GIL
dieux: Mahomet, Ali, son gendre, Fmima.sa fille, et Hasan et Hoséin, ses petits-fils ; ils ne prononcent cependant pas le nom de Fatima, pour ne pas compromettre la Divinité par une terminaison féminine.
GHOSL, ou GHOUSL. Les musulmans appellent de ce nom la lotion générale de tout le corps, qui doit avoir lieu lorsqu'on a contracté une souillure majeure ; ce qui a lieu par l'acte conjugal, par les infirmités périodiques du sexe, par les couches , par des pollutions nocturnes. En ces occasions, on est obligé, avant de s'adonner à la prière, do recourir à la lotion appelée yhosl ; on doit encore la faire \?s vendredis, et les deux fêtes du Beyram, avant la prière publique, lorsqu'on se dispose à faire le pèlerinage do la, Mecque. Le yhoU consiste à se rincer la bouche, les narines, les oreilles, et à se bien laver et frotter tout le corps, à dénouer même les tresses de ses cheveux, afin que l'eau puisse bien pénétrer parlout ; il faut renouveler ces pratiques jusqu'à trois fois. On doit aussi pratiquer cette lotion sur les cadavres des morts avant de les ensevelir. A cet effet, on prend de l'eau très-limpide et surtout inodore, que l'on fait chauffer; quand elle est bien chaude, on y délaie du camphre, des essences et des aromates. Cela fait, on entoure d'un ri ieau l'endroit destiné pour la lotion, qu'on doit avoir choisi dans la partie la plus reculée de la maisou; puis on étend le cadavre sur une banquette, et l'opération commence. On est tenu d'y procéder avec la plus grande précaution : on va même jusqu'à presser les intestins, pour lâcher d'en faire sortir les matières qui auraient pu y séjourner. Ces devoirs sont rendus aux déluub par des personnes du même sexe.
Dans (oule autre circonstance, on se contente, avant la prière, de l'ablution partielle de certaines parties du corps. Voy. Abobst.
GHOUL , mauvais génie ou démon des Arabes. Les Gnouls correspondent assez bien à ce que nous nommons Empuses , Ogres , Vampires ; ils passent pour déterrer les cadavres dans les cimetière*, afin de se nourrir dè leurs chairs.
GUOULl-BlNBAN. Les Afghans croient que les déserts de leur pays *ont habités par des démons, qu'ils appellent Ghouli- Biiibun, esprits de la solitude. Ils qualifient souvent la férocité d'une tribu , en disant qu'elle est sauvage comme le démon du désert.
G1CUTÉLIENS, secte allemande qui lire son nom de Jean George Gichlel, né à Kalisbonne, en 1038. Voyez Fhrres ANGÉLI- QUES.
GILBERTINS, ordre de religieux, ainsi nommés de leur fondateur Gilbert, qui institua cet ordre, l'an dans le Lincolnsbire, province maritime d'Angleterre. On n'y recevait que des gens qui eussent été mariés. Le fondateur avait bâti deux monastères couligus, mais séparés néanmoins par do hautes muraille*, l'un pour les hommes et l'autre pour les femmes. Celles-ci suivaient
la règle do saint Benoît, et les hommes, telle des chanoines réguliers de saint Augustin ; mais il avait ajouté à Tune et à l'autre quelques nouvelles constitutions. Cet ordre, approuvé par le pape Eugène III, fut aboli, avec plusieurs autres, sous le règne d'Henri VIN.
GILROG, dieu bienfaisant des anciens Slaves, considéré comme le protecteur de l'humanilé, el le dispensateur de tous les Mens. On le représentait la téle surmontée de deux ailes, le visage ensanglanté et couvert de mouches qui se repaissaient «le son sang, par allusion, sans doute, à son amour pour les créatures auxquelles il était toujours prêt à dévouer son existence. On l'appelait aussi Bel-boij% le dieu blanc. Voyez Hkl-koi;.
GIMLE, la plus belle des villes du réleste empire, dans la mythologie Scandinave; elle a été bâtie par les douze Ases, ou dieux principaux,à l'extrémité du ciel, vers le midi. On lui donne encore les noms de Simte et <lc Vingolf. Le mot rïmi/Vest corrélalil du teutonique flimmel, flimlt, qui signifie le ciel. Voici ce que nous lisons au *ujel «le cette cité des dieux, dans l'Ed ia : « On nous a ditqu'il y a, vers le midi, un autre ciel plus élevé que cclui-ri, et qui- l'on nomme hleu-rlair, et audessus de celui-là est un troisième ciel plus élevé encore, appelé h »v/s/r,*dans lequel nous croyons que doit èi re ia ville de G i mie... ; celte ville est plus brillante «juc le soleil même, et subsistera encore après la destruction du ciel et de la lerr<\ Les hommes bons cl intègres y hah tcmnl pendant tous les âges... ; mais, pour le présent, il n'y a que les génies lumineux qui y demeurent. «
GINl.RAS, or GINGRIS, nom phénicien d'Adonis. De la le nom «!«• la (lint/rr, flûte phénicienne, qui rendait un son fort lu . ubre, et dont on se servait p ur accompagner les pleurs et les gémissements «|ui retenti usaient de tous colés, à la féle d'Adonis.
GINNLNGAC AT, nom de l'abime ténébreux du néant dans la mythologie Scandinave.
GIOERNINCA \ LDUR. Les Islandais appellent ainsi le don magique d'exciter des orages et des t«'mpèles, et de faire périr en mer les barques et les bâtiments ; g< nrc de superslilion qui apparient autant à la magie moderne qu'à l'ancienne. Les ustensile «jue les initiés emploient sont très-simples : par exemple, une bajoue de téle de poisson, sur laquelle ils peignent ou gravent différents caractères magiques, entre autres, la lète du dieu Thor, dont ils ont emprunté cette espèce de magie. Le grand art consistait à n'employer' qu'un ou deux caractères, et (oui leur secret était que les mots (/tors, hnf.it ou finfut, pussent être lus devant eux ou en leur abst-nce, sans être compris de ceux qui n'étaient pas admis à la connaissance des mystères.
GIOU-TO-TEN-O, divinité des Japonais.
Voyez Giiio-i>zot'-Ti<:vo.
GiR, idoles des Tehoulkis, peuplade kmn-
RS RELIGIONS
tchadale. Ce sont des morceaux te ^ différentes formes, avec dos tôles srjl^a, Dans leurs cérémonies , ils leur frottent k visage avec de la moelle de rennes. Chi a\ ec ces idoles qu'ils f >nt du feu parlrifim. Ce peuple a un dieu du feu, on dieu du tifj( un dieu du mal.
G I ES PKG A N A G E A Y , idole des âne** Péruviens. On apportait des offrande* ,1 mu divinité, pour qu'elle fit réussir la Ir.nUrt des etotTes. Chaque fois que l'on en prepir.iil pour la famille du roi, on célébrait dm féle en l'honneur de celte idole.
GIWON, divinité japonaise. Voyn
GLADHEIM, séjour de la joie; palais d* de la ville céleste d'Asgard, dans lanniUa. gie Scandinave; dans cette salle naagniiïqaf, eliiuelantc d'or au dehors cl au deijti, étaient placés, outre le trône d'Odio.<kiH autres sièges pour les assesseurs do chargés «le prononcer dans les différft.hqtt surgissent parmi les hommes.
GLADIATEURS. Dans les temps heroiqi«, l'usage était d immoler des captifs auircjiw> «les grands hommes morts dans lesn» bats. Ensuite on sacrifia des esclaves m funérailles des personnes considérables Ri *■ tôt il parut plus humain de les armer et Jt les faire battre les uns contre les nutra. U prolession de gladiateur devint alors on ai qui eutses mailres, ses écoles el ses prioripes. On apprit à se battre, à tomber nu g'âce, à mourir avec fierté; on s'y exer.i, el les jeux de "la iialeurs firent partie da fêtes publiques. C'est surtout chez lesRo mains que ce goût devint une fureor. U gladiateurs se servaient de deux court* é;tées, sattaquant et se défendant des mi mains. Le sort des vaincus dépendait du p»»* pie , qui faisait ordinairement grâce «J braves, et donnait le signal de tuer ceux s'étaient comportés lâchement. On olïnil, dit-on, à Jupiter, du sang des gladiateurs, Ûi les recevait dans le temple d'Hercule, « ceux qui avaient obtenu leur congé atucitaient leurs armes à la porte. Les tyran»* Rome forcèrent plus d'une foi 9 lessenaiesn et les chevaliers de paraître dans cessée» tragiques ; el, du temps de Commode, on* des dames romaines exercer volootairmrf ce métier honteux , et tirer vanité de I* courage et de leur infamie. Depuis l'introduction du christianisme, les ewpereors interdirent souvent les combats de gladiateurs cependant, ce n'est «ju'au v siècle qu'ils furent entièrement abolis par unédildHow rius. Il parait que cet édit fut provoque pi la mort de saint Almaque ou Telemaqaf «jui, témoin d'un combat de gladiateurs,» jeta entre entre eux pour arrêter l'effusic- «lu >ang; mais sou zèle lui coûta la vie
GLASS1TKS, sectaires qui opérèrent e schisme dans l'Eglise d'Ecosse. Ils avaie* p«iur chef un ministre presbv térieo, nom John Glass, né en 1095. I: se" mit à ailaqu'" l'Eglise écossaise, en enseignant que 1 1 établissement civil, en faveur J une relu
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l coolraire à l'Ecriture sainte. 11 fut en nseqoence cité devant le presbytère, en % et suspendu, ce qui ne l'empêcha pas continuer se* fonctions. Alors il fut dété par le synode. Il se fit des partisans à indéo. à Edimbourg, à Perth, A Glascow et d'antres villes, ce qui causa une grande meur dans l'Eglise d'Ecosse ; car c'était premier schisme depuis la révolution
Les Glassites voulaient qu'on interprétât îles les paroles de Jésus-Christ dans leur u naturel ; ils prétendaient , par leur nance et par leur conduite, se conformer a primitive Eglise, pratiquer la discipline elle suivait, et éviter soigneusement tout qoeNotre-Seigneur et les apôtres avaient nJamoé. Le schisme des Glassites en *m un autre, celui des Sandcmaniens; i deux partis furent plusieurs fois réunis plusieurs fois séparés ; toutefois , il y a fft eux des différences plutôt mélaphy- [o«s que réelles. Ces deux Eglises sublent encore. Voyez à l'article Sandemam, les points de doctrine et de discipline 'ils professent ; ils sont à peu près les nés que ceux des Glassites.
5LAUCCS;, (ils de Neptune et de Naïs, ou, km d'autres, d'Anlhédon et d'Alcyone, ou rore d'Eobée et de Proserpine. C'était un ehear célèbre de la ville d'Anlhédon en atie. Un jour, ayant mis sur l'herbe du rifles poissons qu'il venait de prendre, il perçut qu'ils s'agitaient d'une manière «ordinaire, et se jetaient ensuite dans la r. Pour s'assurer si celte herbe avait uno lu particulière , il en goûta, et suivit leur njple. L'Océan et Télhys l'ayant alors ooillé de ce qu'il avait de mortel, l'admitdans leur empire au nombre des dieux rins. Ce mythe indique, sans doute, que ncus était un habile plongeur, qui finit se noyer; mais les habitants d'Anlhédon, suadés que sa disparition avait quelque se de mystérieux, lui élevèrent un lemple ni offrirent des sacrifices. Au temps de uanias, on voyait encore dans celte ville de Glaucue, c'est-à-dire le lieu où il *H précipité dans la mer. 11 y eut même, ulasuite.un oracle souvent consulté par matelots. On a ajouté d'autres fables à * première. Athénée le fait devenir onreux d'Ariane, lorsqu'elle fut enlevée Bacchus dans l'Ile de Dia : le dieu, pour punir, le garrotta avec des sarments de >c, mais il trouva moyen de s'en dèga- ■ Scion Diodorc de Sicile, ce fut lui qui ami aux Argonautes sous la figure d'un ) marin , lorsque Orphée , à l'occasion » tempête, fit un vœu solennel aux divis de Samolhrace. Dans le combat livré f« Jason et les Tyrrhéniens, il se mêla c les Argonautes, et fut le seul qui en lit sans blessures. Interprète de Nérée, il Citait l'avenir, el avait appris l'art d'y lire pollou lui-même. Enfin, Strabon le fait mé- •orphoser eu Triton, el c'est ainsi que le ■>t Niiloslrale. « Sa barbe, dit-il , esi huket blanche, ses cheveux flottent sur ses
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épaules ; il a les sourcils épais et réunis, de sorte qu'ils semblent n'en faire qu'un ; ses bras sont faits en forme de nageoires, et sa poitrine est couverte d'herbes marines; le reste de son corps se termine en poisson , dont la queue se recourbe jusqu'aux reins. »
GLEMUR, dien des Scandinaves : son nom signifie éclat, eplendew. C'était J'époux de Suna, déesse du soleil.
GL1TNER , une des villes célestes, dans la mythologie Scandinave : les murs, les colonnes et l'intérieur en étaient d'or, el le toit d'argent; c'était la demeure de Forsète, dieu de la paix.
GLOBE, symbole du monde, de puissance ou d'éternité; sur les anciens monuments de la Perse , le dieu Ormuxd est figuré ayant sur la téte on globe, emblème de l'univers , et dans la main droite une couronne qu'il présente à un prince nouvellement élu. Sur ces tuéuies monuments et sur une multitude de médailles persanes, le roi a ordinairement pour coiffure un globe entouré d'une couronne fermée. L'on sait qu'en effet les anciens monarques de la Perse prenaient habituellement le litre de roi» du monde
Un globe avec un gouvernail exprime la souveraineté des mers; surmonté d'un aigle aux ailes éplqyées , la consécration ; d'un
{tbénix, l'éternité; placé sur un trépied, il est 'attribut d'Uranie. Une médaille de Jules César offre un globe céleste, placé sur la téte de Vénus. Lorsque, sur les médailles, il est surmonté d'une Victoire ailée, tenant une couronne, il indique que c'est à la victoire que le prince doit l'empire du monde. Le temps tenant entre ses mains un grand globe, marque qu'il renferme en lui, pour ainsi dire, tout l'univers, parce qu'il règle, arec le soleil, la durée des heures et des jours, et qu'il engloutit tous les événements dans cette durée.
GLYCON , nom donné, suivant Lucien, au dieu imagine par Alexandre l'imposteur. On l'appelait le troisième sang de Jupiter, le nouvel Esculaoe, qui apportait la lumière aux hommes.
GLYPU1ES, nympnes nonorées dans une caverne du mont Glyphius.
GNA, déité Scandinave; c'est l'Iris, messagère de Frigga ou Fréa, dans les différents mondes. Elle est montée sur un cheval qui court dans les airs et à travers les feux.
GNA-LOUNG, cérémonie en usage chez les sauvages de l'Australie, qui consiste à arracher ou casser une dent aux jeunes garçons parvenus à l'âge requis : c'est une sorte d'initiation, après laquelle ils prennent rang parmi les hommes et jouissent de ton* 1rs droits de la virilité; elle est exécutée par le ministère des prêtres. Voici les détails d'une de ces cérémonies, transmis par des lémoins oculaires.
Sur un terrain préparé à l'avance, les naturels vinrent d'abord, dans leurs plus beaux atours, exécuter des danses el des joutes : ce terrain de '25 pieds de long sur 16 de largt
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se nomme you-tany. Os petifs préparatifs accomplis, parurent les kcrn<hi.< u i piètres, auxquels csl di'volu le privilège d'arracher les dénis. Ces kerredais appartiennent presque lotis à la tribu de Ivommiraï. Arrivés sur le lieu de la cérémonie, ils se placèrent dehotit cl armés à l'un des coins de la place, tandis que les pauvres enfants destinés à subir 1'opéralion se tenaient à I aulrecxltémilé, entourés de leurs parents et amis.
La cérémonie commença par l'entrée en scène d'une troupe d'hommes armes qui poussaient un cri particulier, et frappaient leurs boucliers et leurs lances, en soulevant autour d'eux des tourbillons de poussière. L'un d'eux, en arrivant près des enfants, se détacha de la troupe, enleva l'un des garçons, puis retourna vers ses collègues qui l'accueillirent par un cri, en faisant semblant de prendre le jeune enfant sous leur protection lotis les enfants présents, au nombre de quinze, furent ainsi enlevés tour à tour et transportés à l'autre extrémité du youlang, où ils demeurèrent assis, les jambes croisées, la tète basse et les mains jointes. Jls devaient passer I » nuit dans celle position, et sans prendre aucune nourriture.
Après avoir ainsi disposé leurs victimes, les kerredais accomplirent quelques rilemystiques. L'un d eux s étendit par terre, et s'y roula comme un forcené jusqu'au moment ou il fut délivré d'un certain os. l ue foule denaliirclslcnlouraitcn poussant des cris, cl le frappant sur le dos comme pour l'aider a se débarrasser île cet os fâcheux. Apics unesuite d'effoits et de cris, le maniaque se retira épuisé de fatigue et baigne de sueur, mais feignant d'être délivré de toute soulVraucc. Celle jonglerie se lépéta plusieurs f os. cl chaque fois le kerredai montrait un < s d ut il .-'était muni à l'.ivance. Suivait l'< xpiic.ition donné au gouverneur Colii s, cette j.arade n'avait lieu que pour persuader aux entants qu'ils n'auraient pas beaucoup a souffrir, l i douleur des kerredais, d,;ns l 'extraction de ces os, étant à déduire de leurs propres souffrances. Tels oui les préludes .;c la cérémonie, cl le programme du premier jour.
Le second jour, au lever du soleil, les en fants étant encore dans la posture qu'oa Ici r avait imposée la veille, les kerredais se levèrent, et, au nombre de ijuin/e ou seize, dclîierenl plusieurs lois de suite autour du you. lang. en marchant a quatre pattes, et imitant l'allure d'un chien: un sabr de bois passé derrière eux et re'enu par leur o inture, figurait assez bien la <:uene de C.i iiini.i '. Chaque lois qu'ils ueli:,i. eut dewint 1rs enfant-, ils faisaient saut- r sur eux la i us-ieie et le sable avec les pieds et les m lins. <>iie ligure avait pour but de conférer aux < niants pouvoir d la prééminence sur le ei icn, ont les qualités utiles -e Irouvaten! a.nsi ignab i s.
l'eu après arrivèrent deux naturels, dont l'un portail un kaug.irou licorne hht des j »n. s cl des herbes, h l uiir un paquet de broussailles. Maigre la h-éicle lu I udeau,
l'un et l'autre semblaient en être accabla : tous les deux se traînaient et s'arrët,<i*;it >i« temps à autre, comme pour prendre du repos. Knfin, ils déposèrent leur charge aupui Ues jeunes garçons, et se retirèrent htpc I t d'hommes exténués de fatigue el de rein*. Parcelle nouvelle figure, on concédaitjm entants le droit de tueries kangaroos, dont la retraite élait indiquée par les lirouss.iiK Cède scène fui suivie d'un long entrV <, durant lequel les enfants restèrent loujuon immobiles dans la même position. D> lew coté, les kerredais s 'étaient relires a l'écart, pour s'ajuster derrière le dos une looew queue en touffes d'arbres. Puis ils se rap n» citèrent du lieu de la scène, en imitmi j démarche du kangarou, tautol bondi*»»!
sur leurs patles de derrière, tant6t s'arréuti pour se graller avec leurs patles dedeutt Deux naturels armés les suivaient dirais broussailles, et semblaient épier le \x<mn\ de les frapper avec leurs lance-, taudi^u'os autre sauvage battait la mesure surntosclier, à l'aide de son casse-tête. Cebe^to mime figurait la chasse au kangaroa.tUi naturels charges de représenter cesaninuw jouaient leur rôle avec un talent minai cionnant.
Arrivée sur la place du you-lan<r, M' troupe grotesque défila devant les enfin'», eu continuant ses bonds et ses ya^ bad'i après quoi, jetant au loin sa queue d'brt*chacun se saisit d'un jeune garçon, le chargea sur ses épaules, et l'emporta au lieu «é devait s • jouer le dernier acte de i elle con>*die. A peu de dislance, les enfants furent J~ poses à terre et reunis en un groupe qui vait se tenir debout* la têt- basse ei ld mains jou tes, dans l'altiude du plus pro'M* reçu, illenu ni. Derrière eux, se placér»al plusieurs kerredais, la lance à la main:^ vanl étaient deux troncs d'à. bres. a 12 ?i l i pas de iiislance l'un de l'autre. Sur (tv c .u de ces troncs s'assit un naturel, M»" un autre homme sur se- épaules, et touf li ijua re avaient les bras tendus enavuil. f«« Ire ces deux groupes assis étaient plusiu"1 i alunis couches, la face contre terre. I" uns auprès des autres; on lit u archer le* tç* lants près de ces groupes, et, c^inrot * ap; roch, lien!, ceux qui étaient assis W tr nos commencèrent à faire, avec Ip* *ea- I t bouche el lo île la figure, les c»nlorv?T et ics grim ces les plus hideuses. L s • l U-» fureni ensuite promenés par-dessus les w étendus à terre, et ces corps -e Ion" ' comme de agonisants, en rendant un bn>Ji sourd et lugubre. Colle scène avait pouf!-"1 d a-oerrir les enfants, et de les endurcir in dangers et au spectacle des balaill *•
Apres ce nouvel épisode, la troupe en ! r' kerredais el entants, fil encore qucljoe* rJ> puis eile s'arrêta uans un endroil 06 les I110- iurenl de nouveau places et a<^|LÎ p:-o> de l'autre. Munis de leur- Innée?' >f[* leurs bouchers, les kerredais se rao^'1 en demi- erc'.e devanl eux. au milieu fi saut lace aux aulres, se tenait le kerr--« qui .1 * «mi joue le principal roi dan» la ctr"
DICTIONNAIRE DKS RELIGIONS.
M CNfi
nwie. D'une main il tenait on bouclier, et c l'iutre uu casse-léle avec lequel il battait i mesure. Au troisième coup frappé par celte ipèce Je pontife, tous les kerredais agitaieut •urs lances, les baissaient, et venaient eu éme temps toucher le centre de son bouler; manœuvre qui produisait un effet asi curieux par sa précision et sa simultané. Kile était pour les enfants le symbole » l'usage de la lance.
tfuand cela eut duré quelques minutes, les irredais procédèrent à l'extraction de la si. but principal de la réunion. On débuta iroo jeune garçon qui n'avait que dix ou >oie ans, et qu on plaça sur les épaules uo naturel. Le kerredai qui devait opérer, présenta un des os qui était censé avoir entrait la veille du corps de l'un des prêts: c'était une espèce d'instrument taillé en *-au de manière à pouvoir couper la gentei la racine de la dent. On coupa ensuite mttmara (bâton à jeter la lance) à huit ou i pouces de son extrémité; on appliqua » de ses bouts sur la base de la dent, m od la flt tomber en frappant avec une omp pierre sur l'autre bout du petit bâton, idfsl partie, on emmena l'enfant à l'écart, i ion travailla à raffermir la gencive avec
* compresses; puis on le revêtit du cosiq* qu'il devait purler pendant plusieurs m de suite. Ce costume, espèce de toge adulte, consiste en une ceinture à laquelle l suspendue une épée de l ois. Sa tète est utlvppée d'un bandeau surmonté de ban- Iriits de xanlborrea, dont la blancheur mené sur la couleur enfumée de l'individu, f main gauche est appliquée sur la bouche «doit rester fermée tout le jour, sans que ■tant puisse ni manger, ni parler. Tous jeunes garçous furent ainsi opérés tour à tr, pendant que les spectateurs criaient à in oreilles saus relâche wah-wah l gaya- (ffl.'avec l'intention apparente de distraire iri douleurs et d'élouuer leurs plaintes.
"Dg qui coulait des mâchoires ne fut iniessujé; on le laissa couler sur l'enfant *urla tête de l'homme qui le portait. Lo
* de ce porteur s'ajoutait ensuite à celui 'enfant, ce qui établissait entre eux une rte de parrainage. Le sang qui établissait Ht parenté adoplive ne se lavait pas de uieurs jours, et chaque individu, homme «nfont, en gardait assez longtemps la
* I* suite de ces épreuves, les enfants *l a il mis à tous les droits do la virilité, «me il» sont obligés d'en supporter toutes
Marges. Ainsi ils peuvent user de la '«et du casse-tête, ligurerde leur per- "ne dans le» combats, et même enlever les **donl ils voudraient faire leurs femmes. 9»<:-loung serait donc, par le fait, une '"'blé initiation marquant le passage de Buoceà l'âge adulte, circonstance singu- T*chei des hommes aussi barbares, ius- 'i" Itii ne s'est rencontrée jusqu'ici que r\i ' ^P'^ avancés dans la civilisation. Nt-NNE, jeûne des Tibélaius, qui consiste qu'un repas, sur le soir: mais il