‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 295 sur 365 · GAT 96C · texte numérisé non relu

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tama, et à des époques différentes. Ainsi Gautama, le prêtre de Djanaka, doit être le fi!s de Gotama et d'Ahalya, autrement appelé Salauauda. On donne encore le nom de Gautama a Sakya-Mouni, fondateur du bouddhisme, soit qu'il descendit de Gotama, soit qu'il ait suivi ses principes; car ce Gotama, qu'on écrit même encore souvent Goulama, est fondateur d'une secte philosophique, appelée le iïyaya. Son nom est cité dans les Védas. Il était né sur l'Uimalaya, quelque emps avant Rma; son père se nommait )irghatama. Il épousa Ahalya. On le trouve lans un ermitage d'abord à Hrayaga, puis ians une forêt de Miiliili, enfin sur le m>>nl Himalaya. Tel est le Gotam a dont parlent les ouvrages d s br.ihtnancs; mais d'u.n antre côté les bouddhistes font de Goiama ou Gau-« tama leur quair èmv léjislat ur, quoique ce- P 'udant les principes du Nyaya ne ressemblent point à ceux du bouddhisme. Les djainns le font disciple de leur grand saint Mahav ra Ou reconnaît même son nom dans Sumonacodom.Sramana Gan'ama. Il y a 2'î'JI ans, eu 1849, que Gotama-Rouddha a été exalté, et son règne doit durer 5000 ans : ce qui mettrait son ïppar tio > 3V2 ans avant noire ère. Or. environ 700 ans avant relie époque, Vîrabahou, d<- la race de Gotama, s'em ara du trône de Dehh. Ce roi et ses trois successeur* régnèrent 108 ans. Le troisième de ces souverains, Mahipati, vivait d ins le vr siècle avant Jé'Us-Christ, et l'on peut supposer que Bouddha était sinon son fils, du moins son proche parent, peut-être par les femmes. Ainsi l'on exp iquera le nom de Gautama donné à ce réformateur, qn' I soit fils d'un roi du pays de M igadha ou de Rénarès. Voilà certes 'tes myslèies, continue M. Langlois} la critique, maintenant si exercée, les expliquera un jour; <n lout cis, je soupçonne que le nom de Gautama doit avoir appartenu h plusieurs personnes que l'on a confondues. »

GAYATRI. Les Hindous appellent ainsi le plus saint des versets du Vé>ta, le plus efficace pour effacer le- péchés, celui dont la vertu s'étend jusqu'à faire tremblerions les dieux. I! est si .meien. disent-ils. que c'est lui qui a enfanté les Védas. Le brahmane seul i le dr<dt de le réciter; il s'y prépare par des prières et par le plus profond recueillement : il doit touj urs le pronom er À voix basse, et faire bien attention à ce qu'il ne soil pas entendu d'un somlra, ni même de sa propre femme, surtout quand elle se trouve dans un état d'impureté. Voici, d'après l'abbé Dubois, le texte sacramentel de cette célèbre formule:

Tat Savilourou varaniam bhargo dévisuah Dimahi diyo yona pratcho datai.

C'est une prière en l'honneur dn Soleil, dont un des noms est Savitourou; elle est tout à fait mystérieuse : chaque mot et même chaque syllabe renferment des allusions dont le sens n'est compris que d'un très-petit nombre de brahmanes; fort peu sont en état d'en donner une traduction intelligible. Le n* 'ZI de VAsialir journal de 1818, en donne deux versions ditferentes :

ACTIONNAIRE DKS RRLICIONS.

U « Adorons la lumière de Dion , plus grand que vous, ôSolei'! qui prul bien diriger notre rsfn i(. Lp s.iue considère toujours rc signe suprême do l;i divinité. »

± « Adorons la lumière de ce Soleil, le dieu de toutes choses, qui peut bi<*n diriger notre esprit, comme un œil suspendu à la voûte des cieux. »

Nous i n avons vu une troisième traduction anglaise différente de celles-ci; nous ignorons laquelle mérite la préférence. Il y a encore quelques autres formules védiques qui portent le nom de G ayntri '; omis celui que nous avons cité est le plus usité de lotis ; cl un hralunane commettrait un crime impardonnable, un sacrilège hoirible, s'il le corr mnniqunit à des profanes.

(ifl, uv (iKA (prononce/ Gur\ Guen), la Terre, (il!c d'Klion et de Itenuli, selon Sanchonialon, c'est-à-dire du Très-Haut et de la Création. Klle épousa l'ranus ou le f.i-T. son frère, qui lui donna quatre enfants. Cbronos, Retvle, Allas er D igon. Son mari avant eu d'aiiln-s enfants de différentes concubines, elle lui en fil des plaintes amères; Uranus la répudia, mais la reprit ensuite, et eut d'elle encore d'autres enfants, (ié est une déesso bien connue des anciens tirées, et même des Latin*, qui l'ont adorée sous le nom de Tellus. Elle avait, un lemp!e dans la citadelle d'Athènes, une fêle cl des jeux solennels.

GÉADA. (iLDA. ou liLTA, divinité adorée autrefois dans la (îrande-Brelague ; on croit que c'est uu ancien héros mis au rang des dieux.

GÉANTS. Rien n'est plus célèbre dans l'antiquité que les gémis; les poêles, les historiens, les auteurs sacrés el prolanes, la tradition de tous les peuples, les monuments les plus anciens, rendent témoignage à l'existen<e de ces hommes fameux, qui furent la terreur de leur âge, par la grandeur extraordinaire de leur taille, par l'excès de leur lorce et de leur audace, et qui poussèrent la témérité jusqu'à oser s'attaquer à la divinité. Comme les hommes aiment passionnément le merveilleux, el qu'on se pl lit à ajouter encore à ce qui lient du grand et du singulier, les poêles et souvent même les historiens oui tellement exagéré cette matière, qu'on a toutes les peines du monde à la réduire dans ses bornes naturelles et legi limes.

1. Plusieurs ont reproché à Moïse d'avoir cru aux géants, et peut-être d'avoir accrédité celte fable, en la consignant le premier dans ses livres sacrés, ajoutant que c'est d'après ses textes que la plupart des peuples ont admis l'existence des géants, el raconlé leurs entreprises audacieuses contre les dieux. Nous admettons volontiers celle dernière assertion : oui, tous les peuples ont pu tirer du récit de la Genèse m il entendu, ce mvlhe à peu près universel, et ce lait nous démontrerait que les livres de .Moïse sont antérieurs aux théogonies les plus antiques ; cependant nous aimons mieux croire que celle conception semi - historique est,

chez les anciens peuples, bien antérieure au si.' de de .Moïse, et qu'elle est un reste (jr. rompu des traditions pi imiiivos, que le législateur hébreu a conserve seul <ian$ tout; leur pureté. tenant à la première atieriito, que Moïse a consigné dans la Genèse l'eu», lence des géants comme une vérité, nui* répondons d'abord que si cel homme inqur? a parle «les géants comme ayant existe, test qu'ils oui réellement existé; mais nous observons, en second lieu, qu'aucun terme texte sacre ne fait allusion à des géants j'aie taille monstrueuse, comme nous nous les Sgurons communément. « Quand vous entendez, dit IMiilon, que Moïse avance qo'jlors il y avait des géants sur la lerre.nw vous imaginez peut-être qu'il vent marquer ce que les poètes ont débité des gétnUoullemcnl; ce qu'il dit esl infiniment éloigné os la fable. Il n'a aucun dessein de vouseolrttenir des géants fabuleux. Il vousdijflsl seulement, sous ce nom, des hommes «tachés à leur volonté, à leurs intérêt», esclua de leurs plaisirs.» Voici au reste la pusages de Moïse :

« Or il arriva, lorsque les hommes cmw mencèrent à se multiplier sur la terre elqal leur naquit des filles, que les enfants k Dieu (c'e>l-à-dire la race d. Seth) firent q« les filles des hommes (c'est-à-dire de U no de Ca:n) étaient belles, et ils les prirent pour

femmes après les avoir choisies Enca

jours-là, les Xrphtlim étaient ^rlal-rre; après que les enfants de Dieu eurent eu cota» merec avec les tilles des hommes cellevfl leur donnèrent des enfants : ce sont ces héros, ces hommes si renommés daus loal* l'antiquité. » (Gen>'se, vi, 1.2, '*.)

Qu'elait-ce que les Méphilitn't nous l'içno ro;.s. A coup sûr ce mol n'exprime pa» es lui-même des êtres d'une laide démesure*; venant de la racine Ss: naphalt tomber, ï indiquerait plutôt un avorton, et sif>Aifa peut fort bien se traduire par de» l.omœM tle citas. Nous voici bien loiu des géants I haute stature. Toutefois nous convenons q« le terme néphiiim n'offrait pas aux hrbrefl l'idée d'hommes déchus el impuis»ani». t peut avo r une aulrc élymologie que wu ne connaissons pas, el Moïse l'explique «v s. lot par héros et hommes renommés.

pourquoi les Juifs ne tardèrent pas à lesn»* cevoir comme les autres peuples eowf^ liaient les géants : aussi, lorsque, plus w*» Moïse envoya lui-même des espion* par explorer la terre de Chanaan, ceui-à «■ courages à la vue de la forte el robu!ie|op«j lalion de la contrée, ne manquèrent p»* * dire, dans le rapport qu'ils firent aui br* lites, à leur retour : a La terre que «wj avons parcourue dans notre exploration <* une terre qui dévore ses habitants, «•! lf* les gens que nous y avons vus sont w hommes de laille. Nous y avons vo<lM -y* phitim, enfants d'Anae, des descendais*1 aurions Mcphilim : nous étions à nus f"* près yeux comme des sauterelles, cl "flU devions leur paraître tels {Sombrts, i»

32, 3:1). .< Il n'est personne qui ne comprm»

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combien le rapport de ces explorateurs peureux était exagéré.

Cependant ce sont moins ces textes qui ont terri de type a la fable des géants, qoe le récit de la construction de la tour de Babel. • Il n'y avait sur la terre qu'une seule langue, dit le texte sacré ; et les enfants de Noé, étant partis de l'orient, trouvèrent une plaine dans le pays de Sennaar el s'y établirent. Puis il» se dirent l'un à l'autre : Allons, faisons des briques et cuisons-les au feu. Ils se servirent donc de briques au lieu de pierres, et de bitume au lieu de ciment. Puis ils dirent : Allons, bâtissons-nous une ville arec une tour dont le sommet atteigne jusqu'au ciel ; et faisons-nous un nom (ou un ligna/), de peur que nous ne soyons dispersés sur toute la face de la terre. Or Jéhova descendit pour voir la ville et la tour que bâtis*' saient les enfants des hommes, et il dit ; Voilà que les hommes ne forment qu'un peuple, et ils parlent la même langue : maintenant qu'ils ont commencé, s'arréteront-ils dausla hardiesse de leurs entreprises? Venez donc, descendons, confondons leur langage, afin que l'un n'entende plus la langue de l'autre. Jébova les dispersa donc de ce lieu dans toutes les contrées, et ils cessèrent de bâtir la ville; c'est pourquoi on l'appela Ba- M, parce qoe c'est là que toutes les langues furent confondues, et de là Jéhova dispersa les hommes sur toute la surface de la terre. » [Gtntu, xi. 1 .)

On le voit, dans ce passage, les géants et les néphilim me sont pas même nommés; ce sont simplement les enfants des hommes qui mettent la main à l'œuvre. Mais cet orgueilleux édifice, à peu près terminé, dont les hait étages semblaient huit montagnes superposées, que les hommes avaient touIu élever, peut-être pour braver un nouveau déluge universel, a dû passer par la suite pour l'œuvre des géants. L'intention réelle ou hyperbolique de pousser ce monument jusqu'au ciel, les observations astrouomiques qu'on y fil par la suite, le premier temple idolatnque qui fut construit au sommet, ont suggéré l'idée d'une escalade contre le ciel eld une guerre contre Dieu. Ces paroles que Jéhova semble adresser à ses anges : Venez, dtictndons, ont fait croire qu'une armée était organisée dans les régions célestes pour repousser par la force les entreprises audacieuses de ces téméraires mortels. La dispersion des hommes a été traduite par la défaite des géants. Telle est, selon nous, l'origine de celle fable répandue parmi toutes les nations ; avec cette différence que les unes en oot fait l'objet d'un mythe fortuit el délimité, tandis qoe d'autres y ont vu la lutte éternelle du bon et du mauvais principe.

2. Ce ne sont pas seulement les peuples païens qui ont adopté la fable des géants; les juifs eux-mêmes ont étendu le texte sacré, et ont forgé des mythes ou au moins des apologues sur les données bibliques; on en trouve l'exposé, soit dans les livres rabbiuiqucs, soit surtout dans uu ancien livre

DlCTlOJN. DES ItELlOIONS. II.

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aliribué a Enoch. Voici en substance ce que rapporte ce dernier livre :

Or il arriva, lorsque les fils des hommes se furent multipliés en ces jours-là, qu'il leur naquit des filles belles et agréables. Les anges, fils des cieux, les virent, en furent épris, et se dirent entre eux : « Venez, choisissonsnous des épouses parmi les filles des hommes, et engendrons des fils » Ils prirent

donc des épouses, et, s'étant approchés

d'elles, ils leor apprirent la magie et d'autres sciences secrètes, la manière de préparer les simples et de tailler les arbres. Ces femmes donnèrent le jour à des géants dont la taille était de 300 coudées. Ces géants dévorèrent tout le fruit du travail des hommes, de telle sorte que ceux-ci ne trouvèrent plus de nourriture. Les géants se tournèrent contre les hommes, ils les dévorèrent, ainsi que les oiseaux, les bêtes sauvages, l^s reptiles et les poissons, el finirent par se dévorer entre eux et boire leur sang. Alors la terre porta

plainte contre les injustes Les saints

anges Micbael, Gabriel, Raphaël, Souryan et Ouryan regardèrent du haut du ciel, et virent des fleuves de sang qui coulaient sur la terre, el toutes les iniquités dont elle était couverte ; ils se dirent entre eux : « Les cris de la terre sont parvenus jusqu'à la port« du ciel, et maintenant, ô saints des cieux I les âmes des hommes se plaignent vers vous, disant : faites-noos rendre justice auprès du Très-Haut. » Alors les anges s'adressent au Seigneur leur roi, et le prient de venger le sang des justes qui a été répandu sur la terre. Dieu se détermine à faire périr la race des méchants par un déluge universel. 11 députe plusieurs de ses ançes, les uns à Noé pour lui annoncer le châtiment qui menace les enfants des hommes, et lui indiquer le moyen d'y échapper; les autres aux anges rebelles, pour leur découvrir le jugement

f)orlé contre eux. Gabriel est envoyé vers es géants. « Va, lui dit le Seigneur, va vers les trompeurs, Ters les réprouvés, vers les fils de fornication, et fais disparaître les lils de fornication, les fils des vigilauts du milien des hommes. Qu'ils sortent et qu'ils combattent les uns contre les autres; qu'ils

F Prissent massacrés; l'éternité des jours ne uira point pour eux. Us t'adresseront leurs prières ; mais bien que leurs pères espèrent la vie éternelle, on ne leur accordera même pas en échange 500 ans de vie mortelle. »

Plus loin nous voyons Enoch envoyé aux vigilants, pères des géants. « Ecoute, lui dit le Seigneur; ne crains rien, Enoch, homme juste, et scribe de justice ; approche avec confiance, et sois attentif à ma voix. Va et dis aux vigilants qui l'ont envoyé pour intercéder pour eux : C'était à vous à prier pour les hommes, el non aux hommes à prier pour vous. Pourquoi avez-vous abandonné le ciel élevé et saint, qui est depuis les siècles ? et pourquoi vous êtes - vous souillés avec les femmes filles des hommes? pourquoi avez-vous pris des épouses, comme le fout les fils de la terre, pour en avoir des enfauts qui soul deveuus des géants? Vous,

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spirituels, sainls. vivarl d l.t vie -les sièf m4 vous vous êtes vuillc- avec les femmes, cl vous avez ctiniii s les mêmes souillures, les tortues crimes que l" hommes, qui soul chair et an*,'. !.u\ sont m >rie s ; c es! pour cela que je lr r ai donné îles femmes, afin qu'ils eu ienl îles ciP'ants sur louie la terre. Mais viKis, vous av<-/ c'é créés dès le commencement, spirituels, v î v a lit dr la vie des siècles, et ne devant jamais mourir. C'est pourquoi je n»' von ai point don-o d'épouse-, puis iue vous étiez spirituels et h.ihitanl le.'.el. .Maintei mt le- geanlsqui sont nés de 1 i sprit et de la chair seront a 'pelés les mauvais rsprits sur la terre, et ils \ feront leur séjour. Les mauvais esprits s »nt sortis d»' leur chair; ils ont été créés d'en haut; leur c i •mmeuccmciit et leur sonrec viennent des sainls vigilants, léseront l'esprit mauvais sur la terre, et o • 1rs appellera h s esprits des mauvais; les «spriis du ciel habiter ni le ciel; 1rs esprits <lr i i terre, qui ont pi is naissance sur la terre, y hahilrront. Les esprii> des géants seront comme des nuées, qui opprimeront, corrompront, tomberont, combattront, briseront t«»ul sur l.i terne, et la couvriront »ie deuil. Ils ne pourront mander du ln»nirnl. et ils auront soi! ; iis se tiendront caches, et 1rs rsprits s'elrveronl contre 1rs li I s dt s hointnes et contre les le umes. parce qu'ils virulent d'eux. Ils périront tous |Usqu'ao jour du grand jugement qui sera consommé sur les vigilants et les impies »

.'{. Suivant l.i m\ tlndogie des (jrecs , tous ceux qu'avaient eilaule> le *'irl et la Terre étaient d'une grandeur el d'une force plus qii'hum line; mais ils et lient odieux au <ac| leur père , qu:, i mesure qu'ils l aissaient, les cachait dans les entrailles de leur nirre, ne leur laissait point voir le j »ur, t se lai- »;til un jeu de celle brutale v meure. La. Terreen gémissait cleti .-reliait ie douleur : !e ressentie. ent lui sup cra une vengeam e eg .lement adroite el cruche. Lors ; n'cl r eut lire de sou sein le fer el les mrlaux , elle en fil une faux ir ; iichanlr cl s'ouvrit a ses entants de son dessein. « Vous voyez, leur dit-elle, la conduite cruelle de votre p n- ; si vous voulez m' n croire, nous vengeions les outi-ages (jii il vous l'ait el le mettons hors d'étal de (eiirier s- > lr itrmrnls indunes. » La crainte iio.il ils riaient saisis ne leur permit pas do i rpondre ; mais le ruse Saturne, plus hardi <ue le:» aulrcs, lui répliqua : - Ma i (ère , je nie charge de l'exécution; ie ce. me Joui noire pere s>- rend coupable me dispense d'avoir pour lui tes <-enlimeuls d u lils.wl.a Terre saiislaiie l'a ,osîa d ins un lieu secret où il ne pouvait èirr aperçu , lui < ii; à la main la (aux tranchante qu'elle avait auuisée , et lui di 'u>age qu'il en nevad t«ir-.

e soir étant venu, lr Ciei répandit sur l'uni* vers les lenél' e-. de la nuit , el lorsqu'il tend. îil pour s'appocher de s<>n <» muse, Si turue, d'une ni. un hardie, mutila s oi p> re , el jota bien loin derrière lui !e membre tranche. Mais '!»• sang du (,iel ne pouvait cesser d'être lecond : autant il en tomba de gouttes

•S RELIGIONS. 'T

sur la terre, autnnt il en sortit Je nouveaux êtres. De là sont nés les terribles Furies, U\ géants armés et exerces à la guerre, et le» nymphes qui errent sur la terre soas le nom de Melies.

Les géants avaient une taille monslrueose et une force proportionnée, un regard Ijrouche et effrayant , de longs cheveux, une grande barbe , des jambes el des pie Is k serpents, et, quelques-uns, cent liras e: cinquante têtes. Jupiter les appela à son secours dans la puerre qu'il eut à livrer aux Tilan> autres enfants du Ciel, et, avec leur aide, il remporta la victoire. Ce succès les rendit odacieux : ils résolurent ie faire la guerre aux dieux pour leur propre compte, et de détrôner Jupiter ; pour y réussir, ils blasèrent Ossa sur le mont Pélion , et rOlymje sur Ossa, d'où ils essayèrent d'escalader le ciel , lançant contre les dieux des chêne* rt des arbres enflammés, la lave des volcans, d des rochers dont les uns tombant dan* h mer devenaient des îles, et les autres retombant sur la terre formaient des raon^ne». Les plus redoutables d'entre eux étaient hv plivrion et Alcionée. Jupiter, effrayé au vue de si redoutables ennemis, appelait! dieux à sa défense: mais ils furent imto»sauts à le se courir; quelques-uns uiéute ont avancé qu'ils s'enluirent tous en Egypte. «i la peur h s fit cacher sous la forme de duV rents animaux, d'où l'iconolâtrie égyptienne. — Un ancien oracle avait prononcé qu' c« peanls seraient invincibles, et qu'aucun Je» dieux ne pourrait leur (Mer la vie. à t:ioiu> qu'ils n'appelassent un mortel à leur soeur tupiler, avant défendu à l'Aurore, à la I ur<f et au Soleil d'annoncer ses desseins. reuH-t à tromper la vigilance de la Terre qoi cherchait à soutenir ses enfants, el, par l'atiito Minerve, lit venir Hercule pour comb.Ure avec lui. Porphyrion .ittaqua à la fois Herrole et Ju ion : celle-ci allait succomber, lorgne Hercule à coups de flèches, el Jupiter ater** foudres, lui nièrent la vie. Ephialle etOltm» son frère, tous deux surnommés lesAloïJ'». el qu'on dit être fils *e Neptune et d'Iphine- < ie.fcmmedu péanl Aloée, s'attaquèrent wrloui au dieu Mar . ; mai- le premier eut I'*' pauehr crevé par les traits d'A[iollon , etb droit par \< s llèches d'Hercule. Euryle attaqua ce héros fut tué avec une br.-inrfce h chêne, pendant qu'Hercule, ou plulotV»!

cain, terrassa Clytius avec une masse > fr rouge. Fncel ide voy int les dieux victorien prenait la fuite; mais Minerve Parréla.* lui ojiposant l'île de Sicile. P(dyl>otès, ;«ur suivi par Neptune, el fuyant à traders If» Ilots de celte île, arriva à l'île de Cos: m » Nrptune ayant arraché une partie de ilr , en co'rvril le corps de ce ; é int. et <hh vint l ile de Nisyros. Minerve, de son o)ie. ayant vaincu le éanl Pallas . l'ècorcba s'arma de sa peau et porta son non. Vtfcure, (ouvert du casque de Pluloo.lu»* peanl Hij polyle ; el Diane, le géant o'*1"1 • Agrius et i Paon périrent de la main ^ Parques. On cite encore Tityus et le r«i^ table Typhon , qui seul , dit Homère,

r, GEL

tluide peine aux dieux que tous les autres miiIs ensemble. Cependant, suivant d'aures anciens auteurs , Typhon n'était point u nombrtt des géants. C'est après cette vie* jir? signalée que les dieuv décernèrent a upiter l'empire de l'univers , et que celui-ci m distribua les divers emplois qu'ils codrnèreiit par la suj(e«

i. Pi -or les géants de la mythologie hinooe, Voyez Solra , AsounAS, Baratte-

TNT DK LA MKR, CtC.

(iÊAOQUE. Les grecs appelaient 71*9/0,-, .^o/»î, •/ou/ii%oç ou yanoO^of , le dieu tuléitre d'un pays ; on donnait particulièrement e onm à Neptune, parce qu'il environne la erre (ë tv/ 7*v w.t^wv). Ce dieu avait sous e nom un temple près de Thérapné eu La- >Die.

GÉBÉLEIZIS , divinité des anciens Gètes , <ul-étre la même qui» Zamolxis. Ce nom urait venir de deux noms lithuaniens, gyra x try$i$t et signifier celui qui donne le

liÉFIONÉ, déesse vierge de la mythologie nndioave; c'est la Diane des peuples du ioH ; elle prend à son service, après leur »rt, les filles chastes et pures.

GÉHENNE, mot employé dans l'Ecriture •»i»lc pour désigner le feu de l'enfer ; il i tmrni à la langue française 1rs mois ht, gêner, etc. En voici l'origine : Il y avait a sud-est de la ville de Jérusalem une valfe appelée la vallée des enfants d'Hennom, u simplement la vallée d'Hennom, en héniu Gui-Hinnom , du nom de son ancien ropriéfaire. Du temps que cette ville appareil aux Jébuséens, c'était là que l'on ofii( dps enfants à Mo loch, en les faisant rôr, •très horribles sacrifices avaient encore e renouvelés par les Israélites mêmes, ^qu'ils tombèrent dans l'idolâtrie; touteus il arrivait fréquemment qu'on secoulen* lit de faire passer ces enfants par les flamwi comme pour les consacrer à Moloch.

uor mettre fin à ces pratiques cruelles ou vperslilieuses, le roi Josias détruisit ce lieu. 1 if profana en le faisant servir de cloaque, lais le souvenir des sacrifiées sanglants iuon avait offerts en ce lieu, du feu qu'on y fai' entretenu sans doute journellement , « horribles clameurs arrachées aux vicropspar la souffrance, et lies vociférations grandes encore poussées par les spec- H'ors pour étouffer la voix de ceux qui jaienl immolés, donna aux Juifs l'occasion employer le mot Gué-Hinnom ou géhenne ot>r exprimer les supplices de l'enfer.

GfcLASIE.mot qui signifie en grec, m, C'est le nom d'une des Grâces , d'après n ancien monument où elle est nommée ?ec Lécoris et Comasie. Cependant elles W nommées presque partout ailleurs •glaé, Thalie et Éunhrosyne.

GEUSINOS, ou GELASIOS, dieu des ris 1 de la joie.

GÊL09COP1K, espèce de divination que 4 <irm (iraient du rire; ils prétendaient

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