RELIGIEUX
Le* Ffllw»nis.
L*s F.dberois.
Le* Bes aiuis.
L*> Sa<aiis.
Le* Cadm.
Lr» Knfoyu.
Le* S uh -t I.e» Eniiircvm.
Le» vlKtzilis.
I es Miuiawis.
In Bédêwis.
NA^hibem
les. Satlis.
Hrklatrhii.
Lrt Kltalwélis.
Le» teints.
Les Rabayi*.
Les beiramis.
Les L&curelis.
avait ordonné de la part de Dieu de quitter tout à fait le inonde pour se livrer à une vie contemplative et pénitente. Ce visionnaire prétendait encore avoir reçu du ministre cé lesle le plan de sa conduite et les règles de son institut. Elles consistaient dans une abstinence ( onlinui lie, dans l'éloigncment de la société des hommes, dans le r< noncement aux plaisirs même les plus innocents, et dans la récitatif» » d'une infinité de prières le jour et la nuit. Owéis renrhérit sur ces pratiques, il alla jusqu'à se faire arracher toutes les dent» en l'honneur, disait-il, du prophète qui en avait perdu deux dans la journée d'Ohod. Il exigea de ses disciples le même sacrifice. Jl prétendait que tous ceux qui seraient spécialement favorisés du ciel et véritablement appelés aux exercices de son ordre, perdraient leurs dents d'une manière surnaturelle ; qu'un ange les leur arracherait an milieu d'un sommeil profond, et qu'à leur réveil ils les trouveraient toutes sur leur chevet. L'épreuve d'une pareille vooiion était sans doute trop violente pour attirer à cet institut un grand nombre de prosélytes ; il ne jouit d'un certain lustre aux yeix du fanai isme et de l'ignorance, que dans les premiers siècles du musulmanisme. Depuis, il resta confiné dans le Yémen où il avait pris naissance, et où ses p.irtisans se virent toujours réduits à un très petit nombre.
Malgré sou dis* ré il, celte association singulière ne laissa pas cependant de contribuer à l'institution des autres ordres monastiques, qui tous tirent leur origine des deux grandes congrégations d'Abou-Bekr et d'Ali, et qui eurent pour fondateurs les plus ardents ou les plus ambitieux de leurs vicaires successifs. Chacun donna son nom à sou instilui, en prenant lui-même la qualifira'ion de Pir, suionyme de Scheikh, l'un et l'autre signifiant doyen ou p u> am ieu. Chaque siècle vit naître dans tous les Etats mahomélaus quelques-unes de ces sociétés qui presque (ouïes existent encore aujourd'hui, et dont les plus distinguées sont au nombre de trente-deux. Eo voici le tableau chronologique avec le nom de leur instituteur, le lieu cl l'année de sa morl :
i "JiOATEURS.
Scheikh tnlwan.
Ibrahim F.dhern.
Bayeaid Besiarai.
Sirri Sacali.
Abd-el-Kader Guilani.
Seid Alun' d-Rnfayï.
Sebihab-cd-din S>u-Herwerdi.
Nedjin-ed-din Knnhra.
A boni llasan Sctmiii.
Itjel >l-eddin Maiilaua.
Abnul Felan Admed Bédéwi.
Pir Mohammed NakscbibonJi.
Sad e«l— «lui Djèbiiwi.
IU'*}\ Ib'k'ascii Kborasani.
Otnar Khalwéli.
Zé n-cd din AiHHi-Bekr Khafl.
Abdel-Ghani Pir Bahayi.
H.tdji BViram Anc-iréwi.
Scid Abdalia-Escbref-Heumi.
ANNÉK DE U MORT.
AN
de l'hég. de J.-C.