‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 294 sur 365 · BRAHMANIQUE · texte numérisé non relu

BRAHMANIQUE

GANPATI, un des dieux des Hindous, le même que Ganésa.

GANYMEDK.— 1. FilsdeTros, roide Troie Il était d'une si grande brauté. que Jupiter résolut d Vu f.iire sou érhaiisoti. U<» j ur que le jeune i'hrygien chassait «ur le m.nit iJJ. le du u, sous la forme d'un aigl \ IVulni dans l'Olympe, le plaça dans le Zodiaque

M . CAO

le nom de Verseau, et lui donna la charge de verser aux dieux le nectar, fonction remplie auparavant par Hébé, déesse de la jeunesse. Celle falde parait avoir un fondement historique. Le roi *ie Troie ayant en voté en Lydie son fils Ganymède offrir des sacriGces à Jupiter, Tantale, souverain de la contrée, qui avait le môme surnom, prit le» Trnyens pour des espions, retint le jeune prince prisonnier, ou le flt servir d'échanson à sa cour. Peut-être aussi fut-il réellement enlevé par représailles; et l'aigle de la fable marque la vitesse du rapt, ou, selon d'autres, la rapidité de la course abrégée dosa vie. Cet enfèrement amena, entre les deux princes et leurs descendants, une longue guerre qui ne se termina que par In ruine de Troie.

2. Les Phiasieus donnaient autrefois le nom de Ganymède à la déesse qu'on a depuis appelée Hébé. Ils célébraient en son honneur une féle nommée Kis*otomos. c'est-à-dire de la section du lierre. Son temple était un asile pour les criminels qui s'y réfugiaient; en sortant du temple, ils suspendaient leurs chaînes aux branches des arbres qui étaient à l'enlour.

Le nom de Ganymède parait venir du grec yr^r et uq3o>, celui qui est chargé de procurer la joie.

GAON, mot hébreu qui signifie excellent; il désignait, dans le moyen âge, un ordre de docteurs juifs qui parurent en Orient après la clôture du Talmud. Us succédèrent aux Séburéens vers le commencement du sixième siècle, et finirent vers la fin du dixième. A cette époque, ce titre n'était conféré qu'aux seuls chefs d'académies judaïques. Les plus célèbres de ces do« leurs sont Rabbi Saadias (iaon et Rabbi Scherira Gaon.

Les ca batistes prétendent que le terme Gaon exprime symboliquement les soixante livres dont se compose le Talmud; en effet, les caractères de eu mot hébreu yxz donnent

ce nombre. On aurait donc appelé Gaon ce- Jui.qui possédait le Talmud tout entier.

GAOUI, un des noms de la déesse indienne Parvati ou Dourga, épouse du Siva.

Les Hindous célèbrent en son honneur, A Il Inné de septembre, une fête qui dure plusieurs jours. Le dernier jour, dit M. l'abbé Dubois, on fait avec de la farine de riz peine une représentation de la déesse : celte ligure, placée dans une espèce de niche bien ornée, est promenée par les rues avec la plus grande pompe. Cependant, celle fôte parait avoir pour objet spécial les dieux do* mestiques, qui sont représentés par les instruments, les outils, les ustensiles à l'usage des différentes professions.

Le laboureur rassemble en un tas ses charrues, ses pioches, ses faucilles, sur un emplacement <)u'il a eu d'abord l'attention de bien purifier, en y étalant une couche de îenle de v;ichc : il se prosterna devant eux a face contre terre, leur offre, à la matière accoutumée, le poudja et le neived- 'ia, puis va les remettre où il les avait pris.

Le maçon adresse les mêmes hommages à

GAR 96i

sa truelle, à sa règle, etc.; le charpentier, à ses haches, a ses scies et A ses rabots; le barbier, à ses rasoirs ; l'écrivain, au stiiet de fer dont il se sert pour écrire ; le tailleur, à ses cise.iux et à ses aiguilles ; le chasseur, à ses armes ; le pécheur, à ses filets; le tisserand, à son métier ; le boucher, à son coutelas ; et ainsi font tous les artisans.

Les femmes réunissent en un monceau leurs corbeilles, leurs paniers, la meule à moudre le grain, le mortier et le pilon à broyer le riz, enfin tous leurs ustensiles de ménage: elles se prosternent devant ces objets et les adorent de la môme façon. Il n'est personne, en un mot, qui, durant celte solennité, ne considère comme ;iu ant de divinités les instruments qui lui servent a gagner s i vie; les prières et le- honneurs qu'on leur adresse ont pour motif de les engagera continuer d'être utiles A ceux qui les possèdent. C'est une conséquence du principe professé par les Indiens, qu'il f.iut honorer tout ce qui est utile et tout ce qui peut nuire. Voy. Dourga-Poqdja.

GARABIS, sectaires musulmans, de la branche des schiilcs ou partisans d'Ali; ils allaient plus loin que lous les autres et soutenaient que lorsque Dieu résolut de se susciter un prophète >ur la terre, l'ange Gabriel se trompa, et au lieu de charger Ali de cetU» importante mission, ainsi qu'il en avait reçu l'ordre, il s'adressa A Mahomet. Leur signe pour se reconnaître quand ils se ras-eaiblaient, c'était de dire : Mauiùsez celui oui a desailes; à quoi le fidèle répondait : Gabriel.

GAR AB-VANG-TSIOCGH. prince de l'enfer des Tibétains, appelé la région de la concupiscence. Voy. Dhod-kbim.

GARACAYOC. un des neuf Guaeas ou idoles principales, adorées à Guamachuco, du temps des incas.

GARAN, nom des temples bouddhiques dans le Japon : ce mot est prononcé Kia-lan parles Chinois. Les Japonais veulent qu'un temple complot soit composé des sept pai t es suivantes : la grande porte, le pavillon où les cloches sont suspendues, le séjour de la divinité, la demeure du chef des prêtres, la bibliothèque, l'escalier par lequel ou moule jusqu'au faite, et la cuisine.

GAHDlliN, litre que l'on donne au supérieur dans les couvents des franciscains, et les maisons de la congrégation de la Saiule- Trinilé, à Rome.

GARDOT, dieu des anciens Slaves ; il pourvoyait à la sûreté des marins et des voyageurs.

GARDUNIT1S, un des lares ou des esprits domestiques chez les anciens Slaves : sa f motion consistait à veiller sur les agneaux, et à f iv<>riscr leur éducation.

GARGA, mouui célèbre dans l'antiquité hindoue, issu d'une branche collatérale des rois d'Antarvédi. Né à Mithila, il se livrait aux pratiques de là pénitence sur les bords du fleuve Gandaki. Mais comme il s'était livré dès sa plus tendre jeunesse aux exercices les plus

rigoureux delà piélé et de la vie contemplative, il n'avait poin! d'enfanis ; ce qui est r» garde, rhe/ \< s Min ions, canne tin opprobre «i ut» malin ni . Ou on lil un jour un sujet do plaisanterie, ri on minuta sa continence volontaire à un motiï d t n pu . •>>.; nrc. H en fut in il r rt u a de - " \ em;er. ii m' relira dans un deser!, « lier l>aul a obtenir, par les moi tilieatious I s pl is exti anraioaires, la fa»curde S;v. ; « Vsi ainsi qu'il vécut d u/e ans. conclu' sur des pointes «le 1er. Siva lui promit cutin i:n f.is i|in ne sciait point vaincu pa bs Va lavas. Lu «'Ile-, l'aie Aj s ira (nv :.i jiiie celés'; -y. cx.lee sur la Lire el oblige il" vivre au milieu d. s bergers, il eut un li!> annuel il domia le i.oui d.- ivaia— Yav.iK i, A iop e p ;r i-.* roi d.\s V,r>;ni.h, il lui suece>la . appelé au secours des rus indii-ns \ atnriiN p i Kr.t !ma . il vi l avec nue année imu-i i se de •>.".! uai e>, pi:( Ma- nmira, qu • les Y;'!a\a> av. -eut « * * : 1 1 W pour aber s'élaldir a I) va i K.i , et pmil ni ni. il au milieu i!e> monts. I» iv .las c. inhume, dit la légende, ji;ir le feu d. s u uv O u . a ci m roi qu'il revu alla de sou - nnuu il : r'e-t a-.bre que |e> tribus cu<uti a es de* mont.; : aes l arrêté; eut el fument par c\tci miner sut ai n ee.

tiarja ; orte aussi en sanscrit le nom de JJra mut 're'n ( ['roaelliee). Si le befos gi < z forma l'ho nie d'un r;;jon céleste, le i'iamaihesa indien oUtint un Ii : s d'une m.. m re miraculeuse; Promeliiee lut d ins la suite père de I) ocali ui, connue l'ramalaesa le fui du I) * n ii <r, :ym\in:i, pioiiome vuigiireiiilmiI l?er:\>ili/cuii. Le mot ïitutim désigne eu >an^cril le» Grecs ou les Ioniens, ,ij p- les dans la bille 1 r<m. l'rain tîicsa lut consume sur une montagne par le bu, en punition d' v ir ose taire la guerre au deu Kri; iina, comme l'i omelbee f ,1 dévore par un t autour sur le Caucase, jour avoir, en de oliant le feu du ctei, euipiele sur les dioils des ilieu\.

(i \I'«I1<).\1\. Les Iraq mu s app la le ni ainsi le eu l » u le mai ire du ciel, au ml les lluro :> douU'Ueul le nom de Soi eiilmi'n ou ciel existant. I es uns el les antres l'adoraient conni'e le grand génie, le imu mauilou, le inaiire de la vie, c'est-à-dire l'Etre souveraui.

CAK.MANKS. Les auteurs anciens nous disent que le* tiarman. s elaient des religieux pen.len s des Indiens. <|ui taisaient profession d'expier ies pèches i.u pellpb1, el d'apaiser ta colère des dieuv par leur> aiislé* rues < t I ins lioun s (envies, lis vivaient relires dan- les b>is les pius solitaires, et les arbre* leur lonruissaicul la nourriture et le vêlement. Lorsque les seigneurs du pays voulaient les consulter sur qu; Ique entreprise importance, ils envovai. ut vers eux un im-Ns i^er, au ;uel les (iaiinaues rend ii -ni leurs réponses ; car ces icluieuv se iaisaieitl une loi do ne jamais parler aux grands.

Les (innumies, nommes aussi (îennaneft, Germains, Sumunéens, etc., sont ceux que u >us appelons aujourJ'hui (,'Vfwnts ou Cltamunes. O sont les prêtres de la reîis»ion bouddhique, nommes la plupart <iu temps

ES URI ICIONS. ^

par Ir.s Européi ns Bonzes oo lama». T^t c«-s v e aides sont des transcriptions diflerales de l'indien s minium ou fir/((nn, (j i f \. prioi ' un saint religieux viv int da<« pr.itiqnes delà pènil'ine de num, se t< oriuc:iUr, m- t ilur r). Il eu esl de ii:eo e ,n S' iiioiio Coil m,, <!es Siamois, dont l»- i,,.;, exart est Srmi an t (iundi > a, dautama loiinaia en, c'est-à-dire Rouddda, f ndal utdï la r 1 luion -a.i:am . u ne.

r. \uou > \, «u tiAiioniA, d.tid ;!i t» &

la mv i lioio.-ie hindoue. l7est l\>is>-.:u ce . * e; on le ir]ue-Mile mûI sous Sa faiu" d i,j h mime qui a la tète el les ail- s d un uu u r, soit si>un c elle d'un o seiu avec la \f'<< :'w ,*ld ilescenl. tiaroud i e A lils de Kasv,i[i» tl de Wual i. il naquit «l'un <puf an.' < i, n avaii i omla a O.uis avant qui! vi .1 ,i rcoe. Sa mère ayant eu une dispute avec K.iJrua. autre lemme de K isyapa el mère de* «tjieuls, ti iiou ia devint l ennemi iletelruct a laquelle il l'ail u;.e puerre crvieU-. v il suite d'une gageure entre ces dru\ IVs.m, Vinala et ail devenue l'esclave de K^if'j.rt les serpents, pour prix «le la délivrait la ]u' nuère, deman lèreul à Garmidi ù^vriia, lu etiv.ige d'immortalité donl II U ?K le réservoir. L'ois, au a;la saisir la imtrt la ea: h.i sous son aile; ma. s il lut at: .qui parles di u\ qui avaient Indra à leur iti-, el il les vainquit. \ m linou lut plu» Leure-Ji, mais (iaronda s éiail si bien comporte <ta« cette allaira, qu'il <d»linl de son vainqucoruM ca( ilulatiou lionoralile. \ iclmou le ren-àit immortel, et ui promit une \ lace plu» ei • « qu <■ la sienne même, tiarouda lui «ert U monture; in .is quand le dieu est porte -v un char, l' oiseau est placé au-dY>>u». * forme de ban tière lloltante. On croit queù»* roiala est une grande espèce de vauiour.i laquelle les Indiens ont rendu les nonnuilî d. vins, à cause des serv ices qu'il rend < U confiée en la purgeant des nombreut «r* peut s qui l'infestent. Souneral préten 'quoiVS l'aigle ae Pondicherry de itris-.ui. Haï. t< et le cou blancs, et le reste du corps rouille. Dans certains temples, les lirdnn.De* donn ut à manger à ces oiseaux, (pi ii* ^ iiatduies à venir clierclier leur n<-unli.r^ i des lieuics réglées. Ils le» appellent au bru;: de deux plats de cuivre qu'i-s Irappeal loi couîre l'autre.

L-s poètes placent le séjour de l'oiseau «• le-ie dans le kousa dvvipa, ou région Jt Kousa, (p«e \'\ il «»rd suppose être Ij terri de f.ouscb de IT.criture saime, et compre»dre les pays entre f Indus, le golfe Prr>;« et la mer Caspienne. Garouda esl le roi de» oiseaux appelés souparnas. lise m.irid ; >,J pense f ieuquecel evéneinentd t faire Miblemenl liembler les serpents, quienfff lî< récrièrent. Il en lit un grand carnag ; I B» furent exterminés, à fexcepiion d'uii »^ qui.î 'nibanl aux pied» de Garouda. lui en*' u lîpargue-moi, Mdjdntaha (déstructuré serpenis}.» Celui-ci lepril et l'alUcbaiofflur trophée .uilour de son cou.

Les Hindous célèbrent en son honneur. '< cinquième jour de la pleine lune desrawa»

fi GAU

ne Me *ppe\foGaronda-panlchami ' ; ils ado- >nt. ce joor-là, le* serpents, persuadés qu% yrr\ acte, ils se délivrent de la crninle que nr hspirent ces animaux.

I/obeno fiarouda faille du Malabar) est* h<v «ous la sauvegarde de la superstition , 1p dimanche est particulièrement consacré 3 culte qo'on loi ren:1. Les vaichnava» se («cmblent souvent ce jonrdà pour offrir à •$oi<eanx lonr» adorations; ils les appelni pnsoile et leur jetlenidcs morceaux de anlp.

Tuer nn de ces oiseaux serait un crime au ■■■în«éc'*»l a l'homicide, surlnnt aux yeux des «repars de Vichnou. Lorsqu'ils en rencon- -nl un qui est mort p-»r quelque accident, jltrfnnt des funérailles pompeuses.

G\RTfiSA, nn des dieux des bouddhistes i) Né; al. noi le regardent comme la personne !it»nde la forme prise par le dieu Mauda-dpva pour une pnrlfon de lui-même, afin ffrnrlr»1 les hommes savants cl sau'cs; c'est n moins re qui résulte d'une stance asseï Viro d'an petit poème népali que j'ai sous

«TPT7X.

tÏARTESWAR A, un des huit Vilaragas de

nn'hfitn^ie hindoue.

f.ASTOS, esprits malfaisants de la mylho-

lo« anciens Slaves.

f,\<TRO\t ANt'IF. divination par le ventre, n ivir l'eMomac ; le de* in qui l'employait 'parlait sans remuer les lèvres, d'une voix v semM.iit sortir de l'm'é ieur de son <rr>«. ou nui paraissait aéri une: effet phy- <T"e reno-ivelé par 'es ventriloques r -oder- '«.' ' >/. Kwe.ASTBiM \nt ? s rt Y.w\ is rniM vtijes. tiATEU'X. Ils fai^ai'-nt pirliclis ofîïan- 'mho les anciens faisaient à leurs di ux. iriiipni formés, pour la plupart, d«« f;rine • h'ô o'i d'orge, avec du sel. Il nn se faisait »inl de sacrifices sans riffi aude de gàtcmx : ) rn i tarait sur la téte de« victimes; d'où f t tp mot latin immntare, de mo/n, gitlcau. CATHA, nn des livres sacrés des bouilli »t 'f du Népal îr.Vtnn ouvrage historique, n'fnnnt descont'S moraux relatifs aux oiiMIn* qni ont déjà parti sur la terre. OM'HFS, pour Gatr, mauvaise pronon-

«n du mot persan Guebr, adorateur du

^' oii. Gi'Ënnr.s e' P*nsi-, •VU'Rl. c'e^t à-dire jeune fille d'une rnm- '•uon délicate ; un des noms que les Hinw «lo nen! à Parvali ou Bhavani, épouse » dieu Siva : c'est e|!e qui, suivant quelques- B', ju)rp les âmes de ceux qui meurent après '"ir été ha:gnés da> s le Gange.

G M'IMC, génies que la superstition des vili«ci>is bas bretons croit voir danser la nuit «tour des dolmens et autres monuments de •frre élevés autrefois par les druides. C'est f q»»e les anciens Armoricains désignaient *H expression Chior g iur, «tue les premiers 'oinps traduiiirent par celles-ci : Chorea •9«nfnm. <\u Ginnf< danrr, danse des géants. •'AI TAMA. « On ne distingue pas assez, " M. Langlois, Gotama de Gautama : ce der- «re»t an nom patronymique, et signifiait Pendant de Goi tn i; il n'est d onc pas tonnant qu'un retrouve souvent ce Gau-

Page 1