‹ Dictionnaire ... de la Bible (volume 5)Chapitre 319 sur 365 · HEC · texte numérisé non relu

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mtème ne loi permettant pas d'immoler des animaux vivants.

2. En certains temps de Tannée, et avant certains jeûnes dont ils se sont imposé l'obligation, les principaux habitants de l'Ile Sorotor.1 s'assemblent et font un sacrifice de cent Mes de boucs ou de chèvres.

HÊCATOMI;ÉES, fêtes célébrées par les Grecs, et dans lesquelles on immolait des Hécatombes. Plusieurs solennités portaient te nom. Les Aihéuieiis en célébraient une en l'honneur d'Apollon , le premier mois de l'année civile ; il parait qu ils offraient plulieu» Hécatombes durant le cours du mois, qui prit de là le nom d'Uécatombéon. Les Kginèies avaient une féte du même nom, en l'honneur de Jupiter; les Argiens, en l'honneur de Junon. Ces derniers distribuaient au [rtuple les cent victimes qui avaient été imrooees, el donnaient ensuite des jeux , dont eprix était un bouclier d'airain el une cou- :oooe de myrte.

HÉCATOMPÉDON, temple élevé dans la citadelle d'Athènes; il avait cent pieds de oag sur autant de large, d'où son nom (tx«cent, el wov?i pied). Lorsqu'il fut achevé, fi Athéniens renvoyèrent libres tontes les léiei de charge qui avaient été employées à a construction, et les lâchèrent dans les pfturagei comme des animaux consacrés. (In l'eox étant allé se metlre à la téte de ceux loi traînaient des charrettes à la citadelle, omme pour les encourager, ils ordonnèrent >ar un décret qu'il serait uourri jusqu'à sa aorl aux dépens du public.

8ÉCATOMPHONEUME, sacrifice où l'on ffre cent victimes de la même espèce ou de ifférenles sortes. Athènes en célébrait un arcil en l'honneur de Mars.

HÉCATOMPIION1IS (d'ia:ôv, cent, et » r, meurtre), fêtes que célébraient, chez les Iwséniens, ceux qui avaient tué c. ni enue- »is à la guerre. Aristouièue eut Irois fois cet onneur.

HÊCATONCHIRES, c'esl-à-dire aux cent >aios ({x«rôy, cent, et xiH>* main) ; nom colttif des trois géants Cottus , firiarée et Jdès, 61s du Ciel et de la Terre, qui avaient Ucon 50 létes el 100 bras. Leur père ne put ) supporter la vue, et, à mesure qu'ils iquireul, il les cacha daus les sombres deeures de la Terre et les chargea de chal- **. Jupiter les remit ensuite eu liberté par conseil de la Terre. Aussi combattirent-ils >ur lui avec une vivacité que les titans ne Jrenl soutenir; el, les couvrant à chaque s'anl de 300 pierres lancées à la fois de ors 300 mains, ils les repoussèrent jusqu'au nd du Tartare, et les y enfermèrent dans * cachots d'airain. La nuit se répandit trois '» à l'entour, et Jupiter en conûa la garde *t Hécatonchires.

HÈ0ATOS, un de« surnoms du Soleil ; il (ni, selon les uns, d'i/«,*, loin, parce que cet dre darde au loin ses rayons : suivant les i res, d'ixatrov, e< ni, parce que, d'après une «Million, Apollon avait tué le serpent Pythou

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de cent coups de flèches : c'est pourquoi, ajoule-l-on , le nom tiHëcato* était plus agréable à ce dieu que celui de Phytien. 11 se pourrait aussi que le nom Hécotos soit simplement considéré comme le masrulin d'Hécaté, le Soleil ayant été presque partout considéré comme l'époux ou le frère de la Lune.

HÉ-CBA-TI-YO , c'est-à-dire l'enfer du subir noir ; le premier des seize petits enfers, suivant les bouddhistes de la Chine. Là, un venl enflammé, soufflant sur le sable, l'échauffé, le pousse sur la peau el sur les os des patients, et, par ce contact, leur occasionne d'affreuses douleurs.

HÉ-CHING-Tl-YO, le second des grands enfers, suivant les bouddhistes de la Chine. Les démons y attachent les damnés avec de§ chaînes de fer incandescent, les décapitent,' leur scient le corps il calcinent leurs 01, dont h chaleur fait fondre et ruisseler la moelle,

HEC I OH, héros troyen.fils de Priam et d'Hécuhe. Les oracles avaient prédit que l'empire des Troyens ne pourrait éliv dé ruit tant que vivrait le redoutable lie. lor. Il fut lue par Achille. Phdoslrale dit que les Troyens, après avoir rebâti leur ville, lui rendirent les bouueurs divins.

HÉD1. Les musulmans appellent ainsi les sacnliccs faits à ta Mecque ou dans le territoire sacré, le jour du Keyram. On le» distingue en majeurs et en mineurs. Dans les premiers, on immole un chameau , un bœuf ou une vache ; dans les autres, un mouton , un agneau ou une chèvre. Une partie de la victime doil être rôtie et mangée par le pèlerin même qui en a fait l'offrande ; le reste est distribué aux pauvres. Voy. Id-el-

CoRBaN.

HÉGÉMONE, une des deux Grâces chef les Athéniens. C'était aussi un des surnoms de Diane. Diane Hégémoue, ou conductrice, était représentée portant des flambeaux, et honorée sous celle (orme el sous ce litre en Arcadie.

HÉGÉMONIES, fêles que les Arcadiens célébraient en l'honneur de Diane Hégémoue.

HKGIRE, en arabe hedjra, c'est-à-dire fu ie, les musulmans appellent ainsi l'époque où Mahomet fui obligé de fuir de la Mecque pour échapper à la persécution des coréischites , la quatorzième année depuis qu'il eut commencé à pn eher sa religion. Cet évé. tentent mémorable pour les ma homélans arriva le jeudi 15 juillet G22 de l'ère chrétienne ; el c'est du 1er moharrera précédent qu'ils commencent à compter les années. — Les années des mahométans étant lunaires ne sont composées que de 354 jours 8 heures 48 minutes ; mats, pour obtenir un nombre ron l, sans fractions d'heure ou de m nuie , ils ajoutent onze fois , dans une période de trente ans, un jour supplémentaire au dernier mois de leur année ; celle espèce de cycle esl donc composée de 10,031 jours. — On voit que, dans ce sya-

lènio , Tannée musulmane esl plus courte que la nôlted env ir<-n onze pmrs, d'où il rc- Lirte pour eux une preeession perpétuelle sur noire ère, le icmenl que dan-, l'espace •le 3-3 ans, ils gagnent une an* -ee sur nous.

Nuus croyons (|U'« nos lecïeurs nous sauront eré de rapporter ici l'histoire «le 1 1 luile de .Mahomet, avet • quelqu«-s-uue> de> mer- \<ill.'s dont les musulmans prétendent quVIle fui accompagne»1.

Mahomet , di»ent-iis, ayant appris par le ministère de l'ange Gabriel, que les habitant* de la .Mecque devaient * e tir le poignarder pendant la ui;h. ordonna a so.: cousin Ali de se coucher dans son !it revêtu de son manteau veri, l'assurant qu'il ne lui arrivera.! aucun mal. L'inirépi -e Ali se coucha sans répliquer. Alors .Mahomet , ouvrant la porte, aperçut les yens aposk-, pour I' ssaillir ; il pa>> i au milieu d'> u\ sansqu'ils le vissent, et. prenant une pou. née de sable, il i i jeta sur leurs têtes en prononçant ces pirol.s du Coran, chap. xxwi : < Nous atoii-, c xnril leurs )eu\ d'un voile , et iis ne voient r en. » Ouelqn un survenant al-irs leur dit : « Mahomet < si parti, et il a jeié de la terre sur vo- téies ; » mais ils se mu ent a l< garder avec attention a travers les fentes de la porte, ci, voyant Ali revêtu do manteau du prophète , ils dirent : <■ Mahomet dort Iranqiiillern ni : » puis ils restèrent en ohsei valiou jusqu'au matin, et demeurèrent étrangement Mirpris en reconnaissant Ali. I s l'intcrrogci eut sur ce qu êtait devenu son cou>in,et comme il leur repondi; qu'il l'ignorai! , ils le quill^rcul pour se mettre à la poursuite de Mah< met.

Celui-ci, en sortant de sa maison, s'était rendu a celle d'Ahoubckr, son heau-père. « Le morne ,1 est venu, lui dit-il ; il faut luir ; le ciel l'ordonne. — N ous accompagnerai j • ? demanda Ahou'nekr. — Suivez-moi; répondit Mahomet. Aboubckr pleura de joie; puis ils engagèrent Ahdalla i, fils d'Oraicat , j« une ido àtr •, a leur servir de guide. Ils se hâter nt de quitter la ville, et, après une heuie de ( hei in, ils arrive uni a la caverne de | hour, -ituée au-d* ssou> de la ville, cl y demeurèrent caches pendant trois jours.

(Juelquc— uns de leurs amis vinrent se réunir a eux.

Cependant le bruit de l'évasion de Mahomet s'était répandu dans la Mecque, et on avait envoyé de tous coté* des gens à sa poursuite. Une troupe explora eu s qui luttaient la campagne s'approcha de la caverne : Aboubckr, entend ml le bruit des hommes el des * lievaux, lui saisi de frayeur ; mais le prophète le rassura par ces paroles : « .Ne vous affligez pas, car Dieu esl avec nous. » Les coureurs arrivèrent en effet à l'entrée de la caverne, mais lorsqu'ils y voulurent penel.er, iis virent deux colombes qui avaient fait leur nid à l'entrée et pondu deux omis; de plus, 'ouverture élail bouchée par une toile il araignée. A celte vue, ils tirent ce raisonnement :\< Si quelqu'un était entré dans celle cneme, il eût mlaill hlement cassé les a-uls de la colombe, et rompu la

toile d'araignée ; >• ce qui les détermina a m retirer.

Le quatrième jour, Mahomet continua n roule av ec ses amis et quelques provision» , se dirigeant sur Médine par les côtes de Ij mer Houge. Les cméischiles avaient promis cent chameaux à quiconque le leur arntn.rair mort ou vif. Or , de tous ceux que l'apprit de cet'c récompense avait déterminés à le poursuit re. Soraca, fils de Malek, un de» meilleurs écuyers de l'Arabie, fut le plus heureux. Il connut, par le moyen des flérhe» divin itoires , le chemin qu'avait pris le prophète , el ne tarda pas à le joindre. Il au i devancé ses gens, el fondait sur Maliomcl.lj lance a la main. « Prophète de Dieu , s'wu Aboubckr, voilà que ceux qui nous cherchent nous ont atteints. — Ne vous afiHjri pas , repela encore Mahomet, car Dieu e*t avec nous. » p: j.j i| implora le secours divin , se tourna v ers Soraca, el l'appela par son nom ; à 1 in-iant même le cheval de soraca s'enfonça dans le sable jusqu'au r?o. Ire. S>>raca dit alors : o 0 Mahomet ! iœi'lorez Dieu pour qu'il me délivre , el je m'engage à éloigner ceux qui vous poursuives.. Le propbèle lit en effet des vœux eu saliveur et son ennemi fui délivré ; Maho::i*l s'échappa. Soraca néanmoins jetade noutao le sorl et se remit encore plus vivement j il poursuite du fugitif ; el comme il élail sur le point de le joindre , Mahomet implora d* nouv eau le secours de Dieu , el de noov au le cheval de Soraca s'enfonça. Celui-ci demanda grâce une seconde fois, promettant encore de faire cesser les poursuites. Le prophète l'exauça et lui prédit qu'un jour il verrait ses poignets ornés des bracelets de* rois de l'erse ; prophétie qui reçut son accomplissement quinze ans après, sous le règne d'Omar. Soraca se jeta à ses pieds, . m demanda un écrit pour lui servir d.* sau»*garde , et arrêta tous ceux qu'il rené u t ;i oi cupés à la recherche du proph (c , eu leur disant ; « Dispensez-vous de le cherches ; ii n'est pas de ce côté, r On raconte encore un autre événement miraculeux arrivé pendan ce voyage. Lorsque les fugitifs furent parvenus au bourg de Djama, situé dans le territoire de Kodaïd , ils passèrent devant u tente d'une femme nommée Omm-MabeA Kl le était alors assAe à la porte de sa leiitf, buvant el mangeant. Ils la prièrent de Irtir fournir des fruits et de la viande , offrant de payer argent comptant ; mais ils ne purent rien obtenir d'elle. Cependant ils commeaça ent déjà à souffrir de la disette ; mais l'apôtre de Dieu ayant aperçu , au invvn de* t. nies de la tente, une brebis exirérnereeirt maigre et atténuée, il l'appela à lui, loi passa doucement la main sur la tète, et elle donna aussitôt une grande aboodanee d?

lait. Il fil ensuite apporter une coupe , la remplit et la présenta a Omm-Mabrd, qu» et bul un peu ; il en donna aussi à ses compagnons qui apaisèrent pleinemeal Uo* son.el lui-même en bul autant qu'il en arait besoin. Il remplit une seconde fois la coupe* qu'il laissa à celle femme ; la paya et coo;i-

wcTioNMiiu: oi:s helh;ions.

iW HEM

HKLVID1RNS, hérétiques du iv* siècle, disciples d'Helvidius, arien, qui avait à pc ne la première teinture des lettres"; il niait la firginilé de Marie, et prétendait que Jésus- Chriit avait eu des frères et des soeurs, nés de saint Joseph. Ses sectateurs Tarent appelés Anlidicomarianittf.

HÊMACCRIES (dVva.sang.et *oûpoç, jeune homme), féte que les habitants du Péîopooèse célébraient sur le tombeau de Pelops. Les jeunes gens s'y fouettaient jusqu'au une.

HEMATITES, (du prec aî/xa, sang). Saint Cément d'Alexamlric nomme ers hérétiques, sans expliquer quelle était leur hérésie. Spencer a cru qu'ils étaient ainsi appelés, parce qu'ils mangeaient des viandes suffoquées ou consacrées aux idoles; d'autres peoteal qu'ils ont eu ce nom, parce qu'ils offraient du sang humain dans la célébration •es mystères.

HÉMÉRÉSIB, c'est-à-dire propice ; surnom de Diane adorée à Loses, et ainsi nommée, pane que Mélampus guérit dans celte ville les Ptœlides furieuses.

HÉMÉROB A PTISTES, ancienne secte de luifi.donl parle saint Epiphane; ils étaient tinsi appelés, parce qu'ils se baignaient tous h jours, et soutenaient que, si ou manquait k celle prescription, on ne saurai! jouir de a vie (élernelle). Aux traditions pharisiennés les Hémérobaptistes joignaient l'incréduifédes sadduréens, en niant avec ceux-ci la résurrection des morts.

HÉM1THÉB. divinité de Caslalie, ville de urie, où elle était en singulière vénération. h venait de fort loin faire des sacrifices lans son temple, et y offrir de riches préents, parce qu'un croyait que tous les masdes qui y dormaient se trouvaient guéris à •ur réveil, et que plusieurs avaient été ainsi élnrés de maladies incurables. On disait ussi qu'elle présidait aux accouchements ifliciles et périlleux, et que les femmes qui voient recours à elles se trouvaient loueurs oulagéi's. L'opinion de son pouvoir était si epandue, non-seulement parmi les babines de la province, mais dans toute l'Asie lineure, que son temple, renfermant de randes richesses, bien que sans murailles, h toujours respecté par les Perses, qui purent tous les autres temples de la (irèce, et ir les brigands même, pour qui ordinaireent il n'y a rien de sacré. Hémithce n'avait mrlanl que le titre de demi-déesse (ce que guide sou nom 'itpOia), el c'est la seule de * litre dont il soit parlé dans tous les myologues. Son premier nom avait été Molpae. On dit qu'Apollon l'avait sauvée au mo> eui qu'elle se jetait dans la mer, pour se •uslraire. à la fureur de son père. On lut isait des offrandes de vin mêle de miel, et n'était pas permis d'entrer dans son leme, quand on avait touché ou mangé du »rc.

HEMPHTA, nom que les anciens Egyptiens mnaieot à leur grand dieu, le Jupiter des

HEN im

Grecs et des LaUns. Ce mol peut signifier celui qui est dans Phta. Voy. Piita.

HENIOCHA, c'est-à-dire celle qui tient Ut réne< ("Hviox«) ; déesse à laquelle sacrifiaient ceux qui voulaient consulter l'oracle, dans l'antre de Trophonius. On pense que c'était Junon.

HENNIL, idole des Vandales : ce dieu était honoré dans tous les hameaux sous la figure d'un bâton, avec une main et un anneau de fer. Lorsque la commune était menacée de quelque danger, on portait en procession ce simulacre, el le peuple criait : Réveille-toi, Hmml% réveille- toi.

HÉNOCH, ancien patriarche biblique, que les chrétiens orientaux prennent pour Je Mercure Trismégisle des Egyptiens. Ou a sous son nom un livre apocryphe. Voyez E*och [Livre a"), Fooei.

HÉNOTIQUE, c'esl-a-dire édil d'union; fameux édil publié par l'empereur Zénnn, à la sollicitation d'Acace, patriarche de Conslanliuuple, pour la réuuion des catholiques el des eulycbiens, el pour le rétablissement de la paix dans l'Eglise, l'an 482, sou» le pontificat deSimpliciùs. La foi de l'Eglise catholique était assez bien exposée dans ce décret ; tout y paraissait orthodoxe en apparence ; mais on avait affecte de n'y faire aucune mention du concile général dn Chalcédoine, ce qui favorisait les hérétiques eulychiens, qui rejetaient ce concile. Le pape Félix III, successeur de Sirapl.cius, prononça anaihème contre tous ceux qui recevaient l'Kénotique de Zénon. L'empereur, de son côté, employa toule son autorité el toute sa puissance pour contraindre ses sujets à le recevoir. Ce conflit entre la puissance spirituelle et le pouvoir temporel excita de grands troubles dans l'Eglise.

HENRICIENS, hérétiques qui parurent an commencement du xi* siècle, et qoi furent ainsi appelés du nom d'Henri de Bruys, moine ou ermite italien, dont ils suivaient la doctrine. Henri était venu en France, et s'était mis à pai courir les principales villes du midi et de l'ouest. Une croix à la main, il fil son entrée à Toulouse, à Bordeaux, à Poitiers, au Mans; cette dernière ville l'avait appelé avec instance, sur le bruit de sa réputation ; car il passait pour un saint et un grand prédicateur. Il était vêtu pauvrement, marchait toujours nu-pieds, même dans les froids les plus rigoureux de l'hiver; il ne logeait que dans les cabanes des paysans, ou même demeurait le jour sous des portiques, et couchait la nuit dans les endroits découverts ; il prenait un frugal repas sur des lieux élevés et en présence de la multitude ; sa barbe était rasée contrairement à l'usage de l'époque. Il avait la voix forte, une éloquent e naturelle, un Ion capable d'épouvanter; de plus il passait pour avoir l'esprit de prophétie. Il fut donc reçu dans la ville du Mans comme un angede Dieu; chacun courut en foule à ses prédications, et le clergé exhortait le peuple à y assister. Voyant l'ascendant qu'il

DICTIONNAIItE

avait sur la multitude, il sa mil à déclamer contre le baptême conleréaux ni! mis, à condamner l'usage des églises- el des temples, a blâmer le culte de la croix, a décrier l'ordre ecclésiastique, à s'élever contre les fêtes el les cérémonies de l'Eglise, à défendre de célébrer la sainte messe et de prier pour les morts. Le peuple adopta avec fureur ces opinions erronées ; en conséquence , son premier mouvement lut de se déchaîner contre les prêtres qui lui avaient jusqu'alors enseigné une doctrine lout opposée. Les ecclésiastiques se virent tout a coup exposés aux insultes de la populace; plusieurs furent maltraités. Ce fui en vain que le chapitre du Mans eu l'absence de l'évéque, défendit a Henri de prêcher ; et hérétique, se sentant le plus fort, brava la défense ; il tint même des a-oemblces .sécrètes. L'évéque. Hildeberl, à son retour de Home, entreprit d'arrêter le desordre ; et, après avoir pris les informations nécessaires, il s'adressa au prédicanl en présence du peuple, et lui demanda qui lle était sa profession. Henri ne répondit point, sans doute parce qu'il ne comprit pas ce mot. Hildeberl lui demanda alors quelle charge il occupait dans l'Eglise II répondit qu'il était dia- re. L'évéque lui demanda s'il avait assisté à l'office ; il répondit que non. « Eh bien! reprit l'évéque, récitons les hymnes qu'oui haute à Dieu ce malin. » Henri objecta qu'il ne savait point l'office qu'on disait tous les matins. Alors l'évéque commença a chauler les hymnes à la sainte Vierge ; Henri, qui ne les savait pas, demeura interdit el confus : il confessa qu'il ne savait rien, nais qu'il s'était étudie à faire des discours au peuple. Henri quitta le Mans et passa dans le Péri— gord, parcouru! le Languedoc el la Provence, où il se lit des disciples. Mais enfin, par les soins du pape Eugène III et de saint licrnard, Henri fut arrête el routine dans les prisons de l'archevêché de l oulous •, ou il iiuil ses jours. Les protestants regardent Henri de Bruys comme l'un des précurseurs de la réforme.

HÉOHTASTIQUKS, de l^-o, fêle. Les chrétiens orientaux appelaient lettres héorlnstiques celles que les patriarches envoyaient pour annoncer le jour où l'on devait célébrer la fêle de Pâques. C'est ce que l'on nomme maintenant lettres pastorales. « Il reste, dit M. Cucuebaull, de beaux vestiges de ces circulaires dans l histoire de l'Eglise d'Alexandrie. Elles étaient ordinairement adressées à des particuliers recommandables par leur science et leur piété. In.1 de ces précieuses lettres venant de saint Dcnvs. évéque d'Alexandrie, fut retrouvée en 1580, el publiée dans le xvi siècle. A partir du concile de Nicée, les lettres héorl astiques devinrent circulaires et annuelles. Saint Alhanasc passe p,mr le premier qui en ail envoyé à t u e les églises connues. Depuis, ce lurent les papes qui :>c chargèrent de celle annonce. Ceux qui portaient ces h lires c : a i « ni bien reçus dans les villes; on les défraya. l tl,i v.\,.-e . ie voilures et les chevaux étaient a leur disposition.»

ES RELIGIONS. I-

HEOU-THOU , sacrifice que- les ancii n$ Chinois offraient à la terre. Ce nom si^nilic tri rr-reine.

HEOU-TSIE, héros ou demi-dieu des an.

ciens Chinois. Ou dit que sa mère le conçut sans avoir eu commerce avec au> un h munir; le sens propre du mot 1/éou-lsie signiûe le prince des semences, qui préside aux grains et aux végétaux, cl qui donne la lecoodiif d toute la nature ; les interprètes, suivant la tradition ancienne, donnent uu époux a Khiang-y ouen. sa mère, qu'ils nomment fiko ; c'est le même que le Chang-U ou souverain • eign ur.

1IÉPATOSCOP1E, inspection du foie ; duiuaiion qui avait lieu par l'inspection du foie des victimes immolées dans tes sacrifices.

HÉPHAISTOS, ou HÉPH^ESTCS , nom grec de Vulc ain, dieu du feu. Voyez VcLCnv C'c-i aussi le nom que les historiens et l« tn\ thologues ont donné au dieu adoré parles Egyptiens sous le nom de l'hta. Suivant Lj vieille chronique, conservée par le Syncîik. Héphaislos fut le premier «les dieux quifcminèreni sur l'Egypte, ou plutôt sur louleU terre, et son règne, qui fut de !H)00 ans, preceda celui du Soleil. Ce my the rappelle en même temps el les traditions mosaïques, el les nouvelles découvertes de la géologie moderne, soupçonnées par les anciens. En effet les livres saints nous apprennent que Ij lumière, ou le feu primordial, fut créée dès le commencement, el son règne ou son existence dans l'univers précéda celui du soleil ; el u géologie démontre d'autre part, que le glott terrestre a dû cire antérieurement dan»

un elat d'incandescence et de conflagration générale.

D'après la tradition égyptienne, Hépa isiw ou Phla avait été produit par un œuf sorti de la bouche de Cncf ou CnouGs le Démiurge. Il était regardé comme un des dieux les plus anciens el les plus puissanis; l'obélisque doa' nous avons la version d'Ilcrraapion lui donm le tilre de père des dieux ("!i;«c?:e; i rra:,/>), el le Crée pseudo-Calisthènes l'appelif le proto-parent des dieux. Voyez Paru*.

HÉK A, c'est-à-dire souveraine; nom gw de Julien. Il est corrélalif du ialinneru*. hen, seigneur, maîtresse, et du sanscrit Aura, en ployé pour exprimer la divinité. De Ij le* mots It' i teu, hérœon, hems, pour désigner t« lieux consacrés à Junon. Ou donnait aussi et nom à lsis el à d'autres déesses. On le truuif assez souvent sur les médailles qui le» représentent.

HEU ACLAMMON, slatuc repnéseclant a la fois Hercule el Jupiter Ammon, et réunissant les attributs de ces deux divinités.

Il É U A C L É E S , f é i e s q u i n q u c n na ! es m l'b oaneur d li« n ulc, célébrées à Athènes el à Niyotie; dans celle dernière local. le la so Inanité durait lieux jours. — \ LmJe, - ai > ^ * de llhodes, on en observait uue autre, ù-ibs laquelle on n'entendait que des iiuprixa imai et des mots de mauvais augure, en nxmi>;îc ,i. ■ ... Ce héros, ayant enlevé les ciiufc

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d'on laboureur, celui-ci avait envoyé à son adresse une multitude d'injures dont il n'avait fait que rire : un mot heureux était censé profaner la féte. — Pareille solennité avait lieo sur mont OEla, où l'on croyait qu'était le tombeau d'Hercule. On les disait instituées parMénélius roi de Thèbes.— Enfin, à Cos, j| y avait en l'honneur du même dieu qd« «le, où le prêtre paraissait en habits de femme.

HÊRACLÉONITES,héréliquesdudeuxième siècle, disciples d'Héracléon , attaché luimême à !a secte des valentiniens , à laqnelle il apporta quelques modifications. Il chercha ijustiûVr le système des Eone par des alléçorirs forcées, empruntée» à l'Evangile, et par une sorte de cabale tirée de l'Ecriture sainte. Les Héracléomtes soutenaient que l'émecst mortelle et corruptible: et cependant on dit qu'Héracléon, leur chef, était dans l'babilude de faire sur les morts certaines invocations, pour les rendre invisibles aux puissance» supérieures.

HÉRACLÈS, nom grec d'Hercule ; on le fait dériver communément du grec *!'/;«, Juiiun, et *}«o,-, gloire; comme si les persécutions de Jnnon n'avaient été pour ce héros qu'âne occasion de gloire. D'autres traduisent gloire de /'oïr, c'est-à-dire 'e soleil. Hérodote prétend que ce mot est égyptien. Hira-klet , en sanscrit, pourrait signifier Sta le destructeur. Voyez Hercule

HÊRANGUI, colline que les âmes des trépassés doivent franchir avant de parvenir au Ktinga, ou enfer, suivant la mythologie des iamlaires de la Nouvelle-Zélande.

HLRATÉLÉE. sacrifice que les Grecs offraient à Junou le jour de leurs noces. Dans * sacrifice, on offrait à la déesse des cheveux Je la mariée, et une victime dont on jetait le iel au pied de l'autel, pour marquer que les poux seraient toujours unis. L<> mol HératHt lient d' Itéra, nom grec de Junon, cl de &ùt, parfaite. On donnait ce nom à la déesse, wnojc présidant aux noces, parre qu'on ne « marie que dans un âge parfait, qui est «lui île la puberté.

HEltBAI), prêtres parsis de la troisième l'Use ; c'est à eux qu'est dévolu le soin d'en* retenir les temples. Ils ont les joues ra*<ées, Jais la barbe du menton fort longue. Sur la fie ils portent un bonnet terminé en pointe, a d'une figure presque conique. Leur cheelure est longue, et il leur est défendu de i couper hors le temps du deuil pour les ior:s.

HERCÉEN (en grec Ilerkeios , lïerkios , <Vcc,mur,clolure), surnom de Jupiter, invoiiéconime le protecteur de ceux qui logeai ni >»s l'enceinte du même mur, c'est-à-dire )Qs la même maison. D'autres prétendent >/»n lui donnait ce litre sur les aule!s -on lui consacrait dans l'intérieur des suons.

(j) Il ne faut pas croire que Ciréron se soil tromici, et ail voulu parler de Bel l'assyrien ; ce Bel, Jien, tst Bala-Rama, Ircre de Kricbna, dont le ca-

Dictio™. dis KtuetONs. 11.

IIF.R 1008

Chez les Grecs, les dieux Hercéens correspondaient aux Pénates des Latins.

HERCULE. — Qu'est-ce qu'Hercule? Est-ce un mythe, uneallé^orie,nne personnification, un personnage hi>toriqu« ?Quelleesl sa patrie? Est-il de TOrieui ou de l'Occident? A-t-il existé plusieurs Hercules? n'ycna-l-ileuqu'uu seul? ou bien a-t-ou attribué à un personnage déjà fameux tous les hauts faits cl les exploits que la renommée a fait retentir aux oreilles îles peuples ? Toutes questions sur lesquelles nous craindrions do nous prononcer péremptoirement ; chacune des réponses qu'on pourrait faire a compté des défenseurs nombreux el tenaces, tant dans l'antiquité que dans les temps modernes. Nous allons expo» scr quelques-uns des siu iin. nts les plus répandus chez les anciens.

Le nom d'Hercule selon Diolore de Sicile, fui d'abord porté par deux hommes, dont l'un naqui: en Egypte, et dressa une colonne en Afrique, aprè» avoir soumis à sa puissance une grande partie de la terre; le deuxième était Crétois, el fui un des daclylcs idéens, devin, commandant d'armées; ce fut lui qui institua les jeux Olympiques. Un troisième, fils de Jupiter rt d'AIcmène , exista peu de (emps avant la guerre de Troie, parcourut presque toute la lerr.» pour obéir aux ordres d'Euryslhée; heureux dans toutes ses entrer prises, il éleva une colonne en Europe. Diodore aurait pu ajouter un quatrième Hercule : le phénicien, sans parler de l'Hercule gaulois, etc. Hérod. te et Diodore donnent le premier rang d'antiquité à l'Hcrculo égyptien (Djom ou cïow), et le fonl un des douze principaux dieux qui régnèrent dans cel'e contrée.

Cicéron en compte six. « Le plus ancien, dit-l-il, celui qui se ballit contre Apollon, parce que, la prêtresse ayant r» fusé de répondre, il avait, dans sa colère, mis en pièces lo Irépied sacré, est fils de Lysilc el du plus ancien de tous les Jupiter; le deuxième est l'Egyptien, qui passe pour fils du Nil ; le troisième est un des dactyles du mont Ida ; le quatrième, fils de Jupiter et d'Astérie, sœur de Latcne, csl honoré par les T) riens, qui prélendeul que Carlhage est sa fille; le cinquième, nommé, Bel est a«loré dans les Indes (1) ; le sixième est le nôtre, fils d'AIcmène et de Jupiter. »>

Varron en compte 43, ou parce que plusieurs personnes se sonl f-iii honneur de porter un nom aussi il uslre , ou bien parce qu'Hercule était plu ôl un nom appellatif qu'un nom propre, donné aux célèbres voyageurs qui couraient les mers et les lerrcs pour découvrir de nouveaux pays el y importer des colonies. La vanité grecque a chargé l'histoire de l'Hercule Ihébain des exploits de tous les autres, de ce grand nombre de pérégrinations el d'expéditions dont parlent les poètes, et de tant d'aventures auxquelles ne pourrait suffire la vie d'un seul homuie

ractère el les exploits sont assez semblables à cex' de l'Htrcule grec. Voyez Bala-Déva.

I JCTIONNAinE DES UEL1GION5.

Nous croyons, t nus, qu'il n'était pas nécessaire à un grand homme de s'appeler Hercule, pour corh hirà se? dépens la biographie :iu héros I)i61»aiu ; les Crée s s avaient fort bien -s approprier tout ce qu'ils Irouvaient chez les unions barbai e». Leur polythéisme était ramené à une s aie d'unité, en ce qu'ils le voyaient r. p in lu parmi Joute-, les nations : h' «lieu prie.iipa! d'i n peuple qneUonqii', qu'il s 'appelât lî.ial, Ormus^, Dr hma. 'l'eulatès in Jeh )\ i , t lait ncc< e.'oent leur Jup 1er ; tout héros itail lear Hercule; tout exploit extraordinaire étaii sou lai; ; toute construction gigantesque riait son œuvre. Ils prirent donc pour leur Hercule le Candaule l\ lien, !«> Melkart d-> Ti r, le l)jo:n îles Lg\ pliens, le ilania ou le I..;ladeva hindou, l'< >,mius i!rs (iautoi-, etc ; cl de là sans doule l'o:i;;ine de ses préUr.dues pérégrinations.

Donnons cependant la litnrraph.e iïc l'Hercule p:incipal, de celui qu'honoraient les Grecs et les Humains, et auquel se rapportent presqm; Ions les ane ens monuments ; non pas le 1." qu'elle était dans l'origine, mais telle qu'el e nous es. parvenue, successivement modifiée dans la suite des âges

L'Hercule thébain c>t lils de Jupiter et d'AIcmène. épouse d'Amphitryon. La nuit qu'il fut conçu dura, dit-on, l espace de trois nuits, sans que l'ordre des temps eu lût derangé, parce que les nuits suivantes furent plus courtes, l.cjour de sa naissance, les coups redoublés du tonnerre se firent entendre à Thèhes, et plusieurs autres prodiges présagèrent la gloire future du lils de Jupiter. Alcmènc accoucha de deux jumeaux, Hercule et Iphiclus. Amphitryon, voulant savoir lequel des deux était son fils, dit Apollodore, envoya deux serpen's auprès de leur berceau; Iphiclus parut saisi de frayeur, et voulut s'enfuir ; mais Hercule étrangla les deux serpents, et montra dés sa naissance qu'il était digne d'avoir Jupiter pour père. Mais la plupart des mythologues disent que ces deux serpents furent envoyés par Junou. Cette déesse, outrée de jalousie ( outre Alcmènc, déversa sa naine sur l'enfant qu'elle avait eu de Jupiter; elle suscita contre lui deux horribles dragons pour le dévorer dans son berceau; mais le futur bées, sans s étonner, les prit à belles mains, et les mil eu pièces. La dèesscse radoucit alors, à la prière de l'.llas, et consentit même à l'allaiter pour le rendre immortel. L'enfant aspira le lait a\ec tant de force qu'il s'en échappa quelques gouttes, lesquelles s'élcndanl sur la surface du (irm unent, y forma une immense traînée blanchâtre, appelée en conséquence la roie l tclvc. Diodore raconte celte fable d'une autre manière. A'cmene, craignant la jalousie de Juuon, n'osa s'avouer la mère d'Hercule, et l'exposa, dès qu'il fut ne, au milieu d'un champ. Miiiervc et Junou ne tardèrent pas à y passer, et comme .Minerve regardait l'enfant avec des yeux d'admiration, elle conseilla à Juooiî de l'allaiter. Juuon le (il, mais f enfant lui mordit le sein avec tant de violence que la déesse en ressentit une douleur uiguv, et laissa là l'enfant. Minerve le prit

alors, cl le porta chez Alcmène, comme chtz une nourrice à qui elle l'aurait recommande.

Hercule cul plusieurs maîtres : Hhadimanlhe et Eoryle lui apprirent à tirer d« l'arc; Castor à cotoballre tout armé ; CLir-u lui enseigna l'astronomie et la Médecine; Linus, selon Klien, lui apprit à jouer d uo instrumeni qui se touchait avec l'archet ; f| comme Hercule détonnait en touchant, Lines le reprit avec quelque sévérité ; l'oletepeu docile lui jeta son instiumenl à la tète et le tua du coup. Il devint d'une taille extrairlinaire et d'une force de corps incroyable. Celait au-sî un grand mangeur : un* jour qu i voyageât avec sou lils 11 y ! us . tous dm ayant grand'faim , il demanda des livres j un laboureur qui était à sa charrue ; ♦ l p rc: qu'il n'« noliliut rien, il détacaa un à deui b eiifs. l'immola aux «lieux ,< tlemaugea.C ■ lappetit dévorant l'accompagna jusque dans te ciel; aussi Callimaque exhorte Diane a priadre, non pas d -s lièvres mais îles s an -diers cl des taureaux, parce qu'Hercule ri vit point perdu entre les dieux la qualit é grand mangeur qu'il avait eue parmi l»i lioiniaes. Il devait être encore un grand buveur, si l'on en juge par la grandeur énonce de son gobelet ; il fallait deux hommes pour le porter ; quant à lui, il n'avait besoin que d'une main pour s'en senir lorsqu il le vidait.

« Hercule, devenu grand, sortit en un lieu à l'écart, dit Xénophon, pour penser à quel genre de vie il s'adonnerait : alors lui apparurent deux femmes de grande stature, l'une fort belle, qui avait un visage majestueux et plein de digmle, la pudeur dans les yeux, la modestie dans tous les gestes et une robe blaociitv, c'était la Vertu. L'autre avait bsjucoop d'embonpoint, était haute en couleur; ses regards libres et s'*s habits magnifiques la faisaient reconnaître pour ce qu'elle cfait ; c elait la Mollesse ou la Volupté. Chacune des deux s'ellorça île le gagner par srs promesse « ; il se détermina enfin â suivre le parti de la Vcrlu (qui se prend ici pour la Valeur), «.'est peut-être ce que l'on a vouaj représenter sur nue médaille, où l'on v >it Hercule assis entre Minerve et Vénus.

Ayant donc embrassé, de son propre c'ioit, un genre de vie dur et laborieux, il alla «e présenter à Kuryslhée, sous les ordres duquel il devait entreprendre ses combats et ses travaux, d'après le sort fixe à sa naissance. Des mythologues prétendent qu»* cette démarche ne lut pas volontaire, et qu'il refusa d'abord de se soumettre aux lois d'Eu» ry si liée. Juuon, pour le punir de sa désobéissance, le frappa d'un tel délire, qu'il tua $r* enfants, croyant tuer ceux d Eurys bec. lievenu à ïa raison, il fut si afflige, qu'il rcnoDÇj pendant quelque temps à la société d.'S hommes : il consulta ensuite l'oracle d'Aj olloa. qui loi enjoignit de se soumettre pendaat douze ans aux commandements d'Eurysther, conformément à l'intention de Jupiter. loi annonçant qu'il serait mis au rang des dieai, lorsqu'il aurait rempli ses glorieuses destinées. Kuryslhée, excité par Junoo toujours

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