‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 298 sur 365 · GEO · texte numérisé non relu

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d'armes blanche, la croix ronge pleine ; l'éeu de leurs armes était d'argent à croix de gueules. Frédéric voulut que cet ordre fut gouverné par un grand maître, élu par les chevaliers du consentement du chef de la maison d'Autriche, et qu'il fût composé de chevaliers et de prêtres soumis à un prévôt dépendant lui-même du grand maître. Il ordonna aussi qu'ils feraient vœu d'obéissance et de chasteté, mais non de pauvreté, et il voulut que leurs biens meubles ou immeu- Mes appartinssent a l'ordre après leur mort. Il donna au premier grand maître le titre de

firince, et lt i promit pour lui et pour les siens a ville et abbaye de Millestadt en Carinthie, où l'on fonda "aossi un collège de chanoines réguliers de Saint-Augustin, sous li direction de l'évéque qui devait être choisi de leur corps.

En 1 M)3, Jean Sibcnhirter, alors grand maître, donna un nouveau lustre à l'ordre, en instituant une confrérie de Saint-Georges, où toutes sortes de personnes étaient reeues les unes pour combattre les Turcs, les autres pour contribuer à la construction du fort. L'empereur Maximilien 1" approuva cetto confrérie, et le pape Alexandre VI, non content de la confirmer en 1-V9V, voulut s'y faire inscrire. Les chevaliers qui en étaient les chefs, au lieu d'une croix rouge qu lls portaient sur leurs soalnnes, prirent une croix d'or avec la permission de l'empereur, qui leur don a aussi le droit de porter une couronne et un cercla d'or à leur chapeau ou à leur bonnet, avec le titre de chevaliers couronnés, et voulut qu'ils précédassent tous les autres chevaliers.

Une inslitu ton si magnifique subsista peu. Dans les guerres delà réforme, an xvr siècle, les princes s'emparèrent des biens de l'ordre ; il n'en restait plus en 15**8 que la maison de Millestadt; elle fut donnée aux jésuites par l'empereur Ferdinand II.

GEORGE DE GfiNES (Chevaliers drSaint»), ordre militaire fondé dans la république de Gônen. Les chevaliers portaient à le r cou une chaîne d'or à laquelle pendait une croix d'or émaillée de rouge : sur leurs manteaux, elle était en broderie. Mais comme les auteurs qui ont écrit l'histoire de Gênes ne fout aucune mention de cet ordre, il y a lieu de douter de son existence : ce qui est certain, c'est que la république regardait saint Georges comme son patron.

GEORGE DK KOUGEMONT (Coxfhémr de Salut-), confrérie de nobles , instituée en 1390, dans le comté de Rourgogne, par Philibert de Miolans. Ce gentilhomme ayant élevé une chapelle en l'honneur de saint George, aoprès de l'église paroissiale de Rougemonl, dont il était seigneur en partie, y fit transférer les reliques du saint qu'il a* ail avortées du Levant. Il fonda quelques services cl offices, auxquels d'autre* gentilshommes s'engagèrent à assister. Il eur plut eu même temps de faire quelques règlements pour leurs assemblées, et de former une confrérie dont le fondateur même fut le chef, avec le titre de bâtonnier. Dans une assemblée tenue

DICTIONNAIRE DKS RELIC.lONS.

on 14.85. un statua que chaque confrère aurait rang selon l'ordre de sa réception dans la confrérie , sans égard aux dignités dont quelques-uns pourraient être revêtus. Lorsqu'un confrère était mort, les autres devaient porter son corps à l'église, ou au moins l'accompagner à son enterrement. Le nombre des membres, qui originairement ne devait être que de 50, fut porté jusqu'à 107 en 150'*. Il fallait faire preuve de noblesse pour y être agrégé. En loti!), on donna au bâtonnier le litre de gouverneur, et l'on slalua que les frères feraient serment «le vivre et de mourir dans la religion catholique.

GEORGE EN ARAGON (Chevaliers de Saint-), ordre de chevalerie institué, en 1201, par dom Pèdre, roi d'Aragon, sous le nom de Chevaliers de Sainl-Geortje d'Alfama. L'antipape Renoil , reconnu en Aragon pour pontife légitime, incorpora cet ordre à celui de Montéra.

GEORGE IN ALGA (Chanoines réguliers i»k Saint-), ordre dechanoines séculiers, fondé à Venise par l'autorité du pape Roui face 1\, l'an H0V. Barthélt mi Colonna, romain, qui prêcha en 1300, à Padoue et dans quelques autres villes de l'Etal de Venise, donna li u a celle congrégation par la conversion d'Antoiuc Corrario, depuis cardinal, neveu du pape Grégoire XII. Gabriel Comlelmeri, ensuite souverain pontife sous le nom d'Eugène IV, cl Laurent Juslinien, depuis patriarche de Venise, en furent les instituteurs. Les chanoines portaient la soutane blanche, et par-desus une robe ou chappe de couleur bleue ou azur, avec le capuchon sur les épaules. Le pape Pie V les obligea, l'an 1570, de f.tire profession, et leur permit néanmoins de garder le nom de chanoines séculiers, pour qu'ils pussent avoir le pas sur les religieux. Le monastère chef-d'ordre était à Venise, et il y avait douze autres maisons en Italie. Mais leur conduite devint enfin si scandaleuse, que Clément IX les supprima en 1068, et donna leurs biens à la république.

GÉOSCOPIE, divination tirée de l'observation de la nature et des qualités du sol.

GERARES, u\ GÊRÈRES (en grec •j-.yt.yA, c'est- à-dire les vénérables), prêtresses "athéniennes qui présidaient à la célébration des R:icchanales. Ou donnait encore ce nom aux quatorze Athéniennes qui assistaient la reine des sacrifices dans les fonctions sacrées.

GERDA, déesse de la mythologie Scandinave, fille du géant Vmer el épouse du dieu Frey.

GERÉAH. Parmi les esprits il y en a neuf dont les Singalais font dépendre leur fortune et leur bien-être, ce sont les tiérrnh*% soumis aux influences des planètes. Ils sont persuadés que s'ils ont le bonheur de se rendre ces divinités favorables, il n'y a aucun obstacle qui puisse s'opposer à leur fortune, et que tous les biens viendront se répandre dans leurs maisons. Ceux qui veulent mériter leur protection, pétrissent de l'argile, el en forment autant de petites sta-

tuer qu'il y a de génies malfaisants d^.a >l% redoutent le courroux. Ils donnent à m statuettes une figure hideuse, les bar.

bouillent de diverses couleurs, et leur foui pendant la nuit des offrandes consistant en différents mets servis devant elle». La cérémonie est accompagnée de danses io son du tambour, qui durent jusqu'au \e\tt du soleil. Alors ils jettent ces statues sur 1m grands chemins, el abandonnent aux pauvres les mets qui leur ont élé présentés.

GÉRÉON, oi GÉKION (Chevaliers orS-.

ordre militaire fondé en Palestine par l'empereur Frédéric Barberousse, selon l'opinion commune. Les seuls gentilshommes allemands étaient reçus au nombre des chevaliers, et ils étaient, dit-on, sous la rèslede saint Augustin. Ils portaient l'habit blanc avec la croix de sable pleine. On n'est p» bien d'accord à ce su tel. Les uns donnent* ces chevaliers pour marque de la ditrniti- de leur ordre, une croix patriarcale d'air n t. posée sur trois montagnes de sinoptt et champ de gueules. D'aulres, qui seermi aussi bien informés que les premiers, prétendent qu'ils avaient sur un babil Nam une croix noire en broderie, sur trois nob- (agnes de sinople ; et d'autres leur donnm encore une croix différente. On ne sait pu même au juste quelle était la règle imposée aux chevaliers, si c'élait celle de saint Basile, qui était si commune en Orient, ousiU étaient soumis ù celle de saint Augustin, comme l'a avancé Favin.

GERESTIES, fêles célébrées à Céresle ville d'Eubée, en l'honneur de Neptune, ou ce dieu avait un temple.

GERGITHIOS, surnom d'Apollon, pris de la ville d<- Gergis en Troade, où était née la huitième sibylle, laquelle était enterrée datu le temple d'Apollon. De là les Gergitbiw mettaient sur leurs médailles la figure deii sibylle accompagnée d'un sphinx.

GERIS, oc GERYS , nom d'nne divînne qu'Hésyehius croit la même que Cérèsooli Terre.

GER MANES, secte de philosophes indiens Les plus considérés d'entre eux, selon Stnhon, étaient les Hylobiens, ainsi nonm* ( ;>./,, sylva,el , ' vita, sylvicolœ), de ce qu ; habitaient dans les bois, où ils vi» aient c fruits sauvages, n'ayant d'autres babils q" ceux qu'ils se faisaient avec des écort* d'arbres, el s'abstenant de l'usage du vis e du mariage. Lorsque les rois les consultaient sur quelque chose, ils leur envoyaient l«f réponse par des messagers. Ceux à qui 00 rendait de plus grands honneurs après h habitants des forêts étaient les médecins, comme s 'appliquant à être utiles aux boom*' Ces derniers, bieu qu'ils vécussent avec îw galile, ne menaient pas cependant une uâussi austère que les premiers. On leur attribuait, entre autres choses, la vertu dere« dre féconds les hommes et les femme*. H ! en avait d'autres qui passaient pour des vins, pour des enchanteurs el pour être trèshabiles en certaines pratiques; ceuwi tf*

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