‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 299 sur 365 · K GER · texte numérisé non relu

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aient de ville en ville et de village en vil— i*e. Enfin, il y en avait d'autres qui. moios tarages que ceux des classes précédentes, ooimooiqaaient plus facilement avec les ouïmes, et ne dédaignaient pas même de teeroir des femmes au nombre de leurs ijciples.

Ces Germanes ou Garmanes ne sont auys qoe les Sratnana$, iamanéent, ou Ghataos de l'Inde, que nous appelons commutaient bonzes. Tout ce que rapporte Strajq a leur sujet est encore très-exact , et ouve aujourd'hui même son application int un grand nombre d'ordres religieux irmi les bouddhistes et les br.ihmanisles.

GERNINGAR , opération magique , emloyée par les anciens Finnois, soil pour etooeerter l'ennemi au milieu des comals, soit pour exciter sur terre des orages , Sade mettre une armée en déroule, ou sur er des tempêtes oui Gssent périr des flottes ilières.

GÊRONTHRÉES, fête qui était célébrée ai les ans dans une des lies Sporadcs, en îoonenrde Mars, par les Géronthréens. Ce en avait chez eux un temple célèbre, où ■était permis à aucune femme de pénéwduranl la solennité

GfcROPARI, chef des Ouiaoupias ou mauis sénies chez les Tupinambas, peuple de loerique du Sad.

GERSÉNIE, divinité Scandinave, fille de eya et sœur de Nossa.

GERYNTHIOS , nom d'Apollon chez les traces.

GÉRYON, 61s de Chrvsaor et de Gallirhoé, plus fort de tous les hommes, et roi d*Eriye, suivant Hésiode, ou d'Epirc, suivant icharl, qui a suivi d'autres auteurs ansb. Les poètes en ont fait un géant a trois rps.qui avait, pour garder ses troupeaux, i chien à deux têtes et un dragon â sept, i défaite de ce géant et l'enlèvement de ^es ropeaiix fut le dixième travail imposé à ïrcule, qui en effet tua Géryon et ses détours, et s'empara de ses bœufs. On croit " ce Géryon, vaincu par Hercule, était ' roi de la Bétique ; ses trois corps pour- •>nt être ou trois puissantes armées, ou »'* provinces, ou enfin trois fils que leur «00 n'aurait pas garantis de leur perle, •rcule ayant pénétré en Espagne appela trois enfants de Chrysaor en combat siulier, les vainquit et leur ôta la vie. Il condensai te toute la péninsule et emmena

* fameux troupeaux de bœufs et de vaches il il avait envié la possession. Etant ar- 'é chez un roi du pays, homme recommdable par sa piété et son équité, il en çut de grands honneurs, et en récompense iBt présent d'une partie de ses vaches. Le

• consacra aussilôt à Hercule le troupeau i'iI venait de lui donner, el depuis il lui crifia, tous les ans, le plus beau taureau lien provenait. On conserva, pendant plu- "Jri siècles, en Espagne, la race do ces >ui*au* consacres a Hercule.

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D'autres allégoristes ont cru reconnaître, dans le triple corps de Géryon, la triple propriété de la fondre qui perce, brûle el écrase.

GÉRYS, divinité qu'Hésychius dit être la même qu'Acbero, Opis, Hellé, la Terre et Cérès. Il est certain que son nom est presque homophone à celui de Cérès.

GEYA, un des livres sacrés des bouddhistes du Népal. Les Geyas sont des ouvrages en langage mesuré, contenant les louanges des Bouddhas et des Bodhisaiwas.

GHAIBlYfiS, sectaires musulmans qui croient à un Dieu créateur, mais qui a cessé d'exister après avoir tiré du néant l'univers.^ Ils disent qoe Dieu, après avoir créé la terre, l'homme et les animaux . et avoir réglé et dirigé toutes choses, s'est envolédans les airs, où son âme, son intelligence s'est évanouie et a disparu, laissant le monde tel qu'il l'avait fait. Les Ghaibiyés tirent leur nom du mot arabe ghmb, absence, chose cachée.

GHANTA-K ARNA , un des dieux de la mythologie hindoue; c'est un des serviteurs de Siva, et comme il est représenté dans les Pouranas sous la figure d'un jeune homme d'une rare beauté; il est invoqué contre les accidents ou les maladies qui pourraient dé* figurer le visage. On l'adore, dans le Bengale, sous la figure d'une cruche; el on a institue en son honneur une fêle qui arrive le 29 phalgoun (15 mars). Le but de la cérémonie est exprimé dans cette prière qu'on lui adresse, en présentant à la cruche des fruits et des fleurs : « O Ghanta-Karna 1 toi qui guéris les maladies, préserve - moi de la crainte des affections cutanées. *

GHASANIYÉS, sectaires musulmans, disciples de Ghasan de Cufa. Ils disent que la foi consiste non-seulement dans la connaissance de Dieu, mais aussi dans celle de Mahomet son prophète ; que la foi ne crott et ne décroît point; que l'ignorance des préceptes positifs ne constitue pas encore l'infidélité.

GHÉ, la Terre, divinité des anciens Grecs. Voy. Gé.

GHELLOUNG, nom des Chamans, ou prêtres bouddhistes, chez les Kalmouks; ils appartiennent à la première classe; ceux de la classe moyenne s'appellent gh4t-xull,ei ceux de la classe inférieure, mandcki. Les Ghelloungs reçoivent leur investiture du lama ou ponlife, el ils pavent plus ou moins, selon leurs moyens de fortune lors de leur nomination. Les lois du lama imposent aux nouveaux reçus, dès qu'ils ont été consacrés, le devoir de se promener pendant la nuit suivante autour de la Khouroull ou maison di s

(>rétres ; ils font cette procession nu-pieds, a tête rasée cl découverle, les yeux baissés vers la terre, faisant rouler entre leurs doigts les 108 grains de leur chapelet. Ils portent ordinairement un habit rouge; mais, les jours de cérémonie, ils ont par-dessus une

Sièce de soie jaune plissée en une multitude e pelils plis parallèles, qui pend depuis les épaules jusqu'aux talons, couvre le bras gauche, et laisse le bras droit à découvert;

IHCIMONNAIKK DES ItRMGIONS.

leur téte est coiffée d'un bonnet de peau de renard. Itenj.'i min Hergmanu assure qu'il n'existe pas dans le monde des {je us a;>ssi oisifs que les prêtres kalmouks, surtout « eux de la clas*e des (ihollonims; ils se rrpost'iil sur les préires du second ram: el sur d'autres Tartares, du soin de leurs troupeaux , de leur table et de leurs habits, el ne songent absolument qua boire, à manger el à dormir. Les jours de fêle, ou, c>>:nme les Tartares les appellent, lis bons jours, donnent à ces prêtres ois ils une espèce «l'occupation, qui consiste à réciter tour.'i tour des prières, el à exécuter aver des trompette», des chalumeaux el «les < ymh îles une musique trèspeu harmonieuse. Leur foi les oblige au < élihat ; plusieurs cependant sont maries , mais oii les regarde co ;.me des gens peu ediliants.

GIIHT, formule des lettres de divorce chez les Juifs. Y <>y l)ivon»;i; , u. I.

(îHbl I -ZLLL, prêtres de la seconde cl isse chez les Kalmoiik»; ils ont le pas sur les Mamlr.hi , et le cedem ;ux (ihellounus. Ils sont comme les serviteurs de n s derniers.

(îHIAOrK. Ce mot qui se trouve fréqu mmenl dans les anciens voyageurs en Orient, routine une dénominalina applujuée par les Titres aux chrétiens, est le mol persan rjutbre, infidèle, ou a.lorateur du l'eu, (l'est un terme injurieux dont les musulmans gratifient largement, non-seuleinenl les sectateurs de 1", j n ■ cienne religion persane, mais les infidèles ci les idolâtres, et spécialement le- chrétiens, (le mol se trouve encore érril cl prononcé ijheltr , ghiabet , gober , gaver , gaw et ijhaour, etc.

(11! \ TC TN, dieu des bouddhistes du Tibet, le même que Indra, dieu du ciel, chez les Imlous.

GHIIINNO GHIO-SA, fondateur de l'ordre des Yama-bot.si . ou solitaires nionlagnaris, dans le Japon. Il parut d .ns le vu siècle de 1ère chrétienne. Ou ignore les parti ttlariies de sa v ic : tout ce que l'on ^.iil, c'est qu il embrassa le premier celte ve austère, et qu'il passa ses jours dans les li"ii\ désert» et sauvages. Il eut un gra: d nombre de disci-les qui imitèrent sou genre de vie. lot/, Ywiabotsi.

C-HILliOUL (en hébreu SvS-, révolution 1. Le.*; Juifs appellent ainsi le roulcmrnt des morts à la fin du monde. Plusieurs rabbins on| cru que ceux de leur nation, qui mour lent parmi les gentils i l eiaient ainsi in humes dans une I rre polluée, ne pourraient ressusciter au jour ou jusement qu'au o oyen de ce roulement des cul. ivres; c'est-à-dire, que Dieu pr.ili | uera exprès pour eux îleconduits ctroi's ei souleiraius. par lesqurls leurs corps rouleront jusque dans la terre sainte, où ils sortiront de la terri-. C'est pour s'éviter ce désagrément utiles leur mort, qu'on vojaii autrefois un certain nombre Je Juifs faire dans leur vieill s-c te \o>. at;- a* t pays de leurs mee res, afin I y mouri; ; . Les partisans de ce sentiment l'appuient sur ces

paroles d'MzécbieLch. xxxvn, v. 13: Uj.

que j'aura: ouvert vos lombeaui, qu. ji » w aurai retirés de vos sépulcres, et que j<- w.Qt aurai inlroduits dans votre pay*. je mi>iir,j mon e»prit en vous, el vous swrn. cA n'est d ne que là . ajoulenl-ils , que IV w pourra se réunir au corps. Le rabbin Uat.j Kimkhi di' que les opinions sont parla» n au sup I ic ceux qui meurent hors do \m d'Israël : les uns pensent qu'ils sortiront* terre au lieu même où ils seront inhumes;* le» auircs croient que les cadavre ».wt roulés comme des tonneaux dans des r«vr. nés souterraines, jusqu'au - de»sois >!<• lj montagne îles Oliviers où ils ressusciter, 2. (ihitgoul se prend encore pour meteo psy«ose ou Irausmigr lion <!es ànies.Owl. ques Juifs ont adopté celle opinion, san>Hr pour cela regardés comme hérétique* par leurs coreligionnaires. Ils prelendettllroii rr la preuve 'le leur syslème dans qiieqwi passages de l'Ecriture, la plupart brct k l'Kct lesiasle et du livre de Job.

(illlO-DZOL-TLN-O . ces! à-dire l'iv gusle du ciel a tèle de bœuf; nom d'un dirn japonais, appelé aussi Gfii-tron. On voilp» loin son inaiie imprimée el collée Mr la portes des maisons du peuple ; les Japonw croient que ce dieu préserve de toulesort de maladies, el principalement les enCinb 4e la petite vérole. Voy. (im-\vox.

CHl-WON, dieu des Japonais, le méw <jiic (îhio-dzou-ten-o , ou Go-dsu-ttn-o. Il est pour le peuple le principal objet de b fêle annuelle qui se célèbre le septième joaf de la septième lune, correspondant à no n mois d'août. Dans tous les carrefours de U ville, on dresse des théâtres où, dès le point du jour, le peuple accourt en foule, ehaem lâchant d'être des premiers, afin d'être b««i placé. La cérémonie commence par une procession, à la tèlede laquelle s'avancent <|uib« ou vingt chars, lires chacun pariOhom'i e*.?f représentant un corps de métier. Ces char, couverts d'étoffes de soie, sont remptu / jeunes garçons, dont les uns ehaiiten'.elir» autres jouent des instruments; viennent suilc d'autres chars couverts des mêmes fes, où sonl reproduites les belles unions^ héros japonais. Tous ces chars sonl trai* lentement, el passent devant le leraple cv sacré au dieu dont on fait In fête. Sur le »rr, on en lire deux riches^ litières , dans i n»* desquelles est ce dieu, eî dans l'autre m eu bine. Les porteurs du premier chancetNcomme s'ils ployaienl sous le faix , ctoti»i par là rendre l'idole plus vénérable. O0*^1* temps après parait la litière de la <lef<"> femme légitime de Ghi-won. Aussitôt qu'*^ est sortie du temple, et qu'on a feint d<* IV vertir que son époux et la favorite la nouent voir, ses porteurs courent d'un a» rf côté, affectant tous les transports que II Jalousie peut ciuser. Le peuple, ému d' grimaces, blâme le dieu, plainl la déesse, la pce à genoux de ne point troubler ^ ei s, en prenant garde de trop près J 11 conduite de sou mari, et d'oublier •«• ioj®-

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ces. Là déesse parait s'adoucir : le peuple n lémoipne s i |oio, el c'est tin signal pour ;s porteurs de dhi-won et de sa favorite , t joindre la litière de l'épouse, et de rentrer ns mble au leniple; ce qui termine la féle. -Iro/. d'autres détails sur la même fête, aux

rlicki SlTS SBK, SlTSI-GWATS.

liHOLAT, oo tinotLAT, c'est-à-dire les ijagérés; secte musulmane, dont le zèle npie ennoblissait les imams, descendants 'Ali, de* attributs de la Divinité. Cette secte itrivagante, qui faisait de Dieu tin être orporel, avait dû sa naissance à la vénéraon superstitieuse d'Abdalla , fils de Saba, lif d'origine, converti à l'islamisme, pour Ji, gendre et cousin de Mahonv-t. Elle prit ? grands accr<>is.icmenls cl se subdivisa en 8 r.inches, dont toutes se réunirent pour if fier leur imam. Ces insensés soutenaient », bien qu'il eût quitté la terre, il n'avait *int6té soumis à la morl, el qu'il rep.ir.il- -âii un jour, porté sur un nuage resplendisjnî, pour faire régner la justice et pour ré- >rmer les abus. Ils établissaient, comme une éri'é <!e fait , que Dieu avait souvent aparu «nus la forme humaine, et que c'était •msrpvuiic qu'il venait dicter ses lois et :4iwfester sa volonté; el comme, depuis le t phèle, aucun être n'a paru sur la terre

m parfait qu'Ali , on ne peut, disent-ils, Moquer en doute que Dieu ne se soit déguisé •ni sa forme ; et c'est en ce sens qu'ils alibuaient à cet imam et à ses descendants ts propriétés divines. Plusieurs de ces héré-

iuesse glorifiaient, pour prix de leur foi, t participer à la dignité divine do leurs nams. l'n certain Bastami ne parlait jamais elui sans dire : touanye soil à moi ! Vn de m (aoatlqùes fut condamné à morl pour Toinlh ; Je suis la vérité. Celle éxtrava- •mee fit de si grands progrès, que des homgrossiers aspirèrent à la gloire d'être i*« .plusieurs renoncèrent au travail pour

* livrer à des exercices bizarres, à des joû- *»et à des austérités meurtrières pour pui'*r leor âme, et Irt rendre le sanctuaire de a Unioilé. Quelques imams ont favorisé ce Idi't; el, non contents de tolérer qu'on les tfiipour Dieu même, ils ont encore eu l'imr"t'' t<e soutenir qu'ils jouissaient dé cette ^^rogalivo. Les 18 sectes, oui partagent « 'diolals, sont les Sabniyés, les Katniliyés, *» Bèijmiyéi , les Moghatriyés, les Djena- "/'», les Mansouriyés , les Khatnbiyes, les ,llnr*t>lyri, les Heschamiyés, les Zéraryés, fs Uunisiyés, les Scheiianiyés , les Rcza- J»^ , les Moftittadhiyé*, les Bê-Uvyét , les '•'«•nyi , lei hhakiyc't et les Ismaéliens.

ce que chacune de ces sectes avait '''('«ir iculicr à leurs articles respectifs.

'•HOUABIYÉS , cest-à-dirc partisans du "rluau; sectaires musulmans de la grande •■'anche de» r.holats ; il- disent que Mahomet re^fiuhla à Ali, comme un corbeau à un

"'fe, de sor ie que Gabriel portant le mes-

* f «le Dieu à Ali, se trompa en le délivrant «Mahomet. Ils tiennent l iai e< l'autre pour Jj"4 ™M!U\, mais Ali pour le plus excelle t. vuclqucj.u^ a/euirc eUA reconnaissent cinq

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