‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 305 sur 365 · COU · texte numérisé non relu

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n'ont quo des idées assez vagues sur la Divinité, et que plusieurs tribus paraissent s'en occuper fort peu. Des voyageurs anciens, entre antres Saar, Tachard, Uoving et Kolben, rendent également témoignage a leur croyance. Ce dernier s'est assuré, dit-il , par mille recherches faites chez les Hollcntots, et par mille déclarations expresses, qu'il* reconnaissent un Dieu suprême, créateur, arbitre de l'univers, qui donne la vie et le mouvement à tout ce qui existe. Us l'appellent Gounya, ou Gounija Tiquoa, le Dieu des dieux. Us disent qu'il ne fait jamais de mal à personne, qu'il habite au-dessus de la lune, et que personne n'a lieu de redouter son pouvoir. Quelques-uns soutiennent que ce Dieu suprême est quelquefois descendu sur la terre sous une forme visible, et qu'il a toujours paru avec les habits, la taille et la couleur qu'ont les plus beaux d'entre eux. Mais les plus intelligents regardent commedes visionnaires et des fous ceux qui avancent ces erreurs. Comment, disent-ils, serait-il possible que le Dieu suprême daignât venir parmi nous, puisque la Lune, qui n'est qu'une divinité inférieure, ne s'est jamais abaissée à cela? quelle vue , quel intérêt assez grand pourrait engager cet être à s'humilier jusqu'à ce point? Cependant ils ne paraissaient pas rendre aucun culte à Gounya, assurant qu'il n'avait besoin ni des hommes ni de leurs biens, et qu'étant incapable de faire jamais aucun mal, les hommes n'avaient aucun intérêt à l'adorer et à le servir.

GOUIMLLON, instrument donton se sert dans les églises catholiques pour faire les aspersions d'eau bénite. Le Dictionnaire de Trévoux dit ,que ce mot e*t dérivé de l'ancien français goupil, qui signifie renard, parce qu'autrefois on se servait de la queue de cet animal pour faire des aspersions d'eau.

GOUROU, mot sanscrit qui signifie grave, vénérable (le latin garuis, gravit est, analogue à cette racine) ; c'est le nom que les Indiens donnent à un brahmane qui est le directeur spirituel d'une famille ou d'un individu. C'est lui qui admet les jeunes gens à l'initiation religieuse propre à leur caste, qui préside aux cérémonies qui ont lieu à la naissance et au mariage ; qui pronouce les manlrai ou formules consacrées et sanctifiantes, qui donne aux enfants des brahmanes et des kchalriyas l'investiture du triple cordon, qui est le signe caractéristique de ces castes. Le gourou peut être le père naturel ou le précepteur religieux d'un enfant. Si des obligations sont imposées au maître sous le rapport du bon exemple dont il doit appuyer ses leçons, le disciple a aussi, dit M. Langlois, des devoirs sévères à remplir envers son directeur. Il doit le respecter plus que ses parents, même dans le cas où il serait ignorant et vil ; il doit se prosterner devant lui» en lui demandant sa bénédiction. Quand Io gourou arrive dans la maison de son disciple, toute la famille se prosterne, et il met son pied droit sur la tête de chacun. On lui lave les pieds, et l'on boit, pour se puriticr, l'eau

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qui a servi â cette ablution. On lui présente ries fleurs et ries parfums ; on lui sert à m u)ger, el l'on se dispute ses restes, l.a fonction do ff«»uroii p i souvent léndi aire.

(ï<»l hZ-SCHKI'. mauvais génie de la Ih^ojÇ"i»ie ries Pa. sis. Si ' s a forme n'une comète, il I rou'pfi ;t l;i suru'ill'iin- «le l. 1. n , et s'el.nweia furi u\ sur labuv. Il pr duira par son choc une eommoii n telle, que 1rs IfiiiihiMiix seront ouverts ; !rs t ons et les méchants reprenriron l leurs corps s ar'i .o>>; rie leurs demeures, et l'»u( sera re! . * I » * i ro i me ux premiers jours de la nr ili<m. Ahrimau sera prerpilé il. us l'abîma ries lenchn s, dévoré par l'airain fondu ; ot l'uni" i ers se re] mira de n'avoir f » 1 * s d'autre seigneur qu'< 'nmi ri.

0< U'Sl.lI ASI» , nu ries \oiiies riirns do Jîn écrritujlt, le fou primitif. (iotisoha • p ot :it lo feu do> étoiles, ou plutôt d'Atialiid, l'étoile do Venus.

(iOV lNOA, surnom du diou Krichna, qui fut berger dans sa jeunesse. Il y a un po me, iulitule (itiitct-dorindn , par Djaya -Dév a , qui célèbre les amours de ce dieu ave.- les (iopis.

Dans le Hong aie, on a institué uno fête, le î.'î mars, en l'honneur do rollo divinité incarnée parmi les bergers ; on l'appelle (i ovt <l'i dirndnsti. parc»' qu'elle est célébrée I- 12' jour de laquinz .itie lumineuse do la lune de Phalgoun. Elle n'est observée que par le bas peuple.

<ioVFND-S!NHIS, sectaires hindous, appartenant an système de* Sikhs ; ils forment même la branche ; plus importante des disciples de N.mek. Opevdant, bienqo'ili prétendent avoir reçu leur fui natio a'o de ce célèbre réfo- maicur, et quis aie t sa mémoire en grande v.unraion, l -tir oroyenoe est fort éloignée du quietismo d Nnnek; car ils ont l'âme gu rnere, et ils s'. 'donnent ave. énergie a toutes les affaire* temporelles, tiourou Gorinri leur fondateur dé\oua ses disciples aux armes : c'est pourquoi ils rendent un culte au satire, pan e i] u 'ils s'en servent tant contre les lliml >i s que contre les musulmans. Il ordonna à ses adhé '-nts do laisser croître leurs < b-'veux et leur barle. et de porter des bab t* biens ; Uv-r permit de manger toutes sortes de viandes, excepté do colle dos vaches , et admit à embrasser sa foi et sa cause les membres de toutes les c istes, cl (uns ceux qui voulurent abandon «ir les institutions brahmaiu inos ou r: <i\sn> .fies, pour la fraternité de, ;imes ot la vie de pillage. C'est ain-i que les Si\!is se constituèrent en peuple di-t net, e! qu'i s se s 'parèrent dos autr s Indiens, tant par leur eonstilulion pol tique que par leur, dogmes religieux. O pend ml o;: pont encore les apler Hindous jusqu'à un eer ain po nt : car ils adorent les mêmes riiv inilés que les Hin tons, célèbrent leurs fêle*, liront leurs ieye .'es et leur liltér.iture des mêmes sources, e; rendent de grands respects au\ brahmanes. Les (lovind-sinhis rejelt. nl les Veri is. ei lis ni a leur place le Pus P.uhimli la (/t'Hilh (livre du dixième roil, compi a ion de tiourou Govmd, qui vivait vers la lin du vvir ou au

•ns ur.i.Miio.N-. i.,

COmmeiKomont du XVtll' ^i'Vle. Vr,;/, :lKI15 t.lIACK. On api elle do ce n f i fit en ciuc ;il tout .Ion gratuit q> o Dieu 'ait aux hocuno.s. On dis!"'iiL" e '.i <jr;ire val rr'lr et la sur m cr'/i'. D.r s la preur re so;:i (0 ^ lo s biors «j 'e Di. u f.iit aux le. mm.) dai<< I'- île de la i--a'uro, tels q^c ta |j saute, l'esprit, les forces du corps, pt^, j»ir la se oi:ile. mm reoe". ons les l'iens qui oc| rapport au salut, on une 1 < . raiule de Un, la ooutriti ■> des p/'elies, lo désir le la v^rla. etc. ! ;i g' .'e " u na'ure'le se div se . n \ tuel'e et .'c'u ! e. l a t'râ.o t<<r<i:u U-\ o,uon

ap ■elle aussi ;,'fSf'//,7W'e "tl $n,v > ,;-î[

< ell qui nous rend jus'i s el saui's lie^nt fM u: elle < onsiste d iiis l'exomptinn du ^s che. La ::râ- e acturllr Pst ce inmii emriii in. terieur que D: u nous inspire pmtr mu porlo> au bien ef nous «b-iouriou* «'u viaL Ce t sur celte sorte d grâce uu'il s'eMeht tant de disputes, parmi les Ihéo'oiiir.s «j ont \ oulu e vplioiioj la m inière duo! ftij ag'l sur la vohinto et la U1 ;-rtô do De là tantdo sentiments dnTerents. \t* ms d'atcordiioe la tradition -t I i doclritu lt l'Kulise, le autre» encore on litige et ploiuent tolérés par elle; les autres enfin m. jurieux à la boulé ou à la justice de Di?>, proférés r ar les béréti tios et condamna par !"rgl?so. Nous n'entrerons pas i»i fou la discussion d -s peints dogm .tiques n;i> ou professes parles p lagien . les seiniq^.igiee.s. |.<s p é destin (tiens, les on 1 vîniste» t! antres pi le-'an s. I s i • sénistes, etc.. on c inî' i>vor és titre les thomistes et le* molir is;(>s ( eon-ulf, rà ce sujet chacun île ci artio'es I :ns oc Dictionnaire). Nous laiderons éu'alonien* aux couîrover istes les iliiT'.reniçs -le ominal-ons ot définitions d' 'a grî e effi' fxcr et de |;t grâ o suffisante; ainsi que ! s grâces qu'ils a -pollen? prh nrl't (otr- tni'nnlr et sulitr jurnfe. l'eauconp Of1,'. pa»sé leur vie .1 approfondir « os question-, et .i poursuivre sur lagiâeo dos ilisi ol^gtermin ib -«s. qui eussent fait plus sa -romont de | de- un ler à Dieu, et de se mettrf n devoir d'y correspondre. Nous nous ronflerons 1'. \puser licenciement la doctrine de I l-.i:!i<c sur la grâ e. et ce qui est ato par t us les ih olojiens orthodoxes.

I" La rà< e nous est donnée gratuitem*^ et sans que nous la méritions.

•1 Nous no pouvons faire aucune <rom mén'oire p mr le ciel <-ans le secours d'ans grâee actuelle.

*î M n'y a point d'homme h qui Dieu rùtcorde u moins autant de grâces qu'il lu* e« faut pour opérer son salut. Ce n'est pas i dire qu jù'eu distribue également ses fftices à 'ons les hommes il est cor'nin ipi'i'f a des à mes privilégiées aux*; uolles iten do n' beaucoup plus qu'aux autres. Kl.int maî'rt do ses .Ions, j| peut sans injustice les partag r c mime i lui p'.ji'.

V' La -râce ne détruit point le libn1 arh-tro, et l lio ime conserve toujours le pou<of de lui résister.

tilt \CKS , appelées en grec fhtr;if .

étaient lil!e> de Jupiter et d'Eurjoutiie «

m GRA

>nomie; selon d'antres, du Soleil et d'Eglé, u de Jupiter et de Junon, ou selon la plus ommone opinion, «le Harchus et de Vénus, a plupart des poètes en ont fixé l>> nombre trois, et les nomment Aijlaê ou Eyié, Tha- 9 et Ettphrosyne. Homère et Stace donnent l une des trois le nom de Pasiihée. Les Latlrnvmiens n'en admettaient que deux, l'ils nommaient Auxo el Iléyémonc. Eu aM-ors endroits de la Grèce on en reconlinait quatre, et on les confondait quelwMis avec les Heures ou avec les quatre won* de l'année. Pausanias met au nomtdps Grâces la Persuasion, insinuant par que le principal moyen de persuader est plaire. Ompagnes de Vénus, la déesse de buaté leur devait le charnu' et l'attrait iia»ureut son triomphe. Les anciens atndaient do ces déités bienfaisantes les m précieux de tous les biens. Leur pou- >ir »'étendriit à tous les agréments de la t. Elles dispensaient aux hommes, nonalfmenl la bonne grâce, l'égalité d'hufor, l'aménité des manières, et toutes les tr« qualité» qui font le charme de la soie, mais encore la libéralité, l'éloquence, ueesse. La plus belle de leurs prérogam." c'est qu'elles présidaient aux bienfaits 4 la reconnaissance. Chrysippe nous a wrcis re que les anciens pensaient sur inattribn's, el nous a révélé les mystères t tf% attributs cachaient, « D'abord on jteiait ces déesses Charits, nom dérivé d mol grec qui veut dire joie, pour mar- 'rqti'-nous devons é-jt'lemcnt nous faire plaisir, et de rendre de bons offices, et de wuaitre ceux qu'on nous re><<l. Elles )fo' jeunes, pour nous apprendre que la ifiuire d'un bienfait ne doit jamais vieilrives et légères, pour taire connaître il faut obliger prompteinent, el qu'un olail ne dnit pas se faire attendre. Aussi firecs avaient-ils coutume de dire qu'une «qui vient lentement cesse d'élre grâce; ft'ils exprimaient par un de ces jeux de U duol iis n'étaient pas ennemis. Elles icut vierges, pour donner à entendre :

[u en faisant du bien, on doit avoir des «pures, faute de quoi l'on corrompt son nui(;â* que l'inclination bienfaisante doit accompagnée de prudente et de re<e- . C'est pour cette seconde raison que rate, voyant un homme qui prodiguait bienfaits sans distinction et à tout venant: if* dieux te confondent! s'écria -t-il ; tes wj iont vierges, et tu en fais des courtiu. Elles se tenaient par la main, ce qui 'iûaitque nous devons, par des bienfaits proqoes, serrer les nœuds qui nous a t tant les uns aux autres. Knfin, elles danet en rond, pour nous apprendre qu'il yavoiremre les hommes une circulade bienfaits, et de plus, par le moyen de ^connaissance, le bienfait doil naturelled re'oorner au lieu d'où il est parti. » *s divinités si aimables ne pouvaient ''tuer d'autels et de temples. Eté<>cle, roi rehomèue, passait pour élre le premier leur en eût élevé. L'opinion continuité

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faisait de ce séjour enchanté, et des borda riants du Céphise, le séjour préféré de cci dée-Nses; aussi les anciens poêles les appellent-ils communénvnl déesses du Céphise ou d'Orchomène. Les Lacédémouiens disputaient celte gloire à Kiéodc.el l'attribuaient à Lacédémon , leur quatrième roi. Elles avaient des temples à Elis, à Delphes, à Pergé, à Périnthe, à Jlyzance, etc. Elles en avaient aus-i de communs avec d'autres divinités, telles que l'Amour, Mercure el les Mu -es. Les Spartiates sacrifiaient aux Grâces et à l'Amour avant d'en venir aux mains, pour fiiire voir qu'on doit tenter tous les moyens de douceur avant de combattre. On célébrait plusieurs fêtes en leur honneur; mais le printemps leur était paniculièrement consacré, comme étant la saison des grâces. On les invoquait à table, ainsi que les Muses, et on les révérait les unes el les autres p ir le uombre le coupes qu'on buvait en leur honneur. Enfin, l'on attestait leur divinité. Toute la Gièce était remplie de leurs tableaux, statues, inscriptions et médailles. On voyait à Pergame nn tableau de ces déesses, peint par Pylhagore de Paros; un autre à Smyrne, de la main d'Apelles ; Socraie avait fait leurs statues en marbre, et Bupale en or.

Dans l'origine leurs statues n'étaient que de simples pierres brutes et non (aillées; bientôt on les représenta *ous la forme huitaine : cet tient déjeunes filles habillées de gaze ou même toutes nues, sans doute pour exprimer que rien n'est pl . s aimable que la simple nature, et que, >i quelquefois elle appelle l'art a son secours, el.c ne doil employer qu'avec retenue les ornements étrangers. On les représentait jeuues et vierges, parce qu'on a toujours reg irdé les agréments naturels comme le partage de la jeunesse. Cependant Homère marie deux des Grâces, el les partage assez ma); car il donne pour époux à l'une un dieu qui dort lou- |ours, le Somm il; et à l'autre, Vulcain, le plus laid de tous les dieux. On peignait encore les Grâces, petites el d'une taille élancée, parce que les agréments consistent quelquefois dan-, les choses les plus simples, un geste, un souris, etc. Leur altitude dansante marquait qu'amies de la joie innocente, elles ne s'accommodent pas d'une gravité trop austère. Elles se tenaient par la main, ce qui exprimait que les qualités agréables sonl un des p us doux liens de la société. Sans agrafes ni ceintures, eiles laissaient flotter leurs voiles au gre du zéphyr, parce qu'il est dans les ouvrages de l'esprit, comme dans tout le reste, une sorte de néglige, d'heureuses négligences, infiniment prélerabtes à une froide régularité. Dans le groupe qui les représentait Elis, l'une tenait une rose, l'autre un dé à jouer, et la troisième une branche de myrte , symbole que Pausanias exp ique ainsi : « Le myrte el la rose sonl particulièrement consacres à Venus et aut Grâces; et le dé e^l l'image du penchant que la jeunesse, âge des grâces, a pour les jeux el les ris. » Eufln, les anciens représentaient quel-

ter. mr.TioNWir.f: i>

qucfois les Cirâces au milieu «les plus laids Satyres. Assez souvent même ces vliiluc? étaient creuses, et, en les ouvrant, on y trouvait de petites ligures de Crâees. Auraiton voulu indiquer par là qu'il ne faut pas juger des hommes sur l'apparence, que les défauts de la ligure peuv eut se réparer par les agréments de IVsprii, ei que parfois un extérieur disgracié cache de ! nllanlcs qualités? C'était à ces figures emblématiques que se comparait Socra'e.

» '. 11 A C ES , o i A CT I ON I ) I • C. H A C K S . - 1 . Petite prière que les chrétiens adressent à Dieu, après leurs repas, pour le remercier de tous les bienfait» qu'ils en reçoivent sans cesse, et spécialement de la nouer <urc qu'ils viennent de prendre. Cet usage si juste, si louchant, si vénérable par son antiquité, est malheureusement lomhé presque pariout en désuétude, et n'est [dus guère observé que dans les communautés religieuses et par les personnes pieuses.

•2. Les Juifs ont une assez longue formule d'action de grâces, qui varie suivant les solennités (|iie l'on célèbre, et dans laquelle on remercie Dieu et on le bénit de toutes les grâces qu'il a répandues sur son peuple, ainsi que de la nourriture qu'il a donnée, dans sa miséricorde, à toutes les créatures. On y récite une opère de li anies, puis celui qui a prononcé les prières prend un verre de vin sur lequel il a rendu grâces, et dit : « .le prendrai la coupe du salut, et j'invoquerai le nom du Seigneur. Béni soit le Seigneur notre Dieu, qui a créé le fruit île la vigne. » Il le boit, et continue: « béni soyez-vous, o Seigneur notre Dieu, roi de l'univers, pour la vigne et pour le fruit de la vigne; pour les revenus des champs, et pour la terre désirable, bonne et ample, qu'il vous a plu de donner en héritage à nos pères, pour qu'ils mangeassent de son fruil, et pour qu'ils se rassasiassent de son bien. Seigneur notre Dieu, ayez pitié de nous, de votre peuple d'Israël, de votre ville de Jérusalem et de la montagne de S on, votre glorieuse habitation; rebâtissez promplenx ni et dans nos jours la ville sainte de Jérusalem , failesnous-la réhabiter; car vouséies bon et vous faites du bien à tous, béni soit le Seigneur pour la terre cl pour la v igne. »

tillADIVUS, nom de Mars chez les Homains. Feslus le lire du verbe gradin, marcher, parce que les armées vont â la guerre gradatitn et per ordincs. Cette etymologie nous semble peu probable. Suivant le même auteur, il pourrait encore signifier l'action de brandir une lance ; ce qui s'exprime en grec par /o«>iv:«v. Il ajoute que d'autres font dériver ce mol de gramni, parce que le gazon était consacre à Mars, et que la couronne de graux n était une des récompenses les plus glorieuses de la bravoure militaire. Servius avance avec plu* d'apparence de raison, qu'on ne doit pas chercher l'clymologic de Cradivus dans la I m -ue latine, m mémo dans l i lan'/o • ,recquc;que ce mol e-l Ihrace d'origine, ei sigmfie un brave, un guerrier; d'où le dieu Mars est appelé Uradivus en

> bl.l.b.iONS. n

temps de guerre , et Quirinui en letï.p» '..> paix. Il avait, sous le premier vocali].*, u temple sur fa voie Appienne, et tin .il! ? sous le s rond, dans l'enceinte dp h >ii>

tilt ADUML , fragment tiré de l*K. r ' .v sainte, <|iii séchante à la messe snlei; : ,f entre la lecture de l'Kplre et dp u. »..,.- . ou que le prêtre récite lui-même dans h messes privées. Celle pière de rhani « nommée (iradnel, parce qu'anciewmw;!

on montait sur un degré ('/nidujj oo ,q jubé, pour la chanter. Depuis Pàqup» juqu'à la ^epluagésime , on f.iil soin? [< Graduel d'un verset, accompagné durhitl de Vatliluia ; mais depuis la Septo«gr«iR jusqu'à IViques, Vnllrlnia est remplace | km Ira.menl de psaume, qui se chante duc h*\ trait, sans solo, ni versets, cl que pour cHtf raison on appelle trait.

CIlADl LS. On donne ce nom a cent qn sont revêtus des degrés de doctenr. de 1». cencié, de bachelier, ou de maître dans l'av des quatre facultés d'une aniversitr. Us gradués des universités fameuses el privilégiées avaient droit de posséder, excusittmenl à tout autre, 1 1 troisième partie éo bénéfices du royaume ; el voici quelle Htt l'origine de ce droil. En 1W8, il s'assembi» un concile à Hâte, pour travaillera l'eiur» palion du schisme qui désolait alors l'EjlîJt Plusieurs docteurs des plus fameuses uni?» sité* assistèrent à celte assemblée, elles» lumières furent d'un grand secours aui lires du concile. Lorsqu'il fut question de msidérer les abus qui s'étaient glissés dawU discipline ecclésiastique , ces docteurs k manquèrent pas d'insister vivement w\»

licle des bénéfices. Ils représentèrent qui étaient fort mal distribués, que c'éUirtl trop souvent des ignorants et des gessuH mœurs qui les obtenaient ; tandis qoe le» gens lettrés el vertueux étaient frustrés d'oi bien qui semblait destiné à être la rec;-»pense de leurs travaux . Sur ces plaint'-*. b concile ordonna que les gradués deig'itw universités auraient le droit de requérir li troisième partie de tous les bénéfices »' qu'on ne pourrait les conférer à d'ioin qu'à eux. La pragmatique-sanction ewt* ma ce droil des gradués, el ajouta que,*» bénéfices affectés aux gradués, le> tiers appartiendraient aux suppôts deï»»versilé; que tous les collateurs eccles'^" ques tiendraient un rôle exact de lois !«• bénéfices dont ils pouvaient disposer, elf* sur trois ils en conféreraient un aut tridues, à tour de rôle. Le concordat chautf quelque chose à ces dispositions, sao»cr pendant diminuer en rien le droil de* ç*~ dues. Il ordonna que tous les bénéfices viendraient à vaquer pendant quatre de lannée, a savoir, octobre, janvier el juillet, seraient conférés au\ gradue*: c'est i e qui s'esl pratiqué longtemps Snt 1* quatre mois, il y en avait deuv qu'on Jfp< lait mots de faveur; c'étaient avril el * tobre. Ils étaient ainsi nommés, parce 1* les gradues simples, c'est-a-d re cent \*' n'avaient simplement que leurs sjrjd^ <l

jr attestation do temps d'étude, pouvaient re pourvus des bénéfices vacants dans le xiftdece* deux mois. Janvier et juillet aient des mois de rigueur; les bénéfices qui iquaienlpendanlcesdeut mois ne pouvaient tt conférés qu'aux gradués nommés, c'estdireàceox qui avaient obtenu de l'uniprsiif des lettres de nomination sur ccrtios collateurs. Les bénéfices consistoriaux électifs, ceux qui étaient à la nomina- )ndu roi nu d'un patron laïque, n'étaient iiot du nombre de ceux qui élaient affectés n gradués. Lorsqu'un gradué avait une il obtenu, en vertu de ses grades, un bé- •fieede la valeur de 400 livres, il n'était u reçu à en demander d'autres. S'il était Mirrud'un bénéfice de 600 livres, quoique fut par une autre voie que par ses grades, ne pouvait plus requérir aucun bénéfice i qualité de gradué. Il n'y avait que les béffitM vacants par mort, auxquels les gra- ;« eussent droit. Enfin, la province de Drejoe ne reconnaissait point le droit des jdaésetnc l'a jamais admis.

GRAHAMATRIKA, déesse de la théogonie i bouddhistes du Népal : c'est une des inifestations spontanées de la matière.

GKAHASTA. Foy. Griuasthv.

MANDE MÈRE, nom de Cybèle , considée comme la mère de la plupart des dieux, comme la personnification de la Terre, Ire commune de tous les hommes.

GRANDMONTAINS , religieux de l'ordre Saint-Benoit, fondés, l'ait 107 î, par saint imne 'c Thiers. Ce saint se relira dans la él'io Muret, au diurèse de Limoges, vers j 1070. Ce fut dans ci lié solitude profonde

plusieurs gens de bien vinrent se rasuliier autour de lui : il leur donna la rèdc saint Denoil, à laquelle il ajouta quel- '* 'onslilutiouR. Ces religieux vivaient en bl»« des uummics qu'un apportait m nailère, et du travail de leirrs mains; il il n'était pas permis d'aller faire la Me au dehors. Ils demeuraient dans des 'oies séparées et renfermées dans un môeoclos. Les papes Urbain III et Céles-

III approuvèrent cet ordre qu'on appela 'jrnndmont, parce qu'après la mort d'Eme, les religieux se retirèrent a Grandut en Limousin, l'année 1130, emportant c cru h» corps de leur saint patriarche, it Btienne refusa toujours le nom de Maître 'Abbé, te contentant du simple litre do recteur. Comme la règle était un peu » austère, elle fut mitigée par Innocent IV i'»7,etparClémenl V en 1309. Le relâchent s'étant par la suite introduit dans cet •o. Jean XXII s'efforça de le rétablir s sa pureté, et érigea Grandmont en abe, car jusqu'alors cet ordre n'aviit été «erné que par des prieurs. 11 y avait en oce quatre prieurés simples de Grandit, dont un était a la nomination du pape.

(•randmonlains avaient un collège à ». rue du Jardinet, avec une chapelle menant à l'université.

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GRANDOUVERS, nom tamoul de la 8* tribu des Dévalas indiens. Ils ont des ailes, et voltigenl sans cesse dans l'air avec leurs femmes. Ce sont les Gandharvas, ou musiciens célestes. Voyez Ganouarvas.

GRANNUS, un des noms d'Apollon, dans les Gaules et dans d'autres contrées de la Celtique; on a trouvé une inscription portant : Apollini Granno Mogouno. Cambden croit qu'il correspondait à l'Apollon 'A*cp<xîroujjç , ou aux longs cheveux ; il se fonde sur ce que Isidore appelle granni les cheveux longs des Goths. Pelloutier pense qu'Apollon Grannus est le soleil, ainsi nommé, parce qu'on le servait dans des bocages toujours verts (du teutonique green , griin , groen , verd).

GRANTH, c'est-à-dire le livre par excellence ; nom du code sacré des Sikhs de l'Inde. H a été composé par Nanek , fondateur de cette religion, qui l'écrivit en vers dans le dialecte du Pendjab, avec des caractères inventés par lui, et nommés en conséquence Gourou mou khi (de la bouche du maître), a Ce livre, dit M.Garcin deTassy, enseigne qu'il n'y a qu'un Dieu tout-puissant et présent partout, qui remplit tout l'espace, et pénètre toute la matière, et qu'on doit l'adorer et l'invoquer; qu'il y aura un jour du rétribution, où la vertu sera récompensée elle vice puni. Non-seulement Nanek y commande la tolérance universelle, mais encore il défend de disputer avec ceux d'une autre croyance. Il défend aussi le meurtre, le volet les autres mauvaises actions; il recommande la pratique de toutes les vertus, et principalement une philanthropie universelle, et l'hospitalité envers les étrangers et les voyageurs. » Ce livre est le seul objet que les Sikhs almellent dans leurs temples, d'où est bannie toute espèce de ligure.

GRECQUE (Eglise). Lorsque les apôtres se répandirent parmi les gentils, pour y porter la lumière d»* l'Evangile, chacun établit , dans la région qui lui était échue en partage , les rites , les usages, les cérémonies cl la discipline qu'il jugea les plus convenables à l'esprit et aux mœurs des peuples qu'il était appelé à convertir, tout en inculquant la même croyance, les mêmes dogmes, les mêmes mystères et les mêmes sacrements. Plusieurs modifications furent pareillement introduites, suivant les circonstances, et dans la suite des temps; mais toutes ces Eglises diverses vivaient dans l'unité de foi et de communion. Il est même abondamment prouvé que l'Eglise romaine avait partout la primauté d'honneur et de juridiction, bien que les persécutions et la difficulté des communications ne permissent pas de recourir à elle aussi souvent qu'on le fait actuellement pour l'institution des métropolitains, et de 1 1 consulter sur tous les points de discipline et de controverse. Celte heureuse harmonie entre les Eglises dura huit siècles.

Ou pourrait trouver lo germe «tu schisme des Grecs cJuns l'ieepar lequel l'empereur Constantin transporta le siégo de l'empua

de Rome à Byzanro, qu'il appela Conslantinople. Ce changement politique n'apporta d'abord aucune perturbation dans l'ordre ecclesiasli | ai»; mai - plus lard 1rs pnlrian lies de celle capitale prétendirent que la n >uvelle Home ayanl hérité de lous les droits de l'ancienne, la suprématie spirituelle devait lui appartenir aus-i bien que I • suprématie temporelle. Ces prélats relu-aieut de reconnaître la primauie . lY-;!i- • lointaine, et prenaient le tiire de p.nri uehe reçu: ne nique ou universel, Les papes, -le leur coté, soutenaient avec fermeté les pre; i.na-ives de leur sié-'e, el s'opposaient vi^ iircusenienl aux > reteniio i- et aux c:q>-eiements des pat ri a relias <le Om-d attia ->p!c , qui avaient le charnu de mit b ur rr a jouir dans tout l'Orient de t'a a Uj ri l • ' ; .e , : donnait la prééminence de sa di^uiie. riutius , qui monta sur le Ua'm patrrieai l'an >>"iv, non moins amhdi'jax, m is |i os habile que ses prédécesseurs , comprit < i ; * r î ne seraii jamais mdep udant, tau! que j Lglise grecque demem cr - il urne avec !i-;e latine. Il n'en fa M ut pas davanla; pour l.;i faire projeter u sch.stoe, soi.. (i.e.e\;e t; i-« l'K^hse iloinaiuc avait a opte plusieurs erreurs; mais il ne put exci'cr qu'au trou'.le passai;- r. qu. se termina par l'eal de cet ambitieux. Cependant sa di.-rtvte ne p .t détruire h'r, semenees un -ebisitie, q u s : < !>sistaient toujours: et l'entreprise d m- ta m lie, Pholius avait eeboue, lut remun l.v, v< es le milieu du xi siècle par .Mu bel I. ru arins. Ce prelal a taq ua vivement ,e pipe Mir >;n i Ire çrieï-, qui éiaient, 1 (jue, ('ans i'....:;s.« latine, on se servait, pour I i •• on- •••r.:'.i m. a o paia -ans levain ; -2 qu' n m a; u s mandes e o.Jie, s; a qa'»ai je nu a il ie- samedi- : qu'on ne chaulai point .i . • 'a u pendant le ea . éme.

Le pape, qui éla;: alors L -e n l\. i ■! ;! i les acew-aiions "•' <■<•■ til .. i'as, <*i .n; d. \:f> reproenes sur l'ai^ie :r et l'anii:: q<. il témoignai! par sa « « a 'mw-. i>; > te-

rnit d l ire persuade par la i épouse du pape, el parut ne chercher que l'uni'. n et i p i\. L'empereur uiee lem i;na les u emes di-posîlion - ; ce qui cn^a^ea le pape à depu er à Constant iuople des I •. -ats o ar 1er nauT : te affaire. L'empereur b u; lit un très-, .on rcueil: mais le palriaivie ne voiiinl oa- j ( ; i •— me les voir. Les leg :ls, api ès a1, o r la i toas leurs i-florts pour le. rame er par a il m.var, sévirent enfin otdi.es di I'cXmmu i..n:'C pubuqucmenl. CcruiuiiUs 'eu vr;i ; a étt o\* muimuinaiit à sou tour le- le. al-, i tiL plus, il soul va le peuple, jalon x, lie l'bou- I» ur de son patriarelie ; lui p- Unit le pape el l Kiîlise latine sous les plus nore- couleurs , et vinl a bout d'ei.ibiir si sol; lem •ut le schisme, que l'emp'-r ur maître -es dis • po-ilnns puilique, ne jn^e p ; - ^u'il i,. i sûr pour lui de s'y oppo et . Cé;ular.us, par »i\ (e.nduite insolente, s'a I * ; ; a ie même sort que Phuiius, et mourut en e\il. Mais le schisme qu'il avait provo;ué ne •.'e.ci-m! pas avec l«ii ; el , Hien >;'ie le • ea.,'- ; t--tv::> d < Coustanlinople eulrelinsst ni ! i < t. r. r-.-.-j- i

DFS RELIGIONS. ,^

pape quelques relations d'intérêt, le p,u^ ne reconnaissait plus d'autre chef >k\l. g i-e que son ratriarclie.

1 Sous le rè^ne des empereurs latioj. djiK le xiir sièi le, il y eut une espère d< demi, reumon, encore ne fut-elle qu'e\lenenn.

Cependant, sous Jean Duras, il y ent quel-

qu s nro[iosii;ons de paix entre le pape fil; paieia che; mais elles ne produisirent ^ desdispuies 1res vives des deu\ côVs , qj| se tei i ii;i.' : ent sans qu'on eût pu connut d r en. Le p opl ie cuni<»n eut t-le cff ri.-» sous \:v'n 1 l*al «do;:ue. si te p rince .-i'jtd< le i;:.âit.e- d.-s opinions el des sentiment i: s-s u; is. Il avail envoje au cnncilf a L) .m es .indi.i-.sadeurs cliartfos de presea- 1er eue p ote -ion de loi confurnte a cdleéi ri-ivr-i-e latine, i l siunéede 2(> inetropulium d Asie; nia:- ie peu;.. e se souleva cunlre foi, e iclu-a lui. jours de se souiu.ureaapjpt K il van, pour !') forcer, il emplot* te perse, uiuois elles supplices ; il ne 6t^9t se ren !re o lieux. l'emlanl qu'il lultii ataa contre l'obstination de ses sujets, seaikvsa>! •iifs reviurenl du co icile de Ljjn, «« des nomes do pape , qui exi^eaieul ^te rciiiper. ur. pour con-oonner l'ituuiïf te la paix, tet ni.id le sjiabole, et y ipnHces moi • l-'il'o<jar>, et du Lns, à l'ariclr^k p. oe s> -ta da ."Siiinl-î'Nprit ; car c'était lit pr.in :pal eî.a.o,) de bataille entre l«^U eir; L'empereur, surpris île ce le o»

vriie dein imi -, relusa d'y souscrire. fwn qu'.. de^.-soei ait d'en v enir à bout ;ce relu le b! \eoiu.i)>lnier.

M i arad mi A murai, sultan des Tow, a\,;ul établi ie sie»e de son em;dre s Awlrinopl *, i'e;.i;iei'.v;r Jean Paleolugue, quiifî* laii le besoin qu'il avait du pape et des priace - «f - M-eai ,,t,lit (ou- ses elT >rt$ pu iviiiii" avec l i i^'ise 1 . 1 1 1 : : «>. L'ac'e 4ff* ni «a ! i de ss<- : il e'.i t cx'rèmemt»')! ,v.max à fciep-Teur el a l'empire ; mïi' la (ii ee . . s'e ..b.n ras-anl peu de tornSer ffl pouvoir des t urcs pourvu qu'ils ne fu****" pa- s mini» au pap -, vl conjidljnl p ■» ^' leur In .e contre l'Eglise lutine que i i * leiè s de leur p Ine, refusèrent avec un optai.i r (e invincilde d'accéder à c W/ L'eu. perçue, ajant à la fois pour cnuraw* sup is et l, s ; u ' s, ne j ut défendre w*" pil ,eaiui f il prise p r Mali uuetll. De; 1 prise de (ions aicmople, le s- bismeat continue, quoiqu'on ail lent * plusieuf" 11 de r unir les deux Kglises. Le cî« in o, iaiàlredes drecs, el leur gnurance. < ' sou- l'asservis emenl, ne fais il que si--' Ire de jour en mur, rendaient cet ouuw extrêmement ililiicilc. Cepen l uit le* tniv lf naire- que l'ii^lise latine enlrebent dans h ronirees de l'Orient ont ramené l'opérj fdeja des d m uses, des métropoles (d pr-tvii,ces entières ont reconnu leur etrtF> aba-i-!ooi:e le schisme et se sonl réun''1 siei;e d- int Pierre; d'où «ienl mnalcila d -:iii t on entre les Grect m* * <

! • :.'i-ei les puires oui les mém * '■ " ht ■:,-.! n. . la même Ltur^te. -r

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se à ppo près les mêmes usages, dont les in* sont approuvés, les autres tolérés par Kiflise Romaine. Seulement les Grecs unis intdù renoncera quelques erreurs qui s'ésienl glissées dans le dogme, entre autres à tlie par laquelle les schismaliques soutienif ni que le Saint-Esprit ne procède pas do •ilt. mais du Père seul, (toant aux points sur lesquels l'Eglise grec |bp diffère de la latine, nous croyons ne louvoir mieux faire que de rapporter ici h 31 erreurs citées par Caucus, seigneur èuiiien et archevêque de Corfou, dans le lire qu'il a écrit à ce sujet, et qu'il a adressé «pape Grégoire XIII. Toutefois il est boa lt remarquer que ces 31 articles ne sont m tous des erreurs; qu'un certain nombre le représente pas la doctrine généralement «çne dans l'rglsc grecque, que d'autres «ntile simples abus ; nous les reproduisons (tptmlanl, parce que les uns expriment aswbien les usages des Grecs, et qu'on a pu tproclier les autres à juste litre à un grand iOiiike de Grecs ignorants, du temps de archevêque Caucus.

1 Ils rebaptisent tous les Latins qui se injrenl à leur commun on.

2 Ils l iftèrent le baptême des enfants jus- |ai trois, quatre, cinq, six, dix et dix-huit lui. ;t>l abuN n'» si pas général : ils fo .t bap- «r h'S enfants huit jours après leur naisan<-<\ et même avant, s'ils sont en danger t mo t.)

3- Des sept sacrements de l'Eglise, ils ne (firent point la confirmation, ni l'extrémelucliorj. (Nous concevons peu celle assert on tt Caucus, car les prêtres grecs donnent la unfirinatinii immédiatement après le baptoie, cl donnent t'extrême-onctioii d'une laoïcre très-s«<Iennelle.) }' lis nient le purgatoire, quoiqu'ils prient îeu pour les inorls.

5' Ils ne reconnaissent point la primauté

u pape.

6* Bo conséquence, ils nient que l'Eglise omaine soit la véritable Eglise catholique, 'qu'elle soit maîtresse de toutes les autres •cli5Ps. Ils mettent leur Eglise au-dessus de Kgliso latine, et ils excommunient, le jour

0 jeudi saint, le p ;pe et tous les évéques "ins, comme hérétiques cl schismaliques.

Ils nient que le Saiul-Espril procède du ère cl du Fils.

H* Ils refuseul d'adorer le saint sacrement, la messe des prêtres latins qui consacrent rec du pain sans levain , selon l'ancienne nitume de l'Eglise Romaine, conlirmée par concile de Florence. Ils lavent même j autels où les Latins ont célébré ; et ils ne estent point que les prêtres latins célèbrent ir leurs autels, parce qu'ils prétendent que ' sacrifice se doit faire avec du pain levé. 9* Ils disent que les paroles ordinaires en -«quelles les Latins font consister la consératioo, ne sufGsent pas pour changer le pain

1 le vin au corps et au sang de Nolt e-Seineur, si l'on n y ajoute quelques prières et énédiclions des Pères.

10* Ils assurent qu'il faut donner aux en-

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fants la communion sons les denx espèces,

avant même qu'ils sachent discerner cette viande d'avec une antre, parce que cela est de droit divin. C'est pourquoi ils donnent la communion aux enfants immédiatement après le baptême; et ils tiennent pour hérétiques les Latins qui sont dans nn sentiment contraire.

11° Ils tiennent qu'il est d'obligation divine aux laïques »le communier sous les deux espèces, et ils traitent d'hérétiques les Latins qui croient le contraire.

12° Ils iffirmenl qu'on ne peut pas contraindre les fidèles, quand ils ont atteint l'âge de discernement, de communier tous les ans à Pâques , mais qu'il faut les laisser en liberté de conscience.

13j Ils ne portent ni respect, ni coite, ni vénération au très-saint sacrement de l'eucharistie, lors même que leurs prêtres célèbrent ; et ils le portent aux malades sans lumière. De plus, ils le gardent dans un petit sac ou dans une boite, sans autre cérémonie que de l'attacher à la muraille, tandis qu'ils allument des lampes devant leurs images.

lîr Ils croient que l'hostie consacrée le jour du jeudi saint est bien plus efficace qu • celles qu'on consacre aux jours ordinaires.

15 Ils nient que le sacrement de mariage soit un lien qu'on ne puisse rompre ; c'est pourquoi ils accusent d'erreur l'Eglise Romaine, qui enseigne qu'on ne peut rompre le mariage dans le cas d'adultère, et qu'il n'est permis à personne de se remarier en ce cas-là. Ils enseignent le contraire et le pratiquent tous les jours.

UV lis condamnent les quatrièmes noces.

17° Ils ne veulent point célébrer les solennités de la Vierge, des apôtres et les fêles des autres saints instituées par lEglise catholique et par les Pères, aux mêmes jours que les célèbrent les Latins ; mais outre qu'ils le font d'une autre manière. Ils méprisent les fêtes de plusieurs autres saints très-anciens.

18° Ils disent qu'il faut abroger le canon de la messe des Latins, comme étant rempli d'erreurs.

lfl- Ils nient que l'usure soit un péché mortel.

20" Ils nient que le sous-diaconat soit aujourd'hui un ordre sacré.

2iu De tous les conciles généraux qui ont été tenus dans l'Eglise catholique par les papes en différents temps, ils ne reçoivent que jusqu'au septième concile général, qui est le second de Nicée, assemblé contre ceux qui rejetaient les images. Les Grecs ne reconnaissent point du tout les autres, et ne veulent point se soumettre à leurs ordonnances.

22- Ils nient que la confession auriculaire soit de précepte ou de droit divin, soutenant qu'elle est seulement de droit positif et ecclésiastique.

23* Ils disent que les confessions des laïques doivent être arbitraires. C'est pourquoi on ne contraint point parmi eux les laïques

à se confesser tous les ans, et on ne les excommunie pas pour ne le point faire.

2V° Ils prétendent que, dans la < onfession, il n'est pas nécessaire, ni de droil divin, di confesser tous ses péchés en particulier, ni dans le détail, non plus que de dire toutes les circonstances qui changent la nature du péché.

i!o" Ils donnent la communion aux laïques, soit qu'ils se portent bien, ou qu'ils soient malades, sans qu'ils aient auparavant confessé leurs péchés à un prêtre ; et cela, parco qu'ils sont persuadés que la confession est arbitraire, et que la foi est la seule et véritable préparation pour recevoir l'Eucharistie.

20 Ils se moquent des vigiles des Latins aux fêles de Notrc-Seigneur, de la Vierge et des apêtres , aussi bien que des jeûnes des quatre-temps. Ils affecienl même de manger, ces jours-là, de la viande par un mépris qu'ils ont pour les Latins. (Voici encore une assertion que nous n e pouvons laisser passer ; les Grecs peuvent ne pas jeûner les mêmes jours que les Latins ; mais leurs jeûnes sonl beaucoup plus rigoureux, et leurs quatre carêmes remplacent surabondamment nos quatre-temps. )

27* Ils taxent d'hérésie les Latins, parce qu'ils mangent des viandes étouffées et d'autres viandes condamnées dans l'Ancien Testament.

•28 Ils nient que la simple fornication soit un reché mortel.

JO' Ils affirment qu'il est permis de tromper son ennemi, et que ce n'est pas un péché de loi lait e tort.

.30» Otiant à la restitution, ils sont «l'avis que. pour être sauvé, il n'est pas nécessaire de restituer ce qu'on a volé.

'M9 Ils croient enfin que celui qui a élé une fois prêtre peut retour; er à l'è'al laïque.

Lu somme , nous croyons qu'il y a beaucoup d'exagération dans « es accusations de Caucus ; les seules erreurs dogmatiques que l'on puisse reprocher à l'Lglise grecque en général sonl leur croyance sur la procession du Saint-Lsprit,ct leur opiniâtreté à méconnaître la suprématie de l'évéquc on patriarche de Rome. Le reste ii<«ui à la discipline: tels sont la confirmaliou conférée par les prêtres, l'usage d'une langue et d'une liturgie particulière, le mariage des clercs, les quatre carêmes, ou lem s de jeûnes el d'abstinence, le chant de i'a'lehtiu <>n carême et aux enterrements, la consécration avec du pain fermenté, la communion donnée aux laïques sous les deux espèces, l'usage du calendrier julien non relormé, ce qui fait que leurs fêtes sont célébrées hu.l ou quinze jours après c elles des Latins, etc., etc.

Les protestants. dès i s commencements de la prétendue réforme, ont voulu attirer les Grecs dans leur parti, et soute:. ir <;uMs professaient les mêmes dogmes que )'Kgi;>e orientale ; mais cette Ugli-c .. fr.il joslice. des innovations de son | a! i r he t.vrill S ucar, qui iuait donné dans les <>i ivt i - •!<• <■ ti v.it ist cl publia une j rulession de foi, tur leasacre-

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