HAN
plètemenl époisés et hors d'état de pouvoir continuer. Ce combat se répèle et se prolonge à différents intervalles, souvent pendant plusieurs semaines de suite, jusqu'à ce que le coojurateur ait remporté la victoire.
Dans les temps de calamité, on consulte les hommes inspirés, qui cherche nt, dans de pari illei circonstances, à pénétrer les intentions d'Hanno par l'intermédiaire de leurs enfants morts en bas Age. Il arrive que les oracles rendus sont ambigus et souvent diamétralement opposés.
Les insulaires de cet archipel célèbrent annuellement, en l'honneur d'Hannoulappé, des réjouissances qui durent un mois entier cl qui exigent les plus grands préparatifs. Pendant l'espace de deux mois, le mari est banni du lit nuptial ; tant que dure la féte, il n'est pas permis d'attacher de voiles aux canots; aucune barque ne peut s'éloigner du rivage durant les huit premiers jours, et il rst défendu aux étrangers d'aborder la tôle. Les quatre jours qui précèdent la grande solennité sont employés à recueillir autant de cocos verts qu'il est possible, et à en préparer les noix avec le fruit de l'arbre à pain , dont on compose différents mets. Une grande pèche a lieu la veille de la féle; on transporte toutes les provisions au /ed, maison ordinaire qui sert de temple à Hannoulappé, et qui, pour cette seule nuit de l'année , reste fermée. Le lendemain, entre le lever du so« leilet sa plus grande hauteur sur l'horizon, l««s les habitants mâles, à l'exception des enfants, se rassemblent pour voir entrer dans le temple , par la porte du nord, le tamol, paré de tout ce qu'il a de plus beau en habits, colliers, bracelets, etc. Son regard est sombre et Oxé vers la terre; il tient a la main un bâton, avec lequel il a l'air de se frayer un chemin, parait concentré en lui-même, et uniquement occupé d'un monologue auquel personne ne peut rien comprendre. Son frère, aussi richement paré, le devance, et fait son entrée dans le temple par la porte opposée, à la léle des habitants le plus distingués : ils s'asseyent: dès que le tamol parait, l'assemblée se lève ; il se place sur trois belles nattes qui lui ont été préparées, et ce n'est que lorsqu'il est assis que les habitants se permettent de s'asseoir P«r terre; le chef une fois entré , le temple est fermé pour tout autre. Le Irère du tamol « approche alors des provisions , et prend une petite portion de chaque plat, dont le nombre s'élève au moius à cinquante. 11 y joint le plus grand poisson et le plus grand coco, met le tout dans un panier fait de feuil- '<sde cocotier, et le présente à son auguste hère, pour lequel il ouvre en outre 50 a 60 cocos. H distribue ensuite le reste des protons à l'assemblée réunie, se place auprès de »on frère, pour partager avec lui le repas qu'il vient de préparer, et reçoit en récomi"'»se les enveloppes fibreuses de (ous les c'cos qui ont été ouverts; offrande de grand a cause des cordages qu'on en relire.
Au bout d'une demi-heure, cette féle, qui a
Diction*, des Religions. 11
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coûté de si grands apprêts, se trouve terminée ; le temple se transforme en maison ordinaire, commune à tous ceux qui veulent s'y rendre, s'y établir, s'y courtier, y faire du feu, etc., ayant soin seulement de ne pas toucher aux cendres, de crainte que l'Ile ne devienne enchantée. Celte maison ou temple d'Hannoulappé est le séjour ordinaire des malades; mais personne ne se hasarderait à y demeurer seul, parce que l'esprit d'Hanno y réside.
HANNON, Grec insensé, qui voulait se faire passer pour un dieu. A cet effet, il apprivoisa des oiseaux de plusieurs espèces, et leur apprit à prononcer ces paroles : Monnon est dieu; puis il leur <!onna la liberté pour aller prêcher de tous côtés cette nouvelle ; mais les oiseaux oublièrent la leçon, et Hannon se vit frustré de son fol espoir. Le mémo fait est raconté d'un Libyen appelé Psaphon, qui réussit un peu mieux. Voyez Psapuon.
HANOUKA, c'est-à-dire en hébreu, inauguration, dédicace ; féte quo les Juifs célèbrent le 25 du mois de kislev, qui répond à notre mois de décembre, en mémoire de la victoire que Judas Machabée remporta sur les Grecs; on y renouvelle en même temps la mémoire de la dédicace du temple qui avait été profané par les gentils. La féte du Hanouka dure huit jours ; on allume une lampe le premier jour, deux le seeond. et ainsi de suite en augmentant jusqu'au dernier, où l'on allume huit lampes. Ceci est fondé sur ce que les ennemis étant déjà entrés dans la ville et dans le temple, et ayant déjà profané celui-ci, ils furent chassés par Johanau et ses enfants. El comme, au retour de cette expédition, Johanan ne trouva pour allumer les lampes qu'un peu d'huile non profanée, suffisante a peine pour une nuit, il se Irouva qu'elle dura huit jours par miracle. Outre les lampes qu'on allume ce jour-là dans les synagogues, chaque Juif en allume aussi dans sa maison ; ce sont les femmes qui sont chargées de ce soin. Pendant ces huit jours on peut vaquer à ses affaires journalières, excepté toutefois le jour du sabbat incident ; car la fétu ne consiste ue dans l'ordre d'allumer ces lampes, et ans les lectures ou prières particulières ajoutées aux prières ordinaires.
Voici la bénédiction que l'on prononce en allumant les lampes :
« Béni soit le Seigneur notre Dieu, roi de l'univers, qui nous a sanctifiés par ses commandements, et qui nous a ordonné d'allumer les lampes de Hanouka.
« Béni soit le Seigneur notre Dieu, roi de l'univers, qui a fait des miracles pour nos pères dans ces jours-ci et dans ce temps-ci.
« Béni soit le Seigneur notre Dieu, roi de l'univers, qui nous a vivifiés, qui nous a conservés, et qui nous a fait arriver à ce temps-ci.
« rsous allumons ces lampes pour les miracles, le rachat, les choses de la plus grande force, les délivrances, les merveilles que