‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 306 sur 365 · LS RELIGIONS. J.-J · texte numérisé non relu

LS RELIGIONS. J.-J

ments, conforme en tout avecl'enseiguemtrt de l'I'glise Romaine.

GRÉES, filles aînées de Phorcus el de Celo, et sœurs des Gorgones. On en compte trou: Enyo, Péphredo et Dino, mais Hésiode i:t nomme que les deux premières; il ajout» qu'elles vinrent au inonde avec des chemin blancs, el que, pour cette raison, le» dieux et les hommes les appelèrent Gréés en pet rj6K^-, vieilles). Elles étaient toujours couvertes d'un voile magnifique, et, comme leurs sœurs les Gorgones, ' Iles Savaient entre elles qu'un udl el qu'une denl, dool elles se servaient tour à tour. Hésiode leur accorde pourtant de la beauté. Les mythologon expliquent leurs cheveux blancs parles flou de la mer, qui blanchissent lorsqu'elle est agitée.

CRÉPIS, une des classes des prêtres d^cj le royaume d'Arracan.

GRIHASTHA, ou , comme on proooace communément, Grahaslhn ; seconde condition d'un brahmane hindou. Elle succède i celle de Brahmatchari, ou d'initié, qui luieslcmférée dans son enfance. Le mol Grikuk peut se traduire par chef de maison on pète de famille ; c'est pourquoi on ne donne proprement ce titre qu'à celui qui est marié et qui a déjà des enfants. Un jeune brabmaoe, après son mariage, cesse à la vérilé d'élu brahmatchari ; mais aussi longtemps que 11 jeunesse de sa femme la retient chez ses pi rents, il n'est pas censé être vrai lirihasths. il n'a droit à celte qualification qu'après avoir acquitté la <Ietle des ancêtres, en engendrant un (ils. Ce sont les brahmanes de cette dernière condition qui forment le corps de la caste, qui en soutiennent les droits, qui sont les arbitres des différends qui y surgissent ; ce sont eux aussi qui doivent veilef à l'observation des usages, el les recoromiBder par leurs leçons et par leurs exemple».

GRIOTS. GUJRIOTS, c*e«l-à-dire indépendants : espèce de secte que l'on Iroi:* parui: les nègres du Sénégal cl des contrées adjacentes. Les Griots ne veulent et- m chrétiens, ni mahométans, ni idolâtres; p cf eux, la religion consiste à manger, à boire* à dormir ; ce sont les épicuriens de la na nuire. Ils font le métier de jongleurs et ér baladins, mais ils sont aussi mauvais anciens que mauvais poètes. Il y a aussi** femmes Griotes , et en grand nombril >oit toujours une foule de ces bardes n*« à la cour tics rois nègres, auxquels ils prodiguent les louanges et les (laiteries les p'« l asses et les plus absurdes, avec autant d* trépidile que le pourraient faire les courtisa us d*l£urope. Les nègres les regard*31 comme des sorciers, comme des ministres ^ diable, et croient qu'en celte qualité, in*1* lieraient la malédiction sur la terre,*» même sur les eaux qui auraient reçu corps. Aussi ils les enferment , après l'tf mort, dans les troncs creux du baobab, rtLs y laissent dessécher.

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de i A i i.(U.', Les voyageurs s'accordeul iv»'

à représenter ces Grisgris comme des charme* ou des espèces de talismans ; mais ils varient dans la description qu'ils en donnent. Lis uns prétendent que les Grisgris sont simplement des bandes de papier chargées de caractères arabes ; plusieurs assurent que ce sont de petits billets arabes, entremêlés de figures magiques ; quelques mires les représentent fort grands, et disent qu'ils contiennent quelquefois une feuille ou deux de papier commun, remplies de grande» lettres arabes, qui sont écrites avec une plume et une sorte ri'encrecomposéedes cendre* d'an bois particulier ; d'autres, enfin, croient que les Grisgris ne sont que des passages du Coran, et d'autres sentences en carrières arabes. De tous ces rapports on peut conclore que les Grisgris, regardés avec la même vénération par tous les nègres, restent quelque variété dans leur forme, Mitant les contrées où ils sont fabriqués. 0«oi qu'il en soit, et en quelque lieu qu'on lè< compose, il est certain que les marabouts «ntjeuls le pouvoir de tracer sur du papier lei traits ou les caractères qui constituent J'fssenrc des Grisgris. Les particuliers qui 1» achètent ont soin de les envelopper avec it la soie, dans de petites bourses de cuir, on dans des étuis d'or ou d'argent, suivant lc«r dévotion ou leurs faculté»*. Notre compairiote Caillé, dans son voyage à Tomboucfou, s'accuse d'avoir gagné sa vie, le long du chemin, à fabriquer des Grisgris pour les sèf tes crédules.

ChaqueGrisgris a sa vertu particulière : l'un wipéclie de se noyer ; l'autre présprvede la binsure des flèches et des lances, ou de la moriureies serpents. Il y en a qui doivent rendre ■vulnérable à toute espèce d'arme offensive, |qi aident les nageurs et les plongeurs, ou m procurent une pécheabondante. Plusieurs Joignent l'occasion de tomber en esclavage, ■rocureot de belles femmes et beaucoup enfants , enfin sont propres à favoriser Tacomplissemenl de tous les désirs, ou à mettre l'abri de tous les dangers. La confiance des ègres est si aveugle pour ce charme, qu'un rai'd nombre d'entre eux ne feraient pas ifficulté, avec un tel préservatif, d'affronter 10 coup de flèche. Le plus pauvre des nè— 'es. s'il est obligé d'aller à la guerre, achète *' wavabouls un Grisgris, dans l'idée qu'il 'garantira de toutes sortes de blessures. Si c harme n'a point d'effet, les marabouts eu •jettent la faute sur la mauvaise vie du nè- *c. que Mahomet n'a pas jugé digne de sa élection. Dans les maladies, les douleurs les moindres enflures, l'usage des nègres ■i d'appliquer un Grisgris sur la partie ifgéc. fcn vertu de cet excès de confiance, on «il aisément s'imaginer qu'il n'y a rien dont ^ nègre ne soit prêt à se priver oour ob- Qtr un Grisgris de première qualité ; car il en a de tout prix, et conséquemment de us efficaces les uns que les autres. Les "»grh qui se portent sur la léte sout en oit depuis le front jusqu'au cou, et depuis »e oreille jusqu'à l'autre. Ceux qu'on met i cou ont la forme d'un collier, et lesépau-

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les et les bras n'en sont pas moins garnis ; de sorte que cette religieuse parure devient un véritable fardeau. Les rois et les grands en ont la téleet le corps tellement couverts, qu'étant presque incapables de 9e remuer, ils ue peuvent monter à cheval qu'avec le secours de quelqu'un. Ils couvrent également leurs chevaux de Grisgris, afin de les rendre hardis et invulnérables. Ceux qu'ils mettent sur l'estomac sont de la taille d'un grand livre in-4* et d'un poure d'épaisseur, et ils leur donnent ordinairement In forme d'une croupe de cheval A l'égard des Grisgris que les nègres mettent sur leur téle en allant au combat, ils lea font faire de la figure de cornes de cerf ou de taureau sauvage; pour se donner un air plus terrible. Cependant ils reconnaissent que leurs Grisgris ne sont point à l'épreuve des armes à le 11, et ils avouent ingénument que rien ne peut résister aux poufs, nom qu'ils donnent aux balles.

On confond quelquefois les Grisgris avec les fétiches. Voy. Fétiches.

On donne encore ce nom aux sorciers ou magiciens des nègres, à ceux qui se mêlent de communiquer avec le diable, qui découvrent les choses cachées, et qui annoncent l'avenir. Ils se vêlent, chacun a sa volonté, d'une manière bizarre el fantastique. Le ma* jor Gordon Laing en vit un dont la tête soutenait un énorme échafaudage de crânes, d'ossements el de plumes ; il avait les cheveux el la barbe tressés en forme de serpents; son approche était annoncée par le carillon et le son des morceaux de fer qui, attachés à ses jointures, marauaienl chacun de ses mouvements.

GRONINGIENS, nom d'un parti de mennoniles moins exaltés que les autres, el qui, entre autres points de dissidence, voulaient reslreiudre l'application et les effets de l'excomtuunication. On les appelait Groningiens, parce qu'ils avaient des assemblée? périodiques à Groningue. On leur donnait encore les noms de Grossiers et de Wa~ Urlanders.

GHOSSIERS, les mêmes que les Groningxens; on leur donnait ce nom par opposition aux mennoniles du parti rigide, qu'on appelait les Fins, les Raffinés ou les 5u6tils.

GRCNDULES, sorte de dieux Lares, établis, dit-on, par Romulusen l'honneur d'une truie qui avait mis bas trente petits ; on leur érigea même nnc chapelle. Le nom des Lares Grundules vient du vieux verbe ^rundire pour grunnire, grogner.

GUACAS, ou HUACAS, idoles des anciens Péruviens ; c'étaient généralement de grandes pierres sculptées, mais il y en avait aussi de façonnées en bois. Les Péruviens faisaient pour les Guacas de grands coussins fort bien travaillés, sur lesquels ils les plaçaient. Le coussin était Irès-orné el peint des couleurs les plus brillantes, quand il était destiné aux dieux principaux ; plus simple, quand il devait recevoir ceux dfun ordre

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