‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 302 sur 365 · CON · texte numérisé non relu

CON

t GOMÊDH A , sacrifice de la vache, autrefois en honneur chez les Hindous, dans des circonstances solennelles; mais qui est maintenant totalement aboli; il serait même considéré comme un sacrilcge.il est aujourd'hui remplacé, comme celui de l'homme, de l'éléphant el du cheval, par l'immolation d'un bélier. Voy. EuYâ. Toutefois il parait queleGomédha a été trés-célèbre dans l'antiquité; nous trouvons le sacriûce du taureau indiqué ^dans la cosmogonie du Boundehesch, el figuré sur les monuments mylhriaques.il existait aussi chez les Pélasgues de l'Atlique; mais dans ces pays, comme dans l'Inde, il finit par tomber en désuétude et fut envisagé avec horreur; c'est le contraire des nations sémitiques, où le sang des génisses continua do couler.

M.d'Ekstein observe que, d'après un ancien rite d'hospitalité, une vache était jadis immolée, en honneur de chaque hôte important qui venait s'abriter sous le toit hospitalier du père de famille indien. De là le nom de Goghna, tueur do vaches, que l'on donnait à l'hôle. Par ce rite, l'étranger était reçu dans la communiou de la famille. Suivant le riluel du Samavéda, celte vache était consacrée à Yama, àla mort. Attachée par la corde du sacrifice, elle devait périr daus ce monde, pour que l'immolaleur vécût par elle, déjà ici-bas, comme s'il existait au sein de l'autre monde. La vache, dégagée par son immolation des chaînes de la vie, était alors in vouée comme fille des Vasous, mère des Kouras, el sarar des Adityas. On voit qu'à ces époques lointaines, les Hindous, tout en respectant la vache, n'avaient point pour elle celle vénération presque idolâtrique qui leur fait considérer maintenant le meurtre d'nnei vache comme aussi criminel, aussi irrémissible, que l'assassinat d'un brahmane.

GONDL'LA, l'une des déesses qui, dans la mythologie celtique ou Scandinave, présidaient aux combats , et conduisaient vers Odin les âmes des héros mort» dans les batailles. On les représentait à cheval, coiffées d'un casque el armées d'un bouclier. Voy,

(iUîMUR.

tiONKS, ou GONNIS, classe de pvêtre*, dans l'Ile de Ceylan ; ils sont vélos d'une robe jaune plissée autour des reins avec une ceinture de fil; ils vont toujours téte nue et les cheveux rasés. Le peuple les respecte presquo à l'égal des idoles; on se courbe devanl eux quand on les rencontre, mais eux, ne saluent persoune. Partout où ils vont, on élent sur un siège une natte et un linge blaae par. dessus, pour qu'ils s'y asseyent, honneur qu'on ne fait qu'au roi. 11 leur est détVudu de travailler, de se marier el même de toucher une femme. Ils ne doivent manger u'one fois pur jour, à moins que ce ne soit u riz et de l'eau, des fruits et des légumes. Le vin leur est interdit; mais ils peuvent manger de la viande, pourvu qu'ils n'aient contribué en rien à la mort de l'animal, el qu'ils la trouvent tout apprêtée. Ils peuvent renoncer à leur ordre el se marier ensuite; mais pour cela ils doivent jeter leur vête-

MC.TIONN MlîE !»E< ïï!:L!f;iONS.

monl dislindif dans lu rivière ci se laver la tête et le corps.

GONFALON, ou GONFANON , bannière d'église à trois ou quatre lanons, ou pièces pendantes et aboutissantes, non pas eti carré, comme les bannières, mais en pointes à demi rondes. C'est la définition qu'en donne le Dictionnaire de Trévoux. — Il y vait.cn Italie, une confrérie du Goufalon. instituée, diton, par saini Honaveu urc, r,ii ui -huma le nom de Recommandes .e/a Virnj", et prescrivit aux confrères l'babil blanc, ave* la croix . rouge et blanche dans un cercle, sur IV; iule; ce qui les (il appeler Poiin-nls blancs. Ce \êtement est une robe de toile ou de seru**, appelée sac; on le serre avec une ceint use. Lu capuchon pointu couvre le visage du confrère; il y a seulement deux ouvertures pratiquées à l'endroit des yeux. Toutes lesronfréries portent sur leur sac un e<u-S"ii. où l'on > oil l'image du patron ou la livrée de la paroisse à laquelle elles appartiennent.

GON FA 1.0 NI Kit, 01 (iONF.WOMKH, celui qui porte le goufalon. Celle fonction ji.irait avoir été accordée autrefois comme u • honneur à de liantes dignité^ ecclési stiques ou civiles; car ceux qui se dé< laraienl protecteurs des églises portaient le litre de (Junfaloniers.

GONGIS, la dernière des quatre sectes principales des Banians. Elle compren d les faquirs, c'est-à-dire les moines banians, les ermites, les missionnaires, et tous ceux qui se livrent à la dévotion par elat. Ils font profession de reconnaître un Dieu créateur et conservateur de loules choses, auquel ils donnent divers no us , et qu ils représentent sous dilTerenles formes; i I > [tassent pour de saints personnages, et n'exercent aucun métier; ils ne s'at'at-henl qu à mériter la vénération du peuple. Une partie de leur sainteté con>isie à ne r eu manger qui ne soit cuit ou apprêté avec de la bouse de vache , qu'ils regardent comme ce qu'il y a de plus sacré. Us ne peuvent rien posséder en propre. Les plus austères ne se marient point, et ne tout lieraient pas môme à une femme. Ils méprisent les biens et les plaisirs de la vie; le travail n'a point d'attrait pour eux ; ils passent leur vie a courir les chemins et les bois, <>ù la plupart vivent d'herbes vertes et de fruits sauvages. D'autres se logent dans des masures ou dans des grottes, et choisissent toujours les plus sales. D'autres vont nus, et ne tout pas difficulté <le se montrer en cet état au milieu des villes et des grands chemins, lis ne se font jamais raser la tête, encore moins la haibe, qu'ils ne lavent cl ne peignent jamais, non plus que leur chevelure ; aussi paraissent-ils couverts de poils, comme autant de sauvages. Ou<?lquelois ils s assemblent par troupes sous un chef, auquel ils rendent toutes sortes de respeels et de soumissions. (Quoiqu'ils fa sem profession de ne rien demander, ils s'arrêtent \.v k lieux habités qu'ils rencontrent , et l op mon qu < n a de leur sainteté, porte toutes ies autres sectes baniancs a leur olïiir des vivier. En-

fin, d'autre--, se livrant à la mortification, ex rcen' en elT"t d'incroyables austérités. Il se trouve aussi des femmes qui embrassent un elat si dur. — l es p uvres mettent souvern leurs en'ants entre les mains des Goniris, aûi qu'é'anl exercés à la patience, ils soient ca pati'e- i! suivre une prof ssi'»n -i sainte? si Iim iee, en cas qu'ils ne puissent subsis ICC ]> : ;• d'autres Voies.

Cet :ru le. emprunté au Dictionnaire 4i Noël, n »iis r ara il lire d'un observateur pet cxnct. Les iïaniatis ne font point une secl. dans Fin le; on appelle aiasi la corporatmi des man ban ls. Nous l'avons repro luit ce pendant, pan e que plusieurs écrivain* anciens non. s ont parle des Itanians corn an avant une doctrine particulière. Les reii gieux, cités ici sous l • n >m de Gongis, d< sont pro-Ki h'ement pas autres que !es contemplants hindous appelés Dj<»guis ou Yo^uit.

<■< *>>l AIM S , nymphes qui habitaient le* bonis de l i inière Cylhérus. L'opinion camnilliu' riait que les eaux des nymphe G<>n:;;des rendaient la santé aux malades <\ni en buvaient.

GON'tGUS. dieu des pasteurs chez les anciens Lithuaniens.

GONYCI 1S1E , de y.w).^, (action de fié» cbir les genoux) ; prière liturgique qui était dite par les chrétiens grecs, le soir du dimanche de la PeiiU'CÔle, ou le lendemain an mal. a ; e'.le est citée dans saint Epiphane et dans le T\ picon.

GOO , papier magique, couvert de caractères cl de r présentations de corbeaux ôu d'autres oiseaux noirs, employé par les religieux japonais, appelés Ynma-holsi , pour éloigner les esprits malfaisants, ou découvrir les « rimes cachés. Dans le premier cas, on le colle aux portes des maisons. Il est fait indifféremment par tons les yama-botsi. mais le plus efficace vient de Koumaiio, d'où il est appelé KoumaHo-yoo. Lorsqu'un individu est accusé d'un crime, cl qu'il n'y a pas de preuves suffisantes pour le condamner, on le force à boire une certaine quantité d'eau, dans laquelle on a nus tremper un morceau de kooruano-goo; si l'accusé est innocent, celte boisson ne produit sur lui aucun effet; mai» s'il est coupable, on assure qu'elle lui cau« de cruelles douleurs jusqu'à ce qu'il ail fait l'ai eu de on crime.

GOP1, ce ot sanscrit, qui signifie littéralement mcf.èrrs, mais qui peul se rendre plus élégamment par laitières, est le nom des paysannes ou nymphes du pays de Vradja on llraj, au milieu desquelles le dieu Vichooo, incarné en Krichna, a passé sa jeunesse. Il ea épousa sei/e mille huit, dont huit avaient te titre de reines , les autres étaient ses concubines ; la principale d'entre elles avait nom ItouN uini. 11 formait avec elles des danses don! le souvenir s'est perpétué par des fête* publiques. I n qualité de dieu du jour et de la lumière, kiichna est représente quelquefois en ouré de douze Gopis , a»ec lesquelles il danse en rond; c'est l'allégorie du soleil et des douze mois.

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