‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 304 sur 365 · TAMA · texte numérisé non relu

TAMA

GOT ESC A LC , moine bénédictin de PaiV baye d'Orbais, dans le diocèse de Soisiou. Une lecture assidue , mais peu approfondie, des écrits de saint Augustin, le porta à contre les plus étranges erreurs sur la destin de l'homme, sur le sort que Dieu lai a Su. sur la prédestination et la grâce , mutin si profonde, et dans laquelle la curiosité J* l'esprit humain ne peut que s'égarer. Go'efcale enseigna donc que Dieu a prédestiné de toute éternité, les uns à la vie éternelle, I» autres à l'enfer, par un décret absolu et làdépendant des vertus ou des vices des toxines ; ainsi que Dieu ne veut pas sauver lw* les hommes, mais seulement les élus; que* conséquence, Jesus-Chrisl n'est mort W pour ces derniers ; que telle est la trisle condition de l'homme depuis sa chute, qu'il"1 plus de liberté pour opérer le bien , mais #* lemeiil pour faire le mal. Cette doctrine absurde et désolante fut d'abord condamnée Hahan-Maur, archevêque de Mayence, d** un concile tenu en 8i8 ; puis, par Hiucnur,

ton cou

archevêque de Reims, dans un concile tenu à Quiercy-sur-Oise, en 8V9.

Cependant elle ne laissa pas de jeter ut certain trouble dans l'Eglise de France. Plu sieurs docteurs , qui semblaient avoir pris quelque chose de l'esprit étroit et dispuieur des Grecs, soutinrent Golescalc, ou ne s'accordèrent pas sur le sens des condamnations portées contre lui. Mais cette contestation finit bientôt par la lassitude ou par la mort des combattants.

Ces erreurs furent renouvelées plus tard par les protestants et par les jansénistes.

GOUDAUAS , sectaires hindous , appartenant aux saivas , adorateurs de Siva , ainsi nommé» d'un bassin de métal qu'ils portent avec eux , et dans lequel ils gardent un peu de feu pour brûler du bois odorant dans la maison des personnes dont ils reçoivent de» aumônes. Us ne demandent ces aumônes qu'en répétant le mot Alakh, qui exprime la nature indescriptible de la Divinité. Ils ont un costume particulier, portent un large bonnet rond et une longue robe teinte avec de l'ocre. Quelques-uns ont des anneaux aux oreilles, comme les kanphata djoguis » ou un petit cylindre do bois passé à travers le lobe do l'oreille ; ils l'appellent khetcliari moudra, et le regardent comme le symbole de la Divinité.

GOUHYAK A, génies de la mythologie hindoue; ce sont les serviteurs du dieu Kouvéra, (le Plulus indien) et les gardiens de ses trésors.

GOUHYESYVARI, déesse de la théogonie bouddhiste du Népal. Voici, à son sujet, une légende citée par M. Hodgson, d'après le Sambhou-pourana : « Lorsque Mandjounalh fut sorti des eaux, la forme lumineuse de Bouddha apparut. Mandjouoalh résolut d'élever un temple par-dessus; mais l'eau bouillonnait avec tant d'activité, qu'il ne put en poser les fondements. Ayant eu recours à la prière, la déesse Gouhyeswari se montra, et l'eau s'apaisa.» Suivant Klaproth, Gouhyeswari, la déessede la forme cachée, a été probablement empruntée à la théogonie mystique des saïvas.

GOULAL-DASIS, classe de religieux hindous qui appartiennent à l'ordre des Bairaguis. Voy. Bairaguis et Vaibaguis.

(jOULEHO, génie de la mort chez les insulaires de l'archipel des Amis. 11 gouvernait une espèce de champs Elysiens, où se rendaient les âmes des chefs qui, au moment de leur mort, quittaient d'elles-mêmes leurs dépouilles. Là, on ne meurt plus, ou se nourrit d'aliments exquis, qui sont préparée en abondance. •

GOULIA RAVARO, déesse adorée dans l'archipel Viti. Des prétresses sont attachées à son culte.

GOUNYA. D'autres écrivent Gounja ou Gounga ; c'est le dieu suprême des Hotlenlots. Quelques voyageurs ont avancé que ces peuples n'avaient pas la moindre idée de la Divinité. C'est un fait démenti par les missionnaire!» protestants qui travaillent maintenant à leur conversion. 11 est vrai qu'ils

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