‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 3 sur 365 · DAG U · texte numérisé non relu

DAG U

« Quel espoir peuvent avoir ceux qui abandonnent Dieu, quand môme ils parcourraient loule la terre? O insensés I les hommes justes, qui ont médité sur ce sujet, vous disent d'abandonner tout , excepté Dieu , puisque tout est affliction.

« Crois en la -vérité, fixe ton cœur en Dieu, el humilie-toi comme si lu étais mort...

« Pour ceux qui aiment Dieu, toutes les choses sont extrêmement douces; jamais ils ne les trouveront a mères, quand même elles seraient pleines de poison; bien au contraire, il les acceptent comme si c'était de l'ambroisie. Si on supporte l'adversité pour Dieu, c'est bien; mais il est inutile de faire du uial au corps...

a L'esprit qui n'a pas la foi est léger et volage, parce que, n étant fixé car aucune certitude, il change d'une chose a l'autre....

« Ne condamne rien de ce que le Créateur a fait. Ceux-là sont ses saints serviteurs qui sont satisfaits de lui... »

Dadou dit : « Dieu est mon gain, il est ma nourriture el mon soutien. Par >a subsistance spirituelle, tous mes membres ont élé nourri*.... Il est mon gouverneur, mou corps et mon âme. Dieu prend soin de ses créatures comme une mère de son enfant... 0 Dieu ! tu es la vérité ; accorde-moi le contentement, l'amour, la dévotion el la foi. Ton serviteur Dadou te demande la vraie patience, et vient se consacrer à toi. »

DADOUQUES { en grec JaîoO^ot, porteflambeaux), nom des prêtres de Cérès, qui portaient une torche ou flambeau dans la célébration des mystères de celle déesse, en mémoire d.< ce que Cérès, cherchant sa fille au commencement de la nuit, alluma um* torche an feu de l'Etna, el parcourut le monde, celte torche a la main. Un des prêtre* courait, à son exemple, un flambeau à la main, puis le donnait à un second, qui le passait à un troisième, « t ainsi de suite.

l)adoitr/ue était aussi le titre du grand prêtre d'Hercule chez les Athéniens.

DAGKBOG, ou DAIIiOli, divinité des anciens Slaves, adorée à Kiew. C'était, d'après la valeur de son nom, le dieu des richesses, et il avait le pouvoir de les dispenser.

DAGODA, divinité des anciens Sarmates ou Slaves, correspondant au Zé| hir des Grecs. C est lui qui échauffait la terre par son souffle agréable cl doux. L«>s Russes modernes expriment encore le calme d«; l'air, ou un beau jour, par le mol poyoda. Le dieu Dagoda avait pour ennemi déclaré Pozvid, instigateur des tempêtes.

DAGON, dieu des Philistins, adoré à Gaza el à Azol. On le représentait sous la forme d'un monstre moitié homme et moitié poisson. La tête, le buste el les bras elaienlceux d'un homme, le reste du corps était terminé par une queue de poisson; son nom vient de l'hébreu ou phénicien dag, poissuu.

C'est devant la statue de ce dieu que fut placée l'arche d'alliance, lorsqu'elle lut prise par les Philistins >ur les Israélites ; mais lo lendemain malin, l'idole fui trouvée renversée sur le pavé. Replacée par les prêtres sur

iucthinnaiki: dks heuiîions.

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son piédestal, clic fut de nouveau abattu** la nuit suivante, et de plus ses bras étaient rompus. Ce qui démontrait que relie double chute n'était pas un événement forluil, c'est que les habitants de la cité furent frappés eu même temps d'un double fléau, qui arc unpagna constamment l'arche dans toutes l< > satrapies où on la conduisit successivement, jusqu'à ce qu'enfin les Philistins, reeounaissaut dans ce qui leur arrivait le doigt de Dieu, se décidèrent à la renvoyer aux Israélites.

Quelques mythologistes veulent que Dagon soil le dieu de l'agricullure, se fondant sur Sanchoniaton, qui dit que Codus eut plusieurs lils, et entre autres Dagon , ainsi nommé d'un mot phénicien da'jun, signifie le blé. Saturne, en guerre contre Cudus, fit une de ses femmes prisonnière, et la força d'épouser Dagon, qui inventa la charrue, enseigna aux hommes l'usage du pain, et fut par reconnaissance déifie après sam trt sous le nom de Jupiter Adroits ou le laboureur.

DAtîOL'N, dieu des Péguans, qui rassemblera les débris de l'uni vers, détruit par Kiokink, pour en former un momie nouveau. Son temple est bâti sur une colline dans une position si avantageuse qu'on le découvre de huit lieues à la ronde. Les prêtres seuls ont le droit d'y entrer, et cachent son idole avec tant do soin qu'ils refusent même de dire en quoi consiste sa représentation. Tout ce qu'on en sait, c'est qu'elle n'a point une figure humaine.

DAGOUTANS, esprits vénères par 'es Chinga!ais,dans des temples appelés cavels, lesquels sont desservis par des prêtres connus sous le nom de Jaddéses.

DAHMAN, nom d'un ange qui, suivant les Persans, recevra les âmes des saints île la main de l'ange S irosch, pour les conduire au ciel; son nom signifie excellent.

DA1, 1" ministre de la religion chez les Pruscs. Le nom de Ihû signifie celui ^ui ffy>. pdlc, et peut se traduire par missionnaire. l es Dais sont en iffel chargés d'appeler l< s hommes à la connaissance de la religion, cl c'est à eux qu'est confié le soin de faire «les prosélytes. Ils doivent remplir leurs fonctions avec autant «le zèle que de discrétion. Ces adroits hypocrites cherchent d'abord à captiver la confiance du candidai, puis étudient attentivement : on caractère avant de l'admettre à l'iuitialion. Pour frapper encore davantage son imagination, et lui donner la plus grande idée de la sublimité de leur doctrine cl des mystères cache > sous le> voiles les plus simples, ils l'a; eahh ol d'une multitude de questions auxquelle- il n'avait jamais songe. Ils lui déni n 'en? p ir e* ; ai- ,de, pourquoi Dieu a crée le m unie en scpl jours: pourquoi il a formé sept cicux et sept terres; pourquoi il y a scpl versels ddiis le premier chapitre du Coran ; pourquoi le nombre des mois est fixe <i douze; p ou quoi Dieu a fait couler l'eau de douze sources en faveur des lsrael.tes 1! an • le désert. Puis ils passent a des questions encore plus absiuiles, et lui iii 'mandent p-urqiïui l'honni; • a dl\ doigts ,-t':\ mail) et au\ pied* ; p •: • : -

quoi quatre de ces doigts sont divises eu trois phalanges, tandis que le pouce n'en .1 que deux; pourquoi il a douze vertèbres dorsales et sept cervicales, etc. Mais ils se gardent bien de lui donner la solution de ces problèmes si importants; ils le tiennent dans une religieuse attente, dans un saint empressement de mériter un jour la connaissance de ces hautes vérités. Puis, ils exigent du récipiendaire un serment solennel qui le lie pour jamais à la secte. C'est ainsi que ces imposteurs fanatisent l'esprit de leurs adhérents.

2' Dans l'origine, les Musulmans sehism itiques donnaient le nom de Dut aux émissaires ou missionnaires qui invitaient secrètement leurs coreligionnaires à embrasser les intérêts des descendants d'Ali, el à les reconnaître pour souverains pontifes légitimes.

DAI-BOI'TS. Ce n on signifie le Grand Jlou'UlIt 1 ; c'est en effet le grand dieu des Japonais. Jl a une infinité de temples dans l'empire, mais le plus célèbre est relui de Meaco, construit sur uncéminence en dehors de la ville. Ce temple, fondé en 1588, fut détruit huit ans après par un tremblement de terre, et rebâti en ll>02. Il s'élève au milieu d'une cour entourée d'une haute muraille construite en pierres de taille d'une grande dimension. A la muraille intérieure est adossée une galerie couverte, soutenue par environ ton piliers j .oints en rouge. Ou monte au portail par huit marches; on voit à l'entrée deux figures de géants appelés Anoun, ou /a-»/o, ou Xi-u'n : elles sont noires ou plutôt d'un pourpre obscur tirant sur le noir. Celle de gauche a la bouche ouverte et une de ses mains étendues ; l'autre figure, au contraire, a la bouche close, la main fermée el appuy ée sur le corps, avec un long bâton qu'elle tient à demi eu arrière. Kaunpfer dit avoir appris que ces statues sont les symboles des deux premiers principes de la nature, l'actif et le passif, celui qui donne ei celui qui oie, celui qui ouvre et celui qui ferme, le ciel et la terre, la génération et la corruption. Mais, d'après i.n livret japonais imprimé au Japon vers 1710, léseraient les images de deux anciens rois. Après avoir passé sous le portail, on entre dans une belle place qui a de chaque coté seize piliers de pierre, où l'on lient des lampes allumées, un bassin d'eau pour les ablutions et plusieurs autres objets. Au loil.eu de cette place esl le temple, nu des bâtiments les pins élevés du Japon; il est couvert d'un double toit recourbé, qni est uiag nifique, et dont le comble s'élève au-dessus de tous les édifices de Meaco. Le te:o; le ,--.[ soutenu par 92 piliers tonnes parla reunion de plusieurs pièces de îi.jis p inies en rouge; il a 72 portes el fenêtre*, l.e loil inférieur est ouvert sous toute !a sur! « • du toit supérieur, lequel est supporte pa. on grand nombre de poutres, de montants ou poteaux différemment disposes « i [teints eu rougecomme touie la charpente. Malgré le grand nombre d'ouvertures, le temple e>t fort sombre a cause de sa prodigieuse élévation. Il esl pavé de dalles d? i:.:rbiv. îl i'a ,;i l'intérieur aucun on,

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