HAF
musulmans nui ont fait le pèlerinage de la Mecque. Les nommes de tout rang et de toute condition qui se sont acquittés de ce devoir, conservent pendant toute leur vie le droit d'ajouter à leur nom cette qualification. De plus, ils laissent croître leur barbe, comme étant une pratique consacrée par la loi et par l'exemple de leur prophète; tandis que le reste des Turcs et beaucoup d'autres tuahomélans se la font raser sans scrupule.
HADRANUS, dieu particulier aux anciens Siciliens. Voyez Au*anus.
HADRI ANALES, jeux établis par Anlonin, à Pouzzoies, en l'honneur d'Hadrien , son père adoj>lif. Il lui fil élever un temple magnifique, dans lequel il institua un flamine du nom d'Hadrien, avec un collège de pré- Ires destinés au service du nouveau dieu. Hadrien n'avait pas attendu jusque-là pour avoir les honneurs divins, et se les était attribués de son vivant. Après avoir construit à Athènes un temple magnifique en l'honneur de Jupiter Olympien, il s'y consacra à lui-même un autel et une statue. Bientôt ce temple, qui avait un demi- mille de circuit, ne fut rempli que de ses images, parce que chaque ville grecque se fit un devoir d'en envoyer. Les Athéniens, toujours plus flatteurs que les autres peuples de la Grèce, lui érigèrent un colosse qu'ils placèrent derrière le temple. A mesure qu'il passait par les villes de I Asie, il multipliait les édifices consacrés en son honneur. Les Hadnauales étaient de deux sortes, les unes annuelles, les autre* quinquennales.
HADRI ANÉES, nom des temples que l'empereur Hadrien se fit élever à lui-même, comme à une divinité. Voyez Hadeunalks et Adhianiks.
HADRIANISTES. C'est le nom de quelques hérétiques, disciples de Simon le Magicien; ils parurent dans le premier siècle de l'Eglise.
L'histoire fait mention d'une autre secte d'Hadrianisles, qui eurent pour chef un anabaptiste nommé Hadrien.
HvE-SROUNG, le troisième des quatre Bouddhas qui ont déjà paru, suivant le système thibétain. Il porte le nom de Garhib ou de Gœrel sakiklchi, en mongol, et de Kanakamouni, en sanscrit. Il régnait lorsque la vie des hommes était réduite à 20,000 ans.
HAFÉDA, idole des Adiles, tribu arabe qui, dans les temps les plus reculés, habitait la contrée d'Hadramaul, dans le Yémen, et qui fut détruite à l'époque du prophète Houd (l'Héber de In Bible). On invoquait celle idole pour obtenir un heureux voyage.
HAF1Z. Les musulmans donnent ce titre, qui signifie hommes sachant de mémoire, à ceux qui savent tout le Coran par cœur. Ils les regardent comme des personnes sacrées que Dieu a faites dépositaires de sa loi. Les hommes pieux s'en font un devoir. Plusieurs des khalifes et des sultaus ottomans ont eu également cette ambition. Tous ces Hofiz en gé-
neral sont attentifs à réciter en entier le Coran, une luis tous les quarante jour?, <l;in , l'espoir d'accumuler sur eux îles mérites pour celle vie et pour l'autre. Ahmed l r avait coutume de faire réciter eu sa [ résence. toutes les semaines, la unit du jeudi au vendredi, diff •rents chapitres de ce livre par douze de ces Ilali>, tous tilliiioî s di a ma moi. C u\ qui se sotimelleiit à récit.-; régulièrement chaque jour une partie du Coran, joignent encnv au surnom d ' llnjit celui de i^-itr-IJan , <• Ysladire récilaleurs exaels ou de Ions les jours.
IIWSMS. i l IIUSIYi. , sectaires mahométans, tlis.iplrs d' .1 bou-II.. (s. lii- d'Avili- Micdem. C'est une frac ion des ibmifii //.'< , «1 «j i sont eux-mêmes une branche des lilnri< Jis ou prol.-l;»iits du musulman Mnc. I!s enchérissent sur L > Il auînvcs en (Psant que la connaissance de i ieu esi un moven lern? • e (re la loi ot l i tolàtric : que ce ni <;ui connaît Dieu sans eroiie aux | ropli. f- s', à I enfer, est un hi/ thie sans p.mr ; el.i e re un i(lo{<)trc. Ce -enlicru ni, assez raisonna' le, est contraire à I oj in on ni-umn e des musulmans qui traitent d'idolâtres ton-» c u\ <jui ne so:it pas de I. ur reliai n.
H Al TOI; ANC, génie de la n;\ Iholojji. des l'arsis; il est le v;aidien de la rcgioa septentrionale du cd. <t a l'ir-pee ion sur les etoile> qui se trouvent dans celte pla-e. || icside dans la tiraude Ourse; d'autre* fiscal qu'il fait son séjour dans l'orbe de iielu.m ou Mars.
HAI'VA, divinité de la Relique, dont < u a Irouve le nom dans une itoonp ion ainsi conçue : /la cutt Mo,us«no et i.njr-r. 11 est probable que c« lie m\ tuile n'elail aulre que le ( ici, i.'onl le nom est y/cure», dans les I aiguë lent. :, ijues.
HACHAI) A, lecture (|uc les .lui!, sont tenus de taire le soii de la veille de Pâques, au letoui de la prière. Ils se im-iteiil a une lable sur laquelle il doit y avoir qi ehp. s morceaux u agneau nui, avec des. pain-, azymes, de- lie rlies atnèpes, comme e la ehicorée, de la- laitue, etc.; ils prononcent m-i Ilaggada en tenant à la m in un verre de vin. C'est le re< ,l des misères que leurs pères endurèrent en Kgypic sous la il miuaiiun des J'har.ioi s. et des m rv- illes que D.cu opéra pour les en délivrer. Celte narration a heu en conséquence de ces paroles du Seigneur, Lxi.-ile. cliap. xm : « Tu raconl- ras cela a ton lils, ce jour-la même en disant : Voila ce qee le Seigneur a tait pour moi quand je suis sorti de l'Kgyple. •>
HACN11AS, surnom d'Ksrulape, pris du bois dont sa s al;,e e ait formée ( y,.,, sorte d'o>j, r appelé iitr.i ). Ces Lacedemoaieus lui avaient é;ige un temple muis , l|;r0i
IlACNO, fouiaine mv slei icuse , située en Areadie, sur le mont l.vcce. I)a s les temps de set beresse , le prélic dp Jupiter Cvcens, tourné vers ia l'ontam -, adressait ses ps iêres au dieu, et lui offrait des sacrifice-; il jetait ei. suite une branche de ( hem sur ia siiriacc de l'eau; cel'e légère agitation en faisait lorlir des exhalaisons qui s'epaississaieul eu
DES RELIGIONS
nuages, lesquels, retombant en pluie, arr« saient cl fertilisaient la coutrèe. Celle fontaine tirait son nom de la nymphe Hasno une de celles qui, suivant les Arcadi' ' avaient nourri Jupiter. Elle était représentée à Megalopnlis, lenant une cruche d'une main et une bouteille de l'autre.
HACiOMIX fRr.McmcrioN nu', prière m les Jeils récitent devant l'arche ou deiaollj IMde,pour rendre grâces à Dieu quand 03 vieni ae voyage, ou qu'on sort -le |»ns >n.<rç (|i 'mi n lè\ <• de maladie, ou qu'on ot M'wn de "i.-e!q::e danger. Kl le carres >.„; ,, ^ pi îère d'aciion de «races dt-s chrétien*. Vrai,j en quoi elle consiste.
Celui qui tend grâces dit : « Ib-ni «oit V S i-i.e ir aotre Dieu, roi de l'uni» pr», & r -ad de hnib services même à ceux q-u ea s m indignes, et qui m'a rendu Louies sortes de bons services. »
Ce ministre- répond : « Que re Dieu p vous a rendu de si bons services, «i qc> vous n comble de ses grâces et de sesawncorde-, soit béni et soit exalté a u-desv i> ImuIcs hcnciiiclions et louanges ; el (joe iuimèine, par ses miséricordes, vous garde ti vou- reede éternellement de bons mùm.
Amen. Selah. »>
I! A IIC.NC A , cérémonie en usage chei l(s Neo-/.elandais , pour descendre dos arbres où ils sont exposes les restes des corps rnort de leurs païen s et les déposer liant r«n « i i, ur du I ois sacre. Celte translation a q-ielqnc rho-e d'imposant pour les étrangers. N 'ou -i en quoi e le consiste : les notabb frapp ut L* cercueil avt c. une bague le, tt prononçant des paroles magiques; pn«ui'.< on le dépose a terre: on remplace le vêlement morteaire du défunt par d'autres orneivenU, cl le premier des chefs le prenant sur s^ épaules, s'avance suivi de la foule et prer^e d'un homme qui porle à la main unebrjnche d'.irbre, vers le lieu destine a l'inhumilion. I.à , le cadavre est placé sur un Up de feuillage , les chairs sont ensevelies da^ u:ie losse; une vieille femme toute ruisselai e d huile et pompeusement parée, reçut If crâne dans !e> plis de son manteau, .tl^ commence U' pi fie ou chant funèhre; su u?c: des discours loi gs et bruyants; enfin, a??» avoir peint les ossements en blanc et fi rouge, on les lie en un faisceau poiirleo poser dans leur dernier asile. Avant lt ^ sej arer, les naturels passent plusieurs joir» en réjouissances, et se chargent de prejrttJ mutuels.
IIAIDAKIKNS, dénomination que prttnent les scl.iii. s, dissidents musultnaDS <jm soutienuei.i qu'Ali, gendre de Mahomet, ni le seul iegiiime successeur de ce faui prphèle , que les khalifes qui l'ont preocJfM qui l'i tit suivi n'elaienl que des usurpatf jr«. que le véritable imamat ne se Irou'f-J^ dans b s descendants de ce prince. Ils ropa* dient le nom de Svhiites qui veut dire laires ou dissidents, et préfèrent être appe'« Iiiuintiriis . ou Ifaitianent ; celle dernière quanti* ration v ient de Ilaid r, surnom J'Ali. qui signilie le lion. On l'appelail eut»*
va haï
AuaJ Allah, le lion de Dieu; il devait ces litres à sa ?aleur incontestable dan» les comhib.
Il j a aussi chez les musulmans un ordre de religieux nommés Haidariens , dont le chef Haïdar, mort l'an 618 de l'hégire, passe pour avoir introduit l'usage du haschisch.
UAILA, fille de Sal*a, changée en pierre à cause de son impiété, devint pourtant une Ï44c des anriens Arabes, qui adoraient sa »ta oe placée sur la montagne de Mcrva , j>r.*be de la Mecque.
HAlKAMBAS, ancienne secte d'Hindous qui faisaient partie des Outrhichthas, adorateurs de Ganésa ; ils avaient abrogé tout rituel obligatoire et toute distinction de caste.
HAIRE, petit vêtement en forme de cheoi e, qui « si tissu de crins , et extrêmement rjdf a la peau. C'est un des instruments de ptnilonce en usage parmi les moines et les paonnes qui se livrent aux pratiques de la pfnilince.
IhlHETIS, ou les Etonnés, secte de philosophes musulmans , ainsi appelés parce f|uïli doutent de tout et ne déterminent jamais rien. Ils ne peuvent souffrir que Ton 'Ji>|i!i!e , ni que 1 on se mette en ^eino de chercher la vérité. Ils ne prennent jamais à ikhe de persuader ni de dissuader aucune <*w, et disent, comme les acadèmicit-ns et b fyrrhoniens, que fe mensonge peut être fardé et embelli de telle sorte par l'adresse et ■a subtilité de l'esprit des hommes , qu'il p-use pour une vérité infaillible; tandis qu'au rontraire la vérité peut être tellement déguise et travestie par des sophisme» et de faux Nhoonements , qu'elle parait aussi difforme fl aussi hideuse que l'erreur. En consé- Hnce ils assurent qu'il n'y a lien de prouble, et qu'inutilement on s'efforce de prou fer quelque chose par une démonstration. \mi disent-ils ordinairement, lorsqu'il s'a- [it Je quelque point de controverse : Dieu U «il: cria nous est inconnu. Toutefois il ne aHppas d'y avoir des prédicateurs de celle Me, qui de là sont élevés peu à peu à la harpe de nioufli, dans l'exercice de laquelle '^ ■comportent, comme en toute autre chose, "fc leur négligence ordinaire; de sorte qu'ils toujours prêts à signer des sentences " faveur de ceux qui les ronsultent , en j allant presque tou|oursau bas : Dieu conj'ii et qui fit préférable.
Quant à ce qui regarde leur vie et leur un luite , ils observent ponctuellement les ' é fonies de la religion musulmane, et les reseription* des lois civiles. Ils rcti> nnent huilant toujours quelque chose de leurs nclinalions na'nrelles, el se laissenl quelquefois aller à l'impétuosité de leurs pas- <înj. | » boivent du vin, alin. dirent-ils, de
• point paraître d'humeur chagrine el in- " 'Me , mais ils prennent ordinairement
sorbets dans lesquels il entre de l'opium, f lui sort à augmenter leur stupidité dans
* flaires ; de sorte que lorsqu'ils oui le ••rirau rempli des vapeurs de celte drogue, 1 demeurent d'accord de toul t e qu'on leur repose, quelque contradiction qu'il puisse
y avoir dans les questions qui leur sont
soumises. Ce n'est pas, disent-ils, qu'ils soient persuadés de la vérité d'uue proposition plutôt que de l'autre , mais ils le fout par complaisance pour leurs amis.
HAKÉ , dieu égyptien , qui formait avec Chnoufis, son père, et la déesse Ncilh, sa mère, une triade adorée dans le grand temple d'Esneh.
HAKEM BIAMR ILLAH, c'est-à-dire celui qui gouverne par l'ordre de Dieu : nom do sixième khalife de la dynastie des Fatimites, qui régnait en Egypte. Il naquit l'an 375 de 1 hégire (985 de Jésus-Christ), et monta sur le trône à l'âge de onze ans. Sa vie fourmille d'inconséquences et d'actes qu'on ne peut attribuer qu à la folie ; elle offre un mélange inconcevable de traits de cruauté et do clémence, de tyrannie et de tolérance, de démence et de sagesse. Les Druzes soutiennent que la divinité s'est incarnée en lui et le regardent comme dieu.
La dynastie des Fatimites suivait la doctrine des Batenis ou Baténiycs, qui appartenaient à la secte des ismaéliens, branche des schiites, partisans d'Ali. Plusieurs de ces hé* térodoxes avaient poussé leur admiration et leur respect pour Ali jusqu'aux dernières limites. On avait commencé par le regarder comme le légitime successeur de Mahomet, à l'exclusion des autres khalifes qui l'avaient précédé et qui l'avaient suivi; puis d'autres en firent l'égal du prophète; d'autres le placèrent fort au-Jessus de celui-ci; d'autres enfin soutinrent qu'il était animé de l'esprit de Dieu, qu'il renfermait en lui son essence, qu'il était Dieu lui-même. Une fois arrivé à ce point il élail dilficde de s'arrêter; on fit participer les descendants d'Ali aux privilèges et même à la divinité de leur ancêtre à l'aide du dogme de la métempsycose; et, comme ces descendants légitimes ou supposés étaienl en très-grand nombre, il se forma aulantde sectes el de partis qu'il s'élevait de prétendants à l'imam at. Les ismaéliens soutenaient la transmission de l'imamat par Ismael <i!s de Djafar Sadic. Mais les khalifes fatimites eux-mêmes soutenaient aussi qu'ils descendaient de ta race de» imams ; de là les prétentions exagérées de plusieurs d'entre eux. qui amenèrent enfin Hakem à se faire définitivement reconnaître pour dieu.
Mais ce ne fut que l'an S08 de l'hégire, la 22' année du khalifat de Hakem. que sa divinité fut proclamée et authentiquement reconnue. Un nommé Daruzi parait être le premier qui ait suggéré cette monstrueuse Idée au khalife, et c'est de lui peut-être que les sectateurs de la nouvelle religion ont pris le nom de Druxes. Mais celui qui contribua le plus à propager cette doctrine insensée fut un persan nommé Hamza. Il invita le peuple à embrasser la doclr.ne de Darazi , et envoya à cet effet un crlain nombre de duH ou missionnaires en Egypte, en Syrie el dans les contrées adjacentes ; il s'efforçait même de persuader aux juifs et aux chrétiens que Hakem était le vrai Messie. Pour convaincre les uns el les autres, on établit un système d es
DICTIONNAIRE DES KLLIGluNS.
pionnaee, que le khalife et son vizir ne dédaignaient pas d'exercer eux-mêmes , en écoutant aux portes dos maisons, dans les rondes noc'urnes. en subornant des femmes pour inspecter l'intérieur des harems, et en eut' eien.int des espions qui rôdai ni jour et nuit d.ms la \ilU> do Caire et aux enviro is, et lui rendaient c<mn te de tout ce <;ui se passait. Quand d>nr le lendemain Hakem disait : " I n tel a fait telle chose dans s.i maison : i! est anivé à celui-ei ei à celui-là telle nu l' Ile aventure; - cliacun demeurait slupéfail, et le peuple se persuadait qu'il connaissait effectivement les choses ca« liées. Cependant il n'en imposa t pas à tout le monde: un homme, plus fin que les autres, lui présenta un pl cet dans lequel se trouvaient ces vers : «-Nous avons tiieu voulu soulîrir l'injustice et la tyrannie, mais nous ne pouvons supporter l'impiété et la folio : si lu connais les choses cachées, dis-nous le nom de celui qui a écrit ce hillet. » Ce sarcasme produisit son effet , et Hakem ne parla plus de sa prétention.
Il se vanlait aussi de converser avec Dieu de la même manière que Moïse l'avait fut sur ta montagne de Sinaï. Il ordonna que lorsque le khatib prononcerail son nom dans la liliolLi ipronc;, tous les assistants en files se levassent par respect pour lui, ce qui se pratiqua dans tous se* Khr's et jusque dans le* deux villes saintes de Médinc et de la Mecque. Les habitants du Caire poussaient eiito: e la chose plus loin, car ils se prosternaient quand te khatilt uoio .ait le khalife, et a ce mouvement i.i canaille qui se trouvait en dehors dans les places publiques, les imilail et se prostei liait aussi. Quand il p issait dans les rue^, il 3 av il des imheciies qui se prosternaient et (riaient: • O le seuljl l'unique ! n toi qui donnes la vie et la mort '.» On picteud même que plusieurs personnes, pour ne l'avoir pas lai) , eurent ïa l te coupée. Comme llakcm avait des émissaires qui invitaient les idmls et les yens d'un esprit laih!e. a embrasser cite doctrine ahsurde . il se trouva des personnes qui y souscrivirent par amhiliou 00 par cupidité, pour la ire 1 orlune ou gagner ses honnes grâce-. Quelquelois un put ou un chrétien, qu'il avait autrefois contraint d aliaml niner sa foi, le reneonlianl, lui disait : «< Mon dieu, j'ai en ie de n •lourm r à mou ancienne religion. >■ Hakem lui lépondail : « I aïs eomiue honte semble:» et il ali|ur.nl l'islamisme, au grand -caudale •hs musulmans, liregmrc llar-llehreus le « ou. pare, a cause de celle impiété, à Pharaon. " Il di.nl . ajoute-t il , suivant l'expression du |oo|ihele : l.t Mil est d moi , e'r.->/ moi ({Ul l oi '(ml. >• Certaines yens, en enlranl chez, lui, le sain lient en disant : <« Salut à toi, le seul et l'unique; salut à loi qui donnes la vie cl la m ut, ijiii distribues les richesses et la pauvreté. Ci chose alla si loin, qu'un de ses adulateurs éîanl entré à la Mecque dans le heu le pi 1ère de> musulmans, happa d'une lance, la pierre noire el l'endommagea eu disant : « l'our<|uoi adorez-vous el h i»ezvous, 6 insensés! ce qui ne peut ni tous étie uiiU*. ui vous nuire, taudis que vous négli-
gez celui qui est en Egypte, qui ùouue u n, et la mort ?
Hakem livré ainsi à uneeilravagancei.j.
pie, ne devait plus se déclarer le prolerietir de l'islamisme contre les juifsel les chrétiens, ni zélé partisan des schules. Les line* Je» Dru/es nous apprennent clTecti?»wnl ^ reiiom;a aux pratiques de l'islamisme, qu'il cessa de faire la prière pendant plusi< art années, el rendit un èdit pour supprimer i« dime et les autres prestations lé^.ilf s ; <juii enfreignit el fil enîreindre la loi du jeune; qu' 1 su>p ndil le pèlerinage de la durant plusieurs années. 5»on irréligion ,t! le rendre tolérant ; il rendit aui juihtia.v chrétiens qu'il avait tant persécute* auparavant, une pleine lihei lé de conscience, il /«• lilua aux églises le» lerres qui leur apprenaient, et dispensa les chrétiens de por er sur leurs habits les marques disùudne»
auxquelles ils étaient assujettis.
Hakem mourut l'an 41 1 ( 1020), attttiu. comme il esl probable, aux in»li!>atioKi*u su'ur. Mais comme le meurtre avait tt Uu en secret, el que cet événement (ul tou^t» enveloppé de mystère, beaucoup de $to», parmi le peuple, prelendireul qu'il ^toujours v i v a ut , et < elle illusion dura pcnddollooi leièuncde son fils, c'est-a dire durant Ituos, d'où il arriva que plusieurs iiupe$teur>,i!feclanl de prendre son costume, cCcrchertit à se faire passer pour lui, el se mmlnmi de temps en temps dans les montagnes.
Terminons par u a exilai d-.- 1 Vxpose A la religion des Druzcs relatif a la cirante Hakem. a Dieu est un, el il est le stuMrt qui doive élre adoré. — Sa divinité esliocw pi ehensible el ne peut élre définie. — H »bt manifeste plusieurs fuis aux lionum-s *r» nue tonne humaine, semblante a la !<-u;. — Dans la dernière de ces personnili.:. !.1»'. il a paru sous le nom de Hnkem, t t il ali'J îles actions extraordinaires, remplie» d'u t profonde sagesse. - Depuis ia oi^pa: ilioimla liiiur. nommée H ak »n, il u > a piusiii-- Ire manifestation ou personnitica ion >'t '* dniniic à attendre, jusqu'à l'époque ou flikem doit paraitre de nom t au pjru.i l» hommes, pour laire triompher la xt\\:<xunilaire el punir les incrédules.»
Dm zks, Il am/ a.
HAKEM-bOltCA, imposteur jnif,qw;r; dans le vnr siècle. Il pielendait eue »*seul ineul inspire de Dieu, à la maii^rr^ anciens prophètes, mais même uni im^1; tement a lui de l'union la plus étroite \ 1 fût passible de concevoir. En un mol ■! }*" bliail qu'il était Dieu. On dit qu'il arai'1'* de faire sortir, t ouïes les nuits, duf'uJ^81 puits, un corps lumineux semblable à a 'BJt qui lepandaii sa lumière à plusnurs m' " de là. Un assure que, pour échappera la,,K poursuite des Sirrasius , il se jeta cuve pleine d'eau forte, esperaut q«< *J* corps s'y coiisumcraiLenliéreujetiheiqu*1 ' on croirait après sa mon ce qu'il seiat^ force d'acereiiler peu tant sa >i. ; tuau, -! " heureusement pour l'imposteur, uiiuVj'' ses cheveux daus l'eau forte. Perwawar
1057 HAL roorc l'histoire d'Empédocie, qai se jeta dans le» flammes do mont Etna, afin qu'après être ainsi disparu tout d'un coup . on s'imaginât qu'il élait devenu dieu ; mais ses souliers qu'il laissa imprudemment, ou qoe l'éruption volcanique rejeta hors du cratère, découvrirent l'extravagance du philosophe. Ces deux événements se ressemblent fort, et sont peut-être aussi vrais l'un que l'autre. Quoi qu'il en soit, on donna à Uakem le surnom Je Borca , qui signifie masque en langue arabe, parce qu'ayant perdu un œil dans une bataille, il se couvrait le visage d'un masque dur, pour dissimuler sa difformité : mais se* sectateurs soutenaient qu'il le faisait , comme Moïse, dans la crainte d'éblouir les hommes par la majesté de son visage.
HAKEM1S, appelés aussi Mvhakkims, sectaires mu»ulranns de la secte des kharirijis. lisse soulevèrent contre Ali à Silfin, en disant que le jugement n'appartenait qu'à Dieu et doii aux hommes. Us se retirèrent à Horoura, d'où ils sont appelés aussi Horouris , et ensuite à Nahrevan. Ils avaient engage Ali à remettre à des arbitres, qui jugeraient suivant la décision du Coran, le droit contesté entre lui et Moavria; mais, mécontents de la conduite des arbitres et de l'issue de cet arbitrage, ils en conçurent un tel dépit, qu'ils abandonnèrent Ali et prirent pour sicm> de ralliement ces mots : Le jugement n appartient qu'à Dieu et à son apôtre, fis adoptèrent aussi quelques opinions particulières.
HALA-API-ÀPI, un des dieux de la mer et des voyages , dans l'archipel de Tonga. 11 a deux lempics desservis par deux ou trois prêtres ; l'un de ces lemoles est à Vavaou et l'autre à Lafouga.
HAL ALCOMÉNIDH , un des surnoms de Minerve, ainsi dénommée, soit d'Halalcotnèue, ville de Béolie, où on lui rendait un culte, soit du sculpteur Alalcomène qui avait fait sa statue, soit enfin du verbe «X«)/ttv, repousser, à cause du secours qu'elle poriait à ses favoris, comme à Hercule dont elle fut la protectrice contre les persécutions de Junou. On prononçait aussi ce nom Alalcomé- •ils.
H ALCYONS, secte peu nombreuse, qui prit naissance aux Etats-Unis, dans le siècle actuel. Elle a pour but de réunir toutes les sociétés qui professent la foi eu Jésus-Christ, et de déraciner le s«cfart<int*mf . En conséquence les Halcyons rejettent les confessions de toi, les catéchismes, les symbole-). Us adnullenl l'Ancien et le Nouveau Testament comme livres sacrés; ils regardent la llible comme nu don du ciel pour «iidcr la raison à te former une idée juste du caractère divin et des choses divines.
Adam, disent-ils, était la figure de Jésus- Christ; l'alliance avec Jésos-Christ est un pacte qui ne peut être détruit par une transgression, et aucune transgression ne peut ravir à l'homme son droit inné à la vie neur-usedaus l'éternité; il ne peut perdre que •a vie naturelle et les bénédictions naturelles.
HAL lu»
Le premier office de Jésos-Christ sur la terre fut d'expliquer à l'homme les lois éternelles de la religion.
Les Halcyons baptisent, par immersion ou par aspersion, suivant qu'on le désire, et au nom de Jésus-Christ, qni, dans sa personne glorieuse, retrace le Père, le Fils et le Saint- Esprit. Celte forme, qui parait être la même que celle des swedenborgistes , entratue la nullitédu baptême. Ils ne se marient pas , l'union conjugale étant à leurs yeux une loi purement humaine, mais ils se choisissent un compagnon spirituel, spiritual mate. Le
{>lan de leur conduite parait être d'accomplir e mystère d'iniquité. Leur chef était un individu détestable; il trahit, dit-on, la confiance d'un homme è moitié fou, qui l'avait envoyé à Philadelphie pour toucher, en son nom, une somme considérable, et, avec cet argent, il acheta une vaste étendue de terrain, où il invita ses adhérents à s'établir. 11 y a quelques Halcyons dans le comté de Miamy, dans la chaîne des Alleghany et à Marielta.
HALDAN, divinité privée, ou un desdieox pénales chez les Cimbres.
H ALDANITES, secte religieuse née et morte en Ecosse dans le commencement de ee siècle. Vers 1799, deux frères, Robert et James Haldane, habitants d'Aithrie, pénétrés d'un zèle re'igieux, résolureut, d'aller aux Indes orientales pour y former une colonie chrétienne. L'atné vendit ses propriétés et décida trois ministres à l'accompagner; mais la compagnie des Indes orientales refusa la permission.
Robert Haldane, contrarié dans ce projet, tourna son attention vers son pays, et fit bâtir à Edimbourg un temple appelé le Tabernacle, assez spacieux pour contenir environ 3000 personnes, un autre à Glascow, on troisième à Dundée, à peu près de la même dimension. Les deux frères s'étaieut faits prédicateurs ; mais l'ainé s'étanl rompu une veine, ne put continuer son ministère ; son frère cadet fut préposés l'église d'Edimbourg, et deux «le leurs compagnons aux deux autres églises. Jusque-là ils étaient restés en communion avec I Eglise établie d'Ecosse; mais cette connexilé fut promplement rompue ; leur administration ecclésiastique s'organisa sur le plan des Indépendants d'Angleterre.
Les Haldanites nient que l'écriture soit une lettre morte, et qu'elle contienne des sens mysiiques. Ils disent que la foi est un assentiment à l'évidence, que les inspirations du Saint-Esprit sont toujours conformes à la parole écrite, dont ils s'occupent beaucoup, ■ans attacher aucune importance aux écrits théologiques.
Suivant eux, le Nouveau Testament contient le modèle parfait du gouvernement ecclésiastique, dans lequel ne doit jamais s'immiscer l'autorité civile. Jésus-Christ seul a le droit de faire des lois religieuses; le droil de les appliquer appartient à chaque congrégation, qui choisit des anciens, et leur confie ce pouvoir; la cène doit Atre célébrée chaque
1,» rt
niCTIONNAIItE DES RELIGIONS.
premier jour de la semaine ; le mémo jour, tout les frères réunis assistent à la (été d'à tnoitr.vi se saluent par le saint baiser, conformément à l'ordre apostolique. On l'ail une colle-le pour les pauvres; on distribue les aumônes. L'admission d'un pro elyte à la société exige le consentement de toute l'assemblée. Lue action qui blesse la foi, I. s mœus, la charité, est punie pir une réprimande particulière, <»u même publique, si Cela est nécessaire pour amener le coupable à résipiscence. L'obstination dans son crime provoqua son expulsion.
("elle forme de discipline n'étant pas populaire en Kcosse, les Haldanites virent p omptement leur crédit s'allaiblir ; il s'éleva d'ailleurs des difficultés sur divers arthlcs. On contesta le titre de révérend donne aux ministr< s, et même la qualification île ministre, l'ad(q)>ion d'un costume noir préferablement à toute autre couleur, foliole des se nions prépares, au lieu d'exil nations improvisées, et l'exposition du sens de» Kcrilure». La secle des Haldanites avait fait, en KVosse, des progrès rapides, connu? celle des méthodistes en Angleterre, mais beaucoup moins durables. Les nouvelles congrégation-, ne, lardèrent pas à s'approcher des M » siies, des indépendants écossais nommes vulgairement société il? David Dale, et des haptisle.-, nommés société dr Mm Iran ; rcf. { roi m ctes sont à peu près homogènes po r la discipline et la croyance, qui est un calvinisme rallinc, ce qui longtemps les a fait taxer d'h< resh par les calvinisies d'Angleterre et d'Kco>se. Les liai landes, après av oir éprouvé diverses mélamorplioses se sont confondus avec les baplistes écossais ; et la plii|>arl tles e lilices construits aux frais de Haldane. ont été appropriés à diveis u^igc-, «m c< de à d'autres sociétés religieuses.
HALL A il HALL' S, surnoms de Minerve et d'Apo Ion, pris, dit-on, le t rend' : d'Ilaléus, (|ui avait élevé à la I* e s> un templ - à Tee.cc, où l'on gardait 1rs délènscsdu - gl:< r deC. .'ydou; le scco ;dd"x> t,,ei icr, parc que Imiloctè e , après avoir mis lin à toutes ses courses hàlil a Apollon im t. mpb- p.ès d» Crolo c. d an» la grande fiiè. c. « ( y consacra au dieu l'arc et ie> llrches 'I 11 ei ule. — Les sortes :'oi igim s et i'ely nul e^i s oui été souvent lot zé s après cou;», pour expliquer des termes dont ou avait perdu la si *mltcalioii primilive. Iles! pnsd le qu'// a :éus et Hnh a ne soient anir. s que la transe iplion du terme oriental NT s Aléa , qui signifie dieu ou d esse.
Il M. ILS, fèvs une les lUiodiens célébraient en Ihoune •» du soleil. Yoy. Alii s.
HALLtilUM, un îles géants de la mylholo- }?ie liinoi e, lue. coin me Lacus, dans sa caverne, par un autre Hercule.
HAL.MfiLLl L.épou e de Saboucor,e( mère d'Llieulep, anciens génies de la cosmogonie de ; Larolius occidentaux. Yoy. Llii i i.iip.
HALOA, surnom de Lerès, tiré comi uinéuieul du verbe battre le bic ; mais qui
vient peut-éire du ternie oriental ,tun Aloa, dieu ou Jersse. \ oij Ami i.s,
HALOSYDNE, déesse de la mer. la méat qu' Amphitrite. On donnait aussi ce surnuu à Thétis.
HALTIA, génie tutélairc de In mytliolce finnoise. Chaque individu, chaque' maison, chaque forêt, chaque lac, chaque iu<ml -n* a son Hallia, ou esprit consul! ur. Le H.il ia des maison ., appelé aussi Tunttn, j .(Dnooce sa présence pendant la nuit par un bruit 51. gnilicilif, et vient déposer aux pirJs jj mai Ire toutes les choses qui lui appartiennent. Le génie gardien des trésors potelé nom d'Auimiou Hallia. Yoy. Amini.
Les Lapons donnent ce nom aux vapeur) qui s'élèvent des lacs, et qu'ils pcenn ut ^our les esprits auxquels est commise la garde Ja montagnes.
HAMA.un des dieux des anciens Saiw, • suivant Saxon le tîra.mmairieu. f'é'.iil 01 insigne lutteur qui tut tué par le gé q(D»t au lieu où depuis lut bâtie la ville defojbourg, qui parait avoir tiré sou nutodi « héros ( Hambourg signifie ville de //« 4 Jliiinu '.
H A. M A DU Y A DE, sœur et femme d'Oiylo suivant Athénée; elle donna naissance huit filles, appelées Hmnniry idrs du ami leur mère, mais différentes de celle» de \ti iicle suivant. 1 es noms de ces huit lui signent au; aut d 'arbres différents : Cary>,\ n»\er ; Bitlanns, le chêne ou marraine ('ranxt, I ■ cornouiller; Oréi, le héire;.£fl ras, le euplier n >ir; Pléléa, l'orme; .im/K los. la vi ne; et >'///,<•• , le figuier.
HAMA!»HVA1)KS, nymphes dont le (le* dépendait de certains arbres , avec lesqcif e les naissaient et mouraient; ce qui le» dj tiu^uail des Dryades, t'/etnit priucipaicnJ avec les chênes «ju'e les » v aient celle diih d'où le uo:o if II ama dryades * >*% cnsen'M e • - • , chêne ). Mlles n'en étaient repe^di pas absol'iment inséparables , puisque, ■ v :n" llomèi'1', elles s'ecti.ipp. lient pour ^ij sacrifier u Venus dans les («loties averj Safy ces ; et que, selon Séeèque , el es t aient leurs arbres pour v enir entenlr; «hauts d'Orphée. Ueconnaissanles en»
Ceux qui les ^ar.iu! iss aient de la mort, punissaient sévèrement ceux dont la ^ sacrilège o>ail attaquer les arbres leur vi - lepen lait. Les Hamadrvaio taieu doiic poi :l immortelles; unis lad* de leur vie , suiva-ii la supputation h j modérée des mythologues, S étendait j"Sfl î>720 ans: calcul qui ne s'accorde gui-iel^ la dm ee de arbres.
HA M X Mit KS, nom donné aux chréti dans les a m iens acres de leur ni.irirre est c lé dans l'Apo iqjétique de Tenul'n nous i-noro;:s pourquoi on leur donui litre, qui vient du grec Jta:a, ebar.
II A M DALLA H. c'est-à-dire gloire àÙ 11 ni que les musulmans donnent à I jr lion de grâces après le repas. Elle coa en c s paroles : Gloir - à Dieu souverain de l'univers !
HAMIiL, un des douze anges g.irdieos^