MOTIONS \IRE
vous ave* faites pour nos pères, cl pour 1rs consolations que vous loin av<»z données dans ces jours et dans ce leiui-s-ri, par ia voie de vos saints sacrificateurs. Tout' s les lampes de ce* huit j urs de Hanouka, que nous allumons, sont sacrées ; et il ne nous est point permis de nous en servir, mais de les vor seulement , a lin de célébrer des louanges à votre nous pour les mira' les, l«*s (lel vranc s et les merveilles que vous avez I l il es. »
HANOUMAN, l'une de« diviiv'és hindoues les p'us populaire ; c'était le ministre du So^iriva, roi des singes satyres on montagnards , et singe lui-môme, comme toute sa nation; il contribua puissamment au* triomphes de Kama, cl, en conséquence, il a sa part des homm i -es <nio l'on rend à ce dieu conquérant. Voici un abrégé de sa orographie et de ses exploits, d'après M. Langlois el les livres indiens.
Il était fils d'Andjana , femme du singe Resari ; mais la légende scandaleuse lui donne pour père Siva lui-même. Pavana, dieu du vent, intermédiaire « Hideux entre S: ira, amoureux d'une toute aulre personne, et Andjana, fui ensuite regarde connue le père de ce singulier personnage, qui, dés sa naissance, fort joueur et fort plai ant, prenant le soleil pour un fruit ou un jouet d'entant, s'élaii élancé vers le char de ce dieu, el l'aval brisé. In Ira, effraye, l'avait foudroyé, el Pavana .avait obtenu >\u il revint à la vie. Cependant, en tombant, il s'était brisé les os de la joue, et c'est depuis cet accident qu'il fut nommé fltiimumr.n faux os des joues proéminents). Cet cire est immortel, > l on l'honore pour obtenir une longue vie. Il était doué d'une force cl d'une légèreté extraordinaires : dans le poème liavtui/am,, ou le représente Iran hissant d un saut le détroit qui sépare du continent l'île de Cevlan,el transposant m e montagne entière, sur laquelle se trouvait une plante jugée nécessaire pour sauver les jours de Lakchmana.
Ses espiègleries lui avaient une fois attiré la malédiction des brahmanes, qui méditais t, les yeux fermés, au bord d'un lac: il y avait jeté un énorme rocher qui avait fait femonler l'eau el forcé les brahmanes a s'éloigner. Puis il avait repris le rocher, cl quand les saints personnages, ayant achevé leurs prières, voulurent faire leurs ablutions, ils virent que le lac s'élaii retire. Cette plaisanterie s ciait renouvelée jusqu'au moment où, s'apercev ant qu'ils étaient joués, les brahmanes l'avaient, par une imprécation, privé de sa force. C'est alors que le malin singe, pour les fléchir, devint leur humble serviteur, leur apportant des fruits et des raciues qu'il allait chercher dans la forêt. Ils le bénirent, et lui prédirent qu'il verr. it Kama, et posséderait alors le double de la force qu'il avait perdue. Pans \a guerre de Kama contre Kavana, tyran de l'île de Ceylan, il se mit au service du premier avec toule sa nation, et lui montra le plus grand
•ES RELIGIONS. \m
dévouement. Envoyé comme espion à Unis, capitale de l'île, il franrhit le détroit commi nous l'avons dit plus haut, pénètre dans le palais du tyran, découvre la retraite de jn'.j, la console, cl lui donne des preuves «lu icidre intérêt que lui porte son époux, ei de l'expédition gigantesque qu'il a entrepris pour l i délivrer des mains de son ravisseur. Il eût même transporté la belle dans les bru de son époux, mais celle-ci refusa de *e laisser emporter par lui, ne voulant pas, par qq excès de chasle'é, qu'un autre que ion mari mi* la in iin sur sa personne. Avant df retourner rendre compte de sa mission, il w veut pas laisser passer l'occasion de jouer quelques méchants tours à llavana, el purt* dans sa capitale le désordre et la mort. w. rè!é par Indi adjit, fils de Rav ina, il parait devant le tyran, qui ordonne d'entouref u queue de matières ciunbuslih'cs et inflammables et d'y mettre le feu ; mais ce fut poorlt malheur de Lanka; Hanouman, sautait de maison en maison, communique cefaj toute la ville. Il retourne auprès de s&i mitre, et, à l'aide de ceux de sa nalion, ilirtit dans la mer d'immenses quartiers dp r»c>, qui forment un pont sur lequel Kama peut entrer dans l'île avec son armée, déf tire It Ivran el délivrer son épouse. Ce sont le* débris de ce pont qui, suivant les Indiens, (ont encore aujourd'hui les écueils pmroei dans le détroit et si redoutés des navigateun. Plus tard, Hanouman sauva encore la net Kama et à son frère.
On ne le représente pas seulement comoe un guerrier, ou veut qu'il ait élé poeie, el qu'il ait célébré les exploits de Rama en un graves sur le roc. Ou prelend que Valmiii, auleur du H(ttwtyunat vil ce poème, et voolal sacrifier son propre ouv r.»ge , que le reux singe je! a alors à la mer les pierresqui étaient les monuments de son esprit; q« plus lard on en retrouva quelques fragmeota qui, arranges et augmentés par Daiuo4an Misra, devinrent un drame intitulé Uw+ mua Km ■/.'«.
Dans les temples consacrés à Vichw»
(incarne sous le nom de Rama1, il ) a K'que toujours une pelite chapelle dedift i Hanouman, où celui-ci reçoit les bo se"' divins. Dans la ville de Calicul, surlan' de Malabar, on voil une pagode inagnifi'F élevée en l'honneur de « e fameux sioff,* dont le portique est soutenu par sept ceai> piliers de marbre.
Hanouman était sans doute hutoris»
ment un des chefs des montagnards du té, qui, sous le nom d'Ours et »te 5 inge$f prû*»1 part à l'expédition de Rama sur l'Ile de Ceylan. Voyez Rama-Tcbaîsdra
HAN PING Tl-YO, le seiiième etderaier des petits enfers, suivant les bouddhiste» * la Chine. Le froid et la gelée y sooi/b* telle violence, qu'ils détachent les chair*** reprouvés, brisenl leurs os el les foot tomber par fragments.
HANSA, oiseau qui, suivant les F*** hindous, est la monture du dieu Bran**
OJ HAR
ts uns croient que c'est le cygne ; d'autres «usent que c'est l'oie; ces derniers ont pour oi le mot latin anser, corrélatif du sanscrit nfiia. — A la cour d'Indra, roi du ciel, il y ,des oiseaux merveilleux, appelés Hamas, ui ont un cbant harmonieux et une parole ooce et flatteuse.
HAOUMEA, déesse bienfaisante de l'archiel H »waï ou Sandwich ; suivant la cogmoooiedes insulaires, le premier habitant de elle contrée descendait de cette divinité.
HAPHTAItA, leçon tirée des prophètes que » Juifs lisent le samedi dans leur» synagonnt après la lecture courante du Penta-
îu>|tie.
UAR, ou HARA, un des noms du dieu ira. Voyez Siva et Harihara.
HVRET. Les musulmans disent quiblis, ou ; démon, portait dans le ciel, avant son péhé, le nom à'Haret, nom cependant peu tiucnableà un ange de lumière, car il dégneuti être d'un mauvais caractère. Après i< baie d'Eve, Satan chercha encore à cir- )n»onir cette malheureuse femme, et, en li exagérant les douleurs et les embarras de l ma'ernité future, à obtenir d'elle qu'elle animât ^on premier enfant AbtI-el-Haret, ser- Heur d" Harct.au lieu d'^d' Allah, serviteur e Dieu ; et ce, afin de faire ainsi tomber nos non ers parents dans l'idolâtrie, en constant leur Gis au service du démon. Les muulcians prétendent qu'il réussit, et que tel tien effet le surnom de Caïn.
HARETIIIS, sectaires musulmans, discikVsd'Aboul Harclh ; ils appartiennent aux barittjif et à la branche des Ibadhiyés; ojn cet article. Ils ne différent de ceux-ci n'en ce qu'ils ne croient pas que les actions » hommes soient créées.
1IAR-HAT, dieu égyptien, personnification lia science et de la lumière céleste; il for— wii. a*ee la déesse Halhor et leur fils llar— mt-Tho, une triade vénérée dans le grand mpled'Edfou. Har-hat é'ail aussi identifié «*c le soleil ; c'est le grand Hermès irisméi*te.
HARI, un des noms indiens du dieu Vichuu, seconde personne de la triade indienne, •r suite, ce mot est employé pour exprimer iDitioité elle-même; et c'est de là peut-être &«• sont dérivés le latin herus et le teuloni- Jt A*rr, qui expriment la domination. — ir su te enrore, les Hindous appellent Ha- » différents êtres célestes, tels que Y a m a, «Ira, l'air, le soleil, la lune, Siva, Brahma, feu, plusieurs animaux et diverses coaurt. Voyez Vicnsou et Haiuraka.
HARIDRA-GANAPATIS, ancienne secte Hindous, adorateurs de Ganapali ou Ga-
îss.
HARIHARA, mol indien, composé des »nis réunis de Vicbnou et de Siva. « Des atoe» de H<>ra et Hari, dit M. Langlois, on 'sait quelquefois un seul groupe, ressemant aux Hermapollon* des Grecs. La sla- >e a«ail quatre bras et deux pieds; une oitié était noire et l'autre blanche; on l'ap-