‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 316 sur 365 · HAS · texte numérisé non relu

HAS

La peinture et la sculpture personnifient les vices par des Harpyies ; par exemple, une Harpyie sur des sacs d'argent désigne l'avarice.

HARRANIS, une des sectes des Sabéens de la Chaldée; ils enseignaient que le créateur est unique ei multiple, unique par son essence, multiple, parce qu'il se multiplie dans les corps, aux yeux de l'homme Or, les corps sont les sept planèles qui gouvernent le monde, et les corps terrestres des hommes de bien, doués de science et d'excellence, dans lesquels Dieu parait et se montre sous une forme sensible, sans cesser pour cela d'être unique. Cesl celte doctrine que les Orientaux appellent la personnification divine, c'est-à-dire l'union de la divinité a un être créé dans lequel il fait sa résidence.

HARSONT-THO, dieu égyptien, fils d'Harbat el de la déesse Halhor; il formait avec son père et sa mère une triade vénérée dans le grand temple d'Edfou. Harsont-Tho est considéré par Champollion comme l'Horus, soutien du monde, qui est à peu près Eros ou l'Amour des mythes grecs.

HASAN, HASSAN, ou HAÇAN, le second des douze imams, ou souverains spirituels, suivant la doctrine des musulmans de la secte des schiites. Il était fils atné d'Ali, et petitfils de Mahomet par Fatima sa mère. Ce prince avait plutôt hérité de la piété de son père que de sa valeur. En effet, ayant été proclamé khalife à Koufa, après fa mort d'Ali, il tenta d'abord de s'opposer à l'usurpation de Moawia; mais, à la vue de l'armée ennemie, il abdiqua le khalifat en faveur de son compétiteur, se réservant seulement la qualité d'imam, et se relira à Hédine sa patrie, où il mourut l'an 50 de l'hégire, âgé de 47 ans, empoisonné par sa femme, qui avait été subornée par Moawia. Celui-ci s'était porté à ce crime dans la crainte qu'après sa mort Hasan ne fût un obstacle à ce que son fils Yézid lui succédât paisiblement. Hasan n'avait gardé le khalifat que six mois; ce court espace de temps complète, selon quelques-uns, les trente années que devait durer le khalifat parfait, suivant la prédiction de Mahomet. Quoiqu'il eût laissé plusieurs enfants mâles, on s'accorde généralement, surtout parmi les schiites, à convenir que l'imamat passa à son frère Hoséin. Il est, avec son frère, un des plus grands saints vénérés par ces sectaires, el l'objet de la féle solennelle célébrée pendant les dix premiers jours du mois de moharrom. Voy. Déha.

HASAN, oo HASSAN ASKÊRI, fils aîné d Ah Askéri. H est compté par les schiites , pour le onzième imam de la postérité d'Ali, gendre de Mahomet. Il naquit à Médine, I an 232 de l'hégire. Il vint avec son père et ses frères dans la ville d'Asker, d'où fls prirent le surnom à* Askéri. H mourut dam la même ville, l'an 260, âgé de 28 ans, empoisonné par le khalife Motamed, Ois de Mutawakkei. Il ne laissa qu'un fils, Mohammed surnommé Mahdi ou Mehdi, le inessi.- des

schiitcs. On donne à Has.m Asltéri les surncms de Zaki. le pur, Khalig, le sauveur, et Tchirugh, la lampe; ce qui indique ses qualités, ou les espérances qu'on avait fondées sur lui.

HASIDÉENS, 01 HASSIDKENS, en hébreu Ua iilim O'Vcn, ancienne secte de Juifs. Voy.

EssUKNS.

HATHOR, une des grande», tirasses des Eg\ plions, correspondant à la \ cnus îles Grecs : elle esl reprosen'ée. dans le temple d'Edfou, comme épouse d'Har-llat ou du soleil, cl mère d'Har-onl-Tho. On la repiès-mlail sous In forme humaine, avec u;:e c iffure symbolique, surmontée d'un oiorvier; ou b en la tète couverte de la dépouille d'une pintade, au-dessus de laquelle était la figure d'une porte de temple, a»er des (leurs bleues rayonnant autour. Ou la figurait encore avec une té le de vu- lie.

HA Ï IM, un des murs «le la K-iabn, ou maison sacrée de la Moi que; il est vénéré par les musulmans à l'e rat du temple lui-même,

f>arie que c'est là que reposent, «lisent- i s, es rendu s d'A'.ar et d'Ismacl. Il esl rapporté qu'Aïseha. épouse de Mahomet, avait fa>t vœu «le s'acquitter de la prière » orna s dans !e sanctuaire même, s'il tombait au pouvoir de sou mari. Après colle conquête, comme elle >e disposait a accomplir son \ 001, Mahomet la prit par la main, la conduisit à ce mur hatim, et lui ordonna d'y faire sa prière, ni lui disant que son vuu serait parfaitement rempli, parce que ce lieu faisait partie de la maison sainte.

HATTAUA, un îles mauvais génies de la mythologie finnoise; il s'occupe, avec Ajattara, Onltoivoinen et Lcmuias, à égarer les chasseurs et à détourner les voyageurs du droit chemin.

HATTAUAT, autres génies de la mythologie finnoise. Suivant Ganandcr, ce sont des géants terribles qui dirigèrent leurs attaques contre le ciel; mais M. Léouzon le Duc pense que Ganander a trouvé ces Hattaral dans \a mythologie d'Athènes plutôt que dans celle du Nord.

HATTKMISTKS, hérétiques de Hollande, qui avaient pour chef l'onlian do llattoin, minisire en Zélande, déposé à cause de son attachement à plusieurs idées de Spinosa, et décédé en I70G. Les Hatiémistcs professaient extérieurement le calvinisme, mais exagérant la doctrine de l'Eglise réformée sur les décrets absolus, ils donnaient la main aux faîa islcs, et prétendaient que tout es' soumis à une inwnciMe nécessité. Ce principe posé, ils niaient la distinction naturelle entre le bien et le mal moral, ainsi que la corruption de la nature humaine, d'où ils concluaient que I homme n'est p is o iige de travailler à se corriger et à se perfectionner, en obéissant à la loi divine ; que toute la religion consiste à se soumettre avec plaisir et pat ente à tout ce qui arrive par la volonté divine, et que la seule élude de l'homme devait être de conserver sou âme dans une

DES RKLir.lONS.

tranquillité parfaite. Oulre ces principe, qui concordaient avec ceux des Ve s ci.,), rislos , Hattom affirmait que Jo-us-t.hrw n'avait pas proprement »ati-fait à la just . divine, ou expié les péchés des hommes pu ses soulTrances et par sa mort; qu'il nvit» avait seulement fait connaître par sa tm diatiott qu'il n'y avait rien en nous qui r u offen-or la Divinité, et que c'était ainsi <\u'i justifiait ses serviteurs, enlespiesenlant sa:u tac ii e au tri I: un. il de Dieu.

On ajoute que les llatiémisles regardfo tous les pèches comme imaginaires. >ui v.iin eux, Adam n'a pas poché, il a seulement <u 1 écher. Jésus-Christ nous a deli* res de cet!* iinagiuaiiou ; et, s'il existe un poche, cVv de croire que quelque chose esl péché. lH tclli s maximes réduit* s en pratiques ser.iiful subversive» de la murale; cependant on m leur inij.uta jamais de prêcher directeiurol le vice ; ils avaient même pour maxime, qot Dieu ne punit pas les hommes pour hun pèches, ma s par leurs pochés. C'est riy<>* naître implicitement, dit i'évéque Grégoire, la possibilité et Mémo la c -ridu le du châtiment en celte vie et dans l'autre.

Les llatlemisles, aussi bien que les Verichoristes, ont clé appelés Hébreux, parce qu'ils regardaient la languehcbraïquecomiw nécessaire à quiconque veut être chrétien; aussi tout le monde parmi eux s'y appliquait avec une égale ardeur, mém-- les lcnun.es e les filles. Ces deux sectes ont fini par se fondre avec les autres protestants bien que leurs principes aient encore àn partisans parmi les réformes des divers** nuances.

H Al D1UETTES, nom que portaient les religieuses, dites de l'Assomption de Noire- Dame, fondées par Etienne Haudry, l'un des secrétaires do saint Louis. Cet ordre était annexe à celui de Sainl-Auguslin.

H Vl'GIENS, sectaires de Norvège, qui tirent leur nom de II ans Niclsen Hauge, uéeo 1771, dans la province d'Agghershuus. Celaient de malheureux fanatiques qui, «ou* prétexte d'être inspirés par le Saint-Esprit, se livraient à toutes sortes de désordres. Leurs chefs s'attirèrent diverses persécutons vers la fin du siècle dernier, par différents écrits qu'ils propagèrent, cl dans lesquels ils s'élevaient contre la religion établie, prêchaient la communauté des biens, et au>*i. dit-on, la promiscuité des sexes; avec œllu autres absurdités, qui eurent pour résultat de causer des divisions dans les familles et dans les paroisses où la secte pénétrait, et delrooblcrles esprits, à tel point que plusieurs <fa ses adhérents tombèrent en démence. Nous n'en citerons qu'un exemple tué de 17/»*loire des sectes religieuses de Grégoire.

Dans la paroisse de Lexvigen, un nmïh* Auders Andersen, qui jusqu'alors avait «• d.'s mueurs réglées cl une conduite irrépréhensible, était devenu, de soldat, prêtre h.'** gieu. Pour s'assurer si l'esprit était é'f'^é dans huit néophytes, proposes pour remplacer le curé luthérien, il les avait enveloppa

m «au

laoi ao drap et mis dans an Ut, les ans sur n antres, comme des harengs encaqués l,ios on tonneau ; ils étaient suants et gémisaotsdaos cotte pénible position, pendant que indenen pérorait comme un énergumène.

ion sermon ayant été troublé par les cris l'on enfant au berceau, dans la même chamire, Andersen s'écrie que l'esprit impur, qui *l dans le corps de l'enfant, ne peut souffrir a parole de Dieu ; il part de là pour censurer es prêtres de In secte qui avaient abandonné otage des exorcismes. En terminant cette orgatioo, il donne à l'enfant un coup de ag qui lui brise la cervelle. Une fille de inq ans. sœur de l'enfant assassiné, voyant •a frère privé de la vie, jette les hauts cris ; Ile aurait éprouvé le même sort, si elle n*alil été soustraite à la fureur d'Andersen ar une ûlle plus âgée, qui courut chez le taire; celui-ci arrive avec la force armée, dut* les huit néophytes entassés dans le I et te meurtrier qui continue de prêcher, ndersen livré à la justice avoue son crime ins rougir, en disant qu'il a sauvé l'âme e l'enfant, et qu'à son tour il va, comme le •loreur, mourir pour le salut du peuple. Le ère de l'enfant, qui était un des auditeurs, ijdslid, son fils naturel, qui était un des oit novices, et un nommé Lecrstad, internés pourquoi ils n'ont pas empêché le crime, ipondeul qu'Andersen a fait . une action ra ible, que par là il s'est assuré de son .«alut eroel. Bildslud et Leerstad sont condamm aux travaux forcés pendant un an à la todclle de Droullteim, et Andersen réputé m. esteofiTmé dans un hôpital.

Nons ne saurions donner on exposéd'unsysme aussi rempli d'incohérence qne celui » Haugiens. L'autorité civile fut obligée de ;»ir contre ces fanatiques dangereux ; des dm sévères forent donnés aux magistrats à la police en 180V. L'année suivante, on ttruisit le procès de Hauge, à cause de ses rits; le procès dura longtemps; enfin, en fl3, il fut condamné à raille écus d'amende aux frais du procès.

HAU-ROU- WA, nom de deox enfers du sterne bouddhiste des Siamois. Dans le latrièmc enfer, nommé le petit Hau-rou-wa, te flamme dévorante pénètre dans le corps * damnés par toutes les ouvertures, et les asumesans interruption pendant fcOOOans.

•t enfer est destiné à ceux qui ont malitlé an être quelconque, et trompé le proain par an mensonge.

Dans le cinquième enfer, on grand Haun-wa, oatre une flamme dévorante qui ■nsume les réprouvés tant à l'intérieur qu'à 'ttérieur, on arrache à ces malheureux ■s lambeaux de chair, ou leg presse dans i pressoir jusqu'à ce qu'ils soient broyés et *tutis en pâte : puis on jette celte pâte an o, morceaa par morceau. Ceux qui, penmt leur vie, on endommagé ou pillé le bui des Ponghis, des Kiaongs, etc., souffrent s supplices pendant 8000 ans.

HAUTS-LIEUX. L'Ecriture sainte appelle osi, non pat, comme plusieurs le croient,

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les collines et les éminences naturelles sur lesquelles sacrifiaient les Syriens et les Juifs idolâtres, mais des constructions en pierre, affectant plus ou moins la forme pyramidale, au moyen d'assises en retraite qui servaient à monter au sommet. Ces monuments consacrés, pour la plupart, au culte de Baal ou du Soleil, étaient souvent d'une gr.inde dimension. Leur forme était empruntée à l'Asie,et particulièrement à la Perse , où le sabéisme était plus généralement répandu. La Bible, dans le chapitre IX du livre des Juges, nous fournit des notions curieuses sur le haut-lieu qu'on voyait à Sichem. Ce monument était, comme les autres hauts-lieux importants de la Judée, une grande tour conique ou pyramidale, dans un temple assez vaste pour qu'on pût y célébrer des repas publics, et an sommet de laquelle était un autel composé de deux degrés, le premier en pierre, et le second construit de la cendre des cuisses des victimes, particularité aussi étrange que curieuse, attestée par Pline et par Pausanias.

Les hauts-lieux sont appelés en hébreu Bamnth; et comme nous lisons constamment dans l'Ancien Testament : bâtir des Bnmoth, détruire, faire, éloigner , âtir les Bnmoth, il est évident qu'il s'agit de constructions artificielles, et non d'éminences naturelles; il est vrai que souvent les Bamoth étaient construits sur des collmes. De Bamoth (mm) vient sans doute le grec v.,u6.-, autel.

Les autres nations antiques avaient également l'usage de construire les éd fiecs consacrés au culte, sur les lieux élevés. Chez les t»recs toutes les montagnes, toutes les collines, lou^ les promontoires étaient, pour ainsi dire, hérissés de temples. 11 en est de même chez les Hindous; là, il est peu de montagnes, surtout s'il s'y trouve un puits ou une source, qui ne so eut surmontées d'un établissement de ce genre. Le choix de ces emplacements ne parait point dû au caprice; quelques auteurs ont pensé que le culte des astres ayant toujours, d'une manière plus ou moins apparente, fait partie des croyances du paganisme, les idolâtres construisaient leurs temples à. une certaine élévation et à l'exposition de l'orient, afin que le soleil, à son lever, pût remplirde ses rayons l'intérieur de ces temples, et éelairer les cérémonies religieuses qui s'y célébraient à ret instant du jour; sans doute aussi prétendaient-ils par là se rapprocher, autant qu'il était en eux, des puissances aériennes qu'ils invoquaient. Les fonctions des augures exigeaient souvent au re»te qu'ils pussent apercevoir le ciel; et même, s'il faut s'en rapporter à l'étymologie attribuée au mot temrtum (d tuendo) et qu'on retrouve dans cn-fr/uptari, c'est abusivement qu'on a donné quelquefois ce nom à des édifices érigés, dans des lieux bas, en l'honneur des divinités j célestes.

HA VAN, génie de la mythologie des Parsis; il préside à la première des ciuq parties da jour. Yoy. Gah.

HAVATNAAL, ou discours sublime; on appelle ainsi la seconde partie de l'ancien Edda, poème sacré des Scandinaves. Klle e-t composée de ItiO strophes, dans lesquelles le dieu Odin donne des leçons de sagesse el de morale; on dil qu'elles onl élé composées par Odin lui-même. Voici quelques-unes des pensées les plus saillantes.

« La pai\ brille plus que le feu pendant cinq nuits entre des amis mauvais; mais elle s'éteint quand la sixième approche, et l'amitié fait place à a haine.

«Le loup couché ne gagne point de proie, ni le dormeur de vieloire.

« Il vaut mieux \ivre bien long-temps.

Ou, nul un homme ;i 11 unie du feu, la mort est chez lui ;i\anl (<u'i. soil éteint.

«Loue/, la beauté du jour quand il est liui, une femme qmnd vous l'aurez connue, une fille après qu'ele sera mariée, la glace quand vous l'aurez traversée, la bière quand vous l'aurez 1 ne.

« Ne vous liez ni à la glace d'un jour, ni à un serpent < udormi, ni aux caresses de celle que vous devez épouser, ni à une epéc rompue, ni au (ils d'un homme puissant, ni à un champ nouvellement ensemencé.

« Il n'y a poi.il de maladie plus cruelle que de ne pas être content de son sort.

« Si vous ;ivez un ; mi, visitez- le souvent. Le chemin se remplit d'herbes, el les arbres le (ouvrent bientôt, si l'on n'y passe sans cesse.

« Sojez ci'rcoi!S|.eel lorsque vous avez trop bu, lorsque vous êtes près de la femme d'aulrui, et quand vous vous trouvez parmi des voleurs.

«Ne liez point du vieillard, ni de voire aïeul. 11 sort souvent des rides de la peau, des paroles pleines de sens. »

HAYEITOU, un des dieux de l'île Vapou, dans l'archipel des Marquises. C'est le père du roi actuel, qui a été ainsi déifié.

HAYLTIS, sectaires musulmans qui reconnaissent le Messie. Ils croient que le Christ s'est incarné dans le temps, qu'il reviendra *ur la lerre avec le corps dont il s'est déjà revêtu, qu'il régnera 40 ans et détruira l'emp re de l'Antéchrist, après quoi la fin du monde arrivera. Les Ilnytlis sont les mêmes que les Hubitis; on les trouve ainsi appelés dans plusieurs auteurs arabes. Yoy. H auitis.

HAZIMIS, sectaires musulmans qui apparl'ennent à la branche des Kharidjis; ce sont les d sciples d'Ilazim, fils d'Alhim. Ils n'adu eHeut pas l'é'al privilégié d'Ali.

1 1 ! : i I DOM A I) A I K K . ou 1 1 K BDO M A i > I K H . O n appelle ainsi, dans les chapitres el les communautés religieuses, le charnu. ie ou le religieux chargé de l'aire les offices pétulant la semaine. Ce nom esl lire du grec Itebdomudn , semaine.

Hi:iïl)OMA(;f:NI% surnom d'Apollon, que les Delpbiens prétendaient être ne le septième jour ilu mois I usion. C'elau p»o; remen ee joui -là qu'ApOil ■■> i vcn.:!l lu ijhes, coin,, e pour payer sa fêle, et qu'il se livrait, dans la

personne de sa prêtresse, à tous ceux qui |. consultaient.

HKliDOML, fêle grecque observée le septième jour de chaque mois lunaire, en l'hu > neur d'Apollon, à qui tous les septièmes jours étaient consacrés, parce qu'il était ne a cette époque du mois. Les Athéniens y chantaient des hymnes en l'honneur dp ce dieu , et portaient des branches de laurier, dont ils ornaient les plats que l'on servait» table. Il y avait des c «mrs di! musique envoyés par les Iles Cyclades.

I ne autre féic du même nom était célèbr e dans les familles particulières, le teptir. r jour après la naissance d'un enfant; cVi alors qu'on lui imposait un nom; la cert:i-onie était accompagnée d'un grand fest n.

lltillii, déesse de la jeunesse, fille de Jupiter el de Julien, suivant Homère; selo m s- Ires, Junon seule était sa mère. Invitée t un festin par Apollon, celle-ci y mangea hni de laitues sauvages, que, de stérile qu'ie avait été jusqu'alors, elle devint en> euuc d'Hél é. Jupiter, charmé de la beauté jm> fille, l'éleva au rang de dé>>se de la jcum«>c et lui confia la charge de servir à boire .m immortels; mais, s'etanl un jour laissée huilier d'une manière peu dét ente, Jupiter lui relira sou emploi pour le donner à Ganvnude. Junon la r« tint à son service cl lui confia 1' soin «l'atteler son char. Hercule, après >' déification, l'épousa dans le ciel, el eut d Vif une fille nommée Alextare el un fils appe t Anicète. Ce mariage esl sans doule une ai rgorie qui indique l'union de la jeunesse el <k 1 1 force. A la prière d'Hercule, elle rajeuni lolas. Llle avait plusieurs temples, un ewiit autres ( liez les Phliasicns, qui avait droi! d'asile ; la déesse portail en celle ville le non de Canytnède. On la représentait sous <s forme d'une jeune fille couronnée de fleur», tenant une coupe d'or à la main. On j laçai; souvent sa statue auprès de celte de Judos

II nous semble trouver, dans ce mythe, une réminiscence confuse des traditions primitives : Hebé ou, comme on prononçait ei grec, "iKr, (Ilévé) rappelle le nom d»« (//cru), la mère du genre humain. Ce n<^ signifie, eu grec, entrer dans l'âge de t>ubrrit. comme /lava, vivre, en hébreu. L'une <^ venue au monde sans père el saus u»èr« d l'autre doit sa naissance à sa mère seule. U concupiscence a perdu l'une, el un acci^'t honteux a fait déchoir l'autre de sa cxk* dignité.

HÉRON , dieu adoré autrefois dan* ii Campante. On croit que c'est le même q« Jtacchus, ou plutôt le Soleil.

HLHONA, déesse des anciens Etro<qi v lir.CAEKCE, c'est-à-dire qui chasse owtjtoussc nu loin; divinité favorable aux c1'** seurs, nymphe de la campagne cl de* bo«*passionnée pour la chasse, et la terreur*" animaux, que ses trails atteignaient d • !*rs Les lilles de Délos lui consacraient leurré velu: e. Héeaérge eiail fille de Horé • el A*** tliyie, ci sœur t\>- la déesse 0|>i>. D'autre» 1 prennent pour Duiwv elle-même, à laqu*"

IdCTION.NMHK ItES IIKLIUONS.

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