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GOPINATHA, c'est-à-dire teigneur des Goii, surnom de Krichna. On lui rend homnge.en cette qualité, pardes danses appelées t$at, accompagnées de chants, en mémoire »» danses que ce dieu incarné exécutait dans
i jeunesse avec les nymphes du pays de r.ij. Elles ont lieu, au commencement de tutomne, et sont faites par des jeunes gens ibillés en bergers et en bergères.
GO REO YE, féle religieuse instituée par » Japonais, l'an 8C3 de noire ère. Elle eut ru à l'occasion d'une maladie contagieuse
ii affligea la conlrée pendant plusieurs an- *s, et qui fit périr beaucoup de monde. Ces castres furent attribués à l'influence des ne» de certains personnages décédés depuis ■ sieurs années. On leur offrit donc des sa- •ifices pour les apaiser ; mais nous ne penms pns que cette solennité fut continuée.
GORGONE, GORGON1E, ou GORGO- 1ENNE . surnom de Minerve chez les Cyréas. On le donnait aussi à la lune, à cause t l'espèce de face qu'un y découvre, et que s anciens prenaietil pour celle d'une Gorille.
GORGONES (1). C'étaient trois sœurs, filles îPhorcus, dieu marin, et deCéto. Elles se Marnaient Sthénée, Euryale et Méduse, et «auraient, dit Hésiode, au delà de l'océan, IVitrémité du monde, près du séjour de la ail. Elles n'avaient à elles trois qu'un œil une dent dont elles se servaient l'une >rès l'autre, mais c'était une dent plus lonic que les défenses des plus forts sangliers; art mains étaient d'airain , et leurs dieux hérissés de serpents : de leurs seuls reirds elles tuaient les hommes, et, selon odare, elles les pétriGaient. Après la délie de Méduse, leur reine, elles allèrent ha- 1er, dit Virgile, près des portes de l'Enfer, 'ec 1rs Centaures, les Harpies et les aues monstres de la fable.
Diodore prétend que les Gorgones étaient s femmes guerrières, qui habitaient la Lift, près du lac Tritooide ; qu'elles furent rtivent en guerre avoc les Amazones, leurs Mines, qu elles étaient gouvernées par Méue, leur reine, du temps de Persée, et «Vile» furent entièrement détruites par mule.
&loo Athénée, c'étaient des animaux terblet qui tuaient de leur seul regard. « Il a, dit.il, dans la Libye, un animal que les omades appellent Gorgone, qui ressemble une brebis, et dont le souille est si empoigné , qu'il tue sur-le-champ tous ceux qui M'I'rocbenl. Une longue crinière lui tombe if les yeux, et elle est si pesante que l'ani- '1 a bien de la peine à l'écarter pour voir » objets qui sont autour de lui; mais quand s'en est débarrassé, il tue tout ce qu'il voit, udques soldats de Marius en dent une isie expérience dans le temps de la guerre «lire Jugurtha ; car , ayant rencontré une " tes Gorgones, et ayant voulu la tuer, elle » prévint, et les fil périr par ses regards ««a, quelques cavaliers nomades, ayaul
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fait une enceinte, la tuèrent de loin à coups de flèches. »
Quelques auteurs prétendent que ces Gorgones étaient de belles filles qui faisaient sur les spectateurs des impressions si surprenantes, qu'on disait qu'ailes les changeaient en rochers; d'autres, au contraire, qu'elles étaient si laides, que leur vue pétrifiait pour ainsi dire ceux qui les regardaient. Pline en parle comme de femmes sauvages. « Près du Cap occidental, dit-il, sont les Gorgates, ancienne demeure des Gorgones. Hannon , général des Carthaginois, pénétra jusque-là, et y trouva des femmes qui, par la vitesse de leur course, égalent le vol des oiseaux. Entre plusieurs qu'il rencontra, il ne j>ut eu prendre que deux, dont le corps était si hérissé de crins, que, pour en conserver la mémoire, comme d'une chose prodigieuse et incroyable, on attacha leurs peaux dans le temple de Junon, où elles demeurèrent suspendues jusqu'à la ruine de Carlhage. »
Paléphate rapporte que les Gorgones régnaient sur trois lies de l'océan, qu'elles n'avaient qu'un seul ministre qui passait d'une lie à l'autre (c'était là l'œil qu'elles se prêtaient tour à tour) , et que Persée, qui courait alors cette mer, surprit ce ministre au passage de ces Iles, et voilà l'œil enlevé dans le temps que l'une d'elles le donne à sa sœur; que Persée offrit de le rendre, si, pour sa rançon, on voulait lui livrer la Gorgone, c'est-à-dire une statue de Minerve, haute de quatre coudées , que ces filles avaient dans leur trésor ; mais que Méduse, n'ayant pas voulu y consentir, fut tuée par Persée.
Parmi les modernes qui ont expliqué cette fable, il y en a qui prennent les Gorgones pour des cavales de la Libye, enlevées par des Phéniciens, dont le chef avait nom Persée. Ce sont là , disent-ils, ces femmes toutes velues de Pline, qui devenaient fécondes sans la participation d'un mari ; ce qui convient aux juments , selon la croyance populaire dont Virgule fait mention dans ses GéorgU ques, où il dit qu'elles conçoivent en se tournant du côté du zéphyr. Foormont trouve» dans le nom oriental des trois Gorgones , celui de trois vaisseaux de charge qui faisaient commerce sur la côte d'Afrique, où l'on trafiquait de l'or, des dents d'éléphants, des cornes de divers animaux, des yeux d'hyènes , et d'autres pierres précieuses. L'échange qui se faisait de ces marchandises en différents ports de la Phénicie et des Iles de la Grèce, est l'explicaiion du mystère de la dent , de la corne et de l'œil que les Gorgones se prêtaient mutuellement. Ces vaisseaux pouvaient avoir quelques noms et quelques figures de monstres. Persée , qui cour lit les mers, s'empara de ces vaisseaux marchands , et en apporta les richesses dans la Grèce.
Court de Gébelin ne veut voir dans les Gorgones que la lune, partagée en trois quartiers (car il ne fait pas mention du quatrième oùelleeslinvisible),qui,dès qu'elle parait sur
i<) Article emprunté entièrement au Dictionnairê de Noël.
DICTIONNAIRE DF.S UTX1CIONS.
l'horizon, semble tuer les hommes, en les plongeant dans le sommeil.
GOIll, un des noms de la déesse Dourga , épouse de Si va. Vot/. Douh.;a, Gaoui.
r.OKIMA , divinité des anciens Slaves ; c'était le dieu des montagnes.
GOKOTMAN, paradis dos anciens Parses ; t'était la voûte céleste, l'empire de la lumière , le séjour des férouers et des bienheureux ; on y arrivait par le pont Tchinevad, jet 6 sur le sommet do mont Albordj. Ormuzd »ég;iait dans reltc heureuse contrée.
GOUTOMKNS. petite secte des Ktats-Cnis, qui est une brandie des anabaptistes ; elle avait pour chef Samuel Gorlon , qui vint à Boston en Mi.'lti ; c'était un cerveau exaile qui prêchait des doctrines analogues à celles des familistes ; il est difficile de saisir ce qu'elles avaient de spécial ; tuais comme il s'était posé en adversaire du clergé protestant, il fut emprisonné , pois banni ; il se retira ensuite à Warwick, où il se fil quelques prosélytes.
GOSAINS , sort»; de religieux hindous, appartenant à une secte «le vaichnavas qui ont pour l'onduleur un nommé Tchaitanya, né, il y a environ 400 ans, et qui pas>c pour être une incarnation moderne de Vichnou. Leur nom véritable esliV ostcami, mais on prononce vulgairement Gusuin. Ils n'admettent pas lu distinction dos castes , et forment un corps nombreux et puissant. Ils demandent l'aumône eu dansant au son de castagnettes formées (K' deux planchettes de bois sec , qu'ils frappent l'une contre l'autre. Dans leurs chansons appelées dohas , ils tournent habituellement en ridicule l'avarice reprochée aux vaisyas. Il arrive assez souvent aux Gosaïns de prendre du service dans les armées îles princes qui consentent à les employer, et, dans cette carrière si opposée en apparence à leur institution primitive, ils se montrent constamment braves , entreprenants et dévoués. Alors ils élisent un chef qui porte le litre de Malmnta, et qui doit appartenir à leur secte. On les reconnaît principalement au djatta, longue tresse de cheveux qu'ils roulent en forme de turban autour de leur têie. En général , ils amassent <ic grandes richesses ; et lorsqu'ils abandonnent la vie militaire , ils se reunissent en communauté et nomment des tchélas ou supérieurs, qui, à leur tour, choisissent parmi eux un gourou, à qui est remise la direction suprême du monastère.
GO SEKF , ou GO SITS , nom général des cinq fêles annuelles des Japonais : la première, appelée So-qouats, ou Naxakntsa , est le premier jour de l'année ; la 2', San-youats, San-nits ou Onago-no sekou, arrive le '.V jour du mois; la 3', Go-goun(s go-nitsou Tangono sekou, le 5* jour du 5* mois ; la Vu, Silsiyouats fanouka ou Set sekou, le l' jour du 7* m -is; et la 5% Kou-gouuts kou-nils ou Tchokio-no sekou, le 9* jour du 9' mois. Elles ont été fixées à ces époques doublement impaires, pan e qu'en cette qualité elles passent pour malheureuses.
GOSSA PENNOU, dieu des forêts ou plutôt le dieu-forêt, chez les khonds, peuple in-
dien de la cote d Crissa. Dans le territoire^ chaque village il y a un lieu qui luieslronsacre. On y entrelient un bosquet assez considérable d'arbres propres à la cliarpente . pour réparer les dommages qui pourraient résulter soit d'un incendie, soit d'une incursion des ennemis. Cet enclos est deJie i Gossa Pennou, cl regardé comme sacre. Tu prêtre le consacre en traçant tout autour une ligne avec un bambou Tendu à l'uue dV «ej extrémités, et à l'autre bout duquel est attachée une volaille destinée à servird ofTrai.de au dieu. l/oiseuu est eu effet sacrifié au cea- Ire du bosquet, et l'on offre en même tempi du riz et des o?us clairs. Ou invoque le non du dieu bocager, puis celui de toutes les astrès divinités. On élague de temps en lenif* les jeunes arbres, mais on n'en prul couper un seul rejeton sans le consentement tortue} du village, et il n'est pas permis d'y porter U b.iche avant de s'être rendu favorable Goua Pennou, en lui sacrifiant une brebUmu porc.
GOSWAMI, secte de religieux bindooi.
Voyrz Gosaïns.
GOT, ou GOTA. Quelques auteurs dis-enl que ce mot est le nom que les anciens Germains donnaient à leur Mercure ; il serait plus exact de dire que c'était le nom gèoer.quede tous les dieux. Ce vocable, di»ewment orthographié suivant les diiïéren'i langues d'origine leutonique ( Gulh , Golki, en gothique ; À'o7, Got, Gkot, en Ibéotisque; Gotl , en allemand ; God, en anglais elti hollandais ; Godt, en flamand ; Gud, eo suédois, en danois, etc.), n'est autre que lepeblewi Khoda, dérivé lui-même de (Wct« (donné de lui-même) , et exprime simplement la divinité, abstraction faite de toute personnification.
GOTAMA, personnage historique biodoc, fondateur de la secte philosophique du Swa, et chef de la famille dont naquit Bouddha, appelé pour cette raison Gaulama. f'oy.Gii-