GUE
GUECOUBI, le mauvais priucipe, chez les habitants de l'Araucana eu Amérique; le mén.e que le G uni i chou des Patagous.
GUI* LLÉS, divinités qui, suivaul les La* pons, faisaient leur séjour au-dessous de la surface de la terre. On leur offrait des sacrifices.
secte de fanatiques et d'illuminés, qui fut découverte, en 163b, dans le pays Chartrain et en Picarde. Ils avaient pour apôtres deux moines apostats, el Pierre Guérin , curé de Hoye , d'où leur vint le nom de Guérinois. Ils condamnai nt l'abstinence, le jeûne, les macérations, abusant des saintes Eetjiures, dont ils tord lient le sens pour l'adapter à leurs penchants désordonnés. Ainsi, de ces paroles de saint Paul aux Romains : Si ton ennemi a /Wtin, donne-lui à manger ; s'il a soif, donne-lui à boire, ils (iraient l'induction suivante : L'ennemi, c'est le corps ; donc 11 faut en satisfaire tous les appétits. Ils préten «aient avoir, par révélation, une méthode d'oraison particulière et une règle de conduite pour s'unir à Dieu ; lorsqu'on est arrivé à ce point, disaient-ils, on est dispensé de produire aucun acte, parce que Dieu seul agit en nous. On les accusait des infamies des adamiles. Ces illuminés, mais les femmes surtout, avaient des signés mystérieux suspendus A leur cou ; c'étaient des rubans qui portaient des noms bizarres, tels que le mignon, le galant, l'assassin, etc. Ils donnaient aux femmes le droit de prêcher, et ils entretenaient des mission* uaires des deux sexes dans toutes les proviuces , et spécialement daus l'Anjou , la Beauce, la Normandie, la Picardie. Le cardi* nal de Richelieu donna aux juges de Koje et de Montdidier l'ordre de poursuivre cas extravagants. Voy, Illomin&s, n. k.
GUÉROUDER, nom tamoul d une classe de Dévalas, ou génies célesles, représentés avec des ailes et le bec recourbé comme celui d'un aigle. Voy. Garooda.
GUESCA , victime que les habitants de Cundinainarca , en Amérique, immolaient dans un sacrifice solennel, offert au soleil, tous les quinze ans, époque du renouvellement du cycle. C'était un enfant arraché à la maison paternelle, dans un village qui avait le privilège exclusif de fournir cet impôt du sang; on l'appelait guetca, c'est-àdive errant, sans demeure. On l'élevait avec beaucoup de soin dans le temple du Soleil, jusqu'à l'âge de div ans. Lorsqu'il était parvenu A cet âge, on le promenait par tous les chemins que Bochira, le législateur, avait parcourus pour appeler les peuples à la civilisation. A quinze ans révolu*, la victime faisait une nouvelle promenade solennel'e : on la conduisait vers une colonne qui parait avoir servi à mesurer les ombres sohticiales ou équinoxiales, et les passages du soleil par le zénith. Les prêtres suivaient le Guesca, masqués comme les anciens pontifes de l'Égypte. Les uns représentaient Bochica ; d'autres figuraient la lune; ceux-ci avaient la face couverte de masques représentant des
grenouilles, par allusion nu premier signe fie l'année muysci: ceux-là offraient la ressemblance de Fomaga'a, le génie du mal.
Dès que la procession était arrivée au ternie de sa course, on liait le Gucsca à la colonne, qui s'élevait au milieu d'une cnceinle circulaire, et on le perçait d'une nuée de llèclies. On lui arrachait immédiatement le c(eur, qu'on offrait à Knchica,le roi- soleil; son sang était recueilli dans des vases, ei, la cérémonie ainsi terminée, l'assemblée se dispersait.
GITI I>K CHÊNK, plante parasite qui s'attache au chêne, et qui était regardée comme sacrée par les druides. Ils le recueillaient avec beaucoup d'appareil et de solennité. « Le gui, dit IMino le Naturaliste, est fort difficile à trouver (1). Quand on l'a découvert, les druides vont le chercher avec des sentiments mêles de îespect. C'est, eu tout temps, le 6- jour de la lune, jour si célèbre parmi eux, qu'ils l'ont marqué pour é'ie le commencement de leurs mois, de leurs années, de leurs siècles même, qui ne sont que de trente ans. I,e choix qu'ils font de ce jour vient de ce que la lune a pour lors assez de force, quoiqu'elle ne soit pas encore arrivée au milieu de son accroissement. Knfin, ils sont tellement prévenus en laveur de celle date, qu'ils lui donnent, en leur langue, un nom exprimant qu.'ellc guérit de tous les maux. Lorsque les druides ont prépare sous l'arhre tout l'appareil du sacrifice et «lu festin qu'ils doivent y faire, ils font approcher deux taureaux blancs, qu'ils attachent alors par les cornes pour la première lois. Ensuite un prêtre, revêtu d'une robe blanche, monte sur l'arbre, coupe le gui avec une faucille d'or, et on le reçoit dans un iagnm blanc. Celte cérémonie est suivie de sacrifices offerts par les druides, qui demandent à Dieu que son présent porte bonheur a ceux qui en seront honorés. Au re>le, ils tiennent que l'eau du gui rend féconds les animaux stériles qui en boivent, et qu'elle est un spécifique infaillible contre toutes sortes de poisons ; ce qui prouve, continue Pline, que la religion des hommes n'a souvent pour objet que des matières frivoles. » A l'article Au Gi i l'an ni.uk, nous donuons de plus grands détails sur la récolte, du gui . par les druides. Voyez aussi Druides.
Les anciens Germains, qui professaient la même religion que les Gaulois, avaient également une grande vénération pour le gui de chêne, qu'ils désignaient par le nom de i/uthil ou gutheil. Ils lui attribuaient des vertus merveilleuses, particulièrement contre l'épilepsic. IU le recueillaient avec les mêmes cérémonies que les Gaulois. Dans quelques cantons de la haute Allemagne, où il s'est conservé plusieurs superstitions païennes, les habitants sont encore aujourd'hui dans l'usage de courir de maison en maison, et de frapper aux portes et aux fenêtres, en criant : Gutheil! gutheil!
Les peuples du ïlolslein et des contrées (t) Ceci ne doit s'entendre (pie l-i gui du chêne, cai
DES RELIGIONS. mi
voisines ont conservé à cette plante le ii wi de murentaken, arbrisseau des spectres, doute à cause des propriétés magiques^ lui étaient attribuées.
Les Scandinaves s'imaginaient qu'un W me, muni de gui de chêne, iion-scu'ciiput ne pouvait être blessé, mais encore ét;ut %6r de tdesser tous « eux contre lesquels iMa . çail une flèche. Celle croyance avait si hue dans leur théogonie, dans laquelle le iim Balder, le bon, est mis à mort p ir U gmi* du mal au moyen d'une branche de mùH «t de gui, seul arbrisseau dont on n'eût pmi exigé le serment de ne point nuire aaûbtfe créa. Voyez Baldkr.
GUIGHIMO, Nom sous lequel le» sepu de la Gambra, et même de presque toutn les contrées appelées Ni.'rilie, adoraient io* Irefi.js le Seigneur itn eitt , c'est ce que stfnw lie ce vocable : maintenant ils lui oui «u;tué VMluh des Arabes.
GUILLKLMITES. ou GUILLEM1NS, appelés aussi JUant s-manteaux. Ordre reLtwu qui eut pour fondateur samt Guillaume Malaval, gentilhomme français, qui nereti'i dans la solitude de Malavolle près de Siéent, où il mourut en 1157. Les solitaire* ^ s'étaient associés à lui bâliient un erroiiin avec une chapelle sur le tombeau du iimt, et, leur nombre s'étanl accru, ils se répasdirent bientôt en Italie, en France, en Mitmagne et dans les Pays-Bas. Ces ertnib'D laient nu-pieds, et jeûnaient presqu' rosi*inielleinent ; mais le pape Grégoire IX a*> gea l'austérité de leur règle, et les mil»o» Cille de .saint Benoit. Celle congréjjaiioil depuis été réunie à celle des ermites de mil Augustin, a l'exception de douze maiai dans les Pays-Bas qui suivirent toujoon l'ancienne règle des Guilleliuites. Ce*dotm maisons étaient gouvernées par on proviteial élu pour quatre ans. — Bn 1256, *!f s'étaient établis au village de Montfoif», près de Paris, d'où le roi Philippe le transféra à Paris, en 121)8, et leur donax monastère qui prit le nom de Blonci-aùteaux, de la couleur de leur babil ; ils .< *• tèrenl jusquen 1018, que le prieuré monastère y introduisit les Bénédiction* congrégation de Saint- Maur, sou< p^' de les réformer; ce qui restait des •.»"" mins se relira à Monlrouge. où le ton* mourut eu 1080.
GUILLKMETTR. La secte de Goil!e^ d » Bohême parut à Milan, dans le xin' Celte fanatique se contrefit si bien pédant loute sa vie, que, malgré ses iropn * elle mourut en odeur de sainteté, «ersl^ Lî')1), et fut entprrée comme une sain'e f* les moines de Citeaux. lîlle s'était asso'»»* nommé André Séramite , avec leqoe! f* présidait, dans un souterrain, des «se*''*9 nocturnes composées de jeunes goo'"J jeunes femmes veuves ou mariée*, l»8*0** mette, revêtue des ornements sacerdû'J»1» montait à l'autel, y récitait plusieurs pn«*
celui qui croit sur les autres arbres est tvtx coae*
m cul
^rèt lesquelles ou mettait, par iod ordre, Ifi chandelles sous le boisseau, et l'on se livrait à des impudicités de toutes sortes. Toutes les femmes admises dans ces assemblas, tenues avant le jour, étaient ordonnées prétresses et portaient la tonsure cléricale. Ce fut un marchand de Milan, nommé Burad, qui, ayant un jour suivi sa femme Jan< ces assemblées, découvrit toutes ces ibominationii. Il invita alors à un repas plutimrs de ses amis et de ses voisins dont il irait reconnu les femmes, et. après le repas, Il décoiffa sa femme, persuada aux convives l'en faire autant chacun à la sienne, et leur montra la tonsure qu'elles portaient. On Imum avis de tout à Matthieu, prince de Milan. L'inquisition fil saisir André Séraniic. qui, à la question, avoua que ces inamies duraient depuis onxe ans. André et plusieurs autres , convaincus des mémos nimes, furent brûlés avec les os de Guilleaette qui furent déterrés. Puricelli n'accuse juillemette que de fanatisme ; et en effet, le >rucès fait par l'inquisition ne fait point nenlion de crimes d impureté. Ces malheu- < ui soutenaient que Guillemettle était le iaiin-Espril incarné, qu'elle n'était morte lue selon la chair, qu'elle ressusciterait liant la résurrection générale, et monterait iu ciel à la vue de ses disciples ; qu'elle naît laissé un vicaire rn terre, et que c'était tue religieuse de l'ordre des Humiliés, noutko Manfrédn, laquelle célébrait la messe or le tombeau de Guillemelte ; que Manreda serait élevée sur la chaire de saint ferre; qu'elle éloignerait tous les cardiuux, et qu'elle n'aurait que quatre doctors qui composeraient quatre nouveaux tangiles. Les disciples de Guillemelte cèleraient sur son tombeau, le jour de la Pénale, la commémoration de sa mort, arriee cependant le jour de saint Barthélémy ; tais c'était peut-être le jour de la translata de son corps du cimetière de Milan au muent de Caravalle.
GUIMBOUROUDER, dieux ou génies de i quatrième classe, suivant les Tamouls ; » paraissent être les mêmes que les Gitntarras, musiciens célestes.
GUIMPE, partie de l'habillement d'une relieuse. C'est une espèce de mouchoir rond, une toile fine et blanche, qu'elles attachent •* deux côtés du la téte, cl qui leur sert à
couvrir la gorge.
GUINÉRER, génies de la troisième classe '* Jtvinités indiennes, suivant les Tamouls. s jouent des instruments de musique. Ce •01 les mêmes que les Kinaras.
CLINtiUEHKK, génie» malfaisants de la léugonie hindoue, suivant les Tamouls. Ce »"t des géants doués d'une force extraonliiire ; ils servirent les Asouras, en qualité • soldais, lors de la guerre de ceux-ci contre i dieux. Leur séjour est dans le Palala ou lier.
tiUttlOTS, sorciers et bardes des nègres ï l'Afrique. Voyez Chiot-».
GULLWE1GA, ou la vetewie d'or ; une <Je
CYM 1t)4x
filles des géants, dont l'arrivée, suivant la mythologie des peuples du Nord, troubla l'harmonie du monde primitif. Tuée par les dieux qui la jetèrent trois fois sur uu bûcher, trois fois elle renaquit de sa cendre, et elle vit encore.
GULSCHENIS, ordre de derwischs ou religieux musulmans, fondé par Ibrahim Gulschéni, mort au Caire l'an 9W) de l'hégire (1533 de Jésus-Christ). On appelle encore ces religieux Rotachénis, du nom de Dédah Omar Rouschéni, qui fui le précepteur et le consécrateur d'Ibrahim Gulschéni.
GUNNUR, l'une des déesses des combats, dans la mythologie Scandinave. Ses compagnes étaient ùondula, Gierskoyul. Goll, (ieira''od. Hildur, llilda. Illock, Herfioter, Hiorthrimul, Reninleif, Rota, Radgryd, Raanrfgryd, Skoggoïd, Stoipul, Snngryd et JAru* dur ; c'étaient des vierges d'une beauté ravissante, qui, dans le Walhalla, ou palais d'Odin, accueillaient les héros morts en combattant et les vaillants guerriers, auxquels elles servaient à boire. On les représentait à cheval, et armées de pied eu cap.
GURCHO, ou CURCUO, un des dieux des anciens Prussiens.
GURME, chien redoutable, le Cerbère de la mythologie des peuples du Nord. Pendant l'existence du monde, ce chien est attaché à l'entrée d'une caverne ; mais au dernier jour il doit être lâché, attaquer le dieu 1 hor, et le mettre à mort.
GWON SO Z10, nom d'uue haute dignité ecclésiastique dans le clergé bouddhique du Japon.
GYALONGS, ou GHÊLONGS, religieux ou prêtres des bouddhistes du Tibet. Ils se partagent en trois classes , les Touppas, les Toltbtu et les Ghyalongt proprement dits. Les premiers sont des enfants qu'on admet dès l'âge de huit od dix ans, pour les préparer a la profession religieuse. A l'âge de 15 ans ils passent dans la seconde classe, où ils remplissent les fonctions inférieures du ministère, tout en continuant l'étude de la doctrine. A 21 ans, après avoir subi un examen scrupuleux, ils sont investis de la dignité de Gyalong, et jouissent de tous les privilèges attachés à celle qualité. A partir de ce moment, ils vivent dans une réclusion presque absolue, et ne s'occupent que de pieux exercices. Le soir, les portes de leur couvent sont fermées à toute personne étrangère, afin qu'ils puissent méditer en paix et éviter toute occasion de violer les règles d'une rigoureuse chasteté. Voyez Lamas , Ghelloungs.
GYMNOPÉD1B (du grec yupvbf , uu, et *■»?, jratoi,-, jeune homme), danse en usage à Sparte, et qui avait été instituée par Lycurgue Elle faisait partie d'une fêle solennelle, célébrée en mémoire d'une victoire remportée sur les Argiens, près de Tbyrée. Deux troupes de danseurs nus, la première de jeunes garçons , la seconde d hommes faits, composaient la gyuinopédie. Le che
de chaque troupe portai*, sur la tête une couronne ue palmier nommée thyréatiquc. On y chantait les poésies lyriques «le Thalétas et d'AIcman, ou 1rs péancs de Dionysodole. Ces danses avaient lieu dans la place publique, et présentaient une image adoucie de la lutte et du pancrace. La fête était consacrée à Apollon pour la poésie, et à Bacchus pour la danse.
GYMNOSOPFIISTFS. Les Grecs donnaient aux sages du l'Inde le nom de Gymno»ophisiest à cause de leur nudité. Ils ne portaient en effet qu'un- simple tunique qui laissait plusieurs parties du corps découvertes, sans manteau par-dessus, sans coiffure, sans chaussure. Porphyre, dans le m* siècle de l'ère chrétienne, 1rs distingue, comme Bardesane dans saint Jérôme, en Jirachmanes et en Samanfent ; Philostrate, plus ancien que Porphyre, en Ilrachnutncs et en Hyrcanicns ; mais ce nom ne se trouve employé par aucun autre auteur pour désigner les philosophes indiens ; Origène, qui est du même temps, en Brachmane» et en Samanéens ; Clément d'Alexandrie, maître J Origène , en Brachmanes et eu Sar mânes : il dit ailleurs que les Samanéens sont les prophètes ou les philosophes des Bactriens ; Slrabon, dans le premier siècle, en Brachmanes et en Germant». Il donnait aussi à d'autres le nom A Hylobien», parce qu'ils étaient retirés dans les forêts, où ils ne vivaient que de feuilles et de fruits sauvages. Les brachmanes n'étaient originairement qu'une même tribu ; tout Indien, au contraire, pouvait être samanéen, parce que ce nom exprime une profession et un genre de vie particulier.
Tous ces détails sont encore aujourd'hui parfaitement exacts. Les Gymnosophislcs sont les religieux de l'Inde que nous appelons communément Bonzes ; ils appartiennent en effet à deux sectes bien distinctes, les brahmanes et les bouddhistes ou Sramana», appelés par les anciens Samanéens, Sarmane» ou G cr titane s ; chacun est libre d'embrasser le bouddhisme, mais il est imposable de devenir brahmane quand on n'est pas né dans cette c iste. Mais voyons les détails que nous ont transmis les anciens sur les Gymnosophislcs brachmanes.
Ils consacraient une grande partie de leur vie à l'étude, à la retraite, à la prière, à des exercice» durs et austères, jeûnant fréquemment, quelquefois trois jours de suite sans rien prendre, et, lorsqu'ils mangeaient s'abstenant de tout ce qui avait eu vie, de l'usage du vin et du commerce des femmes. Pour la moindre faute, il» se purifiaient le visage, les mains, les pieds, quelquefois tout le corps et leurs babils. ll> regardaient cette pureté comme nécessaire pour offrir des sacrifices. Il n'était permis qu'a eux d'exercer la divination par les augures ou autrement. Les soje » pour lesquels ils l'exerçaient, étaient toujours publics et imponants. Ils se disaient inspirés par la divinité même, avec laquelle ils conversaient familièrement. Ils croyaient
DES RELIGIONS. uu
ou voulaient que l'on crut, que riea m leur était caché, non pas même les pensées et le
nom d'un étranger. Suivant Strahon, le temps de la vie était pour eux I état du (œiut euf< rmé dans le sein de sa mère; et la oiort une naissance à uue vie véritable et heu? reuse. Il» déploraient, selon Porphjre.leiurt de ceux qui étaient obligés de demeurer daus ce monde, et regardaient comme heurtai ceux qui en sortaient, parce qu'ils allaient jouir de l'immortalité. Au-si >e donaaicot ilt quelquefois la mort volontairement, eldreisaieul eux-mêmes le bûcher qui devait leur servir d'autel. Après avoir passé 37 ans dans la carrière de la vie pénible qu'ils menaient, il leur était permis de passer a une vie commune et aisée, d'b ibilcr les villes, de porter des ornements. Mais il leur était « éf -ndu de révéler aux femmes qu'ils prenaient alun (car ils ne condamnaient point la polj?a-iif la doctrine cl les mystères de la secte. tjuoiqu'ils eussent quitté leur premier régime. i« ne perdaient rien de la vénération qtw avait eue p ur eux. Loi squ un Indien, de quelque tribu que ce fût , désirait entier daus la classe des Samaiié.-ns, il devait le déclarer ,*u chef de la ville; il faisait, en sa présence, l'abamion de tout sua bien, de sa femme, qui retournait chei ses parents, et de ses enfants, qui étaient életés et nourris par ordre du prince; et il faisait vœu de chasteté. Ces philosophes habitaient hors des villes et logeaient dans des mai«on> que le roi du pays avait pris soin de fair - construire. La, uniquement occupés de la prière et des choses célestes, ils n'avaient pour loin* nourriture que des fruits et de» légumes. Suivant Slrabon et (line, ils se soumettaient i des pénitences pareilles à celles qui sont recommandées dans les Vé Jas. Les tijinnowphistes proprement dits sont ceux que l >o appelle maintenant dans l'Inde Ditjamba\<u. c'est-à-dire vêtus de l'air ambiant.
GY.NÉCIE, nom que, suivant Plularque, les Grecs donnaient à h divinité que les Homaius appelaient la Bonne déesse.
GVNÉCOTHOAS, surnom de Mars, sou lequel les femmes de Tegoe lui avaient elere une statue au milieu de la place publique, après que, sous la conduite d'une veme uommée Marpessa, elles curent contribue i la vu loir éclatante que leurs maris niujiortèrenl sur K s Lacédemouieus.
GVMDIi. Ce mot sipnilie la même cho*e qu'Antiroyyne; on honorait s un ce uw« Bacchus représenté avec les deux scie*.
GYMRAS, un des noms d'Adonis.
GYHOMANCIE, sorte de di » ination, qn'm pratiquait en marchant en rond, ou en tournant autour d'un cercle, sur la c irconférence duquel étaient tracées des le 1res A forcer tourner, on s'étourdissait jusqu'à se laiivr tomber; et de l'assemblage des car*c*rTt* qui se rencontraient aux divers rudro t» j.i • I on avait lait des chutes, on tirait des présages pour l'avenir.
m HAB HAB 1040
[Cherchez par KH les mots que l\>0ae troare pas ici par H simple.)
HABACUC en hébreu Khabncconc, en grec Ambacoum, le huitième des petits prophètes ; il était de la tribu de Siinéon , et vivait sous le règne de Jonkim ; lorsque Nabuchodonosor jjjprocba ponr mettre le siège devanl Jérusalem, il >e sauva à Ostracine, dans l'Arabie, prMa lac Sirbon. Mais, après la ruine de Jérusalem, lorsque les Chaldéens eurent abandonné la Judée, il retourna dans sa pairie, pendant que les autres Juifs , qui n'avaient pas été emmenés captifs à Babylone, ic retiraient eo Kg>pte. Il s'occupa de la culture de ses champs; et, un jour, comme il se disposait à porter à dîner à ses mobwnoeurs, il fut tout d'un coup transporté pir les cheveux à Babylone avec la nourriture qo'il destinait à ses ouvriers, et déposé iam la fosse aux lions où Daniel était enfermé. Après que celui-ci eut mangé, Haliacac fut transporté en Judée par la même uain qui l'avait amené à Babylone. 11 mourut et fut eulerré dans sa patrie, deux ans liant la (in de la captivité de Babylone. Il a wmposé un livre de prophéties qui fait partie des livras canoniques ; mais on lui en attribue plusieurs autres que nous n'avons plus. Plusieurs le croient aussi l'auteur des appendices du livre de Daniel, qui renferment l'histoire de Susanno, la destruction de (idole de Bel, celle du Dragon, et le récit de mû transport miraculeux à Babylone. D'autos veulent qu'Hnbacuc le prophète soit différent de celai qui fut enlevé miraculeusement.
HABDALA (nVan), c'est-à-dire distinction, ifynriition , cérémonie qui a lieu chez les Juifs modernes , le soir du jour du sabbat, pour marquer la séparation de la lumière et rte* ténèbres, du jour du repos qui vient de finir et des jours de travail qui vont commencer. On y procède lorsque deux ou trois toiles ont déjà paru dans le firmament. On tUome un flambeau ou une lampe , el l'on prépare une boite de senteurs, d'épiceries ou u moins de fruits ; le maître de la maison, 'ebout, en présence de la famille et des donesliques, prend de la main droite un verre >leio de vin ou de bière, el récite tout baut •lusieurs prières. Il bénit ensuite le vin et n rerse à terre tant soit peu. Aprè> la bé- •éiiicfion, il prend le verre de la main gauhe el les senteurs de la droite; il prononce me bénédiction sur ces odeurs, les flaire el
fait flairer aux assistants : après quoi il éprend le verre de la main droite, s'approhe du flambeau, examine avec attention les ngles de sa main gauche. Les doigts de la >am doivent être pliés en dedans ; mais il séteuJ aussitôt après, examine une scande fois le t ongles de la même main , tout roche de la lumière , et prononce une troilème bénédiction par laquelle il bénit Dieu, reateur de la lumière. 11 pratique la même
cérémonie à l'égard de la uiain droite. Cette inspection des ongles a pour but de s'assu» rer si les mains sont propres au travail de la semaine qui va commencer. Il reprend le verre de la main dioile et bénit Dieu qui a séparé le jour saint des jours profanes ; la lumière, des ténèbres; Israël, des autres peuples ; el le septième jour, des six jours de travail. En récitant ces formules il répand encore un peu de vin, eu boit quelques gouttes et présente ensuite le verre à la compagnie.
La cérémonie que nous venons de décrire esl suivant le rilo des Juifs allemands ; elle a des variantes suivant les diverses contrées. Ces pratiques sont assurément fort minutieuses et sentent la soperslition ; mais plusieurs prétendent qu'elle est emblématique et s'efforcent d'en tirer des applications édifiantes ou eu ourageanles ponr le travail.
HABIT KCCLÉSI AS TIQUE, ou KELIGIKUX.
Chez la plupart des peuples les ministres du culte ont un coutume particulier, surtout lorsqu'ils président aux cérémonies religieuses.
1. Le Pcnlateuque , et surtout l'Exode, aux chapitres xxviu et xxxix, déterminent la madère et la forme de chacun des vêtements des prêtres et du souverain pontile. Les habits de ce dernier étaient de laine teinte en pourpre el en écarlate, et de fin lin. Il porlait par-dessus sa robe un éphod ou sen polaire lîssu de pourpre el d'or, ainsi quela ceiuture, el deux onyx brillaient sur les bretelles ou épaulettes; uu rational d'or, et enrichi de douze pierre* précieuses, lui tombait sur la poitrine, suspendu par deux chaînettes d'or. La frange de la robe ou du manteau était entremêlée de grenades et de sonnettes d'or très-pur. Le turban , le bonnel et les caleçons étaient de fin lin, el sur le front il porlait un diadème d'or pur sur lequel était écrit : La sainteté appartient à Jéhova. Les aulres prêtres portaient des robes, des ceintures et des tiares de fin lin.
2. 11 esl certain que, dans les premiers siècles du christianisme , les évéques et les prêtres ne portaient pas au dehors un vêtement différent de celui des laïques et même des païens ; les persécutions ne le permettaient pas ; mais on ne saurait douter qu'ils n'eussent des vêlements particuliers pour les cérémonies sacrées. L'Eglise était composée de lidèles tirés de la Synagogue et de la religion grecque ou romaine; or les uns et les autres étaient habitués à voir leurs pontifes olGcier avec un grand appareil el des vêtements consacrés, et ils eussent conçu peu de respect pour les nouveaux mystères s ils les eussent vu célébrer avec les habits journaliers et la livrée du travail. Les apôtres ont donc dû tarder peu à adopter uu costume a la fois orné cl >évère , qui s'esl depuis ton-
jours conservé dans l'Eglise, avec des raodilicaiions plus ou moins importantes. Nous croyons cependant que les ornements de l'Eglise orientale ont conservé plus religieusement la forme primitive que l'Eglise latine ou d'Occident.
Mais les ornements sacerdotaux ne sont pas précisément ee qu'on appelle l'habit ecclésiastique ; on entend ordinairement par cette expression le vêlement que portent les clercs hors de l'église et dans le commerce ordinaire de la vie, vêtement qui les distingue tout d'abord des séculiers. Ce costume s'est trouvé adopté insensiblement et d'abord sans décret formel de l'Eglise ; nous avons déjà observé que les clercs comme les laïques portaient le même vêlement dans les premiers siècles; c'était, dans l'empire romain , la toge ou hmgue robe qui couvrait entièrement le corps. Or, lorsque les Barbares pénétrèrent dans l'empire, vers le îv siècle, le peuple adopta peu à peu leur manière de se vêtir, mais les clercs ronservèrenl toujours le costume romain comme plus austère et plus décent. Peu à peu les evùques , les souverains pontifes et les conciles publièrent de» ordonnances à ce sujet ; on défendit aux clercs de porter des babils de couleurs éclatantes ; le noir et le brun furent d'abt>rd lais és au choix; puis le brun devint la couleur des religieux vi le noir celui des prêtres séculiers. Les évoques adoptèrent aussi le brun ou vi dot comme professant uni' régularité plus grande que les simples prolres< Maintenant le costume ecclésiastique *e compose d'une longue robe do drap, appelée soutane, fendue p.»r devant et boutonnée dans toute sa longueur, av<c un collet noir ou blanc ; en France le collet est remplacé par le rabat et on y ajoute une ceinture; cet habit et tous les autres vêlements doivent être noirs ; les évéques portent le même habit , mais de couleur viole/te. et les cardinaux, de couleur rouge.
L'habit des religieux est une longue robe comme celui des préires, mais il en diffère, dans beaucoup d'ordres, quant à la forme, à la coupe, à la couleur ; quelques ordres y ajoutent encore d'autres pièces , telles qu'un scapulaire, un capuchon, etc. Il est à remarquer que le vêlement de plusieurs ordres religieux n'a pa* été composé à plaisir, mais que le fondateur a adopté le costume le plus modeste en usage de son temps ; les modes ayant varié parmi les gens du inonde, les religieux ont toujours conservé l'ancien usage. Ou peut eu dire autant du costume des religieuses. D'autres ordres cependant ont inveuté un costume extraordinaire, soit dans un but symbolique; soit pour séparer totalement ceux qui se consacraient à Dieu de ceux qui restaient dans le siècle.
Nous ne parlerons pasici ducostumeadoplé par les min stresdu culte dans les autres religions ; ce détail deviendrait fastidieux et il trouve sa place dans les articles spéciaux.
HAiilTlS, ou HABH'IYÉS, sectaires musulmans, appartenant à la grande branche des motaxales.: ils tirent leur nom de leur
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fondateur Ahmed, 61s de Habit Ce chef de secte, dit M. Sihrestre de Sacy, mériterait à peine d'être compté parmi les musulman, s'il n'avait fondé sa doctrine sur des passiges du Coran. Il admettait deux dieux, l'un ancien et éternel, l'autre crée dans le luip» qui était le Messie. Jésus, ûls de Marie. Il euseignail que le Messie est Fils de Dieu, et que ce sera lui qui, au dernier jour, fera rendre compte aux hommes de leurs aclioes. C'était, suivant lui, ce que signifie ce passage du Coran : Qu attendent-ils, st ce n'ai que Dieu vienne à eux dan$ une tente de nuages? Sur celle parole de Mahomet, que Dieu a créé Adam à son image, il disait que ceij signifie qu'il le créa à l'image d'Adam luimême. M. de Sacy présume qu'il eutenJut par l'image, l'idée éternelle de Dieu, archétype de la créature. Il disait aussi que.Jmi cette parole de Mahomet : Vous terrez xo'.u Seigneur dan» le paradi*% comme tout ri/ej la lune à la journée de liedr, c'était de Jm« qu'il était question. Il enseignait aussi ffil y avait des prophètes parmi les quadrupète, les oiseaux, les reptiles, et même parmi ta moucherons, les cousins cl les mouche*, fondant celte extravagance sur la prétendue parole de Dieu dans le Coran : Il n'y a point de peuple qui n'ait eu ses prédicateurs; rUi leurs : Les quadrupèdes qui rirent sur la Urv et les oiseaux qui volent dans l'air >ont <ir peuples semblables à vous ; ainsi que sur ce mol de Mahomet : Si les chiens n e/aient un peuple semblable à vous, f aura s assurénat ordonné de les tuer. Avec cela il adopU le dogme de la métempsycose. Il disait que Dm availcommencé la création dans le paradis, et que ceux qui eu élaieut sortis avaient même cette exclusion par leurs péchés 11 bàW le grand nombre de femmes de Mahomet,^ il enseignait que les bien* ou les maux temporels sont la récompense des bonnes ouvres et le châtiment des péchés. Enfin il soutenait l'incarnation successive de l'esprit de Dieu dans les imams.
HADA, divinité des Babyloniens, nu croit être la même qu'Adargatis, el qui oirespond à la Junon des Grecs.
HADAD, nom du grand dieu des S} ries», et sans doute aussi des lduméens. Il est appelé Adod par les écrivains profanes.
HADAKIKL, ange qui, suivant le sentiment des Orientaux, est supposé presiJ ' au signe de la Balance.
HADBIIS, sectaires musulmans, apparlfnatfl à la famille de* motazales; ils tire 1 leur nom de Fadhl Hadbi. Leur crojasce diffère peu de celle des Habitis. Voys ce mol.
HA DÈS, ou H AIDÉS, nom grec de PUiit» Ce mol se prend aussi pour l'enter. Fef1
PtUTON.
HADIS, ou HADITH. tes musulmans entendant par celle expression les parole», 1* '> et gestes de Mahomet , c'est, après le O'1la plus graude autorité sur laquelle on psi»»' s'appuyer. Les Hadis embrassent I w>\»
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le» («rôles, tous les conseils, toutes les lois orales du faux prophète; 2° ses actions, ses ffuïrrf, les pratiques; 3" son silence même sur différentes actions des hommes, ce qui, emportant une approbation tacite Je sa part, impliqua leur légitimité et leur conformité Isa doctrine. Ce< lois traditionnelles se partapent en quatre classes dirférenles, selon le deeré d'autorité qu'on accorde à chacune d>Mes. Ce sont :
Mes lois orales d'une notoriété publique et universelle, parce qu'elles ont été généraletnent et également connues, avouées et enseignées dans les trois premiers siècles de I béjtire; siècles réputés les plus heureux du mahoroétismo, comme tenant de plus près à u naissance, suivant cette parolo de Mahomft : < Mon siècle est le meilleur, le plus heureux de tous les siècles; le second le sera moins, et moins encore le troisième, qui jera suivi de la propagation du mensonge et Je l'erreur. »
2' Les lois orales d'une notoriété publique : ces lois, quoique connues dans le premier siècle, n'ont cependant été enseignées et reçues que dans les deux suivants.
3* Les lois orales privées, comme ayant été peu connues dans le premier siècle, et noitis enrore dans les deux autres.
«* Les lois orales de faible tradition, parce qu'elles ont été presque ignorées, et que IWignement en a été rare dans les deux ieniii rs siècles, plus encore dans le premier, 'eur tradition n'ayant pas, comme celle des roi* premières classes, un Gl suivi et non iterrompu qui remonte jusqu'au prophète.
Ces traditions ont été recueillies de la bouta d'Aischa , épouse bien-aimée de Mahooel, et de la bouche, de ses proches parents t de reux qui ont communiqué avec lui 'eiMaat sa vie. Zohari est le premier qui en il fait un recueil. Bokhari prétend qu'il s'en »1 publié jusqu'au nombre de 600,000, tant raies qm* fausses. Kouarezmi en a recueilli Abdallah el-Hafiz en savait un fort rand nombre, et prétendait que l'eau du uits de la Mecque, nommé Zemzem, qu'il tait bue à longs traits, lui avait fortifie la mémoire. C'est le recueil de Bokhari qui fait >» parmi les musulmans.
HAD/. La loi de Mahomet exige que chape musulman fasse une fois daus sa vie un èlerinage a la Mecque, pour v remplir ses -voirs religieux dans la Kaaba ou maison •rrée; c'est ce qui est exprimé par le mot W;, qui signifie pèlerinage. Les formalités écrites sont en substance : 1* de prendre le ulume afft'clc aux pèlerin1-, nommé Jhram, -* qu'arrivé sur le territoire de la Mecon a aperçu la lune du mois dhoul- Jja. 2» Après avoir accompli les cérémo- <?s ordinaires, dans la Kaaba. ou doit aller >iler les montagnes Arafat, Safa et Mervoa
la vallée de Mina. 3' De retour à la Kaaba, > doit célébrer la fête du sacrifice. Voyez !lemjmgk, Kaara, lo EL-ConuAît , et les '1res noms propres indiqués ci-dessus.
HADJ1, titre honorifique que portent les