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Le Créateur, digne de louanges, est-il dit dans les livres des Druzes, produisit doue , de sa lumière rayonnante , une figure parfaite et pure qui est la Volonté. C'est elle qui est la matière de toutes choses , et c'est par elle qu'elles sont produites, suivaul ce qui est dit : «Quand il veut une chose, il n'a qu'à lui dire : Sois 1 et elle est. » Il nomma cette figure Intelligence. L'Intelligence était parfaite en lumière et en force, accomplie en œuvre et en figure. Dieu l'établit l'imam des im ims, qui existe dans tous les temps et dans tous les âges. C'est un être capable d'être compris, qui tombe sous les sens, qui mange et qui boit, et non pas on être incapable d'être saisi par l'imagination et la pensée. L'Intelligence est considérée comme nn être mâle , il a une femme ou épouse , qui, est l'Ame, le second ministre. Cette figure, qui n'est autre qu'Hamza, s'est manifestée sept fois sur la terre avant le temps de Hakem. Dans l'â:e d'Adam, il a paru sous le nom de Schatnil; du temps de Noé, on l'appelait Pyihagore; du temps d'Abraham, son nom était David; il se nommait Schoatb, du temps de Moïse ; du temps de Jésus, il était le vrai Messie, et se nommait Eléatar; du temps de Mahomet, on l'appelait Satman le pers m ; enlin du temps de Sai t, on le nommait Saleh. Toutes ces manifestations n'étaient que le prélude do celle qui devait avoir lieu à la fin des temps , sous la figure nommée flamza, en même temps que la Divinité se montrerait aux hommes, sous la figure nommée Hakem. La connaissance de Hamza , de ses éminentes qualités, de sa grandeur, de sa puissance, du ministère qui lui est confié, de ses rapports avec la divinité Hakem » avec les autres ministres et les unitaires ; de sa disparition pour un temps, de son retour futur, et des jugements qu'il exercera sur les hommes : tel est, après le dogme de l'unité de Dieu et de ses manifestations , le principal objet de la religion des Druzes. Pour rapporter tout ce que les livres des Druzes disent de Hamza, il faudrait, pour ausi dire, les transcrire en entier. Nous passerons sous silence les opérations auxquelles il est censé avoir pris part dans l'abslru>e cosmogonie des Druzes, et les a< tes prétendus uns eiie.ix de sa vie. Nous nous contenterons d'observer que sa manifestation sur la terre eut lieu l'an kOS de Ihé ire (1017 de Jésus-Christ), et que cette époque mémorable est devenue une ère pour les Druzes, qui lomplenl encore par les anné s de Hmtza. Ces sectaires n'ont pis assez depithètes tt de qualifications pour caraitériscr cet imposteur; ils l'appellent le Point du compas, la Voie droite, le Fondateur de la vérité, l'Imam du siècle, l'Intelligence, le Précédant, le Prophète généreux, l'Ksprit saint, Celui qui tourbe a l'éternité, la Cause des causes. On lui donne quatre femmes, c'est-à-dire les quatre autres ministres également manifestés, savoir : hmàil Gis de Mohammed, Mohammed fils de Wahab , Selama fils d'Abdal- Wabab, et Ali fils d'Ahmed. N us renvoyons, pour plus de détails, à VExpoté de Im relù
1003 hlCTIONSAIRK
gionde* Druzrs, par M. Silvcstre de S.icy. Voir ans*i , dans ce \)u liminaire, l'article
DlU ZFS.
HAMZIYFS, sectaires musulmans, de la branche des kharidjis, disciples de Ham/a fils d'KIrek; ils établissent la libre volonté de l'homme, disent que l>ieu vont seulement le bien et non les péchés, que les enfants qui n'ont pas encore l'âge «le raison sont capables d'infidélité, et qu'en conséquence les enfants des infidèles \o;it en enfer.
If ANAN, MÉNAN kt M- VAN. On donnait ces noms à trois colonnes d'ébène qui se trouvaient dans la Kaaha ou sanctuaire de la Meeque. (.oiiinir on fut oblige de réédiller ce temple, en 1 on fit du buis de ces colonnes des chapelets , que | : piété des pèlerins leur faisait acheter bien cher. Maintenanl encore on donne ces noms à tous les Chapelets qui se débitent annuellement dans celle cité ; ils sonl , comme ceux îles derwischs , de V»9 grains, nombre qui répond a col -i i qu'ils donnent aux attributs de la Divinité.
HANAN-PACII A, c'est-à-dire le huit moud", nom que les Péruviens donnaient au paradis; c'était là que les gens de bien recevaient la récompense de leurs œuvres. La terre s'appelait il nnn-l*inhi, le bas momie, et l'ester 1 <• i- J'acha, le monde central ou infeiieur. Les Amautas ou docteurs péruviens faisaient consister le honheur qu'on goûtait dai s Hauau-Pacha à mener une >ie paisible et exemple des inquiétudes de celle-ci. Ils ne comptaient point parmi I s plaisirs de ce séjour les voluptés ( harnelles et tout ce qui flatte les sens; ils réduisaient la lelicilé future à la tranquillité de l'âme cl du corps.
HANBALITKS. On appelle ainsi les musulmans o lho !o\es qui suivent la doctrine et l'interprétation de l'imam llaiih/jl , né à Mérou dans le kliorasan, l'an de l'hégire îtïi. Il vivait du temps .les Khalifes Abdallah III et .Mohammed III, tous deux répules he cliques, à cause de leur opposition au domine relatif à la nature du Coran, que les mahométans regardent généralement courue iucrée et éternel. Il lut du nombre des prosciils, pour s'être élevé contre celte hérésie, et Mohammed III le fil même fustiger en sa présence. Il mouiut à Ragdad, en odeur de sainteté, l'an 2V1 ( 8 ..') de Jesus-t.hrisl), âgé de *0 ans. C'est dans celle ville nue sa doctrine a eu le plus grand nombre de partisans. Voyez lu vm, n. 3.
HANDA, nom sous lequel les Singalais adorent la lune. Us joignent quelquefois à ce nom celui de //nm'ui», litre d'honneur des personnes les plus relevées, et celui de i)io qui , dans leur langue , signifie Dieu.
HANKF1TFS, musulmans qui suivent la doctrine orthodoxe de l'imam Abou-Hauif i. C'est le plus ancien des quatre docteurs dont les formules disciplinaires «nient approuvées, bien qu'elles diffèrent sur un grand nombre de points. Les siennes ont joui d'me
ES RELIGIONS
grande réputation, parce qu'il a pn reroeiUij les dogmes du musulm misme et les lait un- 'es du prophète dans les écoles dt» si\ t<\ principaux disciples qui vivaient enror* <1< son 'cinps. Il ajouta encore à ses lumière par b s conversations fréquentes qu'il tu avecA'ischa, la plus chérie et la plu* s uant* des femmes de Mah m -t. Il mourut à Bit dad, l'an 150 de l'hégire ( 767 de Jésm- Clnist), empoisonné, dil-on, par AM.illah IL Son lombeau est Ins-venéré à Ba^aj et il y reçoit continuellement les visites f .,: pieux hommages des musulmans q ui s u i * *n son rite, t.'esl dans i Lac que s'élab.irei: principalemenl les Hanélîles.
HANCiSPORI, çéuie de la mythologie scar dinave ; il présidait aux hauteurs et aux c ilines.
HANH-KHIFN. démon ou mauvais e^ni?, que les Cnchinchin »is croient êlre thangr chaque année, et remplacé par un autre. Ils l'invoquent dans leurs imprécations.
I1ANNO, ou HANNOULAPPÉ. nom due*me qui règne sur chacune des iles basses de i'arc!iip< l des Caroline* ; c est lui qui les pourvoit de tout ce qui leur est nécessaire. An rtste, suivant les naturels, il est subonlon.i. à un être qui lui est infiniment supérieur l'eu d'individus jouissent de la prénom' de \oir cet esprit, de l'entendre el de connaître ses ordonnances, el ils ne la doivent qo'i l'intercession de leurs enfants morts *u bji âge. Ces élus sont parfois sujets aux ait iqa » d'un esprit malveillant, qui demeure dan» le* coraux sur lesquels ces iles reposent, parce que celui-ci leur envie la faveur de coulempler le front serein d'Hanno qui est à jamais invisible pour lui.
Lorsque l'esprit malfaisant s'établit dâw le corps d'un élu, on «n consulte de suite ui autre. On conduit d'abord le possédé dans la niais >n commune des'iné * aux hommes nos mariés. A peine arrivé, l'infortuné pousse des hurlements aiï eux, fait mille contorsions épouvantables et se roule par terre. Le c -ajuialeur arrive, il examine pendant quelque temps le malade avec la plus sérieuse attention, et finit par déclarer que le malin wi-nî s'est empare de lui, et qu'il doit sur-le-cba-np se préparer à combattre un ennemi aus*< t*midable; après quoi il le quille en djnr i.: ordre de faire chercher des ocos. Il ret«aV au bout de quelques heures , peint , bvi.( , paré et armé de deux lances, criant, se tordant les mains, el faisant tout le bruit imcinalde à mesure qu'il approche de la maison malade. Eu entrant, il attaque directe : cm le possédé, qui à l'instant se lève el *e :tscipile sur son agresseur pour se mettra a l'abri de ses coups. Après un vigoureux eoobal, ih jettent leurs lances, el conjoraleur e: possédé se saisissent do leurs gour-gour ou bâtons, dont ils se servent en dansant. CV alors que la scène la plus ridicule sucré ! j ce combat, qui paraissait devoir él*e a outrance ; ils se mettent lous deux à d.wser >k la manière la plus burlesque, en jelanUu'o ;t d'eux des cocos, jusqu'à ce qu'ils soient c©^-