‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 318 sur 365 · I1EC · texte numérisé non relu

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des combattants sur l'arène, pour animer l'ardeur de celui qu'elle veut favoriser : bientôt, victorieux par son secours, il se couvre d'une gloire immortelle, qui rejaillit sur toute sa famille. Fidèle à suivre les cavaliers dans leurs courses el les navigateurs dans leurs voyages, elle les exauce lorsqu'ils adressent leurs vœux a Hécate et au bruyant Neptune. Souvent la déesse accorde une proie abondante à celui qui l'invoque, souvent elle l'arrache à celui qui croyait déjà la tenir. Elle est occupée, avec Mercure, à multiplier les troupeaux dans les étables, les bœufs, les chèvres, les moulons ; elle les fa il croître el diminuer comme il lui plaît. Comme elle esl I • seul enfant de sa mère, elle exerce ce pouvoir immense parmi les dieux. Jupiter l'a chargée encore de conserver le jour aux enfants qui viennent de naître, et de les faire grandir. »

La fille du titan Persée est peinte sous d'autres traits. Chasseresse habile , elle frappe de ses traits les hommes comme les animaux. Savante empoisonneuse, elle essaye ses poisbns sur les étrangers, empoisonne son père, s'empare du royaume, élève un temple à Diane, et fait sacrifier à la déesse tous les étrangers que le hasard jette sur les côtes de la ChersonèseTaurique ; ensuite elle épouse Eétès, et forme dans son art deux filles bien dignes d'elle : Mcdée et Circé. Déesse des magiciennes el des enchantements, c'était elle qu'on invoquait avant de commencer les opérations magiques qui la forçaient de paraître sur la terre. Présidant aux songes et aux spectres, elle apparaissait à ceux qui l'invoquaient. Ulysse, voulant se délivrer de ceux dont il était tourmenté, lui consacra un teraplo en Sicile. Enfin, déesse des expiations, sous ce titre ou lui immolait de petits chiens el on lui élevait des statues dans les carrefours.

Le culte de Diane, originaire d'Egypte, fui porté en Grèce par Orphée. Les Kgin êtes, qui le reçurent les premiers, lui élevèrent un temple, dans un • place fermée de murs, où, chaque année, ils célébraient une féte en son honneur. Apulée nous apprend qu'elle était la même qu'Iris. Plusieurs mêlèrent le culie de cette déesse à celui d»» Diane : et c'est ainsi qu'elle fut adorée à Ephèse, à Délos, à Brauron dans l'Attique, à Magnésie, à Myrènes, à Ségeste et sur le mont Ménale. Les Athéniens lui offraient des gâteaux sur lesquels était imprimée la figure d'un bœuf, parce qu'on l'invoquait pour la conservation de ces animaux utiles ; et les Spartiates teignirent ses autels du sang des hommes. A nome, son culte fut aussi célèbre sans être aussi cruel; on l'appelait D*a feralii, et l'on croyait qu'elle fixait le dernier instant de l'homme el présidait à sa mort. Amilerne et Formies lui élevèrent des autels, el Spolell* lui dédia un lempie qui lui fut commun avec Neptune, regardant la mer comme le plus vaste el le plus peuplé des tombeaux.

Alcamène fui le premier qui donna nn trî-

Rle corps à Hécate ; Myron, au contraire, uc li en donne qu'un. La manière d'Alcamèue

«levai! prévaloir chez un peuple amateur dos allégories; ainsi ses Irois faces expriment, suivant Clénmède , les trois aspects <lo la lune. Suivant Servius. l'une représente Lucine.qui favorisait la naissance; la deuxième, Diane. qui conservait les jours; la troisième, Héralc, qui les lei minait- Tantôt ses têtes sont des tètes humaines, teintes d'une guirlande île roses à cinq feuilles : tantôt ses statues offrent une léte de chien, une de cheval et l'autre de sanglier. Cuami elle e^l forcée de répondre aux évnra'ions magiques de Médé>\ elle parait coiffée de m«i -pénis, une branche de chêne à In main, entourée de lumière, et faisant retentir autour d'elle 1rs aboiements de s i meute ii l'ernale et les cris aigu* des nymphes du l'hase. I orsque IMiédre l'implore, dans ''énèquo . elle es: armée d'une torche ardente, d'où ruet ou d'une épée. Souvent elle tient un flambeau propre à d'iu'.nucr les ténèbres du Tar'are. ou une patére pour sacrifier aux «lieux Mân. s. <)n Iquefois elle porte une clef d'une main, et île l'autre des cordes ou un poignard, dont el c lie <>i' frap e les criminels. Sur un jaspe du rahinet de la bibliothèque nationale . on la voil avec ses trois tries, sur lesquelles >'clèvent il -s hois»eaux. ICI U* n'a qu'un s ul corps, auiiuel tiennent six \ ras. hcu\ soi t armés de serpents , deux de torches enflammées, et les ileux autres de vases propres aux expiations.

Le chêne lui était consacré particulièrement, et on la couronnait des hrani l.es de cet arbre, entrelacées de serpents. Le nombre trois servait encore à la désigner. L'autel élevé en son honneur différait de celui des autres divinités, en ce qu'il était triangulaire et avait trois côtés comme sa sta'uc. d'où vient l'épilhéto de Tril>ùm»s. Elle en avait un semblable à Home, dans le temple d'Escnlape. Le chien lui était consacré. Ceux qu'on lui offrait en sacrilice devaient être noirs, cl on les immolait au milieu de la nuit. Les cris plaintifs de ces animaux mourants éloignaient, dit-on. les spectres ulTrcux euvovés souvent par cette déesse

HÊCATÉES. Les Grecs appelaient ainsi les apparitions de spectres d'une grandeur prodigieuse qui avaient lieu dan* les mystères d'Hécate. — Us donnaient le même nom aux statues érigées « celle déesse devant les maisons d'Athènes.

HÉCATESIES, fêles el sacrifices célébrés tous les mois à Athènes, à l'époque île la néoménie,en l'honneur d'Hécate. On v vénérait i et te déesse comme la protectrice des familles et des enfants. Le s • i r de chaque nouvelle lune . les gens riches donnaient d ans les cam fonrs un re:>as public, où la divinité était censée présider , el uni s'appelait le rejms d'I/rratc. La déesse était supposée consommer ces provisions ou h s faire consommer par ses serpent-. Luire au'res mets, on v servait des oMif-.soii qu'on leur crût une vertu expiaioire, soit que I' i uf, considéré comme symbole de la génération, dût être Lallribul d'une déesse qui représeu-

ES RELIGIONS. p,q

lait la force productrice de la nature. Ce» repas publics étaient surtout destine* au* p :u vres.

HÉCATOMBE, sacrifice de cent victimes, proprement de cent bœufs (:/«?,/, cent, • i,-, bœuf), mais qui s'appliqua dans la suite ^ sacrilice de ci ni animaux de même es[ece, nu nie de cent lions ou de cent aigles, qui cl il le sacrifice impérial. Ce sacrifice, <pi se faisait en même t« mp- sur cent autels de gazon, par cent sacrificateurs, éi.iii offert dans des cas, soit heureux ou malheur* ui, comme après av> ir remporté une % i t (<«jre signalée, ou dans des temps de peste et >le fan. inc. Homère fait voyager Neptune »o Eti.inpie, pour acheter des hécatomSos «le taureaux et d'asneaux. Calchas en fait conduire une à Chrysa, pour apaiser A pulioa, irrité contre les (irec.s. On a peine à concevoir aujourd'hui celle quantité de vh t m« ainsi offertes, qu'on est porte a taxer de pr>> fus on inutile el désastreuse. Il y a\ ail c~ pen.'ant emorc des sacrifices bien plus <oi> sideraides : lors <le la dédi <■• ce du teaipl'le Jernsalcm, l'Ecriture sainte dit que S.da.r.j n'ini: . la j,,is moins de 2J.OU0 boeuf» et 120. OUI) brebis. Mais , dans un temps presque tout le monde était avant l-ul ciiliivaleur et pasteur, il devait nécessairement » avoir beaucoup p'us d'anini-.ux qu'nijnurd'imi . il faut considérer, de plus, quel? nombre des vciimcs était eu rapport ;uec la multitude au nom de la juelle elles 1 1 1 mt oIT r es. Ces sacrifices n'avaient lien q a l'occasion de concours extraordinaires, tel» que pour une armée considérable, ou dam des assemblées composées d'une gr.iwb' partie de la n.'li.m. Ces victimes étaient nécessaires pour la subsistance du peuple mmp">blé sur le même point, souvent pour plusieurs jours ; seulement on les faisait écorjer par les sacrificateurs , qui en offraient certaines parties à la Divinité : et c'était es quoi consistait le sacrifice.

1. Quant aux hécatombes proprement dh> tes, il y a des auteurs qui en rapportant l'institution aux Lacédémoniens, qui, ayant cent villes dans leur territoire, en prirent occasion d'établir une fêle annuelle «la s laquelle ils immolaient un bœuf pour chaque ville, ce qui sans doute n'était pas une In? grande profusion; mais, dans la suite, '< concours étant devenu moins considérai, ils trouvèrent la dépense trop forte, et subtil uèi oui aux cent bœufs un pareil nombre d'an maux de moindre valeur, comme de* brebis, des agneaux, etc. Plusieurs même prétendent que, pour diminuer encore le* frais les Lacédémoniens s'imaginèrent <|'Je le sacrilice serait complet, pourvu qu'il »'j trouait cent pieds de victimes, et qu'alun <* n'immola plus que vingt-cinq bœuf» au lies de cent : à cet égard, le sacrifiée eùi ét? appelé li t ctitouipo le. L ue des he< alomb s if* plus célèbres est celle qu'offrit \*\\Ua:nrt.n aclioa de grâces de ce nu'il avait tn»u»r lJ démonstration du carré de l'hv jo lie »D*e. m. ils des é ri van s prétendent qu'cll»' consista en cci.l bœufs de cire ou de pà c.Mfl

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