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meal, à l'exception de l'idole qui est monstrueuse, et toute dorée. Elle a de grandes oreilles, des cheveux frisés, une couronne for la téte. Les épaules sont nues; la poitrine et le reste du corps sont couverts négligemment d'une pièce de drap : elle tient la main droite élevée, et laisse voir la paume delà gauche appuyée sur le ventre. Elle est assise à l'indienne, les jambes croisées, sur ooe fleur de lotus, soutenue par une autre Heur dont les pétales sont élevées comme pour ornement. Cette statue avec la fleur de lotus sur laquelle elle est assise, et le piédestal qui la supporte, est haute d'environ cent pieds; sa téte et la couronne passent par le toit, et ses épaules atteignent d'un pilier à l'autre, quoique ceux-ci soient éloignés de quatre brasses au moins. Cette image fut fort endommagée par un violent tremblement de terre, arrivé en 1662 ; comme elle était de métal, on la fondit et on en fit des monnaies de cuivre. On la remplaça par une antre de bois qui fut achevée en 1667, et entièrement couvertede dorure. Au dos de l'idole est attachée une immense auréole, dont les rayons ont chacun environ 90 pieds de lon-
Îueur, et qui est ornée de petites figures e divinités assises sur des fleurs de lotus. A peu de distance du temple est le Mimi Ttouka, on tombeau des oreilles. C'est un pa- Tillon qui renferme les oreilles des Coréens que les généraux du roi Taiko envoyèrent à ce prince, salées et dans des cuves.
A coté du temple de Daï-Bouts est la salle àc- 33,333 idoles. Elle fut construite l'an 1161». De chaque côté du grand autel sont dit rangs de degrés, élevés l'un sur l'autre d'environ un pied. Sur chaque rang, M. Tilsurç comptait, en 1782, cinquante statues, chacune haute d'environ 5 pieds. Elles sont supérieurement travaillées, suivant l'usage du pars, et dorées. Par le nombre de petites idoles qu'on voit sur la téte, les épaules, les l>ras elles mains des mille grandes, sur plusieurs desquelles on en compte de quaranlo a quarante- cinq, il paraîtrait qu'effectivement leur nombre monte à trente-trois mille trois cent trente-trois.
DA1CA, on féte de l'Eau, chez les Péguans. Lorsqu'on célèbre celte féte, le roi et la reine prennent le bain dans de l'eau de rose, et t'en jettent mutuellement au visage et sur le corps. A leur exemple, les seigneurs de la cour se rendent dans une plaine voisine, et là s'arrosent à l'envi les uns les autres. Le people, pour imiter les grands, jette de l'eau par les fenêtres, et prend plaisir à arroser le» imprudents qui passent alors par les mes. Aussi les gens bien avisés prennent-ils le parti de rester chez eux, ou de satisfaire leur dévotion en allant s'asperger euxmêmes de l'eau du fleuve.
DA1-K.OK, divinité japonaise, dont le nom signifie le Grand Noir. C'est le dieu des richoses ; on le dit originaire de l'Inde. On le représente ordinairement assis sur une balle
(I) Je n'insère cet article qu'avec toutes réserves; }b l'ai tiré du Dictionnaire de Noël , mais je ne l'ai irouTé daut aucun auteur accrédité. Il y a plusieurs
de riz, un marteau dans la main droite, et un sac près de loi pour y enfermer ce qu'il fait sortir en frappant avec son marteau; car, partout où il frappe, il peut en tirer toot ce dont on a besoin, comme du riz, des vivres, du drap, de l'argent, etc. Aussi les marchands ont-ils en lui une grande dévotion.
11 y a encore an Japon un autre dieu nommé Dàï-Kok, ou Daï-Kokf, car le second mot s'écrit avec un caractère différent, et son nom signifie le Grand-Esprit de J'empire. C'est le neveu de Ten-Sio Dai-Sin, et il est chargé du soin d'accorder à l'Etal toute sorte de prospérité. On l'appelle encore 0 Kouni Tama. (Voy. ce mot.)
DA1-MONO-G1NI, divinité en grande vénération chez les Japonais. Chaque année on consacre à célébrer sa féte un des jours de juillet, et l'on choisit, à cet effet, une des plus grandes rues de la ville. L'un des bouts est fermé de poutres et de planches, à l'exception d'une ouverture assez considérable par laquelle il est défendu au peuple de regarder. Après midi, parait le dieu monté sur un beau cheval, au milieu d'une grande foule de personnes de toute sorte. Deux jeunes gens marchent à ses côtés, portant, l'un son arc, ses flèches et son carquois, et l'autre son faucon. Suivent les cavaliers, partagés en escadrons distingués chacun par une écharpe de couleur différente. Vient ensuite l'infanterie avec l'intention formelle de ne rien omettre pour contribuer à embellir la féte. Ils s'avancent en chantant, en dansant et en répétant sans cesse : « Mille ans de joie, et mille milliers d'années de félicité 1 » Les prêtres suivent deux à deux, en chantant des hymnes et des cantiques. Les nobles viennent à leur suite, puis marchent six femmes vêtues d'une manière extraordinaire et contrefaisant les sorcières. Elles sont escortées d'un grand nombre de femmes qui courent comme des bacchantes, les unes après les autres ; des cens armés ferment la procession, qui pénètre ainsi dans la grande rue. On y tient toute prête la litière où doit être portée la statue de Daïmono-gini ; vingt hommes s'en chargent, lorsque la procession paraît, et la portent en chantant des chansons faites pour la cérémonie, et dont le refrain est comme ci-dessus. Partout où l'on porte cette litière, la joie et la dévotion augmentent; les riches jettent de l'argent au peuple, et tous se prosternent devant elle (1).
DA1N, divinité naine de la mythologie Scandinave; c'est un des génies protecteurs des arts.
DAI -NEM-BOUTS SOUI, secte du Japon, ou plutôt association de personnes qui se dévouent d'une façon particulière au culte d'Amida. Leur nom vient des mots Nem-bouts ou Namanda, qu'ils répètent fréquemment dans leurs prières, et qui sont l'abrégé de la formule, Namou Amida Boudzou : Grand dieu, Amida, secourez-nous. Les Daï-nnm-
circonslanc' s qui me.foiil douter de sa véracité. C'est peui ùircunu lélc locale, dont quelque voyageur aur* été témoin.
19 DICTlONNAlUt;
nouts-amii ne sont au fond qu'une société de mendiants piresscnx, i|tii s'assemblent dans les mes, sur les grands chemins et dans les places publiques, priant et chantmt N'itnnn !a, agitant «les cloches, et attendant I.» charité des dévols pmir l;i peine «ju'ils fi« donnent; car ils prétend ni que leurs prières el leurs cantiques en l'honneur d'Aimdi contribuent lu auc«mp ;iti so- lagem ni des âmes des défunts, si elles sont renfermées dans un lien de soiilTianre. IN s'asislenl l'un l'autre de lont leur pouvoir, el foiil <!e l'intérêt commun de leur association une de leurs lois t. nid inieotalcs. Si l'un d'entre eux tient à mourir, ils l'enlerrenl eux-mêmes, en s assembla nt pour cela en grand nombre; si le dél'unl était p :uvre, ei hors d'etal de fou • nir aux dépenses de s • s funérailles, ils se cotise t pour y satisfaire; <t si mamjtie cm on* qm;que chose, ils le rainassent en mendiant. Lorsque d s gens riches ileaiamlent à être admis dans I ur société la première et la principale question t| u ils leur font est ^i, d uis l'occasion, ils prêteront leurs mauis semurab'ms pour enterrer un de leurs frères mort-: et s'ils s'y n fusent, ils sont exclus pour celte, seule r. tison, Us oliservenl cette coutume ans 'oute l'étendue de l'- mpire.
DAI-M l Z-NO-UAI . c'est-à-dire tjra, <lc rep) rsent tiou du nom «l'une i «oie des
Japonais, placée dans une caverne nommée Amano Mntta ou c le du ciel, dans la province d'I/e. La figure est assise sur une vache. La tradition du pavs rapporte que « c fut dans cell • es» orne que s,> tacha Tcn-sio Da-Sin, el, privant de leur lumière le momie, le soleil et les étoiles, il fil voir par là qu'il est le seul m igueur, source de lumière, et someraiu de tous les dieux, l'ont auprès dein urenl des K' twnsi ou pnires, pour accueillir les devols qui s'y rendent eu pè! rmag •.
DAIM. Le mot signifie le ymml int' t icu , c*esi-à-ilire le palais impérial. C est le nom que I on donne à l'empereur du Japon, qui est en même temps le souverain pontife de la religion du Sinio. Mais depuis la.t IISO, les daïri» n'ont \ I - que l'ombre du pouvoir temporel dont ils étaient autrefois revêtus. G est le premier dignitaire dé l'empire, appelé Seogoun ou Djugoti't, (|ui est par If lait le souver tin et le ioi du Japon: cependant on a laissé au Daïri tous les honneurs et les prestiges «le la «ligdté suprême.
La famille les Daïrisesl censé - descendre des. divinités qui am leunemenl ont ' egne. sur le Japon. Tru-siu <l<n sitt. ou le (lr;:nd i-!s prit de la lumière «lu ciel, déesse qui parait être une personnific ation du Soleil, c l rega dee Comme la fondatrice de celle failli le; car un «le si s des« cillants, Zin-mon-tt-n-n, lit lacon- «]uéle de la plus grande partie du Japon, el i rit le titre d'empereur, «fit) ans avant Je- • us-Christ.
Les Daïri* portent, comme les empereurs de la Chine, le litre de T n-s>. <m lils du ciel. Leur race est censée impe. issalde, «'l le peu- '<* croit <|ue quand un D un n'.i p.:s d'eut, le ciel lui en procure un. lincore au-
I S HKLIGIONS y,
jourd'hui, quand un empereur du Japon sr trouve sans héritier, il finit par en trouver un près d'un des arbres plantés à e«>léde son palais. C'est ordinairement un enfant choisi secrètement par lui-même dans une des familles les plus illustres de sa cour, «*l qu'on a soin de placera l'endroit indi tué. Il semble cependant que la loi, ou «lu inoins la coutume, il veillé à cei|u il ne inanqu ■ pas de posierile, car le Daïri a le «Imil «l'a voir <imtre-\ iir t-uue femmes, c'est-à-dire neuf fois ne f, nombre que les Japonais regardent comme le plus parf il : cependant il n'en pieu I ja: tais autant, et, à p; "oprenieiit tarie?, li n'eu a que neuf, ilonl < h icuue a huit s« naul. s. « e qui ensemble fait ]<• n'iiiibre «le quali c-vi:ig(-une. La première dec«*s neuf femme* «-si considérée eMm;n«' son épouse prio ip 1 • ; elle est siiivm de trois autres qui in'in ipt m' .i- parmi les neuf, mai» ,ui, jointes à i Iles, font le nombre «le douze, ce que b- peuple compare aux douze signes du zodiaque
L" nom «lu D ïri est inconnu pendant sa vie ; e l'est u'apr's sa mort que s«>n suc- < «'ss«' r lui «1 mneun litre honorifique, sous b .M;el ii e t nii'ii ionnéd ins l'histoire. 0«ioiq ie b s Dairis soient censés pendant leur \ :e être aUa« lies a I i religion primilive «la .1 -pou. u cèpe e Siii-tnf on observe des lisait s bou Idhiques à leurs funérailles, qui «iiil i« u près du temple Zm-you-si, situe en dehors de a tour impe iale, «l à c«'»te «lu temtde du Daï-houts ou >l u grand Bouddha. Lu fa< e «b- i e te uple c mie une petite rivière. C'est s ii i Je pont «| ai es! construit dessus que I • < i rps «In défunt est porté avec tonte la p mpe e; ilée p r les Daïr s durant b".ir vie; m lis r i\é la il e^t ici u par les prèlns tle Ch.ika, et in Unie suivant leur rite.
'.e Daïii est iiabibe par deux de ses femmes. Tous b s jours ce prince change de vêlements pour lesquels ou s«« sert «l'etolTes très- furies el preneuses. Deux de ces éloffos s:i:it «b; couleur pourpre ivec de fleurs Idai.che ; la troisième, toute blanche, est lissue eu Heurs. Personne autre «juc le Daïri n'a le droit «!«• porter ces ét«»lTes, à moins que ce prince ne lui en fa-se cadeau. • n ne lui en permette l us ige. Lll. s sont même interdites pour les vêlements du Seogoun. ou roi le m orel.
Ouanil les le mm s du Daïri entrent « liez lui, elle ne doivenl pas a^oirdi* chaussons ni être c nlTees : elles viiMiieut pieds nus et les ch veux llotlauls; dans leurs appartements «\l«'s les nouent < u en portent les tresses dans un sac d étoile Ires-line.
Tout ce qui esi nécessaire pour ses repas, el (ont <v doir il se sert persouucib'inriit est rcuoun lé cha«jue jour. Am ienueim-ul il ma lut ait dans des jatte- «le terre, svmb'de de la Moijil cité de;, premiers habi'.mts du Japon ; a présent ces jattes sont «le porcelaine. Ces vase» sont brises ordinairement, car si u l«iu'un venait à manger dans celle vaissclm sanctifiée, sa bouche et sa gorge ne manque, aient pas de s'enll r el de s'enfla'»mer ai-ssiKit. L'étiquette la plus rigide pré-
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side é tontes ses actions et à toot ee qui l'environne. Le premier jour de l'an on lui offre à quatre heures du matin de l'eau de la rivière Kama-Gawa pour se laver. Cette eau passe pour la meilleure de l'empire. De même, le premier jour du sixième mois, oa lui présente de la glace de la montagne Foosé, que le Seogoun lui envoie de Yédo.
Le Daïri est regardé comme trop saint pour loucher la terre ; cependant il se promène bien dans ton palais, mais il est porté qti ind ii sort. Néanmoins il est arrivé, en 1732, à l'occasion d'une mauvaise récolte dans l'ouest cl dans le midi de l'empire, d'où l'on tire le plus de riz, que le Daïri régnant, marcha nu-pieds sur In terre, aGn d'obtenir tta riel la fécondité. C'est pendant son sommeil qu'on lui rogne les oa^es, ce qu'on nomme voler. Comme il n'est pas permis de lai raser les cheveux de la téle, oi la barbe, oa les coupe quand il fait semblant d'être bien endormi. Les Japonais nomment ce v>mroeil le tommeil du lièvre.
Ce prince, étant assis, tient ordinairement dans la main un petit bâton en forme d'éventail formé, et Tait d'un bois qui ne croit, as»ere-4-oo, que sur la montagne Kouraghe. Anciennement ce bâton était d'ivoire et servait comme de tablettes pour écrire ; a présent il remplace le sceptre. Les habits que le Daïri a portés sont serrés tous les jours >otgneosenaent, et on les conserve pour les brûler à un temps fixe; car on est persuadé que si nn laïque avait l'audace de les porter, il en serait puni par une enflure douloureuse Attentes les parties de son corps. Ce prince a i> jeune» garçons de neuf à dix ans pour porre-rsron, et l'on enterre ses excréments.
lïass les premiers temps, il était obligé de i'a»veoir sur son trône, durant quelques sevrés d« lu matinée, avec la couronne impériale sur la téte, et de s'y tenir immobile ottimr une statue, sans remuer ni les mjins ailes pied», ui la téte, ni les yeux, ni aucune partie de son corps. Cette profonde immobilité était le présage de la paix et de la tranquillité de l'empire. Si par malheur il s'était détourné d'un côté ou de l'autre, ou •y il eût fixé ses regards vers quelque province de ses Etals, oa eût appréhendé que la guerre, la famine, le len, ou quelque autre calamité eut désolé celle province ou l'em-
Kire. Mais, comme ou remarqua depuis que i couronne elle-même était le palladium dont I immobilité assurait le repos de la nation, on jttizea à propos de ne plus assujettir l'empereur à un cérémonial aussi gênant, et de le laisser vivre dans une molle oisiveté et dans les plaisirs. Ainsi la couronne lieni aujourd'hui sur le trône la place que le Daïri •lait obligé d'occuper autrefois.
Quoique le Daïri soit actuellement privé par les Seogoons de toute influence >ians le gouvernement, on le consulte néanmoins dans les affaires majeures. Sans cette formalité, personne ne respecterait les ordres émanés du Seogoun ; car les Japonais ne reconnaissent que le Daïri comme véritable chef de l'empire. Ils disent que, de môme
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que le monde n'esl éclairé que par un seul soleil, ainsi il ne peut y avoir qu'un chef suprême. C'est lui qui confère les tilres d'honneur qui distinguent la noblesse. Il les vend communément au plus offrant, ce qui lui procure d'immenses richesses. Il touche en outre une pension considérable que lui fait le Seogoun. Cependanl tous ces revenus suffisent à peine au fa<te et à la magnificence qu'il est obligé d'étaler pour soutenir sa dignité.
C'est encore le Daïri qui a seul le privilège de procéder à la canonisation des défunts, et de les placer au rang des dieux ; mais loi-même est canonisé de son vivant, ou plutôt regardé comme an dien sur la terre. Tous les dieux même, à ce que prétendent les Japonais, viennent une fois l'année lui rendre visile et lui faire leur cour. C'est pendant le dixième mois qu'ils sont ainsi obligés de se tenir d'une manière invisible auprès de sa personne sacrée. C'est pourquoi ce mois est appelé par les Japonais Kami-na-t$ou-ki, ou le mois sans dieux, et on ne célèbre aucune fêle pendant toute sa durée, parce que les dieux ont quitté leurs temples pour se rendre à la cour. Enfin les Japonais ont une si haute idée de la sainteté de leur empereur, -que tout ce qui le louche est répulé sacré , et l'eau qui a servi à lui laver les pieds est recueillie avec soin comme une chose sainte.
Sa résidence est a Meaco, où son palais occupe la partie nord-est de la ville ; son épouse principale y loge avec lui ; sesaulres femmes habitent des palais attenants. Tous les ans le Seogoun lui envoie des ambassadeurs peur lui porter ses compliments le premier jour de I année; ensuite le Daïri lui dépêche une ambassade à Yédo dans le même but , et cos députés sont reçus comme le Daïri lui-même. Le Seogoun vient à leur rencontre et les conduit à lu salle d'audience, où, pendant tout le. temps qu'ils s'acquittent de leur commission, il reste incliné devant .eux, touchant de sa léte les nattes qui couvrent le sol. I. 'audience solennelle finie, le Seogoun reprend son rang, et ce sont les ambassadeurs qui s'inclinent alors de la même mauière devant tui, et restent dans cette position tout le temps qu'il leur parle.
Le Japon eut aussi son schisme; de l'au 1337 à l'an li43, il y eut dans le sud une succession de Daïris, en opposition direelo avec les souverains légitimes.
DAl-SI. c'esl-à-diie grand-mattre ; c'est un titre honorifique qu'on donne, dans le Japon, à des bonzes ou prêtres bouddhi tes d'un mérite dhliogué.
DA1-S1N. Ce mol signifie la grande divinité ; c'est le nom que les Japonais donnent a la déesse Ten-tio dai-tin {Voy. ce mot), qui a daus la province d'Ire un temple célèbre, appelé Dai-sin-gou, auquel ou se rend de tous côtés en pèlerinage. 11 ne faut pas confondre le nom de Dahfin, grand esprit, avec un litre japonais qui s'écrit différemment, mais qui se prononce de même et qui signifie grand ministre.
MCTIONNAlItF. DRS RELIGIONS.
^ \1->M\T, nom (l'un célèbre pèlerinage ' ■ institue par le VO' Païri, vers l'an t > .' Je%ns- Christ. Ce doit «'•! ri? une tâche 1 cvnihle. puisque IVinpereur est obligé, !<• . 1 n ,* i (v 1 1 h* 1 1 1 > > i < , cj u j correspond à notre mois icr.inh-re, de se baigner de grand mutin v'.;i s I ran lioide, et d'y faire en même temps
> » ; rimos. Mais nous avons de boum s rai-
> -m< de croire que cet usage religieux n exisre plus depuis long-temps, du moins p.Mir les Pairis.
PAI-SO-P/OU , nom d'une dignité ecclé- <i is'i jue dans la religion bouddhique, au
PAI-SO-ZIO, autre litre ecclésiastique, Jims le Japon. C'est encore un haut dignilaiie religieux qui en est revêtu.
PAITCHINC, dieu de la guerre chez les Mongols et les Kalmouks. Dans les expéditions militaires, son image, peinte sur les éicmiards, est portée devant les armées, cl parfois h s ennemis captifs lui doivent être immolés en sacrifice.
DAITËS (du grec on-r., feslin) , dieu bienfaisant, que les Troyens regardaient comme l'inventeur des festins parmi les hommes.
PAITKKS, ministres des sacrifices chez les tin es, chargés d'égorger et de dépecer les bo'ufs que l'on immolait dans les fêles appelées lluphonits.
DM1 VA , démons de la mythologie indienne; ils tireul leur nom de Diti , leur mère, une des femmes de Kasyapa. Ils sont le«> ennemis des dieux, ainsi que les Danavas, les Itakchasas, les Asouras. Tous ces noms expriment la même idée; ce sont les Titans d«-s épopées hindoues, qui travaillent sans « esse à arracher aux Souras, ou bons génies, leurs rivaux, l'empire et l'autorité qu'ils possèdent.
PAkCHA, un des fils de firahmâ, né du pouce de sa main droite, d'autres «lisent de son souille, pour l'aider à peupler le monde. Il eut soixante lille«, dont vingt-sept sont les remplies qoi président aux astérismes lunaires, et qui sont les femmes du dieu Tchan- •Ir.i {Lutins). Treize autres furent mariées au sage Kasyapa. Une d'entre elles devint I < pou-e <lu dieu Siva ; elle s'appelait Sali. l>.ik< ha, irrité un jour contre son divin geni] r • qui avait refusé de le saluer dans une .is ... n.Uée , négligea de l'inviter à un sacrifie ' n il avait réuni tous les dieux cl tous s/ige». Sati.de douleur, se précipita dans \r ii n du va«;rifii e. Siva envoya des génies «»,u% la «onduile de Virabhadra. alin de troubler la cérémonie, 'l'ont lut renversé, les m frappés et mutiles, et Dakcha luiluttw de«a;.i'é par son gendre. Les dieux, ></-« d< «on »url, lui donnèrent une au're lé»e ; c'était 'elle d'un bélier. Celte légende 0êl tuuilptée <ur les murs des souterrains -'H ri d'Klephanla.
!|> Ai On appelle ainsi, en indien, -un d'une déesse, ou plutôt d'une »*, de I énergie d'un dieu, faculté \%\Hkt**i conirue >ou é ouse. sui-
vaut la théogonie brahmanique. Lorsque <e culte est rendu publiquement, et d'après le rite ordonne par les Védas et les l'ourauas, il est exempt des pratiques impures at i ri— buées à quelques branches des adorateurs de la Sa/ni, ou faculté féminine, C'est pourquoi on appelle ce culte Dahcltina, ou de la main droite. La seule pratique qui peut f i ire exception au caractère général de ce moJe d'adoration est l'offrande du sang, car on y immole un certain nombre d'animaux, En différents cas, on offre la vie de l'animal sans effusion de sang, mais c'est au prix d'un rite barbare, qui consiste à assommer la pauvre bêle à coups de poing ; d'autres fois on offre le sang sans ôter la vie. Toutefois ces pratiques ne sont pas considérées comme orthodoxes. Ces animaux sont offerts à la terrible déesse Kali ou Pourra. Ce culte est peu répandu.
Quoique le culte appelé Sakta puisse être adresse à quelque déesse que ce soit, cependant il a ordinairement pour objet ia femme de Siva, et Siva lui-même, comme idculilié avec son épouse.
DAKIIMÊ, lieu de sépull urc des Persans et des Tarlares ; c'est aussi le nom d'une chapellesépulcrale dans laquelleon dépose le corps de grands personnages décédés. A la mort d'Iloulakou , prince lartare, arrivée l'an 12tiV de Jésus-Christ, son corps fut déposé , suivant l'ancien usage des Tarlares mongols, dans un ihik'nnc, où l'on enferma uarante jeunes filles bien parées , et avec es vivres seulement pour trois jours. Celte pratique barbare, observée depuis plusieurs siècles par celte nation, ne fut abolie que sous le règne de (ihazan-Khan, lorsqu'il embrassa le musulmanisme en 12i»V.
PAKINI, génie de la mythologie hindoue; espèce de lutin femelle.
PAKKINS, nom des sorciers, chez les Nègres de Loango, en Afrique.
DALAI-LA.MA , connu, en Europe, sous le nom de (irand Lama ; c'est le souverain pontife de la religion dcsTibctains,et,cn général, de tous les Talares qui professent le bouddhisme ou le chamanisme. Son nom vient du mot tibétain lama, qui signifie supérieur, ou prêtre supérieur, el du mongol <M<n, qui veut dire la mer, ce qui désigne ici l'immense étendue de l'esprit du tiraud Lama.
On sait depuis longtemps que, dans l'opinion des Indiens, les âmes des hommes et les dieux mêmes sont soumis à la transmigration, et assujettis à se montrer successivement dans l'univers sous des noms différents. Pouddha, ce célèbre réformateur, qui naquit, il y a près de .'1,000 ans, dans la personne de Clrakia-mnuni, a largement usé de ce privilège pour perpétuer sa doctrine , el la préserver à jamais de toule altération. Kn cnséquence, à peine était-il mort, S>"0 ans avant noire ère, qu'il reparut immédiatement et devint lui-même son propre successeur. Il t:ra beaucoup d'avantages de celte manière d'agir, et, s'y attachant invariablement p.ir la suite, il ne mourut plus que pour renaître. C'est ainsi que le «lieu Houd-