GNO
est permis de boire pendant ia Journée. 11 y a une autre sorte de jeûne, appelé Ngunné, qui dure 21 heures, et dans lequel il n'est pas même permis d'avaler sa salive.
GNOMES (du grec y*û/**, pensée, intelligence), agents de la nature invisibles et fantastiques, imaginés par les philosophes gnosliques, et dont les poètes et les cabalisles se sont empâtes. Les Gnomes, disent ces derniers, sont des génies bienfaisants qui habitent dans l'intérieur de la terre, comme les Sylphes dans l'air, les Salamandres dans le feu, les Ondins dans les eaux. Ils sont d'une taille très-minime, mais pleine de grâce dans ses proportions. Ils habitent les grottes cristallines et les mines d'or et d'argent que recèlent les entrailles de la terre. Ces petits êtres invisibles et silencieux servent et défendent l'homme à son insu, toutes les fois que Dieu le leur commande. Le gnome Rubezahl a une grande célébrité en Allemagne.
GNOS1MAQUES, c'est-â-dire «nnerou de la science; hérétiques des premiers siècles, qni se déclarèrent ennemis de toutes les sciences , même de celles qui avaient la religion pour objet, prétendant qu'un chrétien dev.iii se borner à faire des bonnes œuvres); qu'il était inutile d'étudier l'Ecriture, de chercher a la comprendre et à l'interpréter; qu'il valait beaucoup mieux marcher avec simplicité, sans s'inquiéter du dogme; en un mot, qu'il ne fallait point s'engager dans des recherches et des études qu'ils taxaient de vanité, et dans lesquelles, disaient-ils, il en* trait toujours plus de curiosité et d'orgueil que d'amour pour la vérité. Les Gnosimaques ont été combattus par saint Jean Damascèue.
GNOSTICISME), doctrine monstrueuse et confuse qui, émanée des sanctuaires de l'Orient , (enta , dès le vommencement du deuxième siècle, de s'infiltrer dans le christianisme,en associant aux dogmes delà religion de Jésus, les mystères de la magiechaldéenne, delà cabaleju(iaïque,dc la thénrgic égyptienne et de l'écle» tisme alexandrin. Les plus fameux propagateurs de celte doctrine furent : Marcion, hérétique de Syrie; Cerdon, sorti de l'Asie mineure ; Saturnin , d'Anlioche; Bai des me, d'Kdesse; Tatien, de Mésopotamie; llasilide, Valeotin, Carpocrate, tous trois d'Alexandrie. Chacun d'eux apporta au fonds commun ses propres rêveries, aui le modifièrent, comme on peut le voir A chacun des articles qui leur sont consacrés.
Les Gnostiques regardaient comme insuffisante et inexacte la révélation contenue dans les livres saints, et prétendaient avoirseuts la vraie science (yvo.?tf) de la Divinité et de toutes les choses divines ; ils la devaient, soit à une intuition directe, soit à une tradition qui remontait saus interruption au berceau do l'humanité et qu'ils plaçaient au-dessus de toute autre révélation. Ils admettaient, pour expliquer le monde, trois choses nécessaires : la matière, le Démiurge (auteur du moude actuel), et le Sauveur; ils plaçaient le Sauveur au-dessus du Démiurge et le chargeaient
blCHONNAlUL DES BfcLIGIONS.
de réformer l'ouvrage do celui-ci. La plupart joignaient à ces dogmes ce fui de 1 émanation, faisant émaner toutes» choses du sein d'un Dieu suprême, être ineffable et irrévélé.
Saturnin disait qu'il y avait un seul Père, inconnu à tous, qui avait fait les anges, les archanges, les vertus et les puissances; mais que sept anges avaient créé le inonde et l'homme même; que le Dieu des Juifs était un île ces anges, qui s'étaient révoltes contre )<• Père. Pour détruire ce Dieu des Juifs, le Christ, qui était inconnu et incorporel, avait paru sous la figure humaine, aiin de perdre ks méchants et de sauver les bons; car il prétendait que les anges avaient l'ail les hommes les uns bons et les autres méchants. Il condamnait le mariage et la génération, comme étant uiieinvcnlion de Satan, ange opposé a:ix auteurs du monde. Il attribuait les prophéties, les unes aux anges créateurs, les autres à Satan, d'autres enfin au Dieu des Juifs.
Basilidc vint ensuite, et inventa de nouvelles fables, ou, suivant ce qu'il disai , révéla des mystères plus élevés et plus sublimes. 11 soutenait que le l'erc, qui n'a point d'origine avait produit v>--, l'Intelligence, qui avait donné naissance au Ao;o;, ou Verbe; de celui-ci était venue la Prudence (-i^ovr, -.'>-:; qui avait produit la Sagesse (iv.i«) et la Puissance (Aù,/yt,); celles-ci avaient produit les vertus, les princes et les anges, qui avaient fait le premier ciel. Ces derniers en avaient à leur tour produit d'autres qui avaient fait un second ciel ; d'autres un troisième, puis un quatrième, et aino de suite, jusqu'au nombre de 365cieux, d'où venait, selon Basilide, le nombre des jours de l'année. Le Dieu des Juifs n'était que le chef des anges du dernier ordre, qui, ayant voulu se soumettre luules les ualious, avait excité contre lui tous les autres princes. Alors le Père, ou souverain Dieu, avait envoyé Mous, son premier-né, pour délivrer le genre humain de la puissance des anges auteurs du monde. Ce .Yuuselait le Christ, qui avait paru sur la terre en forme humaine, et avait été nommé Jésus. Car, étant une vertu incorporelle, il prenait telle figure qu'il voulait; ainsi quand les Juifs le voulurent crucifier, il prit la forme de Simon le Cyréneeu, qui avait porté sa croix, et donna sa forme à Simon ; en sorte que les Juifs crucilièrent celui-ci pour Jésus, qui les regardait faire, et se moquait d eux ; puis il se rendit invisible et remonta à sou Père qui l'avait envoyé.
Delà les linosliques concluaient qu'il ne lallail point adorer , ni confesser le cruritie ; autrement l'on était encore sujet aux puissances, qui avaient fait le corps. Ainsi ils évitaient le martyre , mangeaient des viaudes offertes aux idoles, et dissimulaient leur croyance suivant l'occasion, en conséquence de celte maxime: Connais les autres , mais que personne ne te connaisse. Basilidc laisail observer à ses disciples cinq ans de science, comme Pylhagore , et recommandait de tenir ses mystères fort secrets , traitant tous les autres hommes de porcs et de chiens, à qui, suivaul l'Evangile, il ue fallait pas
exposer les choses saintes. Il avançait ^ l'àme était punie en cette vie des pècaés qu'elle avait commis auparavant; il eusngnait la métempsycose et niait la résurrection de la chair, parce que le salut n'aui pas été promis au corps. Il enseignait ao^ qu'en chaque homme , il y avait autour Je l'âme raisonnable plusieurs esprits quiei- < liaient les différentes passions; qusioiodt les embattre, il fallait leur obéir, en l'abandonnant à des impuretés de toute sorte. Il divisait le corps humain en 365 membre... afin d'en attribuer un à l'influente Je rtucune des vertus célestes , et faisait (aire Jet images chargées de ces noms , et principalement du mot ".Usa™;", dont les caractère», pris numériquement, forment le nom mjstique 305. Yoy. Abrasax.
Carpocrale. a son tour, enseigna que Jésus-Christ était fils de Joseph, né commp its autres hommes et distingué seulement par sa v ertu ; que les anges avaient fait le bmde ; elque, pour ai river a Dieu, quie*liodrssus d'eux, il fallait avoir accompli toute les œuvres du monde et de concupism*.
à laquelle par conséquent on devait obéit en tout , disant qu'elle était cet adversaire» qui l'Evangile ordonne de céder, taudis 41» l'ouest avec lui dans la voie. L'âme qui résistait à sa concupiscence en était |iuoie,rï passant après la mort dans un autre corps, et ensuite dans un autre, jusqu'à ce qn'dk eût tout accompli. Ainsi le plus sur était de s'acquitter de celte dette au plus tôt, eu accomplissant dans ce corps où l'on se (roux, toutes les œuvres de la chair ; car ils soutenaient qu'il n'y avait point d'action boo« ou mauvaise en soi, mais seulement par IV pinion des hommes. De ce principe il s'cisuivail que foules les irapudicilés élaieil non-seulement permises, mais commande Aussi n'y en avait-il point que les Goostiqu s ue pratiquassent.
Ils détestaicut le jeûne, disant qu'il veoiH de l'auteur du monde ; ils se nourrissait de chair, de vin et de viandes délicieuses:" ha g iaient et se parfumaient le corps jo«r et nuit. Souvent ils faisaient leur prière etfièrement nus , pour exprimer la lit"11 qu'ils avaient recouvrée. Les femmes èUi» communes entre eux, et quand ils receti"1 un étranger dans leur secte, ils commençai* a lui faire faire aussi bonne chère m* 4 p- rmcllaicnl leurs moyens; puis le chef 4» la mai-on offrait lui-même sa femmeis»
hôte, et c< lie infamie se couvrait du ben nom de charité. Ils nommaient aus« l««rt assemblées Ayapes , et l'on dit qu'après excès de bouche auxquels ils se livrait* alors , ils éteignaient la lumière , el *»• nai-ni indiiTéremment carrière à tons k,»rj désirs. Toutefois ils s'efforçaient deof cher la génération ; on les accusait uié |( de faire avorter les femmes, et de cornai*'1' plusieurs autres abominations sacrilépf rapportées par saint Epiphane.
Valenliu réduisit la totalité des êtres aire» choses : le pléroina, l'âme du moule, e'1* 111 m ie corporel el visible : c 'étaient h* f 1
CNO
nondes des platoniciens. Le pléroma élail la .lenitode de la Divinité, la source, le type, "idée des êtres, le lien des Eons. C'était le nonde intelligible de Platon, le plerum, l'aie* ou le piromis des Egyptiens. Dans le leroma il y avait trois émanations, trois icrarchies d'Bons, engendrés les uns des aires, et descendant d'une source inconnue, abîme, le Bythos. Ces triades sont encore mpruntées aux doctrines égyptiennes. Les on* semblent n'être que les manifestations ariées d'an Dieu unique et universel, les dierses faces d'un vaste et sublil panthéisme; ir les valentiniens ne niaient poinl l'unité a principe divin, et, parmi les Eons, se wreol pêle-mêle, comme élres ou comme ées distinctes, le Verbe, le Christ, Jésus,
• anges, les hommes, l'Eglise.
Aux confins de ce monde intelligible, et ir des séries décroissantes, étaient relégués ru ordres de choses accessibles aux seus , iae rivante du monde, el l'univers visible, a chaos avait été fécondé par une émanami échappée irrégulièrement du pléroma , stpkia, la mère des dires , Akhamoth, qui u« un çrand rôle dans la tbéosophie de VattiD. G est de l'ignorance, de l'impuissance, i larmes el du sourire de Sophia que natl ce monde de matière, de folies et de irions, d'espérance et de déceptions, que Christ est venu achever et réformer. On floaltla grande illusion, la Maya des In- «s; on sait que pour eux ce monde est un »e de Dieu qui dort éternellement, une 'ne changeante et, comme dit un t>rah- >oe, l'une des 70,000 comédies qui amutt les loisirs de Brahmâ.
tour expliquer ta régénération du monde, tllait bien recourir au christianisme, puisod se disait chrétiens; mais les Gnostifs, disciples do Valentin, imaginèrent un îear formé du mélange de toutes les émaions divines, ni dieu, ni homme; un être raison, un être impossible; tenant le mii entre le fini et l'inGni; impassible, imrlel, et qu'il ne fallait coufondre ni avec ftrbe, ni avec le Sauveur, ni même avec Christ.
I Allait cependant, pour ne pas révolter croyants les moins scrupuleux , colorer impiétés valenliniennes d'une apparence cuite extérieur. Aussi Marc, le hardi préanl des Gaules, emprunta à l'Eglise ses emootes les plus saintes, travestit son te, son sacerdoce, son sacrifice, ses rites ramentels. Us eurent donc un simulacre baptême qui rappelait les initiations des stères païens ; on déployait la pompe oe féle nuptiale; on prononçait, comme i mjstères d'Eleusis, des paroles emploies hérissées de consonnances barbares ; faisait, comme les catholiques, quelques lions, et on s'arrogeait une perfection missible, illimitée, supérieure à celle des ;es.
• s doctrines du Gnoslicismc furent corn- 'urs à la fois par les Pères de l'Eglise, •immenl par saint Clément, Origône, saint oee , Théodoret, saint Epiphane, Tertul-
Dictiokk. dbs Religions. II.
lieu, saint Augustin; et par les philosophes,
spécialement par Plotin.
GNOSTIQUES. Ce mot, qui pourrait se rendre par savants ou illuminé», fut donné d'abord aux chrétiens , qui l'acceptèrent, parce qu'ils possédaient la véritable gnâse (yv&vtç , connaissance, intuition) , ou du moins ils appliquaient cette glorieuse qualification à ceux d'entre eux qui étaient les plus parfaits et les plus avancés dans la science divine; nous trouvons, en effet, dans les Slromales de saint Clément d'Alexandrie le portrait du vrai gnoslique, c'est-à-dire do philosophe chrétien; mais ils l'abandonnèrent, lorsque ce nom commença à être usurpé el profané par les théosophes, les cahalistes et les hérétiques do second siècle : c'est ce qui explique comment les chrétiens furent plusieurs fois accusés des erreurs monstrueuses cl des infamies des Gnosliques.
GOBAR-DHAN PAD1WA, c'est-à-dire le premier jour de Gobar-dhan, Les Hindous appellent ainsi le premier jour de la grande fête de Déwali, qu'ils célèbrent dans le mois de kartic, correspondant à novembre; parce qu'ils offrent alors à la déesse Lakchmi, sous le nom de Gobar-dhan , des mets cuits qu'ils distribuent ensuile aux pauvres , en accompagnant cet acte d'aumônes el d'autres bonnes œuvres. Voyez Déwau.
GOBE LINS, espèce de démons domestiques qui se retirent dans les endroits les plus cachés de la maison, sous des tas de bois ; on les nourrit des mets les plus délicats, par* ce qu'ils apporlent à leurs maîtres du blé volé dans les greniers d'aulrui. Ce nom peut venir des CoUalts, génies malins de la suite de Bacchus, ou des Coboli, Col fi, Coboldi de la mythologie slave.
GODAMA , nom sous lequel le bouddha Chakya Mouni, surnommé Gautama, est connu et adoré parles Barmans. Les livres barmans le représentent comme un roi qui , après avoir déposé le pouvoir, se retira dans un lieu solitaire, où, revélu de l'habit de talapoin, il se livra avec ardeur à l'élude de la religion. Avant sa dernière apparition sur la terre, il avait déjà éprouvé , pendant la durée de k00 millions de mondes, cinq cents transmigrations successives dans les élats heureux, en passant de l'étal de petit oiseau à celui d'éléphant el de bienheureux. A 35 ans, il obtint la sagesse, qui consistait, 1* a connaître les pensées des hommes ; 2* à voir toutes les choses futures; 3* à savoir les mérites et tes démérites de chacun ; h° à pouvoir opérer différents miracles, entre autres celui de faire sortir en même temps du feu et de l'eau des yeux et des oreilles , et de faire sortir du feu d'un œil, tandis que l'autre répandrait de l'eau; 5* enfin, cette sagesse consistait dans un amour ardent pour l'hinn..-* nité. Entre autres miracles opérés pur G •dama, on cite le suivant : c'est -ju'à peine venu au mon le, il fil sepl pas vers le septentrion en pronouçanl ces paroles : « Je suis noble el f^rand parmi tous les hommes; c'est la dernière fois que je suis enfanté; il
n'y aura plus poor moi d'autre conception. » Dans sa stature mé ne et dans les autres parties de son corps, il y avait du prodige : il avait neuf coudées de hauteur: ses oreilles touchaient aux épaules ; quand il faisait sortir sa langue de sa bouche, elle lui atteignait au nez , et quand il se tenait debout , ses mains touchaient à ses genoux ; lorsqu'il marchait , ses pieds ne foulaient pas le sol, et en étaiei.t élevés d'une coudée. Ses vêtements étaient éloignes di' sa chair de la distance d'une palme, ei quelque chose qu'il prît, elle restait toujours à la même «L.sîa-ice de ses mains. Dans l> s V'i ans qu'il vécut comme dieu, il prêcha sa loi a tous les mortels; le nombre prodigieux de discours el d'enseignements qu'il publia lui obiinrenl le nirvana ( la béatitude lîuale ). Il mourut à I ii ;ede Nl> ans, d'une dysenterie occasionnee p r la chair de porc dont il avait ma. igé avec excès.
Voie, a !r du« (ion d'un petit traité composé en !>.!• ; an par un talapoiti chef «l'ordre, en tTli'l; il fer i coiina tr" comment les D u tu us entendent le bouddhisme.
« Les d eu\ q< i m l paru d. us le monde et qui ont acquit la be . ihnle lina'e sont au nom; re de qo.i.re. savoir : Chaucîi -s mi, <ionagou. Ci spa i l Godama: ce oern r e,l celui don la I I est observée actuellement, il a qtiii la d vini:é à !'. go .'e •'.»•> ans; a; ,ès avoir prèi ho sa loi pend :i l « < . . ù i,.# années el ;:vo:r sauve tous les vha.is, j| obtint la béatitude fin le à I 'âge de 0 .ne. qu'il mourut; el depuis cette epoque jusqu'à ce nioinrni I7G > ), il s'e l ccoii.o ■J.'.'-'U a as. Voici es p rôle que i r imnça do ama , et ce qu'il cns< tgmi : « M"i. <l eu , a lès eltv sorti de c ,.<ui r, j'\ tons rve ai encore ma loi el mes disripl-s pendant .'i()00 ans.
« Pu s il on! mma ei recommanda d'.. dorer, pendatU cet c-pn e de temps, sa statue et les restes de son corps; de là vient !a couloiuc de l-s adorer. Outre le nirvana qu'obtint Godama, on doit ajouter qu'il ne fut plus sujet aux quatre grandes misées suivants : la coi c plion, ia ma adie, la >ieil:esse et la mort, puisque tort !e bonheur du nirvana consiste à en être exempt. .Mais rien ne p ut nous donner l'idée d'une chose : comme I acquisition de celle chose même. gu'un homme , par exemple , surpris par une maladie grave, parvienne à être ^uéri au moyen de remèdes excellents . nous disons alors que cet homme a recouvre la saule; que si quelqu'un voulait savo r comment la chose a < j lieu, on lui répondrait que guérir ne veut dire aulr ■ chose que d'être ■ \em t de l'iulirm lté c l avoir regagné la santé. O a doit parler de la mémemanièie de l'acquisition du nirvana.
« Voici ce qu'enseigne Godama :
« Demande. — Godama esl-il le seul véritable dieu dans ce monde?
« Réponse. — Oui ; Godama est le seul véritable et pur dieu; lui seul connaît la loi dea quatre sezza, et peut donner le nirvana. De même qu'a la fin d'un règne, de nombreux as| iranli ai: troue se présentent et ambi-
ES RELIGIONS. Kl
tionnent les insignes royaux, de métneaom quand arriva le terfuc fixé à la loi do pritcesseur de Godama, c'est-à-dire de l,*u. et l ien que, depuis mille ans, on eût aiinwcé qu'un autre dieu devait app traître , m personnes, chacune ayant une fcude de ms disciples, se ciurenl des dieux el te pr«»g. tèrenl comme tels.
« Deumtulr. — Ces six faux dieux prnV renl-i!s et enseignèrent-ils quelque loi!
'< Hrp )>.»•. -- Oui , ils en prèrh. -r* i; ; mais ce qu'ils enseignèrent était hutei er rone : l'un en-eiu, aa que la cause réelle 4» tous les bien- et de tous les maux qui arrivent au monde, ( anvrelé, richesse, nobles, vertu, etc., « lait un certain A'nl des bos. qui. pour celle raison, devait èireadondt tous. Un autre enseigna qu'après la mor; |.i hommes ne passaient pas dans l'élit «le» ir.ima< x, et que les animaux ne devera*»! point hommes, mais que seulement le» limtmes renaissaient hommes, et que l« aie maux redevenaient animaux. Un autres* l'existence du nirvana, cl prétendit qtttau les êtres vivants prennent leur on;ite in sein de leur mère, comme ils doiv. nl ver leur i n dans la mort , et que c>>i <bii la inoil que cous-sie le nirvana. Cn atttrt son'ini que les êlr s vivants n'ont poiotn de ( 'umni: ncement et ne doivent point ai« de tin avec l'acquisition du nirvana, et «i le soi t des , dunes et des mauvaises œuvra, e: il a snra q»:c tout arrive sur la terre pu 1 iiolui iue d'un destin aveugle. L'n antre e*se.gua que le nirvana ne consiste que dm la durée de la vie de quelques Nats ou BraV mas su éiieurs, qui vivent pendant louie U durée «l'un monde; il affirma que celait t» bonne action de vénérer ses par nl<. déçoit Irir la faim, la soif, la chaleur du fea H il soleil, el que tuer les animaux n'eliit poist une action illicite ; que ceux qui auront suivi ces enseignements recevraient une r*compense dans l'autre vie, ou un châtimerr . s'iis avaient agi autrement. Un autre «iù enseigna qu'il existait un être sujerfi'. créateur du monde et de toutes chos»*. * qu'il n'y a que cet être seul qui so\lirJ d'adoration. Tout ce qu'enseignent 1rs fi faux dieux s'appelle la loi des six Deillts
« Onnanife. — Quand le rrai dieu Goda*' paroi, ces faux dieux renoncèrent-ils à Ur doctrines?
« Réponse. — Quelques-uns y renonrtrenl; les autres s'obstinèrent à vouloir ls enseigner. Alors Godama porta à ce» D*'!-' un deli, savoir, lequel ferait le ploiF1 prodige soes un manguier; el Goinaa >'*meura vainqueur, alors le chef des D« de honte el de dépit, se précipita dam » fleuve, après s'être attache au cou un çra,J' pot. <>. ch.'f une fois mort, les uoi »^ donnèrent leur fausse doctrine, les anirs.' persévérèrent. Il est facile d'extraire épine de la main ou du pied avec Ie*<"f* el avec une pince à éoiler, mais «I **' ^ difficile d'enlever la fausse doctrine de« ■ prib des Dcillis.
« Demande. — Maïs ne peut-on l'en arraeher par aucun moyen?
« Réponse. — Oui, on le pent avec la doctrine du dieu Godama et avec les enseignements des hommes de bien ; ces enseignements et cette doctrine seraient pour cela efficaces comme la pince à épiler.
• Demande. — Quels sont cette doctrine et ces enseignements ?
t Répons*. — 1» Ceux qui tocnt les animaux oa commettent les actions contraires aux dix commandements, sont sujets au sort des mauvaises actions; tandis que ceux qui font l'aumône, qui exercent les dix bonnes œuvres, adorent Bouddha, la loi et les Talapoins, doivent jouir du sort réservé aux bonnes actions. — 2" Il n'y a que ces deux sorts, de bonnes œuvres ou de mauvaises actions, qui accompagnent les vivants dans les transmigrations des mondes futurs , comme l'ombre accompagne le corps. Ces deux sorts sont les causes essentielles de tous les biens et de tous les maux qui arrivent aux hommes, et c'est par eux quêtes uns naissent ▼ils» aveugler, etc., les autres , nobles , riche», etc.; c'est encore par eux qu'après leur mort les hommes passent dans l'état des animaux, des Nais et des êtres infernaux. Ces doctrines oui été révélées par le dieu Godama, qui a fait connaître la véritable pince capable d'arracher de l'esprit des Deitlis leurs fausses opinions.
« Demande. — Quelle est la doctrine que Il loi de Godama impose à tous les hommes?
« Réponse. — Sa doctrine confie spécialement dans l'observance des cinq commandements et dans l'abstinence des dix mauvaises œuvres.
« Voici les cinq commandements : 1" de te luer quelque animal que ce soil; 2* de ne point voler; 3' de ne poinl violer la femme et la nMe d'autrui; k'àe ne po nt mentir, ni tromper; 5* de s'abstenir de l'usage ilu vin, de toute liqueur qui peut enivrer, et de l'opium. Quiconque observe ces cinq commandements dans toutes les futures transmigrations successives, naîtra homme noble, ou nal noble, et ne sera poinl sujet à la pauvreté et à toutes les au(r< s misères de la vie.
■ Les dix mauvaises actions se divisent en trois cl isses : Dans la première sont contenues les actions contraires auv trois premier^ commandements, c'est-à-dire le meurtre de quelque animal que ce soil, le vol et l'adultère. Dans la seconde, la première mauvaise action est de mentir; la deuxième, de semer la discorde; la troisième, de parler avec aigreur ou avec colère; la quatrième, de dire des paroles oiseuses ou inutiles. Dans la troisième et dernière classe, la première action mauvaise est de délirer le l>ien d'autrui, la deuxième est le désir ou l'envie du malheur ou de la mort du prochain; la troisième, de suivre la doctrine des Déillis. On dit de celui qoi s'abstient de ces dix actions mauvaises, u'il observe le «i/a, et quiconque l'observe eviendra, après sa mon, un homme excellent, ou un uat, comblé de richesses, d'honneurs; qu'il aura une longue vie dans ses
transmigrations successives, avançant de plus en plus dans la pratique des bonnes œuvres, qu'enfin il deviendra digne de trouver on bouddha, d'écouter sa doctrine, et d'obtenir par là le nirvana, dans lequel H sera délivré des quatre misères.
« Demande. — Outre ces bonnes œuvres , en est-il encore d'autres?
n Réponse. — Oui; elles sont au nombre de deux : la bonne œuvre de Dana et celle de liavanu. I.a première consiste à faire l'aumône aux Talapoins; la seconde, de prononcer en les méditant ces trois paroles : aneizza, dokcha, anatta. La première veut dire qu'on doit se mettre dans l'esprit qu'où est sujet aux inconvénients de la vie; la seconde, qu'on est sujet aux misères de cette même vie, et la troisième, qu'on a le pouvoir de se délivrer de ces inconvénients et de ces misères. Quiconque meurt sans avoir exercé quelques-unes de ces bonnes actions, passera infailliblement dans on des états infernaux des Niria , Preilla , AsouriKé, ou dans celui des animaux. Celui qui meurt sans avoir le mérite d'une de ces bonnes œuvres peut se comparer à celui qui se met en voyage a travers des déserts et des lieux inhabités, sans les provisions nécessaires, ou bien à celui qui pénètre sans armes dans un lieu rempli de voleurs et de bêtes féroces, ou bien à celui qui , avec une petite barque détraquée, ose passer un large fleuve rempli de tourbillons el bouleversé par une tempête. Un homme, quel qu'il soit, talapoin ou séculier, qui se livre aux cinq actions charnelles, c'est-à-dire à celles qui se commettent par les cinq sens du corps, et qui n'observe point les cinq commandements, ou ne s'abstient point des dix mauvaises actions , cet homme est comme un papillon qui, attiré par la lumière, vole alentour jusqu'à ce qu'il s'y brûle; ou comme celui nui, voyant du miel sur le tranchant d'une épée, se coupe la langue en le léchant el meurt; ou comme uu oiseau qui avale le grain sans voir le filet qui est caché; ou comme un cerf qui, courant animé après sa biche, ne fait point attention aux armes et aux embûches des chasseurs. C'est ainsi que cet homme, ne considérant poinl les périls futurs, et s'adonnaul aux cinq œuvres charnelles, ira aux demeures malheureuses. — Telles sont les comparaisons donl se sert le dieu Godama. •
GODAN, ou WODAN, un des dieux des anciens Germains; on le prend communément pour Mercure; nous croyons qu'il est le même qu'Odin. Voy. Odis, Wodak. Il est même possible que ce soil sim^L menl le mol God ou Gott, qui signiûc Dieu eu général.
GODANA, c'est- a-dire don de vaches; une des aumônes regardées comme les plus méritoires par les Hindous. Ce don se lait aux brahmanes eu certaines circonstances, surtout lorsqu'on les a convoqués pour présider a des cérémonies religieuses ou de famille , comme à des mariages, à des funérailles, etc. Le Godana fait parue des deua-dana on dix sortes de dous qu'on doit faire en ces circonstances aux membres de celte caste dislim
guée. C'est aussi un oclc très-méritoire de faire ce présent avant sa mort : cl comme la volonté du moribond doit être manifestée p.ir des témoignages certains cl oublies, celui-ci doit toucher l'animal qu'il offre, et à cet effet on lui en met la queue entre les mains. On voit dans les pagodes de nombreux labb aux où celle belle arlion est consignée, pour l'édification «le* fi'lèlcs, et afin qu'ils se | iquent à leur tour de g Mtérosité.
(iO-DSL- TKN-O, divinité japonaise. l'oy.
GlllO-P7()l -TI'N-O, et (illl-WON.
r,OKlU\KL-SAKIKTCUI. Ce personnage divin est, suivant le système religieux des Mongols, le troisième bouddha qui p, mil sur la terre dans la période actuelle du inonde, lorsque la durée de vie humaine n'était plus que de 20,000 ans. 11 avait succédé à Altan Trhidiktchi, et est maintenant reni|dacé par Drb ijidcbamouni , le bouddha a> Inel.
l'iOKTIK (du prec Vv -:t<<, magie, enchanlemenl) ; art d'évoquer les esprits malfaisants. Nuit obscure, cavernes souterraines à la proximité d' S tombeaux, ossements de morts, sacrifices de victimes noires, In rhes magiques, lamentations, gémisse ucnls, immolation de jeunes enfants, dans le< entrailles desqueis on cl erchail l'avenir; !• Is étaient les accessoires de cet art ridicule et funeste, don' l'unique objet était de séduire le peuple, dV\citer les passions déréglées, et de porter au crime.
tiOKTO-SYltrS, le htm astre; divinité des Scythes. On conjecture avec beaucoup do viaisemld.inre que c'était le so'< il. Kn elï' l, (iorto pourrait être la même chose que (îod, <*otl, liliotla. dieu ; et Syrus n'est autre chose que Sourt/a, le soleil.
(îO-FlAK KM, c'est-à-dire fr* (iiu[ c?nf* j>r(!r- j>lr-i. Les Japonais de la sert:- de i»o:ilsdo, outre les cinq coinmandement ■> principaux de la loi de bouddha, qu'ils appellent (îo /.vu', ont cinq cents ton-eils ou a>i«, appelés (îo-juil: L<ù, dans lesquels sont détermines avec la dernière cxacUmle toutes les actions à mettre en pratique ou à éviler. La multitude de ces préceptes secou 1 aires esl cause qu'il n'y a que fort peu d'individus qui se mettent en peine de les ohser\er rel irieusèment; d'autant plus que la plupart aboutissent à une P Ile morlilica ion du mes, et imposent des pr atiqin s si mil utieuses et si gênantes, qu'ils accordent à peine ce qui est nécessaire pouf ne pas ne. une < V faim. Il n'y a que l'ami ilion d'a> queur une grande réputation de \crtu e' «le sainte:»- eu ce monde, et le désir d'être e'eve dan* l'autre vie à un poste eininen'. qui puisse pousser un Japoiwiisà suhii continu. Ilerneni une discipline aussi exacte «|ue celle qui est près, rite par le (îo-liak kai. Il y a même loti peu de religieux qui s'y résignent la plupart de ceuxci mémos seraient trè .-f. ches de se priver des moindres satisfactions de la vie présente.
t'.O-ODDATS t'.O-MTSI-XO SIOBOf, une des cinq fêtes annuelles des Japonais; sou nom signifie f>Ut du S )o <r d«i o' m<i>. c'est
DES RELIGIONS. 10 '
en effet l'époque où elle arrive; celte dal" correspond au V juin. On lui donne encore le nom de i'an-qo-no sekou ou féte du premier jour du mois du cheval. Elle est à proprement parler la féte des garçons. Dépôts t; premier jour jusqu'au sixième, on attache .! de longs hamlmus des pavillons deioie.de toile de chanvre ou de papier, décorés de» armoiries d'un prince, d'un grand officier, ou de quelque guerrier célèbre; parmi le has peuple, on y peint de» armes ou quelque autre ligure. A Miyako. à Védo «l dans les villes capitales des prov inces, ces bambous sont elews sur les bastions, sur les boulevards, sur i liaque porte du château, et devant le palais des princes. A Nangasaki et dans lotîtes les autres villes, les bourgs et les villages, ou les dre>se devant les maisons ou il y a des enfants mâles. On place aussi 4 l'entré > il • la maison, des cuirasses, des casques, des arcs et des flèches, des fusil*, des piques et d'autres armes faite-* de bot* ou de bambou, r< couvertes de papier cl rernissees ; dans la rue, dans le vestibule oa dans l'appartement de devant, on place <ie* ligures d'hommes fameux p ir leur courace, ou de cavaliers armés de toutes pièces, ûa donne aux garçons, pour jouets, des sabrei. des épées, d- s piques, des ares, des flèehei
< l d'autres armes de ! ois ou en bambou, i 'our les animer, dès leur bas âge, à la bravoure et au service militaire, et embraser leur jeune cmnr par le souvenir des grandi explo Is de leurs aii' élrcs.
tii i-KAI, c'est-à-dire 1rs cinq préceptes. Les Japonais bouddhistes app lient ainsi les cinq prnni.aux commandements de Bouddha, ceux desquels décou cul tous les autres; ils
< o M-lent, 1° à ne rien tuer de ce qui a vi<*; •;" à ne point dérober ; 3° à ne point commettre d impureté ; V à ne point mentir; 5* à ne poiu' boire de liqueurs fortes.
fiO-KoU-HAKK, paradis des Japonais de la secte de llouh do; c'est le séjour des plaisirs éternels. Les plaisir s qu'on y goû r? oui divers degrés. La gloire et la félicité des letiiddhas sont plus parfaites que celles dei âmes qui ne sont pas encore parvenues à <*« haut degré de sainteté ; et celles-ci sont récompensées chacune suivant son mérite respectif. Cependant celle heureuse demeure esl telle uent remplie de felicilc, qu'auto «le m«s hahitants ne porte envie à la gloires au bonheur des autres. Amida esl le suprême de ce séjour céleste ; c'est par lu que les hommes peuvent obtenir 1 1 rémission île leurs péchés, c'est de lui qu'ils attendent leur honheur à venir, e est lui qui les in'rod'til après leur mort dans le (io-koo-r Lf, rt qui détermine la quotité de bonheur doul lis sont appelés à jouir.
G' >!\KKNKS\VAUA, une des dirinités do Népal ; «t'est un des huit Y rtaragas. In bjmne nepali.que nous avons sous lesyeas, dit q^e e'e t ie til, ou plutôt une émauationde Kiiig ladpi, et qu'il a pris la forme du lotus. *tir les i ords lie la rivière Vagmiii pour conserver (iokema, engagé dans les pratiques d'une pénitence austère. KlapnHh ajout*
1009 GOM
queGokerneswara est on linga érigé par le prince Gokerna.
GOLI-KORO, déesse adorée dans l'archipel Viti ; elle habite dans le ciel; elle a sur la (erre des prêtresses qui lui sont consacrée*.
(iOM, ou DJOM ; l'Hercule des Egyptiens. Yoq. Djom .
GOM ARISTES, appelés aussi Rigidet calftiiif(t«ou Contre-remontrantt, disciples de François Gomar, théologien prolestant et professeur à Leyde. Arminius, autre professeur à la même université, donn.nt à l'homme tout le mérite des bonnes œuvres, contrairement À la doctrine de Luther et de Calun, qui avaient enseigné que Dieu prédestinai également les élus à la gloire et les réprouves à la damnation éternelle, cl qu'en conséquence l'homme était sans liberté pour Lure ie bien et le mal. Gomar prit la défense de Calvin, et s'éleva avec force contre un Kolimenl qui lui paraissait anéantir les druits de la grâce. Il parvint, p.ir ses déclamations, à mettre dans ses iulcréls les ministres, les prédicateurs et le peuple. Les gomaristes obtinrent qu'on assemblât à Dordrechl un synode, où l'on discuta les senlintnls d'Arminius et la doctrine de Calvin; «qui, loin de rapprocher les partis, les aigrit djraotage. Le synode établit que le décret de damnation a eu pour motif la chute de l'homme et le péché originel ; que tous les hommes étant coupables du péché originel, ils naissent dignes de l'enfer; que Dieu, dans sa miséricorde , a résolu d'en tirer quelquesuosde la masse de perdition, tandis qu'il y laisse les autres. Le synode ne niait pas ouvertement la liberté, comme Luther et Calvin ; il reconnaît dans l'homme des forces naturelles pour connatlre cl pratiquer le bien; mais il soutient que ses actions sont toujours vicieuses, parce qu'elles parlent toujours d'un corps corrompu; il reconnaît que U grâce ne contraint pas la volonté de l'homme, mais qu'elle lui laisse l'usage de ses fatuités volitives. Les gomaristes voulaient contraindre les arminiens de se, soumettre >ux décrets de ce prétendu concile : inconséquence risible dans des sectaires qui rejetaient l'autorité de l'Eglise, et qui ne connaissaient point de tribunal infaillible en madère de dogme. Aussi les arminiens ne manquèrent-ils pas de faire à leurs adversaires tous les reproches que les protestants ont unis au concile de Trente, qui les a condamnés. Ils dirent que ceux qui s'arrogeaient le droit de les juger étaient leurs accusateurs cl leurs parties; qu'un synode devait être libre; que les accusés devaient y être admis
* se défendre et à se justifier ; que leurs prétendus juges se rendaient arbitres de la parole de Dieu, etc., etc. On n'eut aucun égard
• leurs plaintes ni à leurs clameurs. Il est constant aujourd'hui que le synode de Dorkecbt ne fut autre chose qu'une farce poliu<lue, jouée par Maurice de Nassau, prince d Orange, pour se défaire de quelques républicains qui lui portaient ombrage. Voy. An-
H'MEHS.