignorants, mais phis fourbes que le reste du peuple. Les plus vieux soumettent à des épreuves et à une infinité de cérémonies ridicules ceux qui veulent éire asrgrégés à leur corps. Personne ne doute c|uc les Gangas n'aient commerce avec l'esprit du mal, et qu'ils ne connaissent les moyens les plus propres pour l'apaiser. Il parait qu'on a autant et même plus de confiance en eux que dans les idoles ; on les consulte pour connaître l'avenir et découvrir les choses les plus secrètes; on leur demande, comme au roi, la pluie et le beau lemj s; on croit que par la vertu de leurs enchantements, ils peuvent se rendre invisibles et passer au travers des portes, fussent-elles du bois le plus dur ou même de fer.
On n'a pas remarqué que les Gangas offrissent aucune espèce d; sacrilice à la divinité; et, à considérer les fondions de leur ministère, ils ne méritent que les noms de devins, de magiciens, ou de diseurs de honne aventure. Il y en a parmi eux qui exercent la médecine, et qui font métier de guérir les maladesau son des instruments, par des souffles et désenchantements.
A la naissance des enfants, on appelle 1rs Gangas qui leur imposent quelques pratiques superstitieuses, auxquelles ils doivent être fidèles toute leur vie, et que leurs mères sont obligées de leur rappeler, lorsqu'ils parviennent à l'âge de raison. Ces pratiques «ont plus ou moins austères ou ridicules, selon que le Ganga est inspiré pour le moment; mais quelles qu'elles soient, ceux à qui elles onl été prescrites ne manquent jamais de s'y soumettre religieusement. Les missionnaires onl vu, dans le village de Loubou, au royaume de Loango, un garçon el une fille auxquels le mariage était interdit, et qui étaient obligés, sous peine de mort, à girder toute la vie une continence parfaite. On ignore si celle loi leur était commune avec d'autres ; s'ils se l'ciaient imposée eux-mêmes, ou, ce qui esl plus probable, si elle leur avait été prescrite dès I ur naissance par leurs Gangas.
Ces prêtres qui, pour le reste, ne se piquent pas d'uniformité dans leur doctrine, enseignent tous unanime. ucnl qu'il y aurait un extrême danger à manger des perdrix, et personne n'oserait hasarder d'en faire IVssai. Au-si tous les habitants du pays les redoutent comme des oiseaux funestes, craignent surtout leur cri, en li enl le plus qu'ils peuvent et les portent aux Kumpéi ns.
Ouat.d un i.èjjre est a'fiojé -le quelque maladi • dangereuse, sa famille s-- hâte de faire vi mr un Gang i, qui commence des prières el des cérémonies ridicules. Si le mal. de ne guérit pas, et que ses facultés ne lui perraet-
l>ES RELIGIONS. ^
tent pas de faire une nouvelle offrande, le prêtre lui ordonne de se tenir dans quelque posture gênante, el de ne la pniol quitter pour quelque raisoo que ce soit. Si cHui-d esl trop faible pour résister à la gène de cette attitude forcée, le Ganga prononce que le Mokisso, irrité de sa désobéissance, refuse de le guérir. Si, au contraire, le malade con série assez de force pour garder constamment la posture prescrite, et que, malgré cela, il ne recouvre pas la santé, le prêtre alors assure qu'il est ensorcelé par quelque ennemi. I] se charge de le découvrir et de le citer devant l'assemblée des Gangas. S'il y a dans la ville quelqu'un à qui il veuille du mal.il l'accuse de ce prétendu sortilège. Il foulque l'accusé subisse, pour se justifier, diiïéreu'ei épreuves, comme celles de l'eau, du feu on d'un certain poison qui doil ne lui faire aucun mal s'il est innocent. C'est encore poor le Ganga un moyen d'extorquer de l'argent; car pour peu que l'accusé soit riebe et qu'il se montre disposé à faire un,p état au prêtre, il sortira heureusement de lonii les épreuves, sinon il s'expose à de cruel» accidents et a dépérir lentement.
Les Gangas sont en très- grand nombre et ont chacun leur département. Les uns sont chargés d'apaiser les dieux, de détourner les calamités publiques; l'emploi des autres esl de guérir les maladies, de rompre les charmes cl les sortilèges ; ceux-ci savent prédire si le succès d'une guerre sera heureux, n telle entreprise doit réussir, si la réc >lleseri abondante, el marquent le temps propre pour semer, récolter, etc. Il y a parmi eux on? hiérarchie assez compliquée : leur chef 01 souverain pontife est le Chalombé ou Caitombé, qui jouit d'un pouvoir presque souverain. Viennent ensuite le Ntgombo, le Stgochi, le Népindi, le Ngj$ei% le Moutinou,rt une multitude d'autres. On trouve le nom et l'office des principaux à leurs articles respectifs.
GANGASIMÉKA, un ces principaux Gangas ou pré res du Loango : c'est lui qui impose à l'héritier présomptif de la couronne les prescriptions auxquelles il doil élresoomis pendant toute sa vie; il lui défend, fit exemple, de manger aucune espèce de »olaille, s'il ne l'a tuée ou préparée lui-même, el lui ordonne d'en enterrer les restes.
GANGLATet GANG LOT. Ce sont, dans II mythologie Scandinave, le serviteur et la servante de Héla, déesse de la mort.
GANITRI, nom du cordon sacré, dont le* insulaires de l'Ile de Bnli se décorent comme le^ brahmanes de l'Hiudoustan. Voy. Cobdo*